La réponse de Voltaire à Rousseau: article " Homme"
" Tous les hommes qu'on a découverts dans les pays les plus incultes et les plus affreux vivent en société comme les castors, les fourmis, les abeilles, et plusieurs autres espèces d'animaux.
On n'a jamais vu de pays où ils vécussent séparés, où le mâle ne se joignît à la femelle que par hasard, et l'abandonnât le moment après par dégoût ; où la mère méconnût ses enfants après les avoirs élevés, où l'on vécût sans famille et sans société. Quelques mauvais plaisants ont abusé de leurs esprit jusqu'au point de hasarder le paradoxe étonnant que l'homme est originairement fait pour vivre seul comme un loup-cervier, et que c'est la société qui a dépravé la nature. autant voudrait-il dire que dans la mer les harengs sont originairement faits pour nager isolés, et que c'est par excès de corruption qu'ils passent en troupe de la mer Glaciale sur nos côtes ; qu'anciennement les grues volaient en l'air chacune à part, et que par une violation du droit naturel elles ont pris le parti de voyager en compagnie.
Chaque animal a son instinct, et l'instinct de l'homme, fortifié par la raison, le porte à la société comme au manger et au boire. Loin que le besoin de la société ait dégradé l'homme, c'est l'éloignement de la société qui le dégrade. Quiconque vivrait absolument seul perdrait bientôt la faculté de penser et de s'exprimer : il serait à charge de lui-même ; il ne parviendrait qu'à se métamorphoser en bête...
Le même auteur ( Rousseau) ennemi de la société, semblable au renard sans queue, qui voulait que tous ses confrères se coupassent la queue, s'exprime ainsi d'un style magistral :
Le premier qui ayant enclos un terrain s'avisa de dire : " Ceci est à moi" et trouva assez de gens assez simples pour le croire, fut le vrai fondateur de la société civile. Que de crimes, de guerres, de meurtres, que de misères, que d'horreurs n'eût point épargné au genre humain celui qui arrachant les pieux ou comblant les fossés, eût crié à ses semblables : " Gardez-vous d'écouter cet imposteur, vous êtes perdus si vous oubliez que les fruits sont à tous, et que la terre n'est à personne."
Ainsi, selon ce beau philosophe, un voleur, un destructeur aurait été le bienfaiteur du genre humain et il aurait fallu punir un honnête homme qui aurait dit à ses enfants : " Imitons notre voisin, il a enclos son champ, les bêtes ne viendront plus le ravager, son terrain deviendra plus fertile ; travaillons le nôtre comme il a travaillé le sien, il nous aidera et nous l'aiderons. Chaque famille cultivant son enclos, nous serons mieux nourris, plus sains, plus paisibles, moins malheureux. Nous tâcherons d'établir une justice distributive qui consolera notre pauvre espèce, et nous vaudrons mieux que les renards et les fouines à qui cet extravagant veut ressembler."
Extrait des questions sur l'Encyclopédie, Article " Homme", de Voltaire ( 1770)
Le mythe du Bon Sauvage: l'Ingénu est-il un bon sauvage?
Voltaire et le mythe du bon sauvage
Quant à Voltaire, il refuse la « nostalgie du néolithique » de Rousseau en faisant de l'Ingénu une incarnation du mythe du bon sauvage, mais après éducation philosophique. Ce n'est qu'après l'épisode de la Bastille que le Huron, éduqué, devient un personnage pleinement positif. La structure du conte, roman d'éducation, est d'ailleurs fondamentalement opposée à la conception de l'Histoire comme dégradation que propose Rousseau. La comparaison des deux épisodes où l'Ingénu exprime son amour pour la belle Saint-Yves est significative. Entre sa mâle impatience qui donne lieu à un épisode comique proche de la farce dans le chapitre 6, et l'apprentissage de la sensibilité du chapitre 14, le sauvage s'est civilisé, et loin d'y voir une dégradation comme le fait Rousseau, Voltaire présente cette éducation comme une perfection des qualités naturelle du Huron. Moins qu'un sauvage, l'Ingénu représente l'homme épargné par les préjugés qui s'accomplit dans l'éducation propre aux philosophes des Lumières. Le bon sauvage en quelque sorte, est celui qui n'en est plus vraiment un, qui n'est plus ingénu, mais qui est éclairé par les idées des Lumières.
