« Qu'un ami véritable est une douce chose ! / Il cherche vos besoins au fond de votre c½ur ; / Il vous épargne la pudeur /De les lui découvrir vous-même ; / Un songe, un rien, tout lui fait peur / Quand il s'agit de ce qu'il aime. »
Jean de La Fontaine « Les deux Amis », Fables, VIII, 11.
J'ai choisi la morale de cette fable car elle ne donne pas explicitement la leçon à en tirer mais, définit ce qu'est la « vraie » amitié entre deux individus. En effet tout au long de la fable, J. de La Fontaine présente deux Amis qui ont des liens très serrés et qui s'aident.
Par cette fable, La Fontaine critique la société du XVIIème siècle, particulièrement les courtisans, dont l'attitude est discutable.
On peut dire que cette morale est toujours d'actualité puisque que c'est la signification d'une amitié sincère. De plus, même si la société a évolué au cours des siècles, le but de cette morale reste d'actualité puisque l'hypocrisie persiste encore. DefSemiHidden="true" DefQFormat="false" DefPriority="99" LatentStyleCount="267">
« N'en accuse que toi, / Ou plutôt la commune loi / Qui veut qu'on trouve son semblable / Beau, bien fait, et sur tous aimable. »
Jean de La Fontaine, « L'Aigle et le Hibou », Fables, V, 18.
J'ai choisi cette morale car elle est et sera toujours valable.
Dans cette fable un Hibou et un Aigle se promettent de ne pas manger les enfants de l'autre. L'aigle, ne sachant pas à quoi ressemblent les enfants du hibou lui en demande une description ; le Hibou lui dit alors « Mes petits sont mignons, ¨Beaux, bien faits, et jolis sur tous leurs compagnons. ». Peu de temps après l'aigle aperçut « De petits monstres fort hideux », il les mange en ne se doutant point que se puisse être les enfants du Hibou.
De nos jours également nombres de nos parents nous font des éloges à tort et à travers nous voyant comme des enfants beaux, intelligents, bien élevés, etc., alors que pour la plupart nous sommes justes normaux.
"Deux sûretés valent mieux qu'une, / Et le trop en cela ne fut jamais perdu."
« Le Loup, la Chèvre et le Chevreau », J. de La Fontaine, Fables, IV, 15
J'ai choisi cette fable pour son côté humoristique puisque l'on croit que le petit de la chèvre va se faire manger par le loup qui a entendu le mot de passe secret pour entrer dans la demeure de la Chèvre. En effet le loup annonce : "Foin du loup" au Chevreau, cependant ce dernier lui demanda une confirmation en lui demandant sa patte qui devait être "blanche" pour prouver que c'est une chèvre. Le Loup ne pouvant le prouver, s'en retourna chez lui.
J'ai choisi cette fable car elle montre qu'il vaut mieux redoubler de prudence plutôt que d'être naïf.
« Misérables humains, ceci s'adresse à vous. / Je n'entends résonner que des plaintes frivoles. / Quiconque, en pareil cas, se croit haï des Cieux, / Qu'il considère Hécube, il rendra grâce aux Dieux »
Jean de La Fontaine, « La Lionne et l'Ourse », Fables, X, XII
On retrouve dans cette fable une Lionne qui a perdu son enfant tué par un chasseur. Elle pleure toute la nuit jusqu'à ce que l'Ourse se décide à lui faire prendre conscience du nombre de victimes, qu'elle avait provoquées à cause de ses repas se basant sur la chasse des autres espèces d'animaux, jusqu'à présent. En accord avec les propos de l'Ourse, la Lionne refuse tout de même de se taire jugeant que le seul responsable de tout cela était le destin.
Dans cette fable, on retrouve à la place de la royauté la Lionne qui exploite son peuple pour son propre bonheur. Pourtant, l'Ourse, qui est assez forte pour se placer à la hauteur de la Lionne, prend le rôle de la voix de la sagesse qui est bien plus dur à symboliser.
