" Loup-Table " de Victor Brauner
Loup-Table
http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-surrealisme/Images/Brauner-XL.jpg
Peinture 54 x 57 x 28,5 cm
Peinte par Victor Brauner. Celui ci est né en 1903, il pratique une peinture figurative, mettant en scène des figures d'animaux fantastiques. Il arrive en France en 1930, où il connaîtra le surréalisme et meurt à Paris en 1966.
Description de l'œuvre
Cette oeuvre est constituée d'une table ainsi que de plusieurs parties de l'anatomie d'un renard ( Sa gueule , sa queue et son postérieur ) . La table sert à remplacer les différentes parties non présentes du corps de l'animal, on remarque qu'un des pieds de la table à la forme d'une patte de renard et nous laisse perplexe. C'est un être hybride. On observe aussi qu'il a la gueule grande ouverte et menaçante en direction de sa queue.
Sens de l'œuvre
On observe que le renard veut bouger mais il ne peut pas à cause de son corps en bois, donc il s'effraie et devient très menaçant (Il montre ses dents et il a les oreilles en arrière). C'est le symbole de l'immobilité.
Son air menaçant et sa fourrure abondante nous évoquent la peur et la chaleur, nous pensons qu'il est immobilisé pour ne pas faire de mal.
La table, objet on ne peut plus familier et réconfortant car lié aux repas, à des moments vivants de notre existence, s'inverse se métamorphosant en animal agressif et en rogne.
Le mot "loup" dans le titre nous fait penser à un conte pour enfant et s'accompagne du fantasme cruel qu'a le loup de dévorer les humains. On peut trouver étrange que le loup ressemble en fait plus à un renard qu'au loup traditionnel gris ou noir, peut être pour mieux s'accorder avec la couleur du bois et renforcer l'effet voulu par l'auteur.
Au jour d'aujourd'hui cette peinture pourrait nous faire penser aux trafics de fourrure puisque la plupart de celle-ci est représentée en tant que table. La monstrueuse colère du renard peut être une façon de dénoncer la chasse aux animaux sauvages. On peut penser que le loup est menacé par l'homme. On confronte la nature sauvage avec le symbole de l'artificiel de la table, le loup est comme de plus en plus envahi intérieurement par l'homme.
Cette peinture est une œuvre surréaliste puisque c'est un être inexistant, un animal fantastique. C'est l'assemblage d'un objet et d'un animal sans rapport et point commun en premier abord. Un être hybride; notion propre au Surréalisme.
Cette œuvre nous a semblé intéressante à analyser puisque au fur et à mesure du temps ses significations peuvent changer. Et chaque individu peut l'interpréter comme bon lui semble…
Robin & Nicolas
peinture : " Ubu l'imperator " de Max Ernst .
Introduction :
Max Ernst (1891 – 1976) était un peintre et un sculpteur allemand, il a fait partie du mouvement dada, surréaliste et pataphysique. En 1923 il peint l'œuvre « Ubu l'imperator ». Dans cette description nous décrirons l'œuvre, expliquerons quel est son sens, puis nous montrerons en quoi elle présente les caractéristiques du Surréalisme.
La Description : « Ubu imperator »
"Ubu imperator" est une huile sur toile de 81 sur 65 cm. Elle marque l'entrée de son peintre dans le surréalisme.
Elle « représente » une armature rouge, on distingue aussi un bec de poule. Des éléments du corps humain sont également présents : des mains, des cheveux longs, de femme apparemment, et le point en bas de l'armature pourrait être le nombril. On observe aussi une pointe de toupie. L'ensemble est situé sur une plage ; et une aiguille lévite près de la main gauche.
Le sens :
Le peintre a voulu représenter le père Ubu, un symbole de l'autorité inventé par Alfred Jarry. Les mains représenteraient celle de la musique qui, quand elles sont plongées dans les racines du rock, trouvent la simplicité qui est le témoignage lucide d'une société absurde qu'il faut peindre à défaut de changer.
Conclusion :
Cette définition rejoint les caractéristiques du surréalisme et l'opinion de ces artistes. C'est pour cela que nous avons choisi cette oeuvre, on remarque bien les superpositions d'images et le titre reste cohérent lorsque l'on sait ce que Max Ernst a voulu représenter : un ancien musicien. Cependant la particularité du surréalisme est que chaque personne peut avoir une vision différente d'une même peinture il est donc impossible de savoir réellement si c'est ce que le peintre a voulu nous faire passer.

