Affiche / Citations
Bravo Emma !!! Eugène Delacroix, La Liberté guidant le peuple, 1830 Huile sur toile, 260 x 325 cm, Musée du Louvre-Lens.
 Le crayon guidant le peuple, 11 janvier 2015 Photographie : Stéphane Mahé / Reuters
Après la dispersion du cortège, de nombreux participants sont restés sur différentes places parisiennes, comme ici, place de la Nation, où cette photographie a été prise. Image placardée en une de grands journaux et sur les réseaux sociaux, elle immortalise Charles (un comédien de 22 ans) installé sur Le Triomphe de la République, la sculpture au centre de la place.
Source : francetvinfo Cliché d'un photographe indépendant : Martin Argyroglo (11 janvier 2015)
Poème romantique
A une femme
Enfant ! si j'étais roi, je donnerais l'empire, Et mon char, et mon sceptre, et mon peuple à genoux Et ma couronne d'or, et mes bains de porphyre, Et mes flottes, à qui la mer ne peut suffire, Pour un regard de vous ! Si j'étais Dieu, la terre et l'air avec les ondes, Les anges, les démons courbés devant ma loi, Et le profond chaos aux entrailles fécondes, L'éternité, l'espace, et les cieux, et les mondes, Pour un baiser de toi ! Victor Hugo, Les Feuilles d'automne (1831)
Première partie de :
Impromptu à Aimée d'Alton
Déesse aux yeux d'azur, aux épaules d'albâtre, Belle muse païenne au sourire adoré, Viens, laisse-moi presser de ma lèvre idolâtre Ton front qui resplendit sous un pampre doré.
Vois-tu ce vert sentier qui mène à la colline ? Là, je t'embrasserai sous le clair firmament, Et de la tiède nuit la lueur argentine Sur tes contours divins flottera mollement. [...] Alfred de Musset,1888, poésie posthume
Poème et tableau romantiques
- Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
- Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
- J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
- Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
- Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
- Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
- Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
- Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
- Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
- Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
- Et, quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
- Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Victor Hugo (1802-1885), Les Contemplations, 1856 Caspar David Friedrich, Le Voyageur contemplant une mer de nuages, 1818, Huile sur toile, 94,4 x 74,8 cm, Kunsthalle, Hambourg.
Poème romantique
Victor Hugo, Les Feuilles d'automne, VI, 1831 Soleils couchants Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées ; Demain viendra l'orage, et le soir, et la nuit ; Puis l'aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ; Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s'enfuit !
Tous ces jours passeront ; ils passeront en foule Sur la face des mers, sur la face des monts, Sur les fleuves d'argent, sur les forêts où roule Comme un hymne confus des morts que nous aimons.
Et la face des eaux, et le front des montagnes, Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts S'iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes
Prendra sans cesse aux monts le flot qu'il donne aux mers.
Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête, Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux, Je m'en irai bientôt, au milieu de la fête, Sans que rien manque au monde, immense et radieux !

Caspar David Friedrich L'été (Paysage avec un couple d'amoureux), 1807 Huile sur toile, 104 x 71 cm, Nouvelle Pinacothèque, Munich.
Tableau et poème romantique
Imitation d'Alcée, poète grec.Londres, 1797. Lydie, es-tu sincère ? Excuse mes alarmes : Tu t'embellis en accroissant mes feux ; Et le même moment qui t'apporte des charmes Ride mon front et blanchit mes cheveux. Au matin de tes ans, de la foule chérie, Tout est pour toi joie, espérance, amour ; Et moi, vieux voyageur, sur ta route fleurie Je marche seul et vois finir le jour. Ainsi qu'un doux rayon quand ton regard humide Pénètre au fond de mon c½ur ranimé, J'ose à peine effleurer d'une lèvre timide De ton beau front le voile parfumé. Tout à la fois honteux et fier de ton caprice, Sans croire en toi, je m'en laisse enivrer. J'adore tes attraits, mais je me rends justice : Je sens l'amour et ne puis l'inspirer. Par quel enchantement ai-je pu te séduire ? N'aurais-tu point dans mon dernier soleil Cherché l'astre de feu qui sur moi semblait luire Quand de Sapho je chantais le réveil ? Je n'ai point le talent qu'on encense au Parnasse. Eussé-je un temple au sommet d' Hélicon, Le talent ne rend point ce que le temps efface ; La gloire, hélas ! ne rajeunit qu'un nom. Le Guerrier de Samos , le Berger d'Aphélie, Mes fils ingrats, m'ont-ils ravi ta foi ? Ton admiration me blesse et m'humilie : Le croirais-tu ? je suis jaloux de moi. Que m'importe de vivre au-delà de ma vie ? Qu'importe un nom par la mort publié ? Pour moi-même un moment aime-moi, ma Lydie, Et que je sois à jamais oublié ! François-René de Chateaubriand, Poésies diverses