Voltaire L'Ingénu, chapitre 14
L'Ingénu faisait des progrès rapides dans les sciences, et surtout dans la science de l'homme. La cause du développement rapide de son esprit était due à son éducation sauvage presque autant qu'à la trempe de son âme. Car, n'ayant rien appris dans son enfance, il n'avait point appris de préjugés. Son entendement, n'ayant point été courbé par l'erreur, était demeuré dans toute sa rectitude. Il voyait les choses comme elles sont, au lieu que les idées qu'on nous done dans l'enfance nous les font voir toute notre vie comme elles ne sont point.
Pour Voltaire comme pour Diderot, même si leurs opinions diffèrent, choisir d'écrire un conte sur un sauvage, c'est non seulement permettre, par la double énonciation, l'ironie, et la distanciation induite par un regard étranger, de critiquer la société européenne, mais c'est aussi réfuter les théories de Rousseau sur l'état de nature.
Extrait d'un article trouvé sur le site:
http://www.lettres.ac-versailles.fr/spip.php?article729
A lire également: http://elisabeth.kennel.perso.neuf.fr/le_mythe_du_bon_sauvage.htm
Le "bon sauvage" : un mythe
Un mythe, et non pas un réalité. Conformément à sa définition le mythe désigne un récit symbolique et figuratif qui révèle une vérité, " un mensonge qui dit vrai", selon la formule de Cocteau. Le "bon sauvage" symbolise les aspects de la condition humaine et traduit ses aspirations à savoir, la quête du bonheur et d'une vie harmonieuse. En proposant une vision idyllique, utopique, du primitif naïf, bon, vivant en osmose parfaite avec la nature qui le fait vivre, le dix-huitième siècle exprime son désir d'un bonheur simple et traduit aussi ses angoisses. On peut y voir un regret d'une forme de paradis perdu. D'ailleurs, il convient de souligner que même Rousseau, dans la préface de son discours sur l'origine des inégalités, présente l'homme à l'état de pure nature comme étant un idéal et non une réalité : " ...un état qui n'existe plus, qui n'a peut-être jamais existé, qui probablement n'existera jamais..." et dans le début de son discours il précise que même à sa création, l'homme ne connaissait pas l'état de nature : " Il n'est même pas venu dans l'esprit de la plupart des nôtres ( philosophes) de douter que l'état de nature eût existé, tandis qu'il est évident, par la lecture des livres sacrés, que le premier homme, ayant reçu immédiatement des Dieu des lumières et des préceptes, n'était point lui-même dans cet état...."
Lully , musicien du roi (cité dans l'Ingénu chapitre 8)
Dans le chapitre VIII de l'Ingénu, lorsque l'Ingénu rencontre les Huguenots, le "petit homme noir" lui explique que l'on a fait croire au Roi que ses sujets pouvaient changer de religion comme Lully peut faire changer les décors de ses opéras.
Pour en savoir plus sur Lully, écouter les lycéens de l'option musique du lycée Jeanne d'Arc de Rouen.
http://musique.ac-montpellier.fr/rc/spip.php?article47
Révisez le cours sur l'Ingénu ( 1ST2S, 1S, 1GM1)
Pour vous aider à reprendre le cours à neuf, faites un tour sur l'article L'Ingénu de Wikipédia qui peut vous éclairer sur le contexte et les principaux thèmes de l'oeuvre.
Pour l'incipit, faites un tour sur le blog d'un collègue Atout lettres premières.
https://www.weblettres.net/blogs/uploads/t/telanne/18867.pdf
Pour mieux comprendre l'Ingénu: jésuites et jansénistes au XVIIème siècle
Ne pas oublier que Voltaire , philosophe du XVIIIème siècke , a placé l'histoire de l'Ingénu au siècle précédent pour mieux porter ses attaques contre le fanatisme religieux et ses conséquences.
