Penser après les cours...!

Préparer la représentation théâtrale de lundi 11 octobre

Par cyberblaise - publié le vendredi 8 octobre 2010 à 17:14 dans 2nde7 (2010-2011)

Pour ceux qui découvrent l'univers du théâtre, vous pouvez explorer ce site

http://users.skynet.be/fralica/refer/theorie/theocom/lecture/6mltheat.htm

notamment pour comprendre l'évolution du dispositif théâtral à travers les âges et pour apprendre le vocabulaire du théâtre. Attachez-vous notamment aux définitions de la scénographie.

Ici, un compte rendu d'élèves d'option théâtre qui ont réfléchi à la scénographie lors d'un stage avec un scénographe: http://ww2.ac-poitiers.fr/theatre/spip.php?article26&debut_page=1#sommaire_1


Pour devenir scénographe, quelles études?

http://www.studya.com/formations_metiers/ART/decorateur_scenographe.htm



Le registre fantastique (2nde7)

Par cyberblaise - publié le mardi 28 septembre 2010 à 13:54 dans 2nde7 (2010-2011)

Le fantastique n'est pas exactement  le surnaturel. Pour qu'il y ait registre fantastique, il faut que dans un contexte réaliste quelque chose se produise qui soit interprété comme une intrusion du surnaturel dans un univers quotidien.

Pour le lecteur, il doit y avoir un doute sur l'interprétation à donner du phénomène jugé surnaturel par le personnage, par exemple dans le dernier chapitre du Meunier Hurlant, les villageois semblent considérer que le loup et le chien qui les harcèlent sont une réincarnation d'Huttunen et Portimo, mais la présence des deux animaux pourrait être tout à fait naturelle et le lecteur peut penser que la légende qui naît témoigne du sentiment de malaise et de culpabilité de la communauté villageoise qui a mal agi envers Huttunen en refusant de l'intégrer à cause de sa particularité et malgré ses qualités.


En savoir plus sur le fantastique:  http://www.clioetcalliope.com/cont/fantastique/fantastique2.htm

Comparaison du début et de la fin du roman Le Meunier Hurlant

Par cyberblaise - publié le mardi 28 septembre 2010 à 11:42 dans 2nde7 (2010-2011)

Comparaison premier et dernier chapitre du Meunier Hurlant.(Notes)

I Ressemblances : Réalisme : toponymes précis, allusion à Interpol, scènes de la vie rurale en Finlande : tuer le cochon, pêcher en hiver en faisant un trou dans la glace, aller à l'église. Mais basculement dans le fantastique : les deux hommes remplacés par les deux bêtes, naissance d'une légende comme au début il y avait déjà indices de conte.

Point de vue des villageois dans les deux cas : cf présence du « on » et des verbes de perception : "on apprit, on repéra, on constata..." Cf examen des traces de ski de Huttunen//traces du loup et du chien.

Présence des animaux : Huttunen imite les animaux// chien et loup se substituent à Huttunen et Portimo. Hurlements de Huttunen//hurlement du loup. Les bêtes semblent comme la réincarnation des deux disparus. Cf femmes qui s'en occupent : naissance d'une légende.

Phénomènes d'échos du début à la fin: cf traces de ski, traces des animaux, hurlements, attitude des femmes.

Présence ironique du narrateur qui se moque des personnages moralement condamnables cf mère Siponen menteuse sur son handicap dont la supercherie est éventée au grand jour puisqu'elle trouve son salut dans la fuite et "qu'elle fait l'admiration des amateurs de sport." ! CF Ironie de la formule finale les hurlements d'Huttinen paraissant plus naturels que ceux du loup. Scènes de malheurs des opposants d'Huttunene à la fois cruelles (Le nez gelé et le bras gelé du commissaire et du docteur) et farcesques( la fuite de la mère Siponen).

IIDifférences : Chapitre 1 : arrivée, apparition d'un inconnu, célibataire, mystérieux// disparition de deux personnages à la fin. Huttunen n'est plus seul contre le groupe : l'un des opposants est devenu clairement un adjuvant : Portimo le policier a disparu avec lui, soutien mutuel des deux femmes adjuvantes et du facteur. Mise en avant des valeurs de solidarité, amitié, liberté. L'exemple de Huttunen a été contagieux. Il ya deux camps qui s'opposent, qui ne partagent pas la même vision du monde.

Chap1 : Eté jusqu'à hiver, dernier chapitre surtout automne et hiver : saisons plus rudes.

