Penser après les cours...!

Raymond Sarti scénographe d'Hiver de Zinnie Harris, mise en scène Guy Pierre Couleau

Par cyberblaise - publié le lundi 22 novembre 2010 à 18:52 dans 2nde7 (2010-2011)

Pour mieux connaître le métier de scénographe et en particulier le travil de Raymond Sarti, allez là: http://www.raymondsarti.com/

Ecouter Guy Pierre Couleau parler de la pièce Hiver de Zinnie Harris

Par cyberblaise - publié le lundi 22 novembre 2010 à 18:46 dans 2nde7 (2010-2011)

Vous pouvez écouter le metteur en scène à propos de la pièce qu'il monte sur la video qui est là: http://www.youtube.com/watch?v=THtHMq__ROE

7 questions préparatoires au commentaire de la scène de rencontre. (2nde7)

Par cyberblaise - publié le vendredi 19 novembre 2010 à 13:10 dans 2nde7 (2010-2011)

Scène de rencontre amoureuse dans Le Meunier Hurlant

1.       Scène encore au début du roman de Paasalina. Le lecteur sait que Huttunen est célibataire, rumeur d'avoir perdu sa femme dans l'incendie de son moulin. Personnage jugé étrange dont on se demande comment il pourrait se comporter avec les femmes donc effet d'attente. Le lecteur suppose qu'une insertion dans le village réclame que la question de la relation aux femmes soit traitée dans le roman.

Présupposés de la rencontre : cadre où elle se passe, influence positive ou négative ? Portrait de la femme en point de vue interne ? Portraits alternés ? Description élogieuse ?

Effets de la rencontre sur les protagonistes : trouble ? Sous quelle forme ? Conséquences ?

Narrateur ? Même ironie que dans l'incipit ? Jugement sur les personnages et leur comportement ?

Temps du récit alternance passé simple (actions)- imparfait(description) ou répétition « cf refusait »)ou durée « agitait » : moment suspendu, dialogue au temps du discours :présent

Impression de théâtralité. Scènes à jouer.

2. Narrateur extérieur à l'histoire. Dans les deux premières lignes, sa voix ironique est discrète mais perceptible à travers l'emploi de l'adjectif évaluatif « charmante » ; La jeune femme lui apparaît séduisante à lui ! Organise les circonstances de la rencontre, le placement des personnages, nous montre leur agissement en quasi focalisation externe sans révéler les informations qu'il aurait. Premier portrait de la femme d'abord du point de vue du narrateur : désignation « une charmante visiteuse », « une femme » : indéfinie puis « elle », puis « l'arrivante »

Caractérisation : âge : trentaine, physique : teint rose, bien en chair : insistance sur la santé. Vêtement : robe d'été à fleurs : féminité mise en avant, légèreté du vêtement qui met en valeur la chair, gaieté, cheveux recouvert d'un foulard clair : usage à la campagne quand on est uen femme respectable de ne pas se montrer ‘ en cheveux » cf société protestante, contraste entre la chair appétissante et la retenue du « foulard, n'est peut-être pas consciente de sa séduction ou est consciente de la nécessité de la bienséance.( peut-être toujours légère ironie)

Jugement portée sur elle : "belle", deuxième adjectif « robuste » fait partie du critère de beauté à la campagne ? contraste entre la force du corps et la « voix frêle  de fillette » : corps de femmes mais mentalité de petite fille ?

Très vite narration en focalisation interne : d'abord point de vue de la femme cf « regardait l'homme demi nu » (importance de la désignation : le lecteur et le narrateur savent qu'il s'agit d'Huttunen) au travail. Donc son point de vue sur l'homme comme surpris à son insu.

Puis point de vue de Huttunen : regarda son œuvre, entendit une claire voix de femme, se tourna vers la voix : donc perception de l'homme sur la femme. Discours indirect libre : elle paraissait vraiment jolie dans le soleil et la brise printanière.

La voyait d'en bas, on voyait même sa culotte (ironie du narrateur : tous les lecteurs transformés en voyeur= contre plongée.

Parfois pensée de Huttunen ou réflexion du narrateur : « la femme ne se rendait pas compte qu'elle était généreusement exposée, ou n'avait pas honte de montrer ses régions cuissières ; »  ironie du "généreusement", de l'expression « région cuissière » : humour)

Reprise de l'action : Huttunen se hissa… tendit la main au meunier. Fin sur les présentations et le salut. Passages au discours direct.

