Le transport
Au maximum, 2000 kms de trajet dans des wagons à bestiaux verrouillés pendant 10 jours en moyenne, sans hygiène, sans repos, sans boire et sans manger.
39% de morts à l'arrivée dans le camp et seulement 4% de survivants un an après, soit quelque chose de très choquant.
Parcours habituel
Arrivés à Auschwitz, le déportés survivants sortent des wagons dans la nuit, le brouillard, sous les aboiements des chiens et les coups de feu. Les enfants, les personnes âgées et les invalides sont mis de coté puis rapidement exterminés dans les chambres à gaz. Les déportés restants subissent alors un traitement radical pour les déshumaniser, il sont douchés, se font raser la tête et enfilent des uniformes spéciaux. Ensuite, on leur tatoue leur numéro sur le bras, qui devient le seul signe distinctif des autres déportés.
Cette préparation terminée, les déportés commencent la fin de leur vie dans le camp d'Auschwitz par un travail physique intense, un manque d'eau, de nourriture, d'hygiène, de confort, de fatigue...
Logements
Les déportés dorment sur la paille (paillasse), 200 à 300 personnes dans une salle normalement faite pour 40 personnes .Le bruit rendait le sommeil impossible, ceux qui s'absentaient perdaient leur place...
Place d'appel (Appel Platz en allemand )
Tout les matins, les S.S contrôlaient l'effectif du camp, ils faisaient le bilan des morts, malades, invalides... Ils faisaient parfois attendre les déportés, qui devaient, en hiver, rester presque nus, debouts, sans bouger, dans la neige pendant des heures.
Les chambres à gaz
Ceux qui n'étaient pas hebergés dans les baraquements, ceux qui n'étaient pas aptes au travail, allaient "prendre une douche", prétexte pour qu'il n'y ait pas de panique .
Une fois tous rentrés dans la chambre à gaz camouflée en douches, ils mettaient par des cheminées le gaz appelé "Zyglon B", une sorte de caillou qui au contact de l'air se transformait en gaz entraînant les cris d'horreur des victimes qui étaient dedans.
En quinze minutes, tous les gens étaient morts.
Dans la seule chambre à gaz encore debout, les traces des ongles dans le béton sont encore visibles tellement la mort était atroce .
L'hopital
Dans "l'hôpital" du camp, les médecins S.S effectuaient diverses expériences et mutilations sur les déportés du camp inaptes au travail. Ils ne faisaient pas d'anesthésie lors de l'intervention . Tout déporté allant à l'hopital y était condamné à mourir le plus souvent dans la souffrance . Les S.S profitaient de ces victimes pour mettre au point des poisons ou autres produits nocifs.
La vie quotidienne
Levé à 6 heures, il faut essayer de retrouver ses affaires, le pain parfois gardé du jour d'avant, sûrement pillé par d'autres déportés.
C'est l'heure du petit déjeuner, composé d'un "café", ou plutôt d'une eau noire, et d'un bout de pain rassis.
Puis les déportés étaient réunis sur l'Appel Platz, où ils étaient comptés jusqu'à ce que le compte soit bon.
Tant que ce n'était pas le cas, on recommençait encore et encore, parfois pendant des heures. Les déportés étaient parfois nus : en été à 35°C mais en Hiver à -10°C ou -15°C. Puis ils partaient travailler où ils s'épuisaient. Le soir, ils étaient recomptés et fouillés et avaient le droit à une soupe. Une cuillère de moins était un jour de moins à vivre. Beaucoup de gens trop faibles se faisaient voler leur soupe et attendaient que le froid et la neige veuillent bien les emporter dans l'au-delà.
Les chiffres
1,3 Million de déportés
1,1 Million de morts:
960.000 juifs
75.000 Polonais
21.000 Tziganes
15.000 prisonniers de guerre soviétiques
10.000 à 15.000 détenus d'autres nationalités
Basile et Nathan