http://collection.centrepompidou.fr/mediaNavigart/plein/3I/01/3I01609.JPG
"La chambre d'écoute" de Magritte
L'œuvre choisie est un tableau de René Magritte (1898 - 1967), peintre belge ayant rejoint les surréalistes en 1927.
La Chambre d'écoute - 1958 - Huile sur toile - 38x45cm
Description de l'œuvre
Trois éléments apparaissent d'emblée au spectateur : une pomme, une pièce qui pourrait être une chambre (rapport avec le titre) et une fenêtre.
La pièce vide, non meublée est envahie par une pomme verte gigantesque. Surdimensionnée, elle emplit l'espace entier du sol au plafond. Elle bouche la seule issue (la fenêtre). Coincée dans cette pièce qui semble proportionnellement minuscule la pomme statique semble pourtant bien vivante à cause à sa couleur vive.
A l'arrière plan et sur la droite se dresse un mur de pierres grises comme dans les châteaux du Moyen-âge par exemple. La couleur du plafond est identique à celle des murs, mais il n'est pas en pierres apparentes. Le sol lisse et uniforme est de couleur marron foncé. Ces couleurs jouent un contraste important entre le vert de la pomme, le bleu de la mer et du ciel, et le gris - marron de la pièce, que l'on pourrait comparer à des sons différents, de fonds pour ces derniers, et un son principal, omniprésent pour la pomme qui emplit toute la pièce, d'où le titre de l'œuvre, « la chambre d'écoute ».
Sur la gauche, on entrevoit une ouverture, une demi-fenêtre voutée taillé dans pierre ouvrant directement sur la mer et le ciel de couleur bleue dans une perspective limitée, qui semble être la seule ouverture de la pièce, car en examinant les ombres de la pomme sur son environnement, la lumière vient uniquement de cette ouverture. On peut interpréter cela comme le fait que le bruit vient de la mer (ou du ciel) ou alors s'échappe par cette issue unique
Sens de l'œuvre
Nous assistons là à une perturbation de l'ordre réel : on ne retrouve pas la pomme dans la nature mais emprisonnée dans une pièce, dans laquelle elle est surdimensionnée. Cette pomme disposée dans un environnement nouveau perturbe le regard du spectateur et l'ensemble devient incompréhensible pour quelqu'un qui cherche la réalité ou qui est habitué aux visions banales et quotidiennes.
La présence de cette pomme peut être ressentie comme une menace pour certains : et si ce fruit était le reflet de l'homme qui a grandi, s'est développé dans le même environnement et qui ne peut plus s'échapper? Ou encore en changeant de point de vue sur l'œuvre (cf la note en fin d'exposé) une pièce qui exprimerait l'évolution technologique qu'ont les hommes, et qui dégrade et empiète sur la nature. Ce qui est représenté par l'emprisonnement de la pomme. La fenêtre qui appelle le regard, cette échappée vers la mer et le ciel, évoquant l'infini et le mystère, est devenue un rêve inaccessible. Et pourtant il y avait peut être quelque chose derrière…
D'autre part à cause de sa ressemblance avec une pièce à l'architecture médiévale, et de la sensation de hauteur prodiguée par la vision offerte au travers la fenêtre on pourrait penser que cette pièce est en fait la cellule d'un donjon et que les couleurs qui peuvent représenter des sons différents sont en réalité (si l'on considère notre point de vue comme véridique) enfermés. On peut alors ressentir des sentiments de claustrophobie, d'enfermement.
Si le parallélisme entre les couleurs et les sons influencé par le titre de l'œuvre ne satisfait pas, on pourrait considérer que la chambre d'écoute n'est qu'une tête trop petite qui ne permet pas d'accueillir des idées en pleine croissance (les sons ou couleurs), qui s'amplifient, tout en gagnant en force et en conviction. On a d'ailleurs comme l'impression que les couleurs de la pièce sont austères, et essayent par conséquent d'empêcher la croissance de la pomme. Nous sommes même allés jusqu'à penser que la fenêtre, cette ouverture qui soulage ce sentiment de claustrophobie, représente le mouvement surréaliste. Cela signifierait que ce mouvement permet l'épanouissement spirituel et une plus forte liberté de penser. Il soulagerait donc la tête de l'auteur en permettant son expression artistique.