Je trouve pourtant qu'à l'époque, ce que représente le mieux l'Ourse ce sont les fables. Dans un contexte plus actuel, la Lionne représente les pays développés qui abusent de la situation des populations des pays les moins développés pour augmenter leur bonheur au dépend de celui de ces derniers. L'Ourse représenterait dans les divers moyens de communication d'aujourd'hui comme internet ou les journaux qui nous exposent des faits atroces auxquels nous ne prêtons pas attention de peur de remettre en cause notre bonheur personnel. Il nous est alors très facile à notre tour d'accuser le destin de leurs malheurs et de notre impuissance face à cette fatalité.
On nous raconte souvent « Plus facile à dire qu'à faire » ou bien « Les conseilleurs ne sont pas les payeurs ». Cette fable et en particulier sa moraleillustrent parfaitement ces dictons. En effet, quel rat osera accrocher le grelot au cou du chat nécessaire à sa survie, alors même que chacun d'eux conseille aux autres de se frotter à sa puissance et à sa dangerosité ? Et bien personne.
Cette morale est une satire très drôle du comportement des hommes par leur inaction face au danger.
J'apprécie cette fable car il est aisé à sa lecture de s'imaginer le contexte, les lieux, les personnages, leurs peurs, … Mais aussi parce que dans le contexte de l'époque, les Rats peuvent être assimilés à la Cour et le Chat au Roi ; où chacun en groupe complote mais aucun d'entre eux n'ira exposer individuellement ses doléances au Roi.
J'ai choisi cette morale car c'est une fable qui a été reprise de celle d'Esope par Jean de La fontaine et qui s'applique encore aujourd'hui. Le défaut dénoncé dans cette morale est l'avarice. Dans cette fable un homme cache dans un trou toute sa fortune. Inévitablement elle va êtrevolée. Cependant, il ne se servait pas de cet argent, il se contentait de l'observer : "l'or le possédait."
La Fontaine énonce par le biais d'un autre personnage le fait suivant : "Puisque vous ne touchiez jamais à cet argent : / Mettez une pierre à la place, / Elle vous vaudra tout autant. ». La Fontaine démontre que l'on est aussi riche que n'importe quelle autre personne qui ne possède rien si on n'utilise pas ce que l'on a. Le défaut d'avarice est encore très présent dans la société : en effet beaucoup de personnes préfèrent conserver leur argent plutôt que de l'utiliser pour s'épanouir. Cette morale nous enseigne que nous ne devons pas nous entêter à conserver ce que l'on a mais l'utiliser pour développer nos besoins ainsi que satisfaire nos envies.
Dans cette fable, deux mondes s'opposent : le monde réaliste, représenté par la Fourmi et le monde artistique, correspondant à l'univers de la Cigale. La Fourmi vit en prévoyant l'avenir alors que la Cigale vit au jour le jour.
Les comportements des deux insectes font référence aux comportements humains : illustrant, par exemple, l'épargne et la dépense.
Cette fable ne présente pas de morale explicite. Cependant la Cigale est valorisée : « la priant de », elle est polie et honnête. Alors que la Fourmi est dévalorisée, elle « n'est pas prêteuse ».
Condamner la Cigale, c'est condamner l'art au profit de la vie pratique. Ne serait-ce pas condamner le fabuliste, lui-même ?
Jean de La Fontaine, « l'Alouette et ses petits, avec le maître d'un champ », Fables, IV, 22 :
« Ne t'attends qu'à toi seul. »
J'ai choisi cette morale car elle définit bien la vie. Lorsque l'on est confronté à une difficulté, il faut toujours compter sur soi-même plutôt que de toujours compter sur une autre personne. Les difficultés permettent de construire petit à petit sa propre route et les autres ne comprennent pas toujours nos problèmes aussi bien que nous-mêmes. Il faut être capable d'accomplir sa mission par soi-même pour pouvoir acquérir une certaine satisfaction et surtout nous permettre de ne dépendre de personne.