Ivan Aivazovsky, Lake Maggiore in the Evening (1892) Huile sur toile, 109x106 cm, Aivazovsky National Art Gallery, Ukraine
Poème Romantique
DefSemiHidden="true" DefQFormat="false" DefPriority="99" LatentStyleCount="267"> Après la bataille
Mon père, ce héros au sourire si doux, Suivi d'un seul housard qu'il aimait entre tous Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille, Parcourait à cheval, le soir d'une bataille, Le champ couvert de morts sur qui tombait la nuit. Il lui sembla dans l'ombre entendre un faible bruit. C'était un Espagnol de l'armée en déroute Qui se traînait sanglant sur le bord de la route, Râlant, brisé, livide, et mort plus qu'à moitié. Et qui disait: " A boire! à boire par pitié ! " Mon père, ému, tendit à son housard fidèle Une gourde de rhum qui pendait à sa selle, Et dit : "Tiens, donne à boire à ce pauvre blessé. " Tout à coup, au moment où le housard baissé Se penchait vers lui, l'homme, une espèce de maure, Saisit un pistolet qu'il étreignait encore, Et vise au front mon père en criant: "Caramba ! " Le coup passa si près que le chapeau tomba Et que le cheval fit un écart en arrière. " Donne-lui tout de même à boire ", dit mon père. Victor Hugo, "Après la bataille", La Légende des Siècles, 1859
Poème romantique
A une femme
Enfant ! si j'étais roi, je donnerais l'empire, Et mon char, et mon sceptre, et mon peuple à genoux Et ma couronne d'or, et mes bains de porphyre, Et mes flottes, à qui la mer ne peut suffire, Pour un regard de vous !
Si j'étais Dieu, la terre et l'air avec les ondes, Les anges, les démons courbés devant ma loi, Et le profond chaos aux entrailles fécondes, L'éternité, l'espace, et les cieux, et les mondes, Pour un baiser de toi !
Victor Hugo (1802-1885), Les Feuilles d'automne, 1829

Poème romantique
Au bord de l'eau S'asseoir tous deux au bord d'un flot qui passe, Le voir passer ; Tous deux, s'il glisse un nuage en l'espace, Le voir glisser ; À l'horizon, s'il fume un toit de chaume, Le voir fumer ; Aux alentours, si quelque fleur embaume, S'en embaumer ; Si quelque fruit, où les abeilles goûtent, Tente, y goûter ; Si quelque oiseau, dans les bois qui l'écoutent, Chante, écouter ... Entendre au pied du saule où l'eau murmure L'eau murmurer ; Ne pas sentir, tant que ce rêve dure, Le temps durer ; Mais n'apportant de passion profonde Qu'à s'adorer ; Sans nul souci des querelles du monde, Les ignorer ; Et seuls, heureux devant tout ce qui lasse, Sans se lasser, Sentir l'amour, devant tout ce qui passe, Ne point passer ! René Armand François Prudhomme, dit Sully Prudhomme (1839-1907), "Au bord de l'eau", dans le recueil "Les veines tendresses" (1875)  Camille Pissarro, Jeune femme baignant ses pieds, 1895, Huile sur toile, 61 x 48 cm.
Poème romantique
Les Parfums
La moisson sent le pain : la terre boulangère Se trahit dans ses lourds épis aux grains roussis, Et caresse au parfum de ses chaumes durcis L'odorat du poète et de la ménagère.
La tête dans l'air bleu, les pieds dans la fougère, Les bois sont embaumés d'un arôme indécis. La mer souffle, en mourant sur les rochers noircis, Son haleine salubre et sa vapeur légère.
L'Océan, la moisson jaune, les arbres verts, Voilà les bons et grands parfums de l'univers ; Et l'on doute lequel est le parfum suprême.
J'oubliais les cheveux, tissu fragile et blond, Qu'on déroule et qu'on fait ruisseler tout du long, Tout du long des reins blancs de la femme qu'on aime. Albert Mérat, Les Chimères, 1866.
poème romantique
Soleils couchants
Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées ; Demain viendra l'orage, et le soir, et la nuit ; Puis l'aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ; Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s'enfuit !
Tous ces jours passeront ; ils passeront en foule Sur la face des mers, sur la face des monts, Sur les fleuves d'argent, sur les forêts où roule Comme un hymne confus des morts que nous aimons.
Et la face des eaux, et le front des montagnes, Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts S'iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes Prendra sans cesse aux monts le flot qu'il donne aux mers.
Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête, Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux, Je m'en irai bientôt, au milieu de la fête, Sans que rien manque au monde, immense et radieux ! Victor Hugo, Les Feuilles d'Automne, VI, 1831. 
Frédéric Edwin Church, Automne (1875) ;
Huile sur toile 39 x 61 cm ; musée Thyssen-Bomrmisza, Madrid
Poème romantique
A l'enfant malade pendant le siège Si vous continuez d'être ainsi toute pâle Dans notre air étouffant, Si je vous vois entrer dans mon ombre fatale, Moi vieillard, vous enfant ;
Si je vois de nos jours se confondre la chaîne, Moi qui sur mes genoux Vous contemple, et qui veux la mort pour moi prochaine, Et lointaine pour vous ;
Si vos mains sont toujours diaphanes et frêles, Si, dans vôtre berceau, Tremblante, vous avez l'air d'attendre des ailes Comme un petit oiseau ;
Si vous ne semblez pas prendre sur notre terre Racine pour longtemps, Si vous laissez errer, Jeanne, en notre mystère Vos doux yeux mécontents ; Si je ne vous vois pas gaie et rose et très forte, Si, triste, vous rêvez, Si vous ne fermez pas derrière vous la porte Par où vous arrivez ;
Si je ne vous vois pas comme une belle femme Marcher, vous bien porter, Rire, et si vous semblez être une petite âme Qui ne veut pas rester,
Je croirai qu'en ce monde où le suaire au lange Parfois peut confiner, Vous venez pour partir, et que vous êtes l'ange Chargé de m'emmener.
Victor Hugo, L'année terrible, 1872.
Poème romantique
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends. J'irai par la forêt, j'irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées, Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe, Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Victor Hugo, Les Contemplations,1856

Monet , La Pie, 1868-1869,
Huile sur toile, 89 x 130 cm, Musée d'Orsay, Paris.
Poème français
À Aurore
La nature est tout ce qu'on voit, Tout ce qu'on veut, tout ce qu'on aime. Tout ce qu'on sait, tout ce qu'on croit, Tout ce que l'on sent en soi-même.
Elle est belle pour qui la voit, Elle est bonne à celui qui l'aime, Elle est juste quand on y croit Et qu'on la respecte en soi-même.
Regarde le ciel, il te voit, Embrasse la terre, elle t'aime. La vérité c'est ce qu'on croit En la nature c'est toi-même.
George Sand (1804-1876) Contes d'une grand-mère vol. 1 (1873)
poème romantique
Jolies femmes
On leur fait des sonnets, passables quelquefois ; On baise cette main qu'elles daignent vous tendre ; On les suit à l'église, on les admire au bois ; On redevient Damis, on redevient Clitandre ; Le bal est leur triomphe, et l'on brigue leur choix ; On danse, on rit, on cause, et vous pouvez entendre, Tout en valsant, parmi les luths et les hautbois, Ces belles gazouiller de leur voix la plus tendre : - La force est tout ; la guerre est sainte ; l'échafaud Est bon ; il ne faut pas trop de lumière ; il faut Bâtir plus de prisons et bâtir moins d'écoles ;
Si Paris bouge, il faut des canons plein les forts. - Et ces colombes-là vous disent des paroles A faire remuer d'horreur les os des morts.
(Juillet 1870) Victor Hugo, Les quatre vents de l'esprit
Poème Romantique
Ton Souvenir est comme un livre bien aimé, Qu'on lit sans cesse, et qui jamais n'est refermé, Un livre où l'on vit mieux sa vie, et qui vous hante D'un rêve nostalgique, où l'âme se tourmente. Je voudrais, convoitant l'impossible en mes v½ux, Enfermer dans un vers l'odeur de tes cheveux ; Ciseler avec l'art patient des orfèvres Une phrase infléchie au contour de tes lèvres ; Emprisonner ce trouble et ces ondes d'émoi Qu'en tombant de ton âme, un mot propage en moi ; Dire quelle mer chante en vagues d'élégie Au golfe de tes seins où je me réfugie ; Dire, oh surtout ! tes yeux doux et tièdes parfois Comme une après-midi d'automne dans les bois ; De l'heure la plus chère enchâsser la relique, Et, sur le piano, tel soir mélancolique, Ressusciter l'écho presque religieux D'un ancien baiser attardé sur tes yeux. Albert Samain, Au jardin de l'infante, 1893 
Georges Sand
À Aurore
La nature est tout ce qu'on voit, Tout ce qu'on veut, tout ce qu'on aime. Tout ce qu'on sait, tout ce qu'on croit, Tout ce que l'on sent en soi-même.
Elle est belle pour qui la voit, Elle est bonne à celui qui l'aime, Elle est juste quand on y croit Et qu'on la respecte en soi-même.
