Penser après les cours...!

la signification du titre "Le tunnel"

Par cyberblaise - publié le mercredi 9 mars 2011 à 19:21 dans 2nde7 (2010-2011)

Justin : Le sens du titre « Le tunnel » peut être compris comme un double sens en dénotation et en connotation car au début de l'histoire, on voit un homme de type asiatique rentrer dans un tunnel juste après avoir été menacé par les aboiements d'un chien. Le sens propre est donc bien là, il y a bien le sens en dénotation. Le tunnel est concrètement un élément du cadre spatio-temporel du film.

Anne-Sophie : sens en dénotation : passage permettant à des voitures, à des trains, des piétons de passer d'un endroit à un autre.

Mathieu : traversée dans un obstacle, montagne par exemple qui sert à raccourcir la longueur du trajet et évite de passer par des routes difficiles d'accès et dangereuses ;

Maxime : route qui passe dans la montagne et fait passer de l'autre côté : effet d'attente sur ce qu'il y aura de l'autre côté. Passage souterrain permettant de passer d'un point à un autre.

Benjamin : noirceur, silence, humidité et froid.

Mathilde : galerie souterraine livrant passage à une voie de communication. (Un tunnel peut passer sous la montagne, sous l'eau, sous la terre.)

   Justin : Mais le sens du tunnel est aussi le sens figuré, l'homme ne voit plus « le bout du tunnel », il veut que tout cela se finisse, mais les soldats qui sont morts par sa faute reviennent à travers le véritable tunnel comme s'ils n'étaient pas morts. Le chien est un rappel des gens qui sont « morts comme des chiens » et que bien évidement s'ils sont morts à cause du capitaine, ils lui en veulent. Lorsqu'il y a une vue du bout du tunnel, le petit point rouge qui montre la lumière peut être la porte de la fin des problèmes mais cette sortie paraît tellement petite que cela renforce notre point de vue par rapport à la situation du soldat gradé.

  Le titre Rêves de tout le film nous rappelle bien le fait que le soldat ne fait que rêver car bien sur qu'il aimerait les revoir et surtout qu'ils lui parlent comme s'ils lui avaient pardonné mais le chien est là pour cela, ce chien nous rappelle la haine des soldats qui sont morts à cause de leur capitaine et aussi probablement le sentiment des parents des défunts.

Cette scène contient des indices qui nous rappellent que nous nous trouvons dans un rêve, comme les visages bleuâtres de soldats présumés morts, ou encore la gradation illogique du nombre de soldats, d'abord un puis toute une compagnie, tout cela pour montrer que c'était un rêve.

Benjamin, Florian, Cem : « tunnel » : symbole d'une descente aux Enfers à cause de la présence du chien qui fait penser à Cerbère, le chien à trois têtes gardien du royaume des morts. Tunnel de la mort qu'il faut traverser. Matthias : porte de l'au-delà.

Anne-Sophie, Fabiola : connotation fantastique : passage entre la vie et la mort, perçu d'abord comme imposant, sombre, effrayant, puis à l'intérieur l'officier perçoit un halo bleu, s'habitue aux ténèbres et est guidé par une petite lumière rouge. Guillaume : passage entre la vie et la mort. D'un côté ceux qui restent sur terre, de l'autre ceux qui sont décédés.( C'est plutôt à l'intérieur que retournent les morts)

Maxime : bleu, couleur de la mort, froide.

Alexandre : lorsque la compagnie retourne dans le tunnel à la fin et que l'on entend une sonnerie de trompette, les soldats « montent au ciel » : cérémonie aux morts ; d'adieu.

Florian C. : tunnel de la résurrection.

Espace d'activités cachées, inquiétantes, lugubre.

Pierre-Alain : Expression : voir la lumière au bout du tunnel : soit pour mourir, soit pour trouver une solution à ses problèmes.

Mathilde : en japonais, tunnel se dit « Ton'neru ».

Denis : symbolise l'infini regret car un tunnel peut être long et sombre : capitaine hanté par la disparition de sa section : remords, culpabilité d'où le rêve. Lieu de la mort.