3 .  Structure fondée sur les changements de focalisation : circonstances mises en place, description de la femme qui arrive, appel de la femme au discours direct, portrait en action de Huttunen du point de vue de la femme : entrain de réparer le moulin. Commentaire de Huttunen sur la réussite de son travail «  Je t'ai eue, salope » à double entente évidemment : la roue et la femme, ironie du narrateur. Logique de l'enchaînement explicite : « l'eau étant maîtrisée » moins de bruit donc  Huttunen entend la femme. Point de vue de Huttunen sur l'arrivante. Sortie de l'eau du meunier : retour à l'action et présentation dans échange rapide dialogué.

4. champs lexicaux :

Cadre spatio-temporel : rivière, pont, eau froide, grondement des rapides : obstacles ! chantier du moulin, dans le soleil et la brise printanière : "locus amoenus" et printemps: saison des amours !

Champ lexical du travail de force : "mettre en place la roue à aube réparée, chantier, luttait, pesant de toutes ses forces sur la roue pour la placer dans son logement, tourillon palier, effort, loger la grande roue à sa place axe, aubes, œuvre" : virilité, puissance, habilité technique, franc parler : héros victorieux, champion, combat contre la roue ( toujours ironie dans le jeu avec les codes et les clichés, peut-être sous entendu grivois : objets qui évoquent les organes sexuels : roue et axe, masculin/féminin.

Champ lexical du portrait féminin valorisé : voir 3. "belle,  agitait aimablement" ( ironie), "paraissait vraiment jolie" (ironie) vignette cliché) couleurs féminines de princesse, de conte : "rose, blonds", robustesse : "bien en chair, cuisse ronde, mollet solide" importance dans le texte de la nudité : "demi-nu, bien en chair cuisse ronde, généreusement exposée, régions cuissières », "s'habilla rapidement" : après érotisme rêvé, retour au cadre social et aux convenances.

Vêtements : "robe d'été à fleurs, foulard", qu'elle enlève et agite surtout dessous affriolants : déjà "caleçon" pour lui,"culotte, bas à couture et jarretelle" : cliché à la Marylin : "sous la robe soulevée par le vent » : fantasme érotique, comique tellement il est stéréotypé. Naiveté, bêtise de la jeune femme ou liberté, naturel dans une société prude. Ironie de « enchanté » à prendre au premier degré: magie du coup de foudre. Trouble qui se manifeste par la difficulté à « articuler ».

Pudeur au moment où il se rhabille ? met un certain temps à se hisser puis rapidement, elle se retourne après s'être éloignée de quelques pas vers le moulin.

Champ lexical masculin : mince et musclé, ses forces.

5.Type de phrases : phrase présentative : "c'est à ce moment… "qui rend l'apparition de la jeune femme solennel, dramatise, annonce un événement par la mise en relief du « moment », décisif. confirmer par le sens du verbe « surgir » ( ironie : destin en marche, événement perturbateur ?)

Phrase adversative : belle, mais voix frêle : opposition, effet dilatoire de la rencontre, mais c'est ce qui permet le coup de foudre : elle a le temps de voir l'homme au travail et d'apprécier sa musculature !

Exclamatives de l'appel, de la voix qui hèle.

Deux points à valeur causale : parce que.

Juxtaposition de propositions plus apte à exprimer les actions, la lutte.

Rythme ternaire des adverbes : aussitôt, d'abord, plus vite : suspens, marchera, marchera pas .

Rythme ternaire des propositions .Répétition du verbe « voir » insistance sur le voyeurisme.

Alternatives pour expliquer le comportement de la femme.

6. Figures de style : registre ironique qui produit des effets comiques. Charme du récit, jeu avec le lecteur en connivence.

Comparaison de la voix frêle avec celle du'une petite fille.

Personnification des rapides ; grondements, mais figure lexicalisée.Personnification de la roue.

Vocabulaire familier : "se démener, salope."

Métaphore:« Régions cuissières » : intimité féminine comme un pays à parcourir, un univers , fantasme érotique.


Recherche sur Zola (2nde7)

Par cyberblaise - publié le dimanche 14 novembre 2010 à 11:56 dans 2nde7 (2010-2011)

Pour vous aider à avancer dans les réponses au questionnaire sur Zola, allez directement aux fiches suivantes en plus de l'exposition virtuelle:

http://expositions.bnf.fr/zola/zola/pedago/fiches/index.htm

Tristan et Yseult (2nde7)

Par cyberblaise - publié le mercredi 10 novembre 2010 à 14:37 dans 2nde7 (2010-2011)

En savoir plus: http://mythologica.fr/medieval/tristan.htm


Une étude du poème de Béroul sur le site d'une collègue:

http://elisabeth.kennel.perso.neuf.fr/le_roman_de_tristan.htm

Amour et roman (2nde7)

Par cyberblaise - publié le mercredi 10 novembre 2010 à 14:28 dans 2nde7 (2010-2011)

 Séance du mardi 9 novembre:

Pourquoi roman et amour sont-ils souvent associés ? Synthèse des réponses proposées par la classe.