Cette fable est toujours d'actualité car il est toujours préférable de réfléchir sur nos problèmes et tenter d'y remédier seul ou avec une aide, sans attendre systématiquement que quelqu'un d'autre prenne l'initiative de trouver la solution sans même y réfléchir auparavant.
« Travaillez, prenez de la peine : / C'est le fonds qui manque le moins »
« Le travail est un trésor »
La Fontaine, Fables, V, 9 : « Le Laboureur et ses Enfants »
Cette morale est scindée en deux parties, la première citée se trouvant au début de la fable et la seconde à la fin. Cette dernière reformule la première de façon plus claire. Cette morale aborde le concept du travail. Ce mot vient du latin « tripalia » qui veut dire « tourmenter », les Grecs voyaient le travail comme une soumission ; pour la tradition judéo-chrétienne, le travail est une malédiction divine venant punir la paresse humaine. Tout cela pour dire que depuis des siècles et des siècles le travail est, pour beaucoup, vu comme un fardeau. Malgré cet « héritage » incitant à la paresse le travail est aussi une valeur mise en avant notamment au XVIIIème siècle avec les philosophes des Lumières. En effet le travail est un devoir envers la société, comme le sous-entend Voltaire dans Candide : « l'homme n'est pas né pour le repos ». De plus le travail permet de se construire, de nous donner des buts à atteindre (« La paresse séduit, le travail satisfait », Anne Franck).
Cette morale fait donc l'apologie du travail, ce qui est à mon sens une valeur essentielle à l'épanouissement de tous. Le travail est une source d'enrichissement, notamment intellectuel.
Jean de La Fontaine, « La Génisse, la Chèvre et la Brebis, en société avec le Lion », Fables, I, 6.
La morale de cette fable est implicite et on pourrait l'expliciter grâce à la morale de la fable de Phèdre dont la Fontaine s'est inspiré : « La Vache et la Chèvre, la Brebis et le Lion » :
« L'alliance avec un plus puissant n'est jamais fermement assurée ».
Cela signifie que ce n'est pas parce que l'on est allié avec le plus fort qu'on est alors protégé de tous dangers. J'ai choisi cette morale car elle reflète bien la situation de la France au temps du fabuliste au travers des animaux. On y retrouve en effet un Lion, autoritaire et ayant tous les pouvoirs, représentant le roi absolu de droit divin, Louis XIV, ainsi que trois autres herbivores, pacifistes et sous la tutelle du Lion, qui font penser au peuple.
Je l'ai aussi choisie car c'est une critique satirique de cette société où, le roi, parce qu'il est plus fort que son peuple, fait ce qu'il veut et ainsi laisse son peuple dans la misère et la faim comme certaines dictatures passées le font et d'autres actuelles continuent de le faire. Cela est contraire au fait qu'une société est censée être un ensemble de personnes réunies pour un intérêt commun où tout le monde trouve son compte ce qui n'est pas le cas pour ces régimes dénoncés.
Jean de la Fontaine «Le Paysan du Danube», Fables, XI, 7 :
«Il ne faut point juger des gens sur l'apparence.»
La morale de cette fable paraît simple à comprendre. Je l'ai choisie car elle montre qu'il ne sert pas à grand-chose de se fier à l'apparence qui peut être trompeuse. De plus cette fable est très intéressante puisqu'elle traite le cas d'un Paysan du Danube grossier, à l'aspect repoussant mais qui fait preuve d'intelligence et de discernement. Il va créerl'admiration des Romains et donc le respect.
Aujourd'hui encore certaines personnes ne jugent que sur l'apparence et dans la société actuelle cette morale a vraiment sa place.
« Rien ne sert de courir, il faut partir à point. »
Jean de La Fontaine « Le Lièvre et la Tortue »,
Fables, VI ,10.
J'ai choisi cette morale car elle évoque les comportements humains que ce soit au temps de Jean de La Fontaine ou bien à notre époque. Cela est bien un problème dans notre société actuelle. Ici l'auteur insiste sur la notion de sagesse, de patience pour gagner en tranquillité et efficacité au lieu d'agir à la dernière minute.