Mathieu, Joseph : passage d'un monde à un autre, passage permettant de surmonter une difficulté.

Florent : un lieu stressant qui provoque la peur, épreuve qu'il faut surmonter.

Justin F . Antoine : lieu intermédiaire, de rencontre entre les vivants et les morts : incertitude sur leur statut, sont-ils vraiment morts ? Besoin de se voir confirmer leur statut de morts par l'officier vivant ou alors entrée dans la mort de l'officier qui rêve ? Musique militaire de la fin, sonnerie aux morts de l'enterrement du capitaine (Moyennement pertinent)

Théo : un lieu où les soldats morts errent en pensant qu'ils sont encore en vie.

Pierre : transition entre le monde réel et le monde imaginaire, le chien kamikaze a pour rôle d'emmener le soldat de part et d'autre du tunnel (donc de la réalité au rêve et vice versa ), deux couleurs qui le coupent en deux ; bleu et rouge . Frontière.

Philippe : symbole de la mémoire. Théo : tunnel aux souvenirs, tombeau de la compagnie qui y retourne sur fond de musique militaire d'hommage.

 


Le Tunnel de Kurosawa (2NDE7)

Par cyberblaise - publié le mercredi 9 mars 2011 à 18:04 dans 2nde7 (2010-2011)

Synthèse de la réponse à la question 1 avec quelques remarques en rouge pour faire réfléchir:


Le Tunnel de Akira KUROSAWA

 

1°  Justin, Mathilde, Antoine, Joseph, Jean-Francois, Mathieu : On peut dire que le court-métrage se rapproche du genre de la nouvelle car tout d'abord ce sont des formes de récits dont les histoires sont racontées brièvement.

Mathilde : Récits de longueur moyenne clairement structuré, ordonné en séquences en fonction de l'entrée des personnages : marche de l'officier dans la nature, sortie du chien du tunnel, traversée du tunnel par l'officier, sortie d'un soldat mort, sortie de toute la compagnie, deuxième apparition du chien. Au début, pas de paroles jusqu'à l'apparition du soldat mort qui doute d'être vraiment mort et montre au capitaine où habitent ses parents et fait ressentir à l'officier la tristesse qui les anime. Compassion de l'officier mais réaffirmation de la mort.

Importance de la bande son : pas cadencé des soldats décédés que l'on entend longtemps avant qu'ils apparaissent.

Florent : suspense lié à la bande son : pas, connotations inquiétantes du chien, atmosphère lugubre. Maxime : histoire rythmée par la bande son.

Fabiola : construction circulaire : dernière scène qui reprend la scène d'apparition du chien (Pas identique à la première)

Jean-François : Le film possède une chute : l'officier se croit responsable de la mort de ses soldats et donc se laisse agresser par le chien quand il réapparaît à la fin. Timothé : l'histoire d'un soldat traumatisé.

Justin : Hormis que le nombre de personnage et le nombre de lieux soient très inférieurs par rapport aux romans ou à des longs métrages, on ne sait pas grand-chose du passé des personnages, le récit est raconté la plupart du temps autour d'un seul sujet, événement, ici le retour d'un officier après son temps de détention en tant que prisonnier de guerre et plus particulièrement la traversée d'un tunnel d'où est sorti un chien artificier particulièrement menaçant qui pousse le capitaine à entrer dans le tunnel.

Guillaume : scène où se passe l'histoire restreinte, d'une extrémité à l'autre d'un tunnel et ses abords immédiats.

Fabiola : un personnage est mis en évidence : le capitaine. Importance du maquillage bleu/blanc pour distinguer les vivants et les morts.

Pierre J. : peu de personnages, intrigue qui gagne en suspense au fur et à mesure, révélation en fin de film ( Comment, par quels procédés, quelle révélation ?) Ecrivain et réalisateur utilisent des procédés pour produire des effets.Tous les sens du spectateur ou lecteur sont en alerte et la réflexion sur le dénouement de l'intrigue l'envahit.