-          Réponse liée à une réflexion sur le mot « roman » : origine liée à la langue romane c'est-à-dire le français par différence avec la langue latine, langue des lettrés et des savants, et au roman de chevalerie de la fin du Moyen Age. Alors que l'épopée, genre narratif d'où est issu le roman, relate les exploits guerriers de personnages qui représentent la collectivité cf L'Iliade et l'Odyssée d'Homère, le roman de chevalerie met en scène des personnages de chevaliers plus individualisés qui combattent pour leur Dame et pour leur suzerain, la femme aimée devenant elle-même une figure de suzerain. L'histoire se concentre sur les sentiments des personnages et leur passion. L'amour est occasion d'aventures, de prouesses, de sacrifices. Cf Tristan et Yseult : «  histoire d'amour et de mort ». Donc le rapprochement entre amour et roman est lié à l'origine de ce genre littéraire. Cf aussi le mot anglais « romance » qui signifie histoire d'amour.Aussi l'expression familière " C'est du roman!" "Tu vis une histoire très romanesque" au sens de trop belle pour être vraie, notamment dans le domaine amoureux.

-          Réponse liée à la structure du roman : si le roman développe un schéma de quête (recherche d'un trésor, d'un coupable, de réussite sociale etc), la quête amoureuse est tout à fait propre à se développer en péripéties : quête de l'être aimé, âme-sœur qu'il faut trouver, recherche du bonheur, de la satisfaction du désir. L'être aimé peut aussi être considéré comme un adjuvant de la quête ou un opposant sur le chemin de la réalisation du projet du héros. Certains romans que l'on appelle des romans sentimentaux- « romans à l'eau de rose »- sont centrés sur la quête amoureuse et sont très prisés souvent d'un lectorat féminin. Cf la collection des romans Harlequin.

-          Réponse centrée sur les fonctions du roman telles qu'elles apparaissent dans certaines définitions : si le roman raconte l'histoire de personnages fictifs qui ressemblent à des êtres humains par leurs actions et réactions, comportements et pensées, il est normal que le sentiment amoureux fasse partie des sentiments que l'on découvre dans les romans, par exemple dans les romans d'apprentissage ou d'éducation qui relatent comment un adolescent devient un adulte et s'intègre dans la société. il s'agit de l'une des étapes importantes du développement de l'être humain. Si le roman a pour fonction l'étude des mœurs c'est-à-dire des comportements et façons de vivre, si le roman permet au lecteur d'étudier les sentiments et les passions par le biais des actions des personnages ou de l'accès à leur intériorité et pensée, il est attendu que le sentiment amoureux soit évoqué puisqu'il occupe une grande place dans les préoccupations humaines.Cf la Princesse de Clèves de Madame de Lafayette, les romans psychologiques.

-          L'importance du désir et de l'amour dans les sociétés humaines fait aussi que ce thème soit un argument dans le succès des romans, un « ingrédient » romanesque qui séduit et attire les lecteurs.


Comparaison de l'incipit de Germinal avec le début du film de Claude Berri.

Par cyberblaise - publié le vendredi 5 novembre 2010 à 18:31 dans 2nde7 (2010-2011)

Pour revoir le début du film:

 http://www.youtube.com/watch?v=8Hy1B72A94o

Comparaison de l'incipit de Germinal avec le début du film de Berry

Les quatre premières minutes du film relatent l'arrivée de Lantier à la mine et sa rencontre avec Bonne Mort. Seul le générique reprend la scène de la marche vers la mine qui occupe les quarante premières lignes du roman. Le réalisateur ne conserve pas la dimension fantastique et visionnaire du texte de Zola : il raccourcit considérablement la durée du trajet, en montrant quelques plans de pas d'un homme foulant un pavé luisant de pluie et ne montre pas la progression pénible et angoissante de l'inconnu dans une nature hostile, comme le fait l'incipit qui met en scène un homme seul au cœur des ténèbres dans un espace terrestre qui a des allures d'océan, battu par la tempête puisque le texte contient des comparaisons « comme une mer » et un champ lexical de la mer ( rafales, jetée, embruns) qui donne au passage une dimension cosmique. Seule une écoute attentive de la bandeson révèle que Berri n'a pas complètement occulté cet aspect du texte puisque les bruits de la mine que l'on entend en parallèle de la musique peuvent faire penser au déferlement des vagues.