Cette morale m'a toujours était racontée quand j'étais plus jeune alors que je ne portaispas encore d'attention aux morales de Jean de La Fontaine cela m'a donc aidé dans mon choix. Celui-ci a été fait suite à mon travail pour l'anthologie car je n'avais point trouvé de morale qui me parlait beaucoup.
Malheureusement cette morale est constamment d'actualité.
« Patience et longueur de temps / Font plus que force ni que rage »
Jean de La Fontaine, « Le Lion et le Rat », Fables, II, 11.
J'ai choisi cette morale parmi celles que j'ai découvertes en faisant mon anthologie sur les Fables de la Fontaine. Cette morale nous explique que lorsque l'on est confronté à une difficulté, il est inutile de s'énerver. Il faut au contraire faire preuve de patience et agir calmement. Je pense que cette morale est importante car de plus de plus de personnes réagissent dans la vie quotidienne en s'énervant or c'est bien le contraire qu'il faudrait faire. De plus, cette fable, écrite au XVIIème siècle, est encore valable aujourd'hui, ce qui signifie que la patience est bien une qualité qu'il est nécessaire d'avoir dans notre société. C'est donc pour son importance et sa valeur que j'ai choisi cette morale.
Jean de la Fontaine, "Le Chat et un vieux Rat", Fables,III, 18 :
« La méfiance est mère de la sûreté. »
J'ai choisi cette fable car pour moi c'est une expression qui m'a été transmise et qui est donc encore employée aujourd'hui.
La fable est une métaphore filée car les Souris font penser aux personnes jeunes et inconscientes qui, dans la fable sont piégées par le Chat. De plus la fable explique qu'il faut écouter les personnes plus âgées et donc plus expérimentées ("C'était un vieux routier"), ici symbolisé par le vieux Rat. Ce dernier ne se fait pas avoir. Voici donc le rapport avec la morale, qui montre que si les Souris avaient été plus méfiantes à l'égard du Chat elles n'auraient sûrement pas été mangées.
Cette morale est toujours d'actualité et doit être prise en compte par la jeune génération. On peut prendre comme exemple les problèmes que peuvent rencontrer les jeunes par le biais d'Internet lorsqu'ils pensent être en contact avec des personnes de même âge, et qui sont en fait des personnes plus âgées et parfois malintentionnées.
Jean de La Fontaine, «Le Vieillard et les Trois Jeunes Hommes»,
Fables, XI, 8.
J'ai choisi cette morale car elle est comme une leçon de vie. En effet, « établissement » signifieici une retraite où l'on voit quelques espérances de repos. Cette idée est toujours valable de nos jours. Cette morale est prononcéedans la fable par un Vieillard qui a étéinterrompu dans son travail par trois jeunes hommes (« jouvenceaux ») qui s'étonnent de voir travailler un homme de son âge.
Cette morale signifie donc qu'il faut travailler beaucoup, pourpouvoir se reposer, etl'on ne peut pas se reposer éternellement.Pour pouvoir se reposer, il faut le mériter en travaillant.Ceci est toujours vrai aujourd'hui puisqu'il faut travailler longtemps avant de partir en retraite, cette fable nous dévoile donc que ceci n'est pas nouveau.
Le monde est plein de gens qui ne sont pas plus sages :
Tout bourgeois veut bâtir comme les grands seigneurs,
Tout petit prince a des ambassadeurs,
Tout marquis veut avoir des pages.
DefSemiHidden="true" DefQFormat="false" DefPriority="99" LatentStyleCount="267"> Jean de la Fontaine,Fables, I, 3
« La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le B½uf »
J'ai choisi cette morale car elle a su traverser les siècles, comme le montrent les fables d'Ésope et de Phèdre dont s'est inspiré Jean de la Fontaine, et peut encore s'appliquer de nos jours. Elle reflète, en effet, un défaut qui est encore très présent dans la société actuelle. La morale signifie que chacun est envieux de celui qui lui est socialement supérieur et cherche donc à l'égaler.