Justin: Dans le cas du court-métrage, Le tunnel, il est surtout question de l'absurdité de la guerre et des traces que les survivants gardent. ( A garder pour la Q3)

Le récit dans les premiers plans paraît réaliste ( Mathilde : inspiré de la guerre du Japon) un peu comme les première nouvelle qui ont existé, mais le registre bascule très vite dans le fantastique au moment où surgit le soldat mort maquillé de blanc- on ne sait s'il s'agit d'un véritable revenant ou si le soldat mort est la création de l'esprit troublé de l'officier en proie au remords d'avoir envoyé à leur perte ses hommes.

Les deux catégories d'art, nouvelle et court-métrage, relatent des histoires faciles à comprendre, sans complications.

 Mathilde : Le chien artificier est le symbole de la hantise de la guerre, il porte une ceinture d'explosifs, on pourrait penser qu'il garde quelque chose à l'entrée du tunnel et qu'il veut faire entrer l'officier dans le tunnel pour qu'il voit quelque chose.

Florian : possibilité d'utiliser un court-métrage comme intermède à la TV comme la nouvelle est utilisée dans les journaux pour divertir le lecteur.

Pierre F., Justin : exprimer le plus de choses en moins de mots ou plans possibles : récit condensé. Richesse d'interprétation et possibilité d'une morale, leçon.

Denis : film « Le Tunnel » inscrit dans une série « Rêves » comme une nouvelle dans un recueil.

Arnaud, Maxime : Fin ouverte : le spectateur doit imaginer ce qui arrive à l'officier quand le chien-kamikase revient.

 


J'ai la femme dans le sang d'après Feydeau (2nde7)

Par cyberblaise - publié le mercredi 9 mars 2011 à 16:37 dans 2nde7 (2010-2011)

Pour préparer le spectacle, vous pouvez écouter le metteur en scène Richard Brunel et voir quelques photos du spectacle.

http://www.dailymotion.com/video/xf9tyo_j-ai-la-femme-dans-le-sang-d-apres_creation


Corrigé du contrôle sur l'identification des registres (2nde7)

Par cyberblaise - publié le jeudi 17 février 2011 à 18:48 dans 2nde7 (2010-2011)

Identifiez les registres présents dans chacun de ces textes en justifiant votre réponse et en signalant le registre dominant.

1.         Ce pendant la bataille est merveilleuse et pesante. Olivier et Roland frappent vaillamment. L'archevêque rend plus de mille coups, les douze pairs ne se mettent pas en restes, et les Français frappent tous ensemble. Les païens meurent par centaines et par milliers : qui ne s'enfuit n'a aucun secours contre la mort ; bon gré, mal gré il y laisse la vie. Les Français y perdent leurs meilleurs défenseurs, qui ne reverront point leurs pères, ni leurs parents, ni Charlemagne, qui les attend aux défilés.

Mais en France, il y a une merveilleuse tourmente, tempête de tonnerre et de vent, pluie et grêle démesurément, la foudre tombe à coups serrés et répétés et , en vérité, la terre tremble, de saint Michel du péril jusqu'aux aux Saints, de Besançon jusqu'au port de Wissant.

Extrait de la Chanson de Roland.

 

Le registre dominant dans l'extrait de la Chanson de Roland est le registre épique comme nous le constatons d'abord par le thème traité, un combat qui oppose les preux de Charlemagne à l'armée païenne. Le récit fait l'éloge de la vaillance d'Olivier et de Roland, les deux héros de l'épopée, à travers des termes qui caractérisent leur comportement pendant la bataille, elle-même qualifiée de « merveilleuse » c'est-à-dire quasi surnaturelle : ils « frappent vaillamment » et tous les imitent : « l'archevêque rend mille coups », « les douze pairs ne se mettent pas en restes ». Les Français qui frappent « tous ensemble » sont avec leurs champions .Le nombre d'hyperboles présent dans l'extrait confirme sa tonalité épique : l'abondance des pluriel, les chiffres importants -« plus de mille coups », « les païens qui meurent » par centaines et par milliers »-exaltent l'ardeur au combat des Francs qui s'acharnent sur les Maures obligés de fuir et dont pas un seul ne réchappe : « qui ne s'enfuit n'a aucun secours contre la mort . »  A cela s'ajoute la dimension fantastique de la bataille, caractéristique typique de l'épopée, puisque l'univers entier en est bouleversé, le cosmos l'accompagne d'une « merveilleuse tourmente » produisant « tempête de tonnerre et de vent, pluie et grêle démesurément ». Du coup le grandissement épique est particulièrement sensible dans cet extrait et ce d'autant plus qu'il est renforcé par un passage de registre pathétique qui rend encore plus émouvante l'action des héros, leur bravoure n'empêchant pas la perte « des meilleurs défenseurs qui ne reverront point leurs pères, ni leurs parents ». L'auteur anonyme cherche l'attendrissement des lecteurs qui ne peuvent qu'admirer davantage ceux qui souffrent pour sauver l' honneur de l'ensemble de leur camp dans ce combat contre les Sarrasins.