Lantier n'est pas nommé de suite, il apparaît comme un représentant de la condition humaine luttant contre des forces hostiles et cherchant son salut du côté des feux allumés au loin. Cette différence est encore accentuée par le changement de costumes ; l'inconnu de Zola ne porte qu'une mince veste de coton qui signale sa pauvreté et le laisse démuni devant le froid cinglant, il n'a pour tout bagage qu'un carré de tissus alors que dans le film Lantier porte un manteau et une valise, semble rasé de frais et ne pas trop souffrir du froid .Il ressemble plus à un bourgeois qu'à un ouvrier , peut-être Berri veut-il déjà suggérer la différence entre Lantier qui sera l'un des meneurs de la grève et les autres ouvriers.

Le réalisateur conserve cependant l'alternance des points de vue qui existe dans le roman en privilégiant comme Zola le point de vue du personnage sur le lieu qu'il découvre. Les plans de la mine qui ouvrent le générique semblent vus par Lantier  qui s'en rapprochent et la séquence fait alterner des plans du visage de Lantier- source du point de vue – avec des plans qui décrivent l'usine et le travail qui s'y effectue en surface .Comme dans le roman, la mine a des allures de « tréteaux «  de théâtre et s'offre en spectacle au nouvel arrivant avec ses machines, ses plates-formes, ses tourelles de bois dans lesquelles s'activent ouvriers et chevaux .Les roues de métal actionnées par les ouvriers peuvent par ailleurs faire penser à une autre image du travail industriel, celle qu'en donne Chaplin dans les Temps Modernes.

http://www.dailymotion.com/video/xat28o_les-temps-modernes-modern-times-cha_shortfilms

Ces changements accentuent le réalisme du film qui s'intéresse à la description du travail de la mine, aux conditions de travail des mineurs, aux questions de propriété. Berri privilégie le dialogue entre Bonne-Mort et Lantier pour transmettre les informations nécessaires au spectateur pour comprendre la situation initiale. La dimension naturaliste réside davantage dans la scène de quintes de toux et de crachat de Bonne Mort car elle donne toute sa place aux conséquences médicales de l'exploitation des mineurs, à la dimension corporelle de l'existence des personnages, à la satire sociale qui découle du constat de la condition misérable faite aux mineurs, objectivement à travers l'explication par Bonne Mort de son curieux surnom. Des renseignements sur l'identité de son interlocuteur nécessaires à Lantier permettent indirectement de révéler la dure vie que l'on fait mener aux mineurs, en toute vraisemblance.

La vie devant soi de Romain Gary sur France Culture (2nde7)

Par cyberblaise - publié le mardi 2 novembre 2010 à 10:57 dans 2nde7 (2010-2011)

Pour prolonger l'étude de l'incipit de ce roman, cette émission de France Culture:

http://www.franceculture.com/emission-les-nouveaux-chemins-de-la-connaissance-romain-gary-55-la-vie-devant-soi-2010-10-22.html (30 minutes)

La satire dans Le Meunier Hurlant.

Par cyberblaise - publié le jeudi 21 octobre 2010 à 14:14 dans 2nde7 (2010-2011)

Peut-on dans le roman Le Meunier Hurlant percevoir un critique de la société ?

Réponse de Pierre Fritsch en 2nde7

 

  Dans ce roman, on peut percevoir une satire, un critique de la société. En effet Huttunen est mal perçu par les villageois. Gunnar n'est pas cependant une personne de mauvaise foi,  bien au contraire, il aide les gens, a le dos large,  veut que tout le monde se sente bien avec lui.

   On se rend très vite compte que Nanar a beaucoup de mal à se faire accepter par les villageois, dès le début, lorsque de gros blocs de glace menacent le moulin, personne ne lui vient en aide ; les villageois le regardent en espérant pouvoir se moquer de lui si son moulin cédait. Dès lors qu'il commence à crier le soir imitant des animaux, le village semble le rejeter, le village le discrimine : il est différent alors on le rejette. Mais Gunnar est bon, il va un peu comme un policier, un gardien de la paix, un justicier rétablir l'ordre : il sait que le marchant a truquer sa balance, il sait que Mme Siponen est fainéante mais pas handicapée, il sait que le médecin imite aussi les animaux tout comme lui,  il sait les défauts, les tricheries de tous les villageois. Gunnar est alors en position de force et de pression face aux villageois qui on « le pouvoir », les villageois s'unissent alors contre Gunnar pour le rejeter et alors se protéger : Gunnar paie pour sa droiture et après s'être « emporté » avec le médecin, il se fait diagnostiquer fou alors qu'il ne fait que « prêcher la bonne parole ».