Ayant déjà fait remarquer le contraste des touches de couleurs, nous tenons à souligner le fait que la couleur de la pomme est verte et non rouge. Ceci peut être interprété de différentes manières; soit la pomme n'est pas mûre et elle pourrait à l' avenir, encore grossir, jusqu'à exploser littéralement la pièce afin s'échapper telle une pensée ou une idée non définie imprécise qui s'enfle tout en gagnant en cohérence et force. Mais on pourrait ignorer cet indice, si l'on considère qu'il existe des variétés de pommes qui sont vertes lorsqu'elles sont mûres.
Œuvre choisie et mouvement surréaliste
Cette œuvre présente les caractéristiques du surréalisme car elle n'est pas la réalité, c'est un rêve, une anormalité, une erreur de la nature. Ce tableau étrange et énigmatique fait penser à un rêve ou à un cauchemar. Il répond à une des préoccupations majeures du surréalisme qui est de manifester le merveilleux en organisant la rencontre d'éléments disparates. Ce tableau refuse les contraintes logiques de l'esprit et exprime bien, comme toute œuvre surréaliste, cette sensation de l'impossible telle qu'on peut l'éprouver dans le rêve.
Nous avons choisi cette œuvre car elle représente bien l'étrange et l'insolite à partir d'une image bien réelle - la pomme - en la mettant en situation surréelle. L'effet de surprise est bien là. Magritte fait naître le mystère dans cette toile, on la regarde comme une énigme. Ce tableau réveille le spectateur, le fait réfléchir grâce au décalage entre l'objet « pomme » et sa représentation. A première vue le titre ne montre également aucun lien entre ce qu'il signifie littéralement et l'œuvre en elle-même, cela intrigue une nouvelle fois le spectateur. Tout en déclenchant la surprise, on y retrouve aussi la poésie qui nous transporte dans le monde des rêves grâce à l'échappée vers la mer et le ciel. Cette poésie appelle le mystère ici. La confusion est complète. La logique bouleversée par rapport à notre quotidien. Cette peinture pose des questions mais on a du mal à trouver les réponses.
Note
Nous avons exposé nos idées et nos explications selon notre point de vue : la pomme est plus grosse que nature. Mais cependant, le tableau est libre d'être interprété de n'importe quelle manière, par exemple, c'est la pièce qui a été réduite à l'échelle d'une pomme réelle. Libre à vous d'en décider. Après tout le surréalisme permet aux personnes d'interpréter les œuvres à leur manière.
'' La persistance de la memoire " : Dali
exposé sur la peinture surréaliste
sujet : tableau de salvador dali qui nommé "la persistance de la memoire"
http://jeannero.free.fr/Images/Salvador-Dali/Salvador-Dali-memoirep.jpg
1) présentation de l'auteur :
http://www.tate.org.uk/modern/exhibitions/daliandfilm/images/dali_on_set_of_spellbound.jpg
Salvador Domingo Felipe Jacinto Dali ( peintre et graveur espagnol) est né le 11 mai 1904 à Figueras et est mort le 23 janvier 1989. On disait de son père que c'était un homme sevère et qu'il avait causé la mort de du frère ainé
de Dali apelé également Salvador né en 1901 et mort deux années plus tard . Les parents de Dali furent très troublés par la suite ; ils comparèrent les deux enfants et habillèrent Salvador avec les vêtements de son ainé lui donnant les mémes jouets...pour eux c'était la réincarnation de leur fils mort. Dali reçut les encouragements d'un ami de son père , Pepito Piscot dont le pére Bamon était un peintre impressioniste qui vivait à Paris et était connu de Picasso. A 14 ans Dali présenta publiquement ses premiers tableaux dont une exposition des artistes locaux au théatre municipal de Figueras. Puis il entra à l'école des Beaux Arts de Madrid. Il est par la suite influencé au surréalisme, après avoir fait la connaissance, à Paris, de Pablo Picasso, de Joan Miró surtout de Paul Éluard et d'André Breton. Dalí crée son propre musée à Figueras, où il meurt. La persistance de la mémoire est le plus célèbre tableau de Salvador Dalí il représente les célèbres montres molles.