Basculement dans le fantastique : dernier chapitre centré sur les malheurs successifs des opposants : égorgement des poules de Siponen, vol du cochon de Vittavvara, attaque du commissaire et du Dr Ervinnen près de l'étang, attaque de mère Siponen qui met en lumière son mensonge : les deux bêtes apparaissent dans la légende qui se met en place comme les vengeurs de Huttunen et Portimo, signe des remords et du sentiment de culpabilité du village : ils semblent punir et parfois cruellement les « méchants ». Vrai fantastique car l'on ne sait si les bêtes sont tout simplement des animaux qui agissent selon leur instinct ou si elles sont les réincarnations des héros : indécidabilité qui est le propre du fantastique : explication rationnelle possible ou surnaturelle selon le point de vue.

Le dernier chapitre règle le sort de tous les opposants d'Huttunen et montre que la « chasse » n'a pas été gagnée par les villageois puisqu'ils ne parviennent pas à se débarrasser du couple sauvage et effrayant du loup et du chien. Mise en évidence de la force de l'amitié et de l'intelligence.

Fin à la fois ouverte puisque le village n'en a pas fini avec Huttunen et fermée car les méchants ont été punis !


Exemple d'analyse de titre (2nde7)

Par cyberblaise - publié le samedi 25 septembre 2010 à 11:46 dans 2nde7 (2010-2011)

Analyse d'un titre de roman :

La douce empoisonneuse.

En dénotation, le titre met l'accent sur un personnage féminin qui accomplirait en douceur un meurtre par empoisonnement. Le groupe nominal composé d'un nom et d'un adjectif est aussi un oxymore puisqu'il ya une sorte de contradiction entre l'action d'empoisonner et la douceur. Le mot « empoisonneuse » peut aussi avoir un sens figuré : on traite d'empoisonneuse une femme exaspérante qui gâche la vie de quelqu'un.

(Pour reformuler un titre en dénotation, songez à utiliser un dictionnaire qui définit les termes.)

Par connotation, on peut songer au titre d'un roman policier qui mettrait en scène un assassin au féminin qui se cacherait sous des dehors discrets et même affables, une femme fatale dont la douceur serait dangereuse. L'on peut songer aussi par référence à l'univers satirique d'Arto Paasillina à une histoire de relations entre voisin et voisine qui vireraient à l'aigre, le personnage féminin suscitant de plus en plus le rejet. « La douce empoisonneuse » serait alors la façon dont son entourage nomme le personnage principal portant sur elle un jugement. Le titre donne envie de savoir qui elle est, pourquoi elle « empoisonne » et de quelle manière, créant un suspense avant même le démarrage de la lecture.


L'espace et le temps dans un roman

Par cyberblaise - publié le mardi 21 septembre 2010 à 11:43 dans 2nde7 (2010-2011)

Toujours pour réviser certaines notions découvertes en collège et utilisées ce matin pour étudier l'incipit du Meunier Hurlant. N'hésitez pas à me poser des questions.

http://www.espacefrancais.com/roman/espace_temps.html


Pour quelqu'un qui est familier des notions plus haut, voici de quoi approfondir la fonction de l'espace dans un roman:

http://emile.simonnet.free.fr/sitfen/narrat/espace.htm


Réviser la notion de point de vue ou focalisation ( 2NDE7)

Par cyberblaise - publié le mardi 21 septembre 2010 à 06:49 dans 2nde7 (2010-2011)

Pour narrer son histoire, le narrateur peut varier les points de vue. Voir ici

http://www.espacefrancais.com/roman/focalisations.html


Ce qui importe c'est de repérer la façon dont on reconnaît un point de vue et l'effet qu'il produit sur le lecteur.

Film : Un homme qui crie ( 2nde7)

Par cyberblaise - publié le dimanche 19 septembre 2010 à 15:18 dans 2nde7 (2010-2011)

Notre réflexion sur le cri  ( cri de folie, de souffrance, de révolte, remède à la solitude, voix de l'animalité en nous?) dans le cadre de l'étude du Meunier Hurlant de Paasilinna trouvera peut-être son prolongement dans le film primé à Cannes qui sortira le 29 septembre: Un homme qui crie du réalisateur tchadien Mahamat Saleh Haroun.