  La société rejette Huttunen car il est droit, bon, il trouve la triche et la mesquinerie des villageois et ça dérange : pour avoir quelque chose à lui reprocher,  le commerçant force Nanar à voler plutôt qu'à acheter mais ce dernier préfère avoir faim plutôt que de voler.

  On peut aussi penser que le village ainsi que la société rejette l'étranger : ici Gunnar Huttunen car il aurait une origine ethnique différente de celle des gens du pays en effet il est bien plus grand, il avait un nez long, des yeux enfoncés, un haut front, un grand menton, tout le différenciait des autres habitants. On préfère savoir l'étranger enfermé que dans le village même si on ne le connait pas, s'il n'est pas méchant : il est juste différent. Même à l'écart du village,  les gens on peur de lui : les villageois appellent même l'armée ainsi qu'Interpole alors que, même s'il dérape de temps en temps, il est « normal », bien que ce mot désigne déjà l'exclusion, la discrimination car qui peut, qui a le pouvoir de fixer les limites du  normal et de l'anormal : personne ne l'a.

  Dans ce roman on peut percevoir la satire des travers et défauts de l humanité :

- La fainéantise avec Mme Siponen qui se fait passer pour handicapée  alors qu'elle ne l'ai pas, son comportement, c'est juste pour se faire assister.

-La vengeance avec par exemple Huttunnen qui brûle l'église pour compenser sa mise à l'écart,la violence finissant par engendrer une véritable violence en retour

-La jalousie ainsi que la méchanceté avec le commerçant qui veut faire voler Huttunen alors qu'il meurt de faim mais celui-ci reste accroché à ses principes et renonce.

On peut également apercevoir une satire des institutions :

-La banque est montrée du doigt car elle refuse de rendre l'argent de l'exclus, elle essaye de lui  cacher un de ses livret mais Huttunen le remarque.

-L'asile est aussi montré du doigt car il est décrit comme une prison dans laquelle les patients sont considérés comme des détenus et non comme des gens à soigner.

-Le médecin est dénoncé car il a le pouvoir d'enfermer (on parle d'enfermement dans ce cas là) une personne sans problèmes car il dérange, ou plutôt remet en ordre le petit train train quotidien du village. Il peut donc abuser de son pouvoir.

-Même l'église est critiquée car le prêtre est pour la mise à l' écart, l'enfermement d'Huttunen.

  Arto paasilina dénonce la  société, la communauté, le village, car les gens y sont  inégalitaires et corrompus.

 

  Le Meunier Hurlant contient donc la forme de plusieurs satire de la société : soit Gunnar est rejeté car il est trop fort, trop bon, il est assimilé à un héros et, de ce fait, les gens ont peur de lui. On peut encore penser que le roman met en lumière une forme de racisme, de  discrimination : la différence de taille de carrure, de mentalité du meunier fait aussi peur aux villageois ainsi qu'à la société. Les villageois jugent Hutunnen sans le connaitre. La forme satirique de la société est aussi présente dans les institutions ainsi que dans les villageois.

 

  L'écrivain Arto Paasilinna a pour ambition de toucher les lecteurs, de leur enlever tous leurs jugements liés à des préjugés, précoces et néfastes à l'égard de personnes étrangères ou encore de personnes différentes par rapport à nos habitudes. En effet, l'écrivain transmet, traduit cette ambition par le biais de Huttunen qui a un comportement inhabituel pour les autres villageois et se fait dès lors rejeter mais il n'y a pas que cela, il y a aussi le fait que les villageois soient de personnes mesquines,  malines, qui le mettent a l'écart car il pourrait les « détrôner ». Arto Paasilinna veut nous transmettre la droiture, l'honnêteté. Tout comme dans les fables de La Fontaine, son roman débouche sur une morale : il ne faut pas tricher, ne pas mettre a l'écart à cause de différences, ne pas être jaloux.

 


Dossier du Meunier Hurlant

Par cyberblaise - publié le lundi 11 octobre 2010 à 19:16 dans 2nde7 (2010-2011)

Pour remplir la fiche d'analyse du spectacle vous pouvez consulter le dossier de la compagnie, vous pouvez même le tirer et le mettre dans votre classeur, mais il est conseillé de réfléchir d'abord par soi-même et de lire ensuite.

http://www.tro-heol.fr/upload/MEUNIER%20HURLANT%20dossier%20diffusion%20OCT%2008.pdf?PHPSESSID=01811394efcd54222ce447516e805d8c


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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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