Dans cette fable, la Grenouille représente justement cette personne amoureuse d'elle-même, égoïste et égocentrique, prête à tout pour parvenir à ses fins. La chute de la fable punit son orgueil et sa démesure.
Aujourd'hui, les personnes veulent se voir plus belles, meilleures, plus intelligentes, etc. qu'elles ne le sont. Et pour cela, elles ne réfléchissent plus et sont capables de faire n'importe quoi pour se mettre en valeur. Ainsi, tout le monde peut avoir des rêves de grandeur mais si on dépasse ses limites, cela peut conduire à notre chute. Cette morale nous enseigne que nous devons faire preuve d'humilité.
« Nous faisons cas du beau, nous méprisons l'utile ; /Et le beau souvent nous détruit.»
Jean de La Fontaine, « Le Cerf se voyant dans l'eau », Fables, VI, 9.
J'ai choisi cette morale premièrement parce qu'elle présente un paradoxe qui est propre aux Hommes aujourd'hui, et surtout aux adolescents qui sont souvent attirés par l'image. De plus cette phrase a été écrite au XVIIe siècle, elle a été inspirée par les fables d'Esope et de Phèdre, ce qui signifie que depuis le VIe siècle avant J.-C., l'Homme privilégiait déjà la beauté à l'utile. Ce qui nous montre que la nature humaine est toujours la même depuis des siècles et que même par le biais de fables, elle ne change pas. Deuxièmement parce qu'elle me fait beaucoup plus réfléchir et m'amène à me poser des questions sur mon comportement d'adolescente, sur la société de consommation qui oublie souvent l'utile.
Jean de la Fontaine, « Le Chêne et le Roseau », Fables, I, 22. La morale de cette fable est implicite, mais il est clair qu'elle pourrait être écrite de la sorte : « Parfois, ceux qui paraissent les plus puissants peuvent s'avérer les moins résistants ».
J'ai choisi cette morale car elle nous enseigne qu'il ne faut pas se fier aux apparences qui peuvent être trompeuses.
D'autre part, on trouve également un certain aspect satirique dans la fable, et qui est résumé par la morale. En effet, le Chêne peut représenter le roi, et le Roseau, le peuple. Ainsi, le Chêne aime à se vanter devant le Roseau de sa puissance, ce qui peut être mis en parallèle avec la société du XVIIe siècle, sous Louis XIV. Mais lorsque la rafale survient, le Chêne est déraciné tandis que le Roseau plie mais ne tombe pas, ce qui peut montrer que le pouvoir du roi peut s'écrouler à tout moment tandis que le peuple tient bon. Et c'est là que la morale de la fable s'applique : celui qui paraissait le plus puissant était en fait le moins résistant.
Cette morale s'est déjà appliquée plusieurs fois dans l'Histoire, notamment lors des révolutions (Révolution française, Révolution russe…) et continue de s'appliquer aujourd'hui encore.
« Nous n'écoutons d'instincts que ceux qui sont les nôtres, /Et ne croyons le mal que quand il est venu. »
Jean de La Fontaine, Fables, I, 8 « L'Hirondelle et les petits oiseaux »
Cette morale résume la totalité de la fable, l'Hirondelle ne cesse de prévenir les Oisillons du « mal » qui va arriver, cependant ces derniers ne l'écoutent pas et ne suivent que leurs « instincts ». Par la suite ces petits oiseaux se font attaquer par ce « mal » et se retrouvent piégés. Les petits oiseaux ont finalement compris l'avertissement de l'Hirondelle seulement c'était trop tard le mal était déjà fait.
Malgré les siècles passés cette morale illustre toujours la société. De nos jours les personnes ne font confiance qu'à elles-mêmes malgré l'expérience d'autrui et se retrouve dans des situations fort désobligeantes. On a tous intérêt à écouter ceux qui ont de l'expérience comme l'Hirondelle sans pour autant accorder sa confiance à n'importe qui.