2) présentation du tableau :
L'oeuvre étudiée de cet artiste est "La persistance de la memoire" et elle a été peinte en 1931. C'est un paysage onirique très étrange et inattendu (images de montres molles), il représente un paysage désert dans la lumière crue qui découpe les arêtes vives des rochers du cap de Creus. Dali a d'abord ypeint le décor de cette toile, un paysage désert de Port Lligat(Catalogne) . A l'horizon on voit la mer et une falaise avec un ciel magnifique. Tout cela est dans des couleurs telles que le bleu, le jaune (...) ce qui contraste très bien avec le premier plan qui est lisse et foncé. Le peintre a decidé d'associer des formes definies avec d'autres formes imprécises ( une table en bois au milieu de nulle part avec un arbre mort qui a poussé dessus ; par exemple). Derrière, il y a une sorte de plaque étrange d'un bleu qui va bien avec le ciel. Sur la table on voit comme on avait dit un arbre mort et des montres un peu molles ou flasques comme des tissus ou des feuilles de papier. L'une est sur la branche de l'arbre, une autre est sur la table et coule vers le bas tandis q'une autre est simplement retournée sur la table. Au centre repose une forme hybride, sorte de visage sans bouche, angoissant, Cette étrange figure est chevauchée par une « montre molle » , chose surprenante on remarque que tout les objets sont d'un seul côté , à gauche. Autre fait assez stupéfiant, on parle de montres et de temps dans ce tableau mais il n'y a aucune action aucun mouvement il ne s'y passe rien ( d'ailleurs on semble remarquer que les montres sont arrêtées à la même heure). Dali a voulu representer le mou opposé au dur sur cette peinture.
3) Le sens du tableau :
Il a un lien entre le titre du portrait et ce que représente cette peinture. Cette phrase l'illustre très bien : " La mémoire a deformé, applatit, detruit le temps qui nous échappe ".
Ce qui pourrait expliquer la forme des montres molles. Ces montres flasques et coulantes sont la confusion du temps et de l'espace.
le motif de l'autoportrait apparaît sous la forme d'un foetus abandonné sur une plage, renvoyant au souvenir que Dali prétendait avoir de sa vie intra-utérine et évoquant le traumatisme de la naissance.
4) Les caractéristiques surréalistes :
Il y a plusieurs éléments qui font que cette peinture fait partie du surréalisme, comme ce côté un peu imaginaire dans le monde réel ( les montres molles sur la table, etc..). Mais ce coté imaginaire veut transmettre un véritable message.
5) justification du choix :
Nous avons choisi cette oeuvre pour le regard stupéfait que l'on fait quand on la voit au début. Nous avons voulu étudier plus en profondeur cette peinture qui nous intriguait de par ses formes étranges.
sdaix et omontembault
"Le cavalier de la mort" de Dali
1) Description de l'oeuvre
Au premier plan, on peut observer un squelette assis sur un cheval qui est lui-même à moitié mort. Ensuite, à l'arrière plan, on peut voir une tour avec quelques débris au sommet d'une sombre falaise située sur un sol de sable fin. Un arc-en-ciel part du sol pour venir buter contre cette énorme falaise. Puis pour finir, le ciel est plutôt nuageux mais on peut quand même entrevoir de la lumière.
2) Le sens de l'oeuvre
Nous pensons que l'artiste veut montrer le passage de la vie à la mort grâce à cet homme et à ce cheval qui sont tout deux des squelettes mais tout de même "vivants".Avec l'arc-en-ciel, il montre la vie mais lorsque celui-ci vient buter contre cette énorme falaise cela montre l'impact de la mort qui est quelque chose d'important et de sinistre. Tout en haut de cette sombre falaise, une tour éclairée, illuminée évoque la présence de Dieu à la fois dans la vie et dans la mort.
3) Caractéristiques surréalistes
Dans cette peinture, on voit le surréalisme par la présence de morts-vivantse (squelettes), d'une tour illuminée au sommet d'une grande falaise obscure mais aussi par la présence d'un arc-en-ciel alors qu'il ne pleut pas et que rien ne semble être humide.
4) Opinion
Nous avons bien aimé cette peinture car elle montre quelque chose d'important et qui arrive malheureusement souvent, le passage de la vie à la mort. Le titre nous a aussi interpellé car il nous fait penser à de l'action, et à tout ce qu'il plait aux garçons.


"Les deux mystères" de René Magritte
http://www.atelier-aaa.com/images/2006_livre_Magritte/Rene_Magritte-Les_deux_mysteres-430px.jpg
Cette oeuvre est une peinture nommée "Les deux mystères", créée par le peintre surréaliste René Magritte en 1966.