 

 

2.       On vit alors un objet digne d'une éternelle pitié : une jeune demoiselle parut dans la galerie de la poupe du Saint Géran, tendant les bras vers celui qui faisait tant d'efforts pour la rejoindre. C'était Virginie. Elle avait reconnu son amant à son intrépidité. La vue de cette aimable personne, exposée à un si terrible danger, nous remplit de douleur et de désespoir. Pour virginie, d'un port noble et assuré, elle nous faisait signe de la main, comme nous disant un éternel adieu. Tous les matelots s'étaient jetés à la mer. Il n'en restait plus qu'un sur le pont, qui était tout nu et nerveux comme Hercule. Il s'approcha de Virginie avec respect : nous le vîmes  se jeter à ses genoux, et s'efforcer même de lui ôter ses habits ; mais elle, le repoussant avec dignité, détourna de lui sa vue. On entendit aussitôt des cris redoublés des spectateurs : «  Sauvez-la, sauvez-la, ne la quittez pas ! ».

Extrait de Paul et Virginie, de Bernardin de Saint Pierre, 1788.

 

Le registre dominant dans l'extrait de Paul et Virginie est le registre pathétique. Le lecteur est convié à assister au naufrage du Saint Géran, avec à son bord l'héroïne éponyme, du point de vue des témoins restés sur le rivage comme le prouve l'ouverture du paragraphe sur « on vit » et les nombreux verbes de perception qui soulignent ce point de vue : « la vue de cette aimable personne, exposée à un si terrible danger », « On entendit aussitôt des cris .»,« nous remplit de douleur et de désespoir ». Parmi ceux qui assistent au drame, il y a aussi son amant, ce qui renforce encore la tension émotionnelle. Le récit vise à nous émouvoir devant « un objet digne d'une éternelle pitié », ce qui est explicitement nommer la visée du registre pathétique. A la fin du récit, nous aussi nous crions avec les autres témoins : « sauvez-la, sauvez-la ! ». La gestuelle des personnages suscite également l'émotion et dramatise la situation : la jeune fille « tend les bras"  vers son amant qui tente de la rejoindre. Elle reste digne face à la mort qui se prépare et fait un signe de la main, interprété comme « un éternel adieu. » Elle est d'autant plus émouvante qu'elle se fait un scrupule moral d'obéir au matelot qui cherche à la sauver en la déshabillant : elle «  le repoussant, avec dignité, détourna de lui   sa vue ». La participation des témoins à la scène est sensible dans les nombreux adjectifs évaluatifs qui ponctuent l'extrait : « digne d'une éternelle pitié », « aimable personne », « si terrible danger », un port noble et assuré » qui prouvent que les spectateurs impuissants sont atterrés par ce qui arrive à une personne qu'ils admirent et aiment. Au fur et à mesure du récit, le pathétique tourne au tragique car le lecteur comprend que la pudeur de Virginie va l'entraîner dans la mort et constitue son destin : la répétition de l'adjectif « éternel » dans les deux expressions « éternelle pitié » et « éternel adieu » en est le principal indice.