« Il faut que l'on jouisse : / Témoin ces deux gloutons punis d'un sort commun ; / La convoitise perdit l'un ; / L'autre périt par l'avarice. »
J. de La Fontaine, « Le Loup et le Chasseur »,Fables,VIII, 27.
Cette fable critique les personnes atteintes de convoitise et d'avarice, or beaucoup d'hommes ont ces deux défauts. La convoitise vient surtout des personnes pauvres, qui n'ont rien ou presque, et également des personnes qui vivent entourées de gens plus aisés qu'eux, et qui donc convoitent ce qu'ils ne peuvent pas avoir, mais voient tous les jours.
L'avarice, elle, vient plutôt des gens aisés qui ont beaucoup d'argent, d'objets en tout genre dont ils n'ont plus ou presque plus l'utilité, mais aussi de ceux qui possèdent un grand nombre de meubles, bijoux, vêtements et qui ne veulent ni partager, ni donner, ni même prêter, de peur de le perdre.
Dans la fable, le Chasseur convoite toujours plus d'animaux à chasser, alors qu'il possède déjà tout ce qu'il lui faut. Et c'est le Loup qui est avare ; en effet, il veut tout garder, ici l'arc et les corps des animaux, alors qu'il n'en a pas l'utilité, il ne veut rien gâcher et meurt à cause de son avarice.
Cette fable nous apprend plusieurs choses et c'est pourquoi elle me plaît beaucoup. Elle nous apprend qu'il faut profiter de ce que nous avons et ne pas chercher à avoir toujours plus, elle nous apprend qu'il faut profiter de chaque instant. Et je pense que profiter de la vie et de ses bienfaits est fondamental et très important. De plus, la fable nous apprend que ces défauts : la convoitise et l'avarice, lorsqu'ils sont poussés à l'extrême peuvent devenir dangereux pour l'homme, il peut en mourir. Donc pour conclure, je dirais que cette morale m'a beaucoup plu, parce que la leçon de vie qu'elle donne est essentielle à mes yeux.
Jean de La Fontaine, « Le Lion et le Rat », Fables, II, 11.
J'ai choisi cette morale que nous délivre Jean de La Fontaine car elle évoque l'inégalité entre les grands et les plus petits. Il nous dit qu'il ne faut en aucun cas sous-estimer les plus petits que soi, d'apparence plus faibles et plus fragiles, pouvant nous laisser penser qu'ils sont différents de nous. En effet l'homme se supposant supérieur aux autres peut un jour ou l'autre avoir besoin d'un plus petit pour lui venir en aide. C'est pour cette raison qu'il faut accepter les différences entre la grandeur et la petitesse et reconnaître les talents, les qualités d'un être plus petit, qui peuvent être précieux.
La Fontaine parvient donc dans ses fables à placer les grands comme les petits dans la société sur un même pied d'égalité. De plus cette morale nous dit qu'il faut savoir rester humble.
« Car c'est double plaisir de tromper le trompeur »
J. de La Fontaine, « Le Coq et le Renard », Fables, II, 15.
J'ai choisi la morale de cette fable de Jean de La Fontaine car elle dénonce une manière qui était présente à l'époque de La Fontaine et qui est toujours valable à notre époque : la force du plus fort ne permet pas toujours de vaincre et il est toujours très plaisant de battre quelqu'un de plus fort de soi. D'après la fable, le Renard, qui est plus fort, veut manger le Coq, et ce dernier le sait bien. Le Coq va donc indirectement jouer sur la force et dire au Renard que des animaux plus forts que lui arrivent. La peur qu'avait le Coq va donc être transmise au Renard qui va se retrouver en position de faiblesse. La peur ayant atteint le Renard ce dernier va partir sans manger le Coq, qui a réussi à faire peur au Renard de façon psychologique et donc battre plus fort que lui.
Cette morale est intemporelle. Par exemple, à l'époque d'Homère, dans l'Odyssée, c'est la ruse d'Ulysse qui a permis aux Grecs qui étaient en infériorité de remporter la guerre de Troie. Dans des années plus contemporaines l'exemple des Résistants français qui combattaient avec des moyens plus faibles que les Allemands illustre bien également cette morale. Il faut donc être rusé pour tromper un trompeur et goûter au plaisir de la victoire.