Ce tableau représente un chevalet, placé sur le plancher, sur lequel est posé le tableau "La trahison des images", puis à côté , une pipe qui est dans les airs et qui semble identique à celle représentée dans le tableau de la peinture. Cette seconde pipe est néanmoins plus grande et plus sombre.
Pour commencer, on peut remarquer la présence du tableau "La trahison des images" avec l'inscription "Ceci n'est pas une pipe", nous incitant à penser que la représentation d'une pipe n'est pas une vraie pipe concrète. Ainsi il reste à se demander si la seconde pipe est elle une vraie pipe, ou si elle a servi de modèle pour le dessin de celle du tableau; et étant donné que les "légendes" sont délimitées par un cadre, cela nous pousserait à nous demander si cette seconde pipe est l'épure de la première. Cependant nous pouvons observer quelques différences entre le "modèle" et sa retranscription à l'intérieur du cadre: celle de "La trahison des images" est plus petite et plus colorée que celle à l'exterieur du cadre; la première est donc plus précise et plus travaillée que la seconde.C'est ce qu'on pourra appeler l'archétype de la pipe, c'est-à-dire que la représentation universelle et parfaite de la pipe se trouve être dans le tableau, et que la représentation basique et normale est celle hors du tableau.Celle-ci est donc qualifiable de "naturelle" et de "réelle". Nous pouvons aussi nous apercevoir que le tableau posé sur un chevalet est placé sur le plancher, tandis que l'autre pipe semble léviter dans les airs, et perd donc sa consistance...
C 'est justement là où se posent les deux mystères: deux mystérieuses pipes dont on ignore si elles sont réelles ou pas. Ainsi ce tableau nous pousse à la réflexion pour les choses qui sont réelles et les choses qui le semblent.
Ces multiples réflexions qui consistent à percevoir le réel du non-réel, peuvent très bien faire penser au rêve, non pas pour la distinction entre la représentation et la chose concrète, mais pour la rupture de la perception, normalement aisée, entre ce qui est concret ou pas.
Cette oeuvre nous a paru intéressante car l'on peut s'adonner à la réflexion pour essayer de trouver l'une des nombreuses significations de cette peinture , et qu'on peut l'interpréter comme on l'entend...
Gaël & Marc
"La femme chancelante" de Max Ernst
Max ERNST : La femme chancelante.
mapage.noos.fr/momina/ernst/ernst.html.
(1891-1976) artiste allemand : peintre, dessinateur et sculpteur.
Figure du mouvement Dada, il est à l'origine d'une peinture surréaliste nourrie par la poésie, et influencée par les travaux de Freud. Description de l'œuvre :
Huile sur toile, (130.5x97.5) Düsselof, Nordrhein Westfallen Art Museum.
Dans cette peinture, on voit une femme en tenue de danseuse, ou de trapéziste, cheveux hérissés (ou bien est-elle suspendue de haut en bas…?) le corps penché vers la gauche, les bras étendus paraissant servir de balancier. Elle est prisonnière d'une machine, de longs tuyaux occultent son regard, mais on remarque que son visage exprime de la peur, de la surprise. De même que les cheveux de la femme sont figés comme par miracle, les jets d'huile de la machine deviennent solides. La danseuse semble se balancer, instable, entre deux fortes colonnes classiques, dans un décor qui rappelle certaines toiles de De Chirico (cf : Place d'Italie).
Elle est placée sur un plan incliné afin de donner une sensation d'instabilité dans un mouvement en avant. L'ensemble est peint dans une même gamme de couleurs chaudes, avec un long dégradé dans l'arrière plan, finissant sur un blanc, faisant ressortir la femme et la machine du premier plan.
Sens :
Max Ernst s'est inspiré pour la machine d'une invention du 19ème siècle qui « égalisait les vagues par gros temps ». La machine semble prendre le contrôle du corps de la danseuse. La femme n'est plus en harmonie totale avec la nature, elle est devenue une créature froide et figée.