Synopsis : Le Tchad de nos jours. Adam, la soixantaine, ancien champion de natation est maitre nageur de la piscine d'un hôtel de luxe à N'Djamena. Lors du rachat de l'hôtel par des repreneurs chinois, il doit laisser la place à son fils Abdel. Il vit très mal cette situation qu'il considère comme une déchéance sociale.
Le pays est en proie à la guerre civile et les rebelles armés menacent le pouvoir. Le gouvernement, en réaction, fait appel à la population pour un "effort de guerre" exigeant d'eux argent ou enfant en âge de combattre les assaillants. Adam est ainsi harcelé par son Chef de Quartier pour sa contribution. Mais Adam n'a pas d'argent, il n'a que son fils...

voici quelques articles de presse:


http://www.lemonde.fr/festival-de-cannes/article/2010/05/17/un-homme-qui-crie-entre-omnipresence-de-la-guerre-et-rationalisation-economique-le-cri-du-tchadien-mahamat-saleh-haroun_1352631_766360.html


http://www.cinemas-utopia.org/avignon/index.php?id=1118&mode=film


Une vidéo d'Arte avec une interview du réalisateur:

http://videos.arte.tv/fr/videos/_un_homme_qui_crie_de_mahamat_saleh_haroun-3222648.html

Le Cri du peintre norvégien Munch

Par cyberblaise - publié le mardi 14 septembre 2010 à 19:14 dans 2nde7 (2010-2011)

Pour faire votre fiche biographique sur le peintre, vous pouvez lire l'article suivant:

http://art-deco.france.pagesperso-orange.fr/munch.htm


 et revoir une représentation du tableau là

http://www.ibiblio.org/wm/paint/auth/munch/munch.scream.jpg

Faire connaissance: séance 1 (2nde7)

Par cyberblaise - publié le mercredi 8 septembre 2010 à 14:44 dans 2nde7 (2010-2011)

Je vous avais demandé un résumé de la séance 1 afin que vous puissiez réfléchir à ce qu'elle vous apportait. En classe, Guillaume a lu sa proposition qui était intéressante et je vous ai incités à toujours chercher à exprimer le maximum de choses que vous avez retenu d'une séance ou d'une activité. Au lycée, il faut prendre conscience des méthodes mises en oeuvre pour pouvoir les réutiliser.

Voilà un exemple de compte rendu rédigé par mes soins. Dans votre classeur, dans la partie Méthodes, j'aimerais pouvoir retrouver votre texte ou le mien, ou les deux!


 Méthode :

Résumé de la séance Faire Connaissance : la séance était destinée à faire en sorte que la classe se connaisse plus rapidement. La salle avait été aménagée pour que nous puissions nous déplacer et nous assoir en cercle sur nos chaises.

Le premier exercice nous a demandé d'utiliser nos prénoms comme une balle et de le faire sonner dans le cercle constitué par les élèves de telle sorte que le groupe prenne conscience de la voix de chacun et identifie les prénoms. Au bout de trois tours de jeu, certains étaient capables de dire le prénom de chacun des membres du groupe. Puis chacun s'est présenté en faisant un geste qui a permis à certaines personnalités de se démarquer. Le professeur nous a demandé de nous « installer » dans les exercices, de les faire le mieux possible.

Puis nous nous sommes lancés des balles en tissus en appelant notre camarade et en nous assurant de la communication par un échange de regard, la balle ne devait pas tomber sous peine de tuer l'ensemble du groupe : nous avons pu ainsi travailler notre connaissance des autres, vérifier si nous étions capables de les identifier. A la fin de l'exercice, trois balles pouvaient circuler dans le groupe.

La troisième activité a consisté  à répondre à des questions du professeur pour mieux connaître les personnalités : Qui joue au foot ? Qui préfère le rugby au foot ? Qui pense que l'on ne fait pas assez de travaux manuels au collège ? Qui fait partie d'une association ? Qui a lu Millénium ? etc le but est de faire parler tout le monde  un peu de soi , de se découvrir.

Le professeur a profité des exercices pour expliquer certaines choses : ces exercices sont pratiqués dans les cours de théâtre et dans les activités où il faut rapidement créer un groupe solidaire cf animateur BAFA. Elle a donné des consignes pour la suite : si elle lève le bras quand nous sommes en groupes ou en exercices oraux, il faut se taire, c'est qu'elle veut s'adresser à tout le groupe. Elle a parlé des «  gestes parasites » qui sont faits inconsciemment et qu'un comédien doit contrôler lorsqu'il joue. Elle a insisté sur l'écoute et la demande de parole pour que l'échange dans le groupe soit calme et harmonieux. Elle a dit qu'au théâtre, certains exercice étaient » danse- harmonie «  et d'autres « agon », mot grec que l'on trouve dans « agonie »( combat contre la mort des mourants), « agonisant » en français et qui signifie  conflit, lutte.



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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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