 

3.       Signe

Je suis soumis au Chef du Signe de l'Automne

Partant j'aime les fruits je déteste les fleurs

Je regrette chacun des baisers que je donne

Tel un noyer gaulé dit au vent ses douleurs

Mon Automne éternelle ô ma saison mentale

Les mains des amantes d'antan jonchent ton sol

Une épouse me suit c'est mon ombre fatale

Les colombes ce soir prennent leur dernier vol

 

A faire pour vendredi 18 février

 

4 . Rien n'était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons formaient une harmonie universelle telle qu'il n'y en eut jamais en enfer. Les canons renversèrent d'abord à peu près six mille hommes de chaque côté ; ensuite la mousquèterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d'homme. Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes. Candide qui tremblait comme un philosophe se cacha du mieux qu'il put pendant cette boucherie héroïque.

Extrait de Candide, Voltaire,1759

A faire pour vendredi 18 février

 

Lire Rimbaud

Par cyberblaise - publié le mardi 8 février 2011 à 18:25 dans 2nde7 (2010-2011)

Pour ceux qui veulent approfondir leur connaissance de Rimbaud, vous pouvez consulter ce site qui contient une anthologie de poèmes commentés, ce qui vous aidera peutêtre à mieux comprendre la poésie de Rimbaud:

http://abardel.free.fr/

 

Voici les sérigraphies d'Ernest Pignon Ernest dont j'ai parlé en cours:

http://www.pignon-ernest.com/p/rimbaud_gal.html

Question 3 sur le documentaire d'E. Faure.

Par cyberblaise - publié le samedi 5 février 2011 à 19:26 dans 2nde7 (2010-2011)

3.Un film qui est un hommage à Rimbaud plus qu'une simple biographie.

Anne Sophie : Le documentaire est un hommage à Rimbaud car plusieurs célébrités sont montrées entrain de lire les poèmes du prodige dans des langues très différentes. Les poèmes choisis correspondaient au contexte biographique évoqué comme d'ailleurs le lieu de lecture choisi,  par exemple quand il est dit que Rimbaud a pris le bateau du courrier pour venir en France faire soigner sa jambe, une personne a lu sur le pont d'un bateau. Le commentaire en voix off qui accompagne les images laisse un souvenir fort dans la mémoire, comme un signe qu'on ne doit pas oublier Arthur Rimbaud, l'un des plus grands poètes de notre temps. Le film contient de plus beaucoup de compliments sur Rimbaud.

Mathieu : On peut dire que le film est hommage car dès le début on nous dit que tout le monde connaît Rimbaud sur tout le globe. Cette idée est renforcée par les lectures de ses poèmes dans différentes langues et par des lecteurs qui appartiennent à des peuples différents, à des classes différentes, même si beaucoup ont en commun d'être des gens qui travaillent dans le domaine artistique.

Philippe : le fait que beaucoup d'artistes le lisent prouve qu'il a encore une influence aujourd'hui.

Fabiola : Tout d'abord ses poèmes sont lus par des personnes très diverses : écrivains, comédiens, animateurs, étudiants, boulanger, personnes comme nous…, de plus ils sont lus dans beaucoup de langues (espagnol, anglais, polonais, éthiopiens…) Ensuite le film nous fait aller partout où Rimbaud s'est rendu grâce à des images, à de petites vidéos et retrace toute sa vie. Les lettres lues sont importantes aussi car elles nous permettent de comprendre ce qu'il a vécu.

Jean-François : La structure du film est constituée de séquences de personnes qui lisent des poèmes de Rimbaud, de pages écrites par lui, ce qui nous fait voir sa graphie, les lettres écrites. Ces séquences entrecoupent les images qui renvoient aux événements de la vie de Rimbaud. Quand nous sommes en Afrique, ce sont des Africains qui lisent…

Mathilde : Ce film est un hommage à Rimbaud car tout au long de celui-ci des personnes de différentes professions, langues, origines se succèdent pour lire un extrait, un poème, une lettre qu'a écrits Rimbaud. Ces personnes illustrent les lieux où a vécu le poète : Charleville, Londres, Bruxelles, Marseille, l'Afrique… Des images fixes et des vidéos plus récentes se superposent : photos de lui à différentes époques par exemple. Le film commence d'ailleurs par un témoignage d'une personne ayant connu Rimbaud avant sa mort.

Théo : Ce film est un hommage car pour commencer le film, le réalisateur interroge des gens dans les rues de Charleville et la plupart disent du bien de Rimbaud. Le film ne critique aucune des actions de Rimbaud même celles qui pourraient être condamnée comme le trafic d'armes.

Maxime Hanauer trouve que les gens qui lisent sont « spéciaux » ( A creuser ! En quoi ?)

Guillaume : Le film est entrelacé par des lectures de ses différentes compositions. Elles ne sont pas banales, elles sont lues dans différentes langues par des personnes de tout âge, catégories sociales et couleurs. Le réalisateur cherche à montrer par ce procédé à quel point il est connu et qu'il est considéré par beaucoup comme un des virtuose de la poésie lyrique française.

Cem : Ce qui fait de cette biographie filmée un éloge est le fait que des poèmes soient lus pour illustrer chaque partie de la vie, l'éloge est surtout présent dans le texte final de Verlaine : « Il n'est ni Diable ni Dieu, juste un poète… »  

Pierre-Alain : Le film est un hommage car il montre plus les bons côtés de Rimbaud que les mauvais. Il retrace précisément sa biographie. Le mot « Eternité » qui figure dans le titre peut signifier que sa vie sera connue éternellement.

Laurent : le film rend hommage à Rimbaud en retraçant toute sa vie du début à la fin. On dirait une sorte d'épopée.

Benjamin C : Des personnes assez différentes, tantôt un homme d'affaire, tantôt un lycéen ou une personne âgée, lisent toutes des textes de Rimbaud qui représentent l'état dans lequel il était à différents moments de sa vie. Rien qu'avec le nom du film : Quoi ? L'Eternité, on comprend que le réalisateur nous montre que la gloire de Rimbaud est immense, voire éternelle.

Denis : On peut dire que le film est un hommage car le réalisateur a décidé d'intégrer dans le documentaire des poèmes reflétant la vie de Rimbaud lus par des personnes de tous âges, tous métiers, français comme étrangers, hommes et femmes. Ainsi le réalisateur a montré que le poète était connu dans le monde entier et qu'il a marqué sa génération, il est même dit dans le film qu'il était le poète du siècle.

Antoine : Quand on fait un hommage à une personne, on rappelle les moments forts de sa vie, les moments qui ont bouleversé sa trajectoire et le film est exactement conçu de cette façon ; Au départ, il nous raconte son enfance et sa réussite scolaire, ses amours, ses voyages à l'étranger, sa maladie à la fin, même le nom des  6 étapes du film nous le montre. Dans chaque lieu qu'a traversé Rimbaud, un homme ou une femme lit un poème ou un texte du poète et c'est cela surtout qui m'a fait percevoir l'hommage rendu.

Florian Sitterlé: Le film accorde de l'importance à la voix off qui nous explique l'aventure de Rimbaud, mais il est constitué de photos anciennes des endroits que le poète a traversés et de vidéos qui montrent ce que ces lieux sont devenus aujourd'hui. Beaucoup de dessins et de caricatures représentent Rimbaud et ses différents états d'âme. Toutes ces images sont entrecoupées de séquences montrant des gens entrain de lire l'œuvre de Rimbaud.


Je pense qu'il a choisi comme titre « Quoi ? L'Eternité ? » car l'aventure vécue par Rimbaud est fondée surtout sur des voyages longs comme la traversée de la mer qui peut évoquer une sensation d'éternité grâce à son calme et à l'horizon bleu lointain avec juste le soleil comme décor, ce paysage que Rimbaud aimait rappelle qu'il est éternellement vivant.

Documentaire sur Rimbaud: Quoi? L'Eternité d'E. Faure

Par cyberblaise - publié le samedi 5 février 2011 à 18:25 dans 2nde7 (2010-2011)

Synthèse de la réflexion sur le documentaire d'E. Faure sur Arthur Rimbaud.

1 .Ce qui vous a frappé dans la vie de Rimbaud.

Mathieu, Philippe, Anne Sophie, Florent, Fabiola, Florian F, Justin F, Benjamin S, quasiment tous : génie depuis l'enfance, excellente scolarité, nombreux prix, importance de la relation avec son professeur de rhétorique.(Philippe)précocité, écrit à partir de 15 ans( JF)publié dans le Journal de l' Académie.

Anne-Sophie : importance de la mère origine paysanne accrochée à sa terre et fervente chrétienne, abandon de la famille par le père militaire. Justin F : lecture de la Bible en famille. Besoin de reconnaissance.

Florent : importance de Charleville, des trois sœurs, se rase le crâne à la mort de l'une de ses sœurs ( Philippe, Fabiola) besoin d'échapper à son quotidien ( Florian f)

Justin Fix : fugues à Paris en 1870, arrestation dans le train, ramené à sa mère, refuge chez son professeur.

Thimothée : importance de la déception suscitée par la rencontre avec les autres poètes parisiens qui ne comprennent pas vraiment son exigence et originalité  sauf Verlaine.

 Tous : Relation homosexuelle avec Verlaine pourtant marié et qui va avoir un enfant ( Fabiola, Mathilde : insistance sur sa jeunesse, seulement 17 ans au moment de cette liaison) : admiration mutuelle, soutien artistique, fuite en Belgique et à Londres, loin des commérages français, travaille au British Museum, aussi comme professeur de français dispute qui tourne mal, arrestation de Verlaine, séparation, écriture des Illuminations et de Saison en Enfer : fin de l'écriture à 20 ans.(JF)

 Beaucoup : Voyages, marches pour épuiser le corps et oublier, de plus en plus loin, Afrique. (Anne Sophie) : «  voyage « pour ne pas s'arrêter, car s'arrêter, c'est penser, penser c'est mourir ».  S'engagera même dans l'armée pour pouvoir voyager alors qu'il est antimilitariste. (BenjaminS) Enchaînements de petits boulots en Afrique, incessants trajets entre Harrar et Aden. Trafic d'armes, échecs de plusieurs entreprises. Se sent « esclave », « d'une race inférieure », pauvreté (JF) (Maxime M) : frappé par le désir d'exil à 18 ans ; (Guillaume) : frappé par son désir de liberté, de découvertes,  d'autres artistes, de nouveaux lieux.

Maladie du genoux, fabrication et dessin de sa civière ( Philippe, Mathilde, Thimothée)

Mort amputée (Fabiola, Benjamin C), quelqu'un signale le paradoxe pour un homme si épris de marche et de mouvement. Fin de la vie vraiment noire. Timothée retient que Rimbaud se plaindra à la fin de sa vie de ne plus revoir le soleil.

Matthieu : « poète martyre, victime de son génie.

Mathilde : célébrité qui se voit à tous les panneaux le concernant dans les différents lieux où il a vécu.

Maxime H : surpris que Rimbaud soit si honoré dans la région de Charleville et ailleurs

Cem : sentiment que le documentaire lui apprend beaucoup de choses sur la vie de Rimbaud, frappé par le fait que Rimbaud ait vécu tant de choses si jeune et que ses expériences , voyages, découvertes soient considérés comme « une routine » par lui. Question sur comment il a pu publier alors qu'il était éloigné de France.

Pierre F a pris beaucoup de notes qu'il faudrait remettre au net.

Plusieurs soulignent la vie difficile de Rimbaud. Thibaut relève l'importance des lettres que Rimbaud écrira à sa famille lorsqu'il n'écrira plus de poèmes.

Arnaud trouve que le documentaire est très complet sur la biographie de Rimbaud.

2. L'écriture, l'inspiration poétique.

Pierre J. : inspiration de la nature, de la marche dans la nature ( Philippe) de son entourage,  beaucoup signalent : Saison en Enfer influencé par la relation orageuse avec Verlaine, culpabilité face à la détention de Verlaine. Trouble lié à al disparition de la sœur, s'enferme dans le pigeonnier de la maison familiale pour écrire. Mathilde évoque les souvenirs de la sœur qui entend son frère crier de douleur et gémir.

Théo signale l'influence des lectures enfantines : romans d'aventure, indiens et cowboys, pirates et bateaux.

Florian S ; « poète né », évolution de sa poésie vers la critique de la société, des gens qu'ils côtoient. Idem Pierre Fritsch et Anne Sophie qui parlent de poésie satirique, voire polémique. Beaucoup signalent  cette évolution après la rencontre des poètes parisiens. Importance aussi des lettres quand il n'écrira plus de poèmes, permettent de reconstituer sa vie ;

Justin Fix : poèmes connus dans le monde entier, cf personnes de partout qui lisent ses textes.

Antoine : talent de Rimbaud reconnu très tôt. Le film donne beaucoup à voir l'écriture mais aussi de nombreux dessins qui illustrent, fera de la poésie une arme.( Benjamin S donne l'exemple du poème « Le mal »)

Thibaut signale l'intérêt pour l'actualité politique de son temps.

Alexandre signale le goût de l'innovation, même quand Rimbaud n'écrira plus Cf l'appareil photo. Maxime H. La photo semble remplacer l'écriture. Alexandre souligne aussi la recherche de soutien auprès des poètes et écrivains plus âgés.

Timothée signale que Rimbaud cherchait une reconnaissance que son père ne lui avait pas donnée, qu'il se révoltait dans certains poèmes contre ce qu'il trouvait stupide ou futile.

Beaucoup signale l'arrêt net de l'écriture poétique à 20 ans.

Denis signale que Rimbaud écrivait pour son plaisir mais qu'il était aussi studieux.

Benjamin S : œuvre relativement courte, inspirée des sentiments de Rimbaud. Guillaume évoque le registre lyrique : poésie amoureuse, poème sur l'impression suscitée par la mer. Plusieurs parlent d'inspiration liée aux moments difficiles de la vie de Rimbaud, aux moments forts.

Pierre F : Réécriture de la Bible, Saint-Jean.

Pierre-Alain signale que des adultes considèrent le travail du jeune Rimbaud comme plus fort que le leur.

 

Qui parlent le mieux de la guerre, les historiens ou les romanciers?

Par cyberblaise - publié le mardi 11 janvier 2011 à 19:31 dans 2nde7 (2010-2011)

 En novembre dernier, les 90 ans de la fin de la Grande Guerre. Jusqu'à présent, ce sont les romanciers, plus que les historiens, qui ont su retranscrire l'horreur du conflit. Pourquoi ? Gilles Heuré, journaliste à Télérama, a voulu confronter les points de vue de deux hommes : Stéphane Audoin-Rouzeau, chercheur, et Jean Rouaud, romancier. Entretien croisé et passionnant.

http://www.telerama.fr/idees/rencontre-jean-rouaud-et-stephane-audoin-rouzeau-face-a-l-histoire,35526.php

Joseph Beuys (2nde7)

Par cyberblaise - publié le samedi 18 décembre 2010 à 17:45 dans 2nde7 (2010-2011)

Lorsque nous avons posé à Guy-Pierre Couleau la question de l'origine de la bassine éclairée dans Hiver, il nous a parlé d'une exposition de l'artiste Joseph Beuys dans laquelle il avait vu une bassine de fer blanc éclairée.

Pour en savoir plus sur Joseph Beuys:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Beuys


http://www2.cndp.fr/magarts/heterogeneite/lyc_beuys.htm

Info Urgente 2nde7: Rencontre avec Guy Pierre Couleau le vendredi 17 décembre.

Par cyberblaise - publié le lundi 13 décembre 2010 à 18:00 dans 2nde7 (2010-2011)

J'apprends à l'instant que le metteur en scène d'Hiver viendra nous voir vendredi 17 décembre de 10 h à 11 heures au lycée.

Il faut donc prévoir toutes les questions sur la scénographie que vous voulez poser pour pouvoir faire votre travail sur le site que vous voulez créer: comment se passe la collaboration entre le scénographe et le metteur en scène? quelles sont les étapes de l'élaboration de la scénographie? quelle est la part de l'informatique dans la création et dans la réalisation? Rappelez- vous que pour votre site il faut prévoir des textes courts qui accompagnent des illustrations et qui donent des explications sur l'utilisation de l'informatique dans la création théâtrale. Prévoyez vos appareils photos pour immortaliser la rencontre.


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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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