D'ailleurs, le peintre peut avoir voulu représenter l'ancienne déesse romaine de la chance (fortuna), en plaçant la femme dans une position de danger et d'instabilité. L'intensité de la scène, la sensation de danger et d'arrêt du temps sont rendues dans un style simple et tranquille. On peut y voir la tentation de prendre un risque, de parier sur le hasard, la « bonne chance ». Dans ce sens, l'œuvre utilise le placement au hasard de la machine et de la trapéziste, pour évoquer l'excitation du risque. Aussi semble-t-on assister à une pétrification : il n'y a plus de haut ni de bas, les contraires se rejoignent, comme dans la théorie définie par Breton : « Je crois à la résolution future de ces deux états en apparence contradictoires, que sont le rêve et la réalité absolue de surréalité… » (manifeste p.24). Caractéristique du surréalisme :
On a vu que dans « l'analyse » du tableau, le peintre s'est inspiré d'idées de Breton (écrivain, poète, théoricien du surréalisme). Il associe des contraires : une femme et une machine, la terre et la mer ( machine construite pour calmer la mer agitée)… et on assiste à une perte de ses repères : le bas et le haut sont confondus.
Il joue aussi sur le hasard, (comme les écrivains surréalistes avec l'écriture automatique, les cadavres exquis…), la chance en mettant la danseuse dans une telle position. Il s'inspire aussi de Duchamp (peintre, sculpteur du XXème ) qui lui voulait exprimer les relations de l'homme avec la machine, dans cette nouvelle société d'industrialisation et de mécanisation. On ressent cette influence sur la femme presque «esclave», dominée par la machine. Celle-ci a pratiquement une apparence animale (tuyaux pareil à des tentacules). De plus, les surréalistes ont réussi à créer un nouveau regard sur la femme, qui a joué un rôle important dans l'art. Elle a une image, dans cette peinture, à la fois ridiculisée et magnifiée. Comme dans les poèmes lyriques et oniriques du surréalisme (cf :Desnos), elle fait partie de l'inconscient, prend une place fondamentale dans l'œuvre.
Conclusion :
Nous avons choisi cette œuvre car elle semble intéressante à interpréter, et à première vue, elle ne paraît pas être une peinture surréaliste. La scène représente une femme sur une machine, certes quelque peu étrange, mais qui pourrait être une attraction, un jeu...
Cependant lorsqu'on tente de mieux comprendre l'oeuvre, on y retrouve des procédés presque littéraires qui représentent les grandes idées surréalistes. Donc, cette peinture en apparence assez simple se révèle énigmatique, et propose une véritable reflexion sur le surréalisme. En tentant de l'analyser on comprend tout son intérêt, sa pronfondeur.
"Ceci N'est Pas Une Pipe" René magritte
.
Une peinture surréaliste* : "Ceci n'est pas une pipe" de René Magritte
Le surréalisme : mouvement littéraire et artistique défini et théorisé par le poète français André Breton en 1924. Issu d'une rupture avec le mouvement Dada en 1922, le surréalisme était à l'origine un projet essentiellement littéraire, mais fut rapidement adapté aux arts visuels (la peinture, la sculpture, la photographie, le cinéma).
Introduction :
-Nous allons vous présenter une œuvre de René Magritte qui s'intitule "Ceci n'est pas une pipe"
-Nous avons choisi ce tableau car nous l'avons trouvé très intéressant à commenter.
-René Magritte est né en 1898 à Lessines en Belgique. Petit, il aimait dessiner et son père, qui aimait ses peintures, l'encouragea.
Il étudie la peinture à l'Académie des Beaux Arts de Bruxelles. Ensuite en En 1927 il part pour Paris pour rencontrer le mouvement surréaliste dirigé par Breton, avec entre autres, Paul Eluard, Miro et Dali.
Il meurt en 1967 après avoir peint plus de mille tableaux.
I) Présentation de l'œuvre
"Ceci n'est pas une pipe" (1929, huile sur toile, 59 x 65 cm) est un des tableaux les plus célèbres de Magritte .Il représente une pipe, accompagnée du texte : « Ceci n'est pas une pipe ».Cette peinture fait partie d'une série de toiles qui s'appelle "La trahison des images ». Cette série s'étend de 1928-1929 à 1966.Dans cette même série il y a "Ceci n'est pas une pomme" (1964) au-dessus de l'image d'une pomme. C'est une pipe qui rendra Magritte célèbre ; pourtant s'il a bien été un fumeur invétéré, il ne fumait que des cigarettes cela a fait dire à son ami Scutenaire que l'amour de Magritte pour les pipes est tout simplement platonique
II) Interprétation
Plusieurs interprétations ont été données à ce tableau. Par exemple celles des philosophes comme Michel Foucault. L'intention la plus évidente de Magritte est de montrer que, même peinte de la manière la plus réaliste possible, un tableau qui représente une pipe n'est pas une pipe. Elle ne reste qu'une image de pipe qu'on ne pourra jamais fumer, comme on le ferait avec une vraie pipe.
