Penser après les cours...!

Exposés 1èreS1 Les travaux d'Haussmann

Par cyberblaise - publié le mercredi 2 décembre 2009 à 18:37 dans 1S1(2009-2010)
 

Les travaux haussmanniens:

 

 

 

Nous allons vous présenter les travaux d'Haussmann sous le Second Empire, en réalité et dans La Curée.

            Georges Eugène Haussmann, fils d'un intendant militaire de Napoléon Ier, né à Paris en 1809, débutera sa carrière de haut fonctionnaire par le poste de sous-préfet d'Yssingeaux puis, sous Louis Napoléon, il fut préfet du Var en 1848 et par la suite il deviendra préfet de la Seine de 1853 à 1870. Durant cette période, il reprit le projet de modifier le « visage » de Paris, de Rambuteau, qui fut stoppé par la Révolution de 1848. Un projet qui créa une forte controverse, ce qui le poussa à quitter ces fonctions, sous la pression des parlementaires juste avant la chute de l'Empire. Il décéda à Paris en 1891.

               

                Afin de vous présentez les travaux haussmanniens, nous allons étudier dans un premier temps, les motivations de ses travaux, puis les travaux en eux-mêmes, et enfin la manière dont ils ont été critiqués et les conséquences qu'ils ont apportées, tout en faisant un parallèle entre la réalité et La Curée tout le long de notre exposé.

 

 

            I. Les motivations de ces travaux

 

Les raisons qui ont motivé ces travaux peuvent se classer en deux partie: les aspects pratiques et les aspects « pompeux ».

        -Pratique car ils visent à moderniser le réseau routier qui n'est composé au départ que de deux axes très étroits, constamment embouteillé, et ne convenant ni à l'expansion démographique de la ville, ni à une répression des révoltes aisées. En effet, les grands boulevards rectilignes favorisent une fluidité de la circulation, de meilleurs échanges et le commerce. Ils facilitent aussi la rép ression des soulèvements.

        De plus, une création d'un réseau d'eau et d'égout est envisagé afin d'assainir la capitale. Cela permet de réduire les conditions précaires des habitants, et l'expansion des épidémies comme le choléra. Ce permet aussi d'avoir assez d'eau de bonne qualité pour toute la population parisienne qui tend encore à augmenter. La destruction de quartiers entiers crée de la place et permet de reconstruire des immeubles ( au modèle de l'idéal haussmannien)

 

       -Mais ces nouvelles maisons, rentrent aussi dans l'aspect « pompeux » ; en effet elles sont construites grandes et belles dans le but de loger des familles aisées telle la moyenne et haute bourgeoisie. Tandis que les plus pauvres n'ont pas les moyens de payer les loyers élevés, ils sont donc interdits dans le centre ville et consignés dans la périphérie , dans les quartiers délaissés de la rénovation.  Cette construction permet de chasser les ouvriers prêts à la révoltes, et la pauvreté du centre, qui donne alors une image plus riche à Paris.

       Les espaces verts prévus s'inspirent des jardins londoniens. Napoléon III encourage fortement ces travaux parce qu'il veut moderniser sa ville, car elle est très en retard par rapport aux  grandes villes européennes  (ex: Londres) Il a pour ambition de rappeler l'image de napoléon Ier et de faire de Paris, une capitale européenne, politique et même religieuse. ( Il voulait fixer la résidence du Pape dans un palais bâti au flanc de Notre-Dame). Il voit même par l'intermédiaire de ces travaux le moyen de remonter sa côte de popularité en donnant du travail a tous les ouvriers.

 

      

            II. Les travaux réalisés.

                                                           (Montrer le gros plan des travaux).0

 

Les travaux haussmanniens se sont déroulés entre les années 1853 et 1870.

     À l'origine Paris ne comporte que deux axes routiers, le premier traversant Paris du Nord au Sud, englobant les rues Saint-Denis , Saint-Martin et la rue de la Harpe, le deuxième s'étend d'Est en  Ouest, de la rue Saint-honoré à Saint-Antoine. C'est à partir de ces deux axes que se sont fait les travaux d'Haussmann, constituant à agrandir les boulevard, a faire de nouvelles percées comme la rue de Rivoli, le boulevard Saint-Michel, le boulevard Malesherbes, dont Zola a évoqué leur future création lors du passage où Saccard avec Angèle, contemple Paris de la butte Montmartre. Il prédit à travers l'évocation de nombreuses tranchées et la métaphore de Paris décimé, les futurs travaux.

    Haussmann a aussi entreprit les travaux de constructions de:

   - gares: la gare de Lyon, et du nord,…

   - monuments: l'Opéra garnier,…

   -  jardins: le bois de Boulogne, décrit lui aussi  par Zola dans l'incipit de La Curée , au moment, où nous découvrons Maxime et Renée en promenade (dans le bois),..

    - ponts: le pont Notre-Dame, Louis Philippe …

A insi qu'un réseau d'eau et d'assainissement, qui passe alors de 150 kilomètres à 500 kilomètres, celui passant près du pont d'Alma est l'un des plus connus.

               

                                   L'opéra Garnier

 Des casernes sont aussi construites autour de Paris, notamment l'immeuble caserne de la garde municipale, actuellement Préfecture de Police.

                  

                                                                                                             

                                                             Construction de l'égout près du pont de l'Alma

 

Aujourd'hui, nous pouvons dire que le style haussmannien contribue à la beauté de la Capitale, grâce notamment à l'architecture spéciale des immeubles qui occupent une place importante dans l'image du paysage urbain. Les immeubles Haussmanniens se différencient des autres, par leur uniformité. Collés directement à la rue, la façade de ces immeubles a une hauteur proportionnelle à la largueur de la rue. Ils ne comportent cependant que cinq étages, qu'ils fassent 14 mètres ou 20 mètres de hauteur.

      L'idéal haussmannien, pour l'époque, était que les maisons de chaque quartier soient alignées, les unes collées aux autres, avec la même hauteur d'étage et les mêmes lignes de façade, faites en pierre de taille, avec des balcons, des corniches et des moulures.

                Immeuble Haussmannien

 

 

 

 

            III. Les critiques et les conséquences qu'ont apportées les travaux.

 

La réalisation des travaux provoqua une polémique au sein de la société du Second Empire.

 

            Certains trouvaient que ces travaux étaient magnifiques, qu'ils avaient fait de Paris une ville moderne, attrayante dont le centre était vivant et riche, et qu'ils étaient réussis et bénéfiques. Mais ce point de vue n'etait partagé presque qu'uniquement par les bourgeois et les « nouveaux riches » qui se sont enrichis grâce aux travaux par l'intermédiaire de spéculations. Comme Saccard dans La Curée .

       Nous ne pouvons cependant pas renier que ces travaux sont une « œuvre » novatrice, bien que fortement inspiré de la ville de Londres: en effet, les espaces verts et le système d'irrigation sont presque identiques dans les deux villes. Elle inspirera la transformation du réseau urbain Français par Eugène Hénard, ainsi que de l'Europe et des États-Unis, dont Daniel Burnham s'en inspire pour le remodèlement de Chicago en 1909.

       Cette œuvre marqua profondément Cerdà, le modernisateur de Barcelone, Haussmann créa le concept d'urbanisme régularisateur en opposition à celui d'urbanisme fondé par Cerdà. De plus, ils améliorèrent vraiment les conditions d'hygiène de la ville et, en ayant enrichis la bourgeoisie, ils sont à la base de l'augmentation industrielle et de la prospérité des banques et des crédits.

 

            Mais malgré ces conséquences positives, la majeur partie de la population conserve un apriori négatif de ces travaux.

       Les hommes politiques et les écrivains contemporains, dont Zola fait parti, dénoncent principalement l'étendu des spéculations  et la corruption; M. de Mareuil, M. Toutin Laroche dans La Curée; quand aux architectes, ils dénoncent la monotonie des architectures monumentales qui se voulaient novatrices et impressionnantes. Haussmann est aussi accusé d'avoir caché sous des préoccupations sociales et hygiéniques un projet essentiellement policier visant à faciliter la répression des manifestations et favorisant ainsi un régime autoritaire. Les dettes exorbitantes et la paralysie de Paris, pendant presque vingt ans dus aux travaux, sont également remis en cause.

                                                                                                                                 Place de l'étoile

      De plus, la rénovation du centre ville entraine une forte hausse des loyers qui entraine elle-même une ségrégation des classes sociales. En effet, les familles pauvres n'ayant plus les moyens de payer les loyers sont contraintes de partir et s'entassent ainsi dans les quartiers périphériques qui ne sont pas touchés par les rénovations. Il y a donc une inégalité de la composition sociale dans Paris à l'image de l'inégalité dans les rénovations: les quartiers Est, où se trouvent la plupart des familles pauvres n'ont pas bénéficié de rénovations aussi importantes que les grandes avenues entourant la place de l'étoile à l'Ouest. On constate d'ailleurs un plan de Paris tel que: les bureaux et les quartiers bourgeois au centre; quartiers pauvres à l'Est et à l'Ouest; et les quartiers encore plus pauvres ainsi que les activités industrielles à la périphérie. Malheureusement les travaux avec ses opérations d'urbanisation ont beaucoup trop attiré la population pauvre qui s'entasse de plus en plus dans les quartiers pauvres.

 

            La critique principale reste quand même celle des inégalités sociales et de la bourgeoisie enrichie de manière douteuse qui étale de manière indécente ses richesses, comme pour l'hôtel Saccard dans La Curée, et se complète dans une vie malsaine; elle est formulé de manière implicite mais quand même explicite dans La Curée de Zola, par l'intermédiaire de la description de la vie de Renée, une noble plongée dans ce milieu.

 

 

 

            Conclusion.

 

           Ces travaux ont été un grand changement pour Paris, et un avancement pour la société du second Empire, même s'ils ont été et sont encore très controversés.

       En effet, encore aujourd'hui, ce sujet fait débat et de nombreux éléments, entre en compte, comme par exemple la commission Siméon, qui a été découverte plus en détail récemment par Pierre Cassel, et qui était chargé de proposer un plan de travail modernisant le capitale, il révèle aussi que Haussmann s'est approprié les idées du plan en y rajoutant quelques unes, loin d'être les meilleurs. Cela entraîne beaucoup de critiques sur ce personnage, qualifié de démiurge, de nervi du régime et dont les qualités intellectuelles et sensible sont remises en cause: François Loyer cita « Son histoire n'aura pas été celle qu'un urbaniste, encore moins d'un artiste, mais d'un technocrate au servie du Pouvoir ».

 

       D'ailleurs Haussmann ne parle de cette commission qu'en une seule ligne dans ces « Mémoires » ce qui remet en cause la véracité de l'ouvrage

 

        Nous finirons par dire, que les travaux, qui ont eu un impact indéfinissable sur la société du Second Empire et ainsi que sur celles qui ont suivi, partagent l'opinion publique encore aujourd'hui et c'est donc à chacun de peser le pour et le contre, ainsi que de se faire son propre avis quant à leur nécessité, leurs motivations et leurs conséquences.

Descriptif pour le BAC: objet d'étude sur le roman 1èreS1

Par cyberblaise - publié le mardi 1 décembre 2009 à 17:48 dans 1S1(2009-2010)
 

Objet  d'étude  1 : Le  Roman  et  ses  personnages.

 

 

 

Séquence 1 

 

 

 

Portraits et descriptions subjectives.  La présentation du personnage.

 

 

 

Problématique :

         Que révèle l'évolution de la description du personnage sur la vision de l'homme ?

 

 

Groupement de textes :

 

      -  Le portrait de Melle de Chartres, La Princesse de Clèves de Madame de Lafayette.

 

      -  La présentation du maître, Jacques Le Fataliste et son Maître de Diderot.

 

      -  Le Portrait des Thénardier, Les Misérables de Victor Hugo

 

      -  Portrait de Vautrin,  Le Père Goriot, de Balzac.

 

-  Extrait de L'Amant de Marguerite Duras,

    Description subjective du Mékong.

         

 

Pistes pour l'entretien :

Les fonctions de la description dans un roman : en quoi aident-elles à la représentation d'un personnage ?

Quel sens donner à la raréfaction des portraits dans l'évolution du roman ?

Qu'est-ce qu'une description subjective ?

Pourquoi le choix du point de vue est-il important ?

 

 

Séquence 2 

 

 

Oeuvre intégrale :   La Curée de Zola.

 

Le naturalisme  en gestation dans le deuxième roman de la série des Rougon-Macquart.

La vision du monde et de l'homme à travers la Curée.

 

 

Groupement de textes :

 

-  L'incipit

 

 

Extrait du chapitre 1 ( La rêverie de Renée) depuis «  La nuque appuyée (...)  dans le coeur lassé d'une femme. »

 

 

-  La vision de Saccard, chapitre 2 depuis  « Oh !, vois, dit Saccard avec un rire d'enfant (...)    l'amas sans borne des doigts sombres. »

 

 

-  La consommation de l'inceste au café Riche, chapitre 4 depuis « Il voulut se récrier, mais elle lui imposa silence (...) On fermait les boutiques. »

 

 

-   Phèdre  au Théâtre- Italien, extrait du chapitre 5 depuis « Un soir, ils allèrent ensemble au Théâtre-Italien. (...) le murmure complaisant d'Oenone. »

 

 

Pistes pour l'entretien :

Quel est le projet romanesque de Zola ?

La Curée est-il un roman naturaliste ?

Comment comprendre le titre ?

Pourquoi a-t-on pu dire que La Curée est un pamphlet ?

Qui est le personnage principal de La Curée ?

Quel est l'intérêt de la lecture d'un tel roman pour nous aujourd'hui ?

Pourquoi a-t-on dit que Paris est un véritable personnage du roman ? 

« L'alliance de l'or et de la chair », cette formule vous paraît-elle rendre compte des thèmes du roman ?

 

Récit de Théramène pour bien comprendre le passage de la Curée où Maxime et Renée assistent à la représentation de Phèdre.

Par cyberblaise - publié le vendredi 27 novembre 2009 à 13:00 dans 1S1(2009-2010)
 

 Récit de Théramène

 

A peine nous sortions des portes de Trézène,
Il était sur son char. Ses gardes affligés
Imitaient son silence, autour de lui rangés ;
Il suivait tout pensif le chemin de Mycènes ;
Sa main sur ses chevaux laissait flotter les rênes.
Ses superbes coursiers, qu'on voyait autrefois
Pleins d'une ardeur si noble obéir à sa voix,
L'oeil morne maintenant et la tête baissée,
Semblaient se conformer à sa triste pensée.
Un effroyable cri, sorti du fond des flots,
Des airs en ce moment a troublé le repos ;
Et du sein de la terre une voix formidable
Répond en gémissant à ce cri redoutable.
Jusqu'au fond de nos coeurs notre sang s'est glacé ;
Des coursiers attentifs le crin s'est hérissé.
Cependant sur le dos de la plaine liquide
S'élève à gros bouillons une montagne humide ;
L'onde approche, se brise, et vomit à nos yeux,
Parmi des flots d'écume, un monstre furieux.
Son front large est armé de cornes menaçantes

Tout son corps est couvert d'écailles jaunissantes,
Indomptable taureau, dragon impétueux,
Sa croupe se recourbe en replis tortueux.
Ses longs mugissements font trembler le rivage.
Le ciel avec horreur voit ce monstre sauvage,
La terre s'en émeut, l'air en est infecté,
Le flot qui l'apporta recule épouvanté.
Tout fuit, et sans s'armer d'un courage inutile,
Dans le temple voisin chacun cherche un asile.
Hippolyte lui seul, digne fils d'un héros,
Arrête ses coursiers, saisit ses javelots,
Pousse au monstre, et d'un dard lancé d'une main sûre,
Il lui fait dans le flanc une large blessure.
De rage et de douleur le monstre bondissant
Vient aux pieds des chevaux tomber en mugissant,
Se roule, et leur présente une gueule enflammée,
Qui les couvre de feu, de sang et de fumée.
La fureur les emporte, et sourds à cette fois,
Ils ne connaissent plus ni le frein ni la voix.
En efforts impuissants leur maître se consume,

Ils rougissent le mors d'une sanglante écume.
On dit qu'on a vu même, en ce désordre affreux,
Un dieu qui d'aiguillons pressait leur flanc poudreux.
A travers des rochers la peur les précipite.
L'essieu crie et se rompt. L'intrépide Hippolyte
Voit voler en éclats tout son char fracassé.
Dans les rênes lui-même il tombe embarrassé.
Excusez ma douleur. Cette image cruelle
Sera pour moi de pleurs une source éternelle.
J'ai vu, Seigneur, j'ai vu votre malheureux fils
Traîné par les chevaux que sa main a nourris.
Il veut les rappeler, et sa voix les effraie ;
Ils courent. Tout son corps n'est bientôt qu'une plaie.
De nos cris douloureux la plaine retentit.
Leur fougue impétueuse enfin se ralentit.
Ils s'arrêtent non loin de ces tombeaux antiques
Où des Rois nos aïeux sont les froides reliques.
J'y cours en soupirant, et sa garde me suit.
De son généreux sang la trace nous conduit.
Les rochers en sont teints ; les ronces dégouttantes

Portent de ses cheveux les dépouilles sanglantes.
J'arrive, je l'appelle, et me tendant la main,
Il ouvre un oeil mourant qu'il referme soudain.
Le ciel, dit-il, m'arrache une innocente vie.
Prends soin après ma mort de ma chère Aricie.
Cher ami, si mon père un jour désabusé
Plaint le malheur d'un fils faussement accusé,
Pour apaiser mon sang et mon ombre plaintive,
Dis-lui qu'avec douceur il traite sa captive,
Qu'il lui rende... A ce mot ce héros expiré
N'a laissé dans mes bras qu'un corps défiguré,
Triste objet, où des Dieux triomphe la colère,
Et que méconnaîtrait l'oeil même de son père.

Le texte est cité dans l'édition de l'Association des Bibliophiles Universels.

Les Rougon-Macquart

Par cyberblaise - publié le mercredi 18 novembre 2009 à 19:48 dans 1S1(2009-2010)

Pour vous aider à construire les personnages de la Curée, vous pouvez consulter ce site qui répertorie l'ensemble des personnages de la série.

http://www.as.wvu.edu/mlastinger/pers.htm

Sur le roman historique...

Par cyberblaise - publié le mardi 17 novembre 2009 à 18:13 dans 1S1(2009-2010)

Quelques articles intéressants pour poursuivre la réflexion sur le roman historique, notammant avec une référence aux Trois Mousquetaires d'Alexandre Dumas:


 http://www.bmlisieux.com/litterature/gambier/gambie30.htm


Une conférence que l'on peut lire ou écouter sur le site de l'Académie qui propose une réflexion sur l'intérêt de la lecture des romans historiques aujourd'hui.

http://www.canalacademie.com/Peut-on-ecrire-des-romans.html

la description subjective.

Par cyberblaise - publié le dimanche 15 novembre 2009 à 19:24 dans 1S1(2009-2010)

La notion de description subjective.

Une description qui a un double intérêt en ce qu'elle donne à voir celui qui regarde tout autant que ce qu'il regarde!

  1. les outils

marques de subjectivité établissant le point de vue interne:

-          verbes de perceptions qui indiquent l'origine du regard et des sensations.( visuelles, olfactives, auditives, tactiles, gustatives)

-          -verbes d'intériorité: penser, songer, méditer, réfléchir, rêver, sentir...

-          repères spatio-temporels relatifs à celui qui voit et orientant

 son regard.

-adjectifs exprimant le jugement valorisant ou dévalorisant et qui ne sont pas seulement descriptifs, qui supposent une interprétation de celui qui voit. ( Noter les adjectifs antéposés, hypocoristiques)

-Images ( comparaisons, métaphores, personnifications) qui nous invitent à partager l'univers de celui qui voit.

-marques de jugement explicite sur ce qui est vu.

-marques d'intensité ( adverbes, superlatifs, hyperboles) qui soulignent l'acuité des sensations de celui qui voit.

 

2.Fonctions de la description subjective.

Elle a pour rôle de nous faire passer du monde extérieur au monde intérieur de celui qui regarde. Pour le personnage, décrire le monde, c'est finalement se décrire soi-même; c'est rendre compte de manière imagée de ses émotions, de son imaginaire, de ses rêves.

C'est pourquoi l'une des figures privilégiées de la description subjective est l'hypallage ( déplacement d'une qualité d'un objet sur un autre objet cf “ l'air alangui et morbide” dans la Curée).

 

Pour le lecteur, la descrition subjective permet d'accéder à une construction intérieure du personnage, le narrateur s'efface au profit du personnage.

L'écrivain, lui, en utilisant ce procédé, insiste sur le fait que le réel est d'abord la construction d'une subjectivité: chaque personnage possède alors sa vision du réel et l'image de l'homme qui est donnée dans les textes où la description subjective domine, est celle d'un homme constitué par sa présence charnelle au monde, aux autres et à la société, qui appréhende le monde avec ses sens et son jugement rationnel, forgés à la fois par le corps singulier, le milieux et l'éducation. Les points de vue différents des différents personnages d'un roman permettent alors de rendre compte de la complexité du monde. Au lecteur alors de se faire une opinion.

 

 

 Différence avec la description réaliste:

conçue comme un moyen de représentation privilégié de la réalité. Il s'agit pour Balzac par exemple de donner à comprendre au lecteur ce qu'est la réalité.

 

1.Elle a une fonction narrative: ancrer la fiction dans le réel en permettant au lecteur de construire précisément le cadre spatio-temporel, la figure des personnages. Faire vrai pour donner l'illusion que le monde décrit est semblable au monde réel. ( Cf effets de réels, introduction de personnages historiques dans la fiction au second plan)

Elle permet aussi chez Balzac de préparer les éléments de al fiction: valeur prémonitoire de la physiognomonie, indices fournis par les lieux décrits. Habitat qui présage le devenir des personnages Cf Pension Vauquer.

 

2.Fonction idéologique.

Théorie réaliste selon laquelle il ya un lien étroit entre personnges et lieux qu'ils occupent. Vision du monde de l'écrivain, façon dont il juge la société: désir de domination, pouvoir et argent, rôle des femmes dans l'ascension sociale, monde dur aux idéalistes...

 

3. Fonction didactique: le roman comme transmission de savoir, lieu d'un dialogue entre auteur et lecteur inscrit dans le texte par le mode de narration qui interpelle le lecteur directement dans le texte. Cette relation s'effacera au nom d'une plus grande vraisemblance de la fiction quand l'écrivain, plutôt que la voix d'un narrateur externe, double de lui-même , utilisera la focalisation interne, les personnages relais, de telle sorte que le savoir semble se transmettre directement par les personnages et ce qu'ils perçoivent et connaissent du monde.


Le titre du roman La Curée.(1ère S1)

Par cyberblaise - publié le dimanche 15 novembre 2009 à 19:17 dans 1S1(2009-2010)
 

Le titre zolien, La Curée renvoie à une des métaphores principales du roman. La curée, la ruée vers le butin, caractérise les mœurs du Second Empire, le titre annonce donc, avant tout, une étude sociale du régime impérial et sa satire. La métaphore apparaît plusieurs fois dans le texte, mettant l'accent sur cet aspect social :

Ses narines battaient, son instinct de bête affamée saisissait merveilleusement au passage les moindres indices de la curée chaude dont la ville allait être le théâtre. […] Cependant la fortune des Saccard semblait à son apogée. Elle brûlait en plein Paris comme un feu de joie colossal. C'était l'heure où la curée ardente emplit un coin de forêt de l'aboiement des chiens, du claquement des fouets, du flamboiement des torches. Les appétits lâchés se contentaient enfin, dans l'impudence du triomphe, au bruit des quartiers écroulés et des fortunes bâties en six mois. La ville n'était plus qu'une grande débauche de millions et de femmes.

Cette métaphore peut également déployer une interprétation de l'Histoire : la curée n'implique pas forcément une progression rationnelle dans le temps linéaire, mais plutôt une activité qui, se repliant sur soi-même, ne cesse de se répéter. Elle assimile également les deux thèmes principaux du roman,la spéculation et la vie mondaine, en établissant un lien étroit entre eux.

(...)

Sujet d'invention: le portrait de Vautrin du point de vue d'un étudiant.1ère S1

Par cyberblaise - publié le dimanche 15 novembre 2009 à 11:11 dans 1S1(2009-2010)

Proposition de Présilia à titre d'exemple. Vous pouvez le commenter et donner votre avis.


              Le temps était maussade, le ciel gris, sans même un éclairci. On ne voyait presque rien dehors, le brouillard était trop important. Jean-Baptiste marchait lentement, encore dans ses pensées. Il réfléchissait beaucoup, c'était en élève de lettres, un des meilleurs si ce n'est le plus doué de l'école! Et parfois, perdu dans ses rêveries, il se surprenait à s'imaginer dans d'autres mondes, un peu comme dans ses livres. Il continuait à avancer et soudain, il aperçut, au loin, une ombre. Celle-ci se faisait de plus en plus proche et on commençait à distinguer une forme humaine. Quelqu'un de grand, une carrure imposante, et d'un coup, une main se leva et salua Jean-Baptiste. Dans un premier temps, il ne reconnut pas la personne qui se trouvait devant lui mais ensuite, il sut de qui il s'agissait. C'était un homme, qui se prénommait Vautrin. Il l'avait rencontré lors de son arrivée à la pension Vauquer. Ce fut cet homme qui pour la première fois, découvrit ce petit prodige de la littérature.

              Jean-Baptiste n'avait pas oublié ce fameux premier jour. Vautrin était venu le chercher à l'entrée de la pension. Il l'avait emmené dans un bureau et, rapidement, il lui transