Penser après les cours...!

Faut-il avoir peur du livre électronique?

Par cyberblaise - publié le lundi 1 mars 2010 à 20:39 dans 2nde2 (2009-2010)

Pour poursuivre la réflexion sur l'objet d'étude Lire, écrire, publier, voici une vidéo québecquoise qui donne la parole à l'écrivain François Bon à propos du livre numérique:

http://www.youtube.com/watch?v=XmCt_AmhyKw&NR=1


Pour ceux qui étaient absents samedi (2NDE2) "le tunnel" de Kurosawa

Par cyberblaise - publié le samedi 6 février 2010 à 16:58 dans 2nde2 (2009-2010)

 http://www.youtube.com/watch?v=jvoRdjY-Rxc


Je n'ai malheureusement trouvé qu'une vidéo en anglais, il ya trois parties sur youtube pour voir le film en entier. c'est mieux que rien. Je vous prêterai le film au retour des vacances.

Comment Wang-Fo fut sauvé.(Vidéo)

Par cyberblaise - publié le vendredi 5 février 2010 à 11:31 dans 2nde2 (2009-2010)

Il existe une adaptation de la nouvelle en dessin animé. Elle présente des différences subtiles par rapport au texte de Marguerite Yourcenar et peut paraître décevante, dans la mesure où les peintures de Wang Fo semblent moins belles dans l'image que dans les représentations que nous nous en faisons à partir du texte poétique. A vous de juger!

 http://www.dailymotion.com/video/x7pa8s_comment-wangfo-fut-sauve-rene-lalou_creation

Comment Wang-Fo fut sauvé (2nde2)

Par cyberblaise - publié le vendredi 5 février 2010 à 10:03 dans 2nde2 (2009-2010)

 Pour vous donner des idées pour le concours de nouvelles,- 

Imaginez une nouvelle dans laquelle le « bleu » d'un oeuvre d'art joue un rôle central.

Surprenez le lecteur, effrayez-le, faites-le sourire ou encore réfléchir !-

je vous ai lu "Comment Wang-Fo fut sauvé" (nouvelle de 16 pages)de Marguerite Yourcenar et vous avez dû réfléchir au rapport entre le titre et la nouvelle et à sa structure. Voici quelques notes supplémentaires pour bien clarifier les choses.

(D'après étude sur Les Nouvelles Orientales, par Catherine Barbier.)

Conte poétique et philosophique qui s'interroge sur le pouvoir de l'art.

Structure du récit :

Voyage du maître et du disciple

Vie de Ling : retour en arrière

Voyage du maître et du disciple

Arrestation : élément perturbateur

Le palais : montée du danger

Vie de l'Empereur : retour en arrière, attente

Sentence, mort de Ling, sommet du danger

La dernière œuvre : retournement de situation

L'arrivée de al barque : montée du merveilleux, Ling mort adjuvant

Disparition, dénouement

Double gradation : longue exposition (p11à 15) thèmes majeurs art, amitié, voyage

Arrestation qui arrête la marche et menace la vie des personnages.

Paliers successifs sur un danger croissant : arrivée au palais, salle du trône, réquisitoire de l'Empereur, sentence, mort de Ling

Retournement de situation qui apporte une issue imprévue ; ce qui devait perdre le peintre le sauve : basculement dans le merveilleux. Tracé ascensionnel : Apothéose du récit : les limites du tableau s'effacent, les frontières de la vie et de la mort sont abolies, enfin le peintre entre dans son œuvre, s'y fond, s'perd, s'y sauve.

Pas d'intervention magique : Seuls les pouvoir créateur de l'artiste et le sublime dévouement du disciple expliquent l'entrée dans le merveilleux.

Conception de l'homme et du monde qui intègre l'échec, le renoncement ou la chute.

Structure enrichie par les récits rétrospectifs : vie de Ling et celle de l'Empereur ; brièveté de la nouvelle contredite par les deux biographies. Passé qui nourrit le présent. Remontée aux sources de l'existence. Expliquer un mystère, une passion, un choix. Pourquoi Ling, riche héritier d'un marchand de jade est-il devenu un vagabond ? Pourquoi l'Empereur a-t-il fait arrêter le peintre ? L'énigme appelle un récit, qui l'éclaire et la résout. Raconter, c'est expliquer, retour en arrière qui donne une épaisseur, une complexité aux personnages ; malgré la condensation qu'impose la nouvelle, le lecteur voit le héros grandir, changer, se métamorphoser…comme dans un roman.

 

Structuration autour des lieux : ouvert /fermé

Cf. Ling qui quitte la maison de ses parents et referme derrière lui «  les portes de son passé » opposé à l'Empereur qui a 16 ans franchit pour la première fois le seuil de son palais/ « A seize ans, j'ai vu se rouvrir les portes qui me séparaient du monde » .portes : changement définitif : passage à la vie adulte vécue par l'un comme une deuxième naissance, par l'autre comme une mort brutale de ses illusions.

Structuration autour de leitmotive : la mort belle et cruelle.

Images et symboles qui se font échos  souvent trois fois répétés  cf. mort de la jeune épouse pendue au prunier, rôle de l'écharpe qui annonce celle de Ling.

Tête coupée qui évoque une fleur : et la tête de Ling se détacha de sa nuque, pareille à une fleur coupée Et la tâte pâle de l'Empereur  flottait comme un lotus : souffrance écartée au profit d'une image onirique.

Cf. flottement

Ling délivré de trois peurs : orage, insecte et visage des morts

Wang peint trois tableaux : la princesse au luth, le prince tirant de l'arc, la jeune épouse en costume de fée, le dernier est présage de mort. Cf. conte.

Triade de héros : un vieillard et deux jeunes gens unis et opposés par une même fascination pour l'art. Au sommet du triangle Wang, le créateur. A ses côtés le disciple ami et serviteur vit dans le dévouement et l'adoration du maître. En face l'Empereur, l'esthète désenchanté, transforme l'amour de l'art en haine de l'artiste, et la soif de perfection en désir de mort.

Supériorité du pouvoir spirituel sur le pouvoir matériel.

Maître et disciple au terme de la quête deviennent égaux : c'est Ling qui guide Wang, formule les dernières paroles de sagesse. Mais Wang reste le maître que l'on aborde respectueusement et que l'on protège.

Rôle du peintre dans la vie des deux autres : entré dans leur vie comme un cataclysme : effet dévastateur.

Révélation de la beauté bouleverse leur vie mais conduit à des choix opposés : celui qui a compris la force de l'art ne peut que servir ou détruire.

Thème récurrent aussi des larmes alors que le récit n'organise aucun pathos. A peine évoquées, elles sont effacées. Sourire,  ce qui était pour lui une façon tendre de pleurer. Retenue qui est à la fois une esthétique et une éthique.

Mais voix de la narratrice : maximes, sentences. Sagesse, tradition du conte oriental.

Signification allégorique du conte : sens de la vie : éloge de la ferveur.

Quelle est la vérité de l'art ? L'art donne-t-il sens à la vie ? Chaque personnage apporte par sa vie même une réponse ;

Empereur : magnifique critique d'art : magie d'une transfiguration, supériorité de l'art sur la vie. L'ordre s'oppose au désordre, l(harmonie au chaos ; l'éternité à l'éphémère, mais l'art ment parce qu'il idéalise.

Pour Ling l'art dévoile le réel, apporte une connaissance : voir ce qu'il n'a jamais vu, perception neuve qui est comme le don d'une seconde vie.

Pour Wang : monde : perpétuel objet d'étude et d'émerveillement, prête attention à tout, sollicitude passionnée : contemple tout, même ce qui le menace et la mort. Regard : unique manière de vivre, de connaître et d'aimer. Inhumain ?

Philosophie taoïste du renoncement, anéantissement des désirs, mais pas refus du monde, amour fervent. Paradoxe: "il aimait l'image des choses et non les choses elles mêmes". Pas de possession matérielle : représentations. Détaché et attaché mais pas copier le réel, interpréter pour atteindre la vérité, détour : cf. un homme pour peindre une princesse.

En pénétrant au cœur de la réalité, l'artiste la dépasse. Richesse du réel et liberté du créateur. Quête de l'Absolu.


"La chose": une dystopie?

Par cyberblaise - publié le mardi 2 février 2010 à 18:39 dans 2nde2 (2009-2010)

 Pour réfléchir à la notion de "dystopie" , des suggestions de lecture et des réflexions de spécialistes trouvées sur weblettres:

Dystopies ou contre utopies
  BRADBURY R., Fahrenheit 451 (1955, Denoël, Présence du futur).
  HUXLEY A., Le meilleur des mondes (Brave new world) (1932, Presses-pocket).
  ORWELL G., 1984 (1948, folio 822).
  MATHESON R., Je suis une légende (Présence du futur).
  MATHESON R., Rêve de fer.


  « La fin du XIXe siècle a vu naître la dystopie, qui est proche de la science-fiction et dont le meilleur exemple est sans doute 1984 de George Orwell (1948). Dans la dystopie, le projet utopique est présenté comme réalisé : les « bonnes » lois sont appliquées et tout le monde est donc censé être heureux. Mais cette réalisation n'est pas, comme dans l'utopie, présentée par les yeux du Sage, ou des gouvernants. Elle est vécue au quotidien par des habitants du lieu, qui subissent ces lois, dont on s'aperçoit alors, à leur souffrance, qu'elles ne sont pas aussi bonnes que le discours officiel le prétend. Ce renversement du point de vue passe par la révolte d'un héros, qui retrouve lucidité et conscience de soi, en général après une rencontre avec l'amour, évidemment interdit. »
  .
  La dystopie (source anglo-saxonne : dystopia) correspond à une période critique et antitotalitaire qui apparaît au lendemain de l'âge d'or du scientisme, du positivisme social et de la croyance dans le progrès qui se dessinent durant le XIXe siècle. La dystopie dénonce la vanité de l'utopie fondée sur la volonté de construire un monde alternatif à la réalité, une autre réalité où l'homme est le démiurge qui façonne sa société parfaite, standardisée et loin de l'individualisme. Les nombreuses désillusions qui traversent le XXe siècle vont pousser progressivement les utopistes à changer leur conception de l'avenir de l'homme. L'échec des grandes idéologies, la montée du fascisme en Europe de l'Ouest et la Seconde Guerre Mondiale sont les principales causes de la dégénérescence de l'utopie. Si l'utopie désigne ce qui n'est nulle part, la dystopie est ce qui n'est plus à sa place. L'une tourne le dos à la réalité. L'autre transcende sa décadence. L'une est un cri d'espérance. L'autre un hurlement de désespoir. »

  « La dystopie : une fiction politique pessimiste » p.34 du Découvertes Gallimard La Science-fiction aux frontières de l'homme de Stéphane Manfrédo. « La dystopie, c'est le contraire de l'utopie. L'humanité n'a pas découvert la société parfaite mais un état d'oppression absolu, organisé scientifiquement par un régime qui écrase impitoyablement les opposants ».

 


Van Gogh, Kurosawa et le Japon.

Par cyberblaise - publié le mardi 2 février 2010 à 18:09 dans 2nde2 (2009-2010)

"Les corbeaux " in Rêves de Kurosawa (classe de 2nde2)

Par cyberblaise - publié le mardi 2 février 2010 à 17:50 dans 2nde2 (2009-2010)
 

Synthèse des réponses au questionnaire sur le court-métrage de Kurosawa, Les Corbeaux.

1. Ressemblances avec une nouvelle :

-15 personnes signalent la brièveté du récit.

- 5 personnes trouvent qu'il y a une chute sans parvenir à l'expliquer, certains (6) proposent que la disparition de Van Gogh en soit une ou le retour à la réalité, le fait que le visiteur japonais soit « éjecté » du tableau et se retrouve à nouveau dans le musée.

- 2 personnes trouvent que la structure est fondée sur des changements de lieux.

- 4 personnes signalent qu'il n' ya que deux personnages.

- Deux personnes signalent que le film fait partie d'une série comme une nouvelle dans un recueil.

- Une personne signale que le cadre spatio-temporel est limité : musée dont un visiteur s'échappe par le rêve en pénétrant dans les toiles du peintre.

- Trois personnes parlent d'un registre fantastique sans parvenir à justifier totalement : possibilité de pénétrer dans un univers pictural, folie du personnage principal. Plus pertinent :Début réaliste : visiteur d'un musée puis surnaturel de l'échappée dans l'œuvre de Van Gogh.

-Récit sans détails donc elliptique qui laisse au spectateur le soin de construire le sens.

2. Explication du titre : formulations diverses, pas de réflexion sur les connotations du mot « corbeaux » en rapport avec ce qui est montré.

Corbeaux qui s'envolent dans le rêve du personnage principal(3)

Retour au musée devant le tableau qui représente un envol de corbeaux.

Corbeaux qui ramènent par leur envol le héros à sa réalité, celle d'un visiteur d'une exposition Van Gogh

Elément perturbateur de l'histoire

Ce sont eux qui empêchent l'admirateur japonais de Van Gogh de le rejoindre.

Fin du film sur un tableau de Van Gogh représentant des corbeaux.

Tous les tableaux défilent dans le rêve du visiteur japonais jusqu'à celui qui représente les corbeaux.

3. Insertions des plans de train dans le film : Tout le monde ne les a pas vus !

Train- train quotidien de Van Gogh qui peint toute la journée.

Travail du peintre : essieux de trains qui donnent l'idée d'un rythme qui s'accélère, énergie, musique, force mécanique du travail de création.

Illustration de la façon dont fonctionne le cerveau du peintre.

Les idées bouillonnent et fument en lui comme un train.

Travail monstre du peintre

L'homme est transporté dans les tableaux grâce au train. Mouvements du visiteur dans le rêve .

Van Gogh fonctionne comme un train, une fois qu'il est lancé, il ne s'arrête plus.

La répétition de l'imagination du peintre

Une allégorie du temps qui passe, sentiment d'urgence, de rapidité

4. Signification du film :

Les œuvres d'art peuvent nous faire rêver, nous transporter.

Il est facile de se perdre dans une peinture. Se perdre dans une peinture signifie qu'on l'apprécie.

La vue d'un tableau peut nous faire voyager, rêver, imaginer.

Montrer le travail de l'imagination d'un spectateur quand il regarde un film, une œuvre.

Il ne faut pas interrompre un peintre en pleine inspiration.

Rêverie suscitée par un tableau qui peut absorber le spectateur dans sa contemplation.

Les tableaux racontent des histoires et font rêver.

Il a voulu montrer le monde imaginaire et coloré de van Gogh, lorsque le visiteur est de l'autre côté des tableaux, nous découvrons les œuvres autrement .

L'attachement de Kurosawa aux toiles de Van Gogh, un hommage du cinéaste au peintre Van Gogh.

Idées pour la rédaction de la nouvelle :

Histoire d'un personnage qui entre dans un tableau, dans la couleur bleue, beaucoup de bleus dans les toiles de Van Gogh

 

 

la Chose(4)

Par cyberblaise - publié le lundi 1 février 2010 à 20:08 dans 2nde2 (2009-2010)

4.Construction des personnages.

 Les personnages sont au nombre de cinq,  deux couples adultes, les Lee et les Thomson, et un enfant Billy. Ils ne sont pas décrits et existent surtout à travers leur dialogue. Ils se divisent nettement en deux camps, les femmes et les hommes.

Ces derniers sont des opposants au régime totalitaire scientiste dans lequel ils vivent ; leur dissidence se manifeste par le fait qu'ils mangent à l'ancienne, fument des cigares interdits, ironisent sur les slogans et les scientifiques au pouvoir. Leur discussion dans la bibliothèque fait apparaître qu'ils ont tenté de lutter contre le système quand ils étaient étudiants, ils s'accusent d'être responsables de leur défaite p31

p.32 : société qui oublie le passé, qui a éradiqué le désespoir en donnant réponse à tout, mais vie sans surprise, sans révolte, dans la résignation et la routine : « Nous vivons à l'intérieur des limites que nous a tracés la science » : plus de plaisir, plus de nuances, grisaille, plus de doutes non plus, que des calculs et des certitudes, « plus rien qui n'échappe au Système'. Nostalgie de la vie d'avant.

P 33 Méfaits de l'habitude qui fait accepter l'inacceptable : embrigadement, pouvoir de la répétition et de la propagande : mise en garde des lecteurs.

Aller voir la chose : signe de rébellion, désir de transmettre aux enfants le souvenir du temps d'avant, entretenir une forme de dissidence.

Femmes plus inquiètes, plus conformistes- le texte suggère que les femmes sont plus sensibles à la propagande par peur des risques-, réticentes à emmener l'enfant, voir aussi la répartition des tâches sexistes.

 Portrait peu valorisant des femmes : répartitions des tâches traditionnelles maintenues : elles débarrassent pendant que les hommes discutent et savourent leur cigare, elles sont présentées comme timorées. Les hommes ironisent sur leur allégeance au système : «  l'univers féminin est aussi étroit que celui du BP », « Tu es cette impassibilité qui fait bouger le monde ».

Dispute à l'occasion de la vue de l'étoile filante p33

Femmes timorées : « effet d'une criminelle achevée » p34 « Je crève de peur » P36

Cependant elles cèdent à la pression de leur mari et contraintes et forcées acceptent d'emmener Billy voir « la chose ».


La chose (3)

Par cyberblaise - publié le lundi 1 février 2010 à 19:44 dans 2nde2 (2009-2010)

3. Cadre spatio-temporel de la nouvelle : il s'agit de reconstituer l'espace et l'époque à laquelle se déroule l'histoire à partir des notations descriptives que fournit le texte.

Le lecteur ne comprend pas immédiatement qu'il est dans un monde futuriste par la description d'un décor, il le perçoit davantage par le contenu des discussions : opposition entre un autrefois où il était permis de manger en ayant du plaisir et un aujourd'hui où la nourriture est synthétique et fonctionnelle : "pilules, festins intraveineux et jus vitaminés concentrés" : «  le cauchemar des gourmets ».Manger à l'ancienne apparaît comme un acte de résistance dangereux. Dernier repas de ce type car les congélateurs sont vides. Les personnages ironisent sur la science qui semble les diriger cf le toast « Je bois aux privilèges de l'indigestion », monde d'où la maladie a été éradiquée( par « les guerriers des éprouvettes ») mais aussi les plaisirs de la table et des sens.

Allusion à des cuisines qui ne sont plus équipées pour la vaisselle à l'ancienne. p30

Bibliothèque avec des « plastilivres » parlant de sciences, astronomie, physiques, pas de poussière : monde aseptisé. Télévision écran mural, fauteuils ergonomiques p31. Cigares cachés dans un plastilivre.

Extérieur : véhicule « terrestre » sous-entend qu'il ya des véhicules spatiaux.

Gratte-ciel commerciaux, échangeurs, autoroutes, mégalopole proche de celles que nous connaissons,  routes bordées de panneaux avec des slogans scientistes : La science est la Vérité, Si la Science dit non, c'est non ! Tout est conforme au système, Notre Ordre est l'ordre véritable. Société totalitaire scientiste, mais possibilité de se déplacer et d'aller voir la chose sans trop risquer, signe peut-être que les opposants sont très marginaux.

Subsistent des quartiers en périphérie moins modernes, cf l'immeuble où se trouve la chose, sous-sol froid et humide, carte d'identité magnétique pour entrer. Auditorium avec murs de pierre, chaises vétustes, vestiges du passé.


la Chose (2)

Par cyberblaise - publié le lundi 1 février 2010 à 19:22 dans 2nde2 (2009-2010)

2 .Structure de la nouvelle : Tout récit obéit à une construction. Au collège, vous avez étudié le schéma narratif simple du conte par exemple : situation initial, élément perturbateur, série de péripétie, résolution du problème , situation finale apaisée. Vous avez aussi rencontré des structures plus complexes avec récit dans le récit, retour en arrière ou anticipation. Il s'agit donc de découvrir comment le récit est organisé, combien de parties le constituent.

Le récit est raconté par un narrateur extérieur à l'histoire mais qui s'efface au profit du dialogue des protagonistes et c'est essentiellement à partir de leurs paroles que le lecteur doit imaginer ce qui se passe . Cependant, ce qui structure le récit est essentiellement le changement d'espace.

Le début « in medias res » se situe dans un salon(I) où deux couples dînent d'un repas qui évoque le « bon vieux temps » et qui n'est plus de mise dans le monde habituel dans lequel ils vivent. Pendant ce repas, il est question du projet d'aller voir « la chose » et de la montrer à l'enfant.

 A la fin du repas, les femmes débarrassent et se rendent à la cuisine alors que les hommes vont dans la bibliothèque (II)et le récit s'attardent sur eux : ils se délectent de trois derniers cigares eux aussi interdits, tout en continuant leur discussion qui évoque le passé et son opposition avec aujourd'hui. Ce moment avec l'effet d'attente autour de « la surprise » des cigares diffère le suspense de la découverte de « la chose ».

Après une ellipse temporelle figurée par un blanc dans le texte, nous nous retrouvons dans la voiture en route vers la chose(III), ce qui permet de découvrir la ville et la façon dont le Système s'y rend visible.

Trajet qui s'arrête dans une petite rue déserte et ténébreuse à la périphérie ; p35(IV) inquiétude et mystère sont créés.

Maison(V) où se trouve la chose, descente au sous-sol, atmosphère pesante qui évoque un danger imminent, secret et discrétion nécessaires.

Auditorium où la chose sera dévoilée(VI) et l'effet d'attente du lecteur comblé.



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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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