Plusieurs personnes se sont posé la question : "cette pipe-là ne serait-elle pas une pipe?" Pour la même raison que celle qui veut que le mot "chien" n'aboie pas, comme l'avait marqué William James (psychologue et philosophe américain)
III) Caractéristiques surréalistes
Comme toute peinture surréaliste, celle de Magritte est l'expression de l'inconscient, du rêve. On sait bien que seule une personne qui laisse parler son inconscient fait un tableau qui n'a rien d'exceptionnel. L'artiste, conscient des limites de l'activité artistique, n'a pas la prétention d'être un créateur d'objets et il affirme, haut et fort, qu'il ne peut que délivrer une vision subjective d'un objet.
Voila pourquoi sa peinture est bien une peinture surréaliste.
Conclusion:
Nous espérons que cet exposé vous apportera un "plus" dans vos connaissances personnelles dans le domaine des arts surréalistes
"La gare de perpignan" de Dali
LA GARE DE PERPIGNAN

Nous allons dans un premier temps décrire l'oeuvre, et expliquer son sens. Puis dans un second temps nous montrerons en quoi elle présente les caractéristiques du Surréalisme. Pour finir nous vous dirons pourquoi cette toile nous a semblé intéressante.
La gare de Perpignan est une huile sur toile de SALVADOR DALI, datant de 1965 et mesurant 296*406 cm, elle est exposée au museum de Cologne. Dali peint cette oeuvre à une époque où la mort est au coeur de ses préocupations.
Le sacrifice du fils est transposé sous les traits du Christ en croix, avec sa couronne d'épines, flottant au centre de la composition. La plaie sanglante du Christ est associée à la fourche du paysan (sur la droite) qui s'enfonce dans la terre (rituel de la fécondité). Dali est représenté deux fois dans l'axe vertical : il apparaît dans la lumière, au centre du tableau flottant les bras en croix, ainsi qu'au sommet du tableau. Sur le bas du tableau s'étend une mer calme sur laquelle navigue une barque, symbole antique du passage de la vie à la mort, ce qui renforce encore le thème du sacrifice du Christ. Au-dessus de la mer, une femme présentée de dos assiste à toutes ces scènes, immobile, rappelant ainsi l'impuissance de l'homme face à la mort, symbolisée non seulement par la sanglante blessure du Christ, mais également par Dali, qui, bras et jambes écartés semble chuter vers nulle part. Sur le haut du tableau une locomotive surgit de nulle part et rappelle un des thèmes central du tableau, la gare de Perpignan. Sur la gauche du tableau, sont incarnées des valeurs (le couple portant des sacs de blés incarne le travail, et l'homme en position de recueillement incarne le respect). A droite du tableau sont incarnés les péchés et les souffrances (l'homme et la femme représentent la luxure, et la femme le deuil).
Au centre la croix rayonne sur l'ensemble du tableau : c'est là que la lumière est la plus vive et la plus intense. Les rayons qui se propagent montrent l'éclat et la puissance de l'homme malgré la mort qui le guette.
Trois éléments ressortent du tableau : la plaie, Dali, la locomotive. Ils sont dessinés de manière nette, tandis que le Christ, les valeurs et les péchés apparaissent moins clairement, leurs contours étant moins prononcés et leurs couleurs se confondant avec l'arrière plan.
La locomotive qui semble surgir de nulle part montre le Surréalisme de cette oeuvre. Elle est dessinée dans le tableau à partir des pensées de Dali de façon irréelle en la mélangeant avec d'autres thèmes qui n'ont rien en commun avec une locomotive.
Dali est représenté deux fois où il chute de nulle part ce qui est une certaine forme de Surréalisme ( bien sûr imaginaire), et cela va contre les exigences de la raison. Cet ouvrage est considéré comme une des oeuvres représentatives du Surréalisme.
Nous avons choisi cette oeuvre qui nous semble intéressante car Dali se démarque des autres artistes surréalistes en proposant une finition minutieuse à une époque où l'effet d'inachèvement est souvent recherché.
L'effet de lumière qui projette Dali au centre du tableau semble intéressant.Tout comme les jeux de couleurs allant du brun clair au brun fonçé et du jaune clair au jaune fonçé, rendant les éléments de la toile plus ou moins importants.
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