« Un Tiens vaut, ce dit-on, mieux que deux Tu l'auras : / L'un est sûr, l'autre ne l'est pas. »
Jean de La Fontaine, « Le petit Poisson et le Pêcheur », Fables, V, 3
N'ayant pas noté de morale originale à la suite de la conception de l'anthologie, j'ai lu principalement des fins de fables avant de tomber sur cette morale intrigante issue de la fable « Le petit Poisson et le Pêcheur ». Dans cette morale, La Fontaine joue avec la valeur des temps, il transforme l'impératif du verbe "tenir" (qui a ici une valeur de présent) en un nom et utilise le futur du verbe "avoir" pour renvoyer l'action dans le futur. Ainsi, cette fable signifie qu'une chose acquise aujourd'hui vaut mieux que deux incertaines plus tard, comme le souligne La Fontaine, « L'un est sûr, l'autre ne l'est pas. » Le rythme, la longueur et la forme (le recours à de nombreux pronoms) de cette morale intemporelle contribue notamment à la rendre agréable, intrigante et l'on souhaite s'attarder pour en comprendre le sens.
"Hélas ! on voit que de tout temps / Les petits ont pâti des sottises des grands"
J. de La Fontaine, "Les Deux Taureaux et une Grenouille", Fables, II, 4.
J'ai choisi la morale de cette fable de Jean de La Fontaine car elle dénonce bien un problème de société que ce soit à l'époque du fabuliste ou à notre époque. En effet, les petits, qui peuvent par exemple représenter des enfants, ont souvent subi des dommages à cause des erreurs des grands, qui peuvent par exemple représenter les adultes. Quand les adultes font des erreurs, c'est souvent les enfants qui doivent les réparer et qui paient le prix fort. Cependant, les petits peuvent aussi représenter ceux qui n'ont pas beaucoup de pouvoir étant d'une classe sociale peu importante, et les grands ceux qui sont puissants comme le roi à l'époque ou le président de la République aujourd'hui. Ceux qui dirigent le pays peuvent avoir fait des mauvais choix qui vont retomber sur le peuple. Cette fable illustre plusieurs problèmes entre les petits et les grands et l'explique bien.
La morale de la fable “Le Lion et le Rat” de Jean de La Fontaine est :
“Patience et longueur de temps, / Font plus que force ni que rage”.
Fables, II, 11.
La morale de cette fable synthétise l'histoire entre le Lion et le Rat. Les noms communs “patience”, “force” et “rage” caractérisent le Lion, soit le roi Louis XIV. Cette morale met en avant des qualités du roi. En effet, grâce à la “patience” dont il a fait preuve, sans utiliser la “force” ni la “rage”, le Lion a pu être libéré par le Rat, celui qu'il a su laisser partir. A priori, on associe toujours le Lion à la “force” et à la “rage” mais La Fontaine le présente sous un autre angle. Grâce à cette morale, Jean de La Fontaine met en avant des qualités du roi en montrant comment sa “patience” est récompensée.
Cette morale a bien traversé les siècles et est toujours d'actualité car de tout temps, les Hommes ont intérêt à privilégier la “patience” plutôt que la “force” et la “rage”. Pour arriver à ses fins, il est préférable de prendre le temps de réfléchir au lieu de s'emporter et d'employer la violence.
La morale des Fables de la Fontaine que j'ai choisie est la suivante :
« C'est double plaisir de tromper le trompeur ».
« Le Coq et le Renard », II, 15.
J'ai sélectionné cette morale car elle est issue d'une fable que j'ai découverte en faisant mon anthologie sur les Fables de la Fontaine et que je l'ai beaucoup appréciée.
Cette morale expliqueque lorsque l'on est un personnage avec des habitudes malhonnêtes, il y aura toujours quelqu'un d'autre pour vous rendre la pareille.De plus, on peut comparer cette morale à l'expression « L'arroseur arrosé » ou encore au proverbe « Rira bien qui rira le dernier ».