Regarde le ciel, il te voit, Embrasse la terre, elle t'aime. La vérité c'est ce qu'on croit En la nature c'est toi-même.
George Sand (1804-1876), Contes d'une grand-mère vol. 1 (1873)
Poème romantique : Victor Hugo
Soleils couchants DefSemiHidden="true" DefQFormat="false" DefPriority="99" LatentStyleCount="267"> Le soleil s'est couché ce soir dans les nuées ; Demain viendra l'orage, et le soir, et la nuit ; Puis l'aube, et ses clartés de vapeurs obstruées ; Puis les nuits, puis les jours, pas du temps qui s'enfuit ! Tous ces jours passeront ; ils passeront en foule Sur la face des mers, sur la face des monts, Sur les fleuves d'argent, sur les forêts où roule Comme un hymne confus des morts que nous aimons. Et la face des eaux, et le front des montagnes, Ridés et non vieillis, et les bois toujours verts S'iront rajeunissant ; le fleuve des campagnes Prendra sans cesse aux monts le flot qu'il donne aux mers. Mais moi, sous chaque jour courbant plus bas ma tête, Je passe, et, refroidi sous ce soleil joyeux, Je m'en irai bientôt, au milieu de la fête, Sans que rien manque au monde, immense et radieux ! Victor Hugo, Les Feuilles d'automne, Poème VI, 1831
Vincent Van Gogh, Champs de blé aux Corbeaux, 1890 Peinture à l'huile, 50.5 × 100.5cm, Musée van Gogh, Amsterdam
Poème romantique
Nous étions, elle et moi, dans cet avril charmant De l'amour qui commence en éblouissement. Ô souvenirs ! ô temps ! heures évanouies ! Nous allions, le c½ur plein d'extases inouïes, Ensemble dans les bois, et la main dans la main. Pour prendre le sentier nous quittions le chemin, Nous quittions le sentier pour marcher dans les herbes. Le ciel resplendissait dans ses regards superbes ; Elle disait : Je t'aime ! et je me sentais dieu.
Parfois, près d'une source, on s'asseyait un peu. Que de fois j'ai montré sa gorge aux branches d'arbre ! Rougissante et pareille aux naïades de marbre, Tu baignais tes pieds nus et blancs comme le lait. Puis nous nous en allions rêveurs. Il me semblait, En regardant autour de nous les pâquerettes, Les boutons-d'or joyeux, les pervenches secrètes Et les frais liserons d'une eau pure arrosés, Que ces petites fleurs étaient tous les baisers Tombés dans le trajet de ma bouche à ta bouche Pendant que nous marchions ; et la grotte farouche Et la ronce sauvage et le roc chauve et noir, Envieux, murmuraient : Que va dire ce soir Diane aux chastes yeux, la déesse étoilée, En voyant toute l'herbe au fond du bois foulée ?
Victor Hugo, Toute la Lyre, 1888
Vincent Van Gogh, Sous-bois avec deux personnages, 1890 Cincinnati Art Museum, Ohio.
Poème romantique
Enfant ! Si j'étais roi, je donnerais l'empire, Et mon char, et mon sceptre, et mon peuple à genoux Et ma couronne d'or, et mes bains de porphyre, Et mes flottes, à qui la mer ne peut suffire, Pour un regard de vous ! Si j'étais Dieu, la terre et l'air avec les ondes, Les anges, les démons courbés devant ma loi, Et le profond chaos aux entrailles fécondes, L'éternité, l'espace, et les cieux, et les mondes, Pour un baiser de toi ! Victor Hugo, " A une femme", Les Feuilles d'automne, 1831.
 Caspar David Friedrich, Le Voyageur contemplant une mer de nuages, 1818, Huile sur toile : 94,4 x 74,8 cm, Kunsthalle, Hambourg. DefSemiHidden="true" DefQFormat="false" DefPriority="99" LatentStyleCount="267"> DefSemiHidden="true" DefQFormat="false" DefPriority="99" LatentStyleCount="267">
Poème romantique
J'ai perdu ma force et ma vie, Et mes amis et ma gaieté; J'ai perdu jusqu'à la fierté Qui faisait croire à mon génie.Quand j'ai connu la Vérité, J'ai cru que c'était une amie; Quand je l'ai comprise et sentie, J'en étais déjà dégoûté.Et pourtant elle est éternelle, Et ceux qui se sont passés d'elle Ici-bas ont tout ignoré.Dieu parle, il faut qu'on lui réponde. Le seul bien qui me reste au monde Est d'avoir quelquefois pleuré Alfred de Musset , Tristesse, 1840  Vincent Van Gogh, Le Vieil homme triste, 1890 Huile sur toile, 81 x 65cm, Musée Kröller-Müller, Otterlo
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