Jésuites et jansénistes La seconde partie du XVIIème siècle est profondément marquée, dans la vie politique comme dans la vie culturelle par la lutte fratricide que se livrent jésuites et jansénistes. Son enjeu ? La domination idéologique de l'Église. Les jésuites, jusque là, exerçaient une influence considérable. Cet ordre, fondé en 1540 par Ignace de Loyola, est puissant, très organisé, et conseille les grands de ce monde, par l'intermédiaire du père La Chaise, confesseur du roi soleil par exemple. La compagnie de Jésus dispose de collèges réputés pour la qualité de leur enseignement. Le jansénisme est beaucoup plus récent. C'est le théologien hollandais Jansen (1585-1638), qui l'expose dans l'Augustinus, œuvre qui ne paraît qu'en 1640. Mais les théories sont héritées de Saint Augustin. Le "port d'attache" français des jansénistes est l'abbaye de Port-Royal les champs, où vivent les "Solitaires", aussi appelés les "Messieurs". Affin de concurrencer les jésuites, ils dispensent un enseignement de qualité à dominantes langues anciennes (latin et grec), dans les petites écoles, dont Racine fut élève. Mais la lutte est inégale : l'ordre des jésuites est beaucoup plus vieux, donc plus ancré au sein du pouvoir (père La Chaise), plus organisé. Le pape et le pouvoir royal vont prendre parti contre les jansénistes, les persécutions vont se multiplier, et finalement, en 1710, l'abbaye sera démolie sur l'ordre de Louis XIV.
La Grâce divine Pour les jésuites, l'homme est libre de son destin et il détermine lui-même la direction que doit prendre sa vie. Pour les jansénistes, Dieu accorde sa grâce par avance, à ceux qui la mériteront. La liberté de l'homme existe encore, mais est très limitée. Ainsi, celui qui est prédestiné au mal, ne peut en aucun cas se retourner vers le bien.
L'interprétation du péché Les jansénistes pensent que le bien doit redouter les puissantes forces du mal qui constituent une importante menace. Les jésuites tiennent à atténuer la notion de péché. Il pense que l'homme n'a commis un péché que lorsqu'il en a conscience. De plus, la casuistique, développe l'idée que le péché a des effets négatifs, mais aussi un côté positif sur lequel ils insistent, à tel point que l'aspect bienfaisant prendrait le dessus pour faire oublier le reste.
Comportement en société et vis-à-vis de la politique La vie quotidienne est le reflet de ses deux différentes pensées. Les jésuites accordent beaucoup d'importance à l'action. Ils exercent leur autorité sur les classes "dynamiques", la haute bourgeoisie et l'aristocratie. Le jansénisme, figé dans un profond pessimisme, séduit la bourgeoisie parlementaire, en déclin, car progressivement privée de ses pouvoirs. Les écrivains de l'époque se rattachent généralement au type d'école qu'ils ont fréquenté : Racine, Pascal, La Fontaine, au jansénisme ; Corneille prend parti pour les jésuites.
Sauvages et Civilisés: le blog d'une classe de première L bretonne.
J'invite les élèves de première à surfer sur le blog I-voix qui présente le magnifique travail d'une classe de première L et qui peut nourrir votre réflexion sur le mythe du Bon Sauvage.
http://i-voix.over-blog.com/categorie-10579707.html
Vous trouverez des diaporamas instructifs- Attention, ils ne sont pas tous opérationnels- et des rapprochements entre littérature et cinéma tout à fait éclairants ainsi qu'un hommage à l'anthropologue Claude Levi-Strauss, récemment disparu.Ces documents peuvent nourrir vos "ouvertures" de conclusions à l'oral.
Vous pouvez vous amuser à corriger mentalement les erreurs d'orthographe qui figurent encore dans certaines productions, par ailleurs très riches.
Bon voyage!
La Prise du pouvoir par Louis XIV de Rosselini (1GM1)
Pour plus de renseignements et fixer les scènes du film que nous avons regardées, voici un lien intéressant:
http://www.sceren.fr/tice/teledoc/Mire/mire_prisedupouv.htm
Le visionnage de ce film est évidemment à utiliser pour approfondir l''entretien à l'oral sur la satire de la cour par la Fontaine, notamment les passages du film qui concernent l'arrestation de Fouquet, le mécène du fabuliste mais aussi les tentatives de corruption dans l'entourage du Roi.
Pour le moment, nous n'avons vu que les séquences avant la création de Versailles: je vous montrerai les celles de la construction du château, de l'invention par Louis XIV du costume du courtisan et du repas du Roi à Versailles. Certaines séquences sont disponibles sur youtube et vous pouvez les regarder.
Chapitre VIII de l'Ingénu
Chapitre VIII de l'Ingénu : la rencontre avec les Huguenots.
Notes pour commenter le texte qui n'a pas été étudié mardi du fait de la réunion sur la réforme du Lycée à laquelle j'assistais.
Récit du voyage vers Paris pour obtenir le droit d'épouser sa marraine et chercher sa récompense de héros. (Temps du récit : importance des passés simples qui expriment l'action, imparfait qui exprime les actions en cours : ex. familles qui déménagent)
Chapitre qui peut être considéré comme le chapitre de transition entre ce qui se passe en Bretagne et ce qui se passe à Paris.
Récit inscrit dans la réalité du temps : utilisation du « coche » pour voyager. Toponymes : Saumur, ville protestante florissante, noms propres : Lulli, musicien du Roi, le Pape, M . De Louvois. Faits indubitables : révocation de l'Edit de Nantes.
Effets de réel des nombreux chiffres cités à l'appui de l'argumentation.
L'Ingénu qui voyage : son point de vue, regard naïf qui « s'étonne », enquête pour comprendre la situation, rencontre les gens et dialogue avec eux pour connaître leurs raisons Cf constate que la ville est « déserte »,en parle avec les hôtes au souper dans son hôtellerie: mise en lumière du bon sens de l'Ingénu, illustration de la curiosité de l'autre qui le caractérise depuis le début, de son désir de comprendre le monde ( Cf voyager pour apprendre chapitre 1) Il se fera également traduire la citation latine des protestants : ne pas rester dans l'ignorance.
Création d'un suspense de l'enquête pour le lecteur : pourquoi Saumur est-elle déserte ?
Il va prendre conscience du drame des protestants, de l'intolérance religieuse , de l'injustice et de ses conséquences sur le Royaume de France.
Essentiel du texte constitué par la scène de dialogue : Voltaire donne la parole aux protestants :
-discours narrativisé : « les uns se plaignaient amèrement, d'autres frémissaient de colère, d'autres disaient en pleurant : Nos dulcia linguimus arva, nos patriam fugimus » : imparfait de durée, action saisie en cours, rythme ternaire de la phrase qui amplifie la déploration et l'indignation confirmées par le lexique, allitération en r et assonance en è qui font entendre concrètement la plainte, registre pathétique. Protestants lettrés qui citent Virgile et font allusion à l'exil dans les Bucoliques, à rapprocher du désespoir du peuple germain dans « Le Paysan du Danube » de la Fontaine.
- Discours direct à la suite du questionnement de l'Ingénu qui cherche à comprendre et confronte ses préjugés positifs sur le Pape et le Roi à l'opinion des Huguenots. L'Ingénu est confiant dans le roi et le pape qui doivent lui donner l'autorisation de se marier : égocentrisme du point de vue au départ, seul passage comique de l'extrait.
Les Protestants présentés comme « des drapiers et des fabricants » soutiennent que c'est l'influence du Pape qui est responsable de leur persécution : conversion forcée au catholicisme donc à la reconnaissance du Pape, qui est désigné par une périphrase qui prouve son pouvoir sur le Roi de France : « le maître du domaine des rois » ;l'Ingénu a du mal à comprendre le parallèle entre l'intérêt des protestants et l'intérêt des rois : Voltaire insiste sur le fait que le Pape s'approprie la puissance marchande de la France et agit pour des intérêts économiques.
- Discours indirect prêté au « petit homme noir » (point de vue de l'ingénu qui ne sait identifier le pasteur) : exposé des griefs : révocation de l'édit de Nantes qui n'autorise plus les protestants à pratiquer leur culte et les contraint à l'exil, conversions forcées par les dragonnades : importance de l'adverbe « savamment » qui insiste sur la force de conviction des faits allégués et le bien fondé des accusations, mais aussi force de persuasion dans la consécutive : « tant d'énergie », déplora d'une manière si pathétique ». Le pasteur arrache des larmes, utilise le registre pathétique, mêle chiffres et émotion et provoque par son éloquence la contagion des « larmes », qui deviennent le symbole de la prise de conscience et de la révolte. Cf le rôle de la sensibilité dans l'ensemble du conte.
- Discours direct : Reprise de la parole de l'Ingénu pour interroger sur le rôle du Roi dans ces décisions : éloge du Roi dans la bouche de l'Ingénu, admiration de Voltaire pour Louis XIV : « si grand roi », « glorieux et célèbre jusqu'au Canada ». Mais remise en question implicite de la capacité d'analyse du Roi qui ne sait quel est l'intérêt du Royaume et qui serait mal conseillé ; le bon sens de l'ingénu apparaît comme supérieur à celui du Roi. Logique des agissements pas perceptible : se priver de sujets aimants (métonymie des « cœurs), se priver de sujets zélés (métonymie des « bras qui l'auraient servi ») donc manque de discernement politique et économique.
- Théorie de l'éloignement du Roi de ses sujets, obstacle créé par les ministres et les intermédiaires : « le Roi est trompé ». Au départ les obstacles sont indéfinis : tournure passive, indéfini « on » : « on lui a fait croire », trop grande crédulité du Roi qui contrairement à l'Ingénu ne juge pas par lui-même. A la fin de l'entretien, le pasteur désignera les coupables de la tromperie : les Jésuites, et en particulier le père de La Chaise, confesseur du roi de 1674 à 1709.
- Utilisation de la flatterie du pouvoir royal : « dès qu'il aurait dit mot », comparaison avec le rôle de chef d'orchestre Lulli : « comme son musicien fait changer en un moment les décorations de ses opéras » Prudence aussi du pasteur, mais les protestants ne sont pas prêts à se convertir sur ordre, ils sont attachés à leurs convictions.
- Très mauvaise affaire pour la France : perte de sujets, perte de soutien politique, protestants exilés qui s'engagent aux côtés des ennemis de la France, l'Angleterre, les Pays-Bas, Guillaume de Hollande. Pertes de combattants : mot très fort : « désastre ».
- Inconséquence de la décision royale, caractère illogique de son action puisque le pape Innocent IX est un ennemi du roi de France : conflit dit de « La régale », règle selon laquelle les rois pouvaient toucher des revenus des évêchés vacants et à laquelle le pape s'opposait, querelle qui a duré 9ans. Le Roi aurait pu se libérer de la tutelle papale et prendre en compte les intérêts économiques du royaume : importance de l'argent pour les entrepreneurs et marchands protestants : « le premier mobile des affaires de ce monde », la question religieuse déjà masque les intérêts politiques et économiques des uns et des autres.
- Pour ménager la responsabilité du Roi, comme son attitude paraît illogique, cela accrédite l'idée qu'il est trompé et mal informé sur ses intérêts et sur l'étendue de ses pouvoirs cf « il paraît donc évident ». Atteinte également à l'image moralement positive du roi : f « la magnanimité de son cœur », les intermédiaires détruisent l'image de bonté et générosité du monarque et portent atteinte du coup à sa crédibilité.
Lecture radiphonique de l'Ingénu
Le phénomène Avatar. ( Les navi sont-ils un avatar du bon sauvage?)
Voici une série d'article pour pousser plus avant la réflexion:
http://www.lemonde.fr/cinema/article/2009/12/15/avatar-sur-pandora-tout-est-extraordinaire-sauf-les-histoires_1280904_3476.html
http://cinema.fluctuat.net/films/avatar/6962-chronique-Le-nouveau-monde-de-James-Cameron.html
http://www.telerama.fr/cinema/eh-on-a-vu-avatar-en-avant-premiere,50459.php
A méditer:" La fonction du critique n'est pas d'apporter sur un plateau d'argent une vérité qui n'existe pas, mais de prolonger, le plus loin possible dans l'intelligence et la sensibilité de ceux qui le lisent, le choc de l'œuvre d'art. " André Bazin, Réflexion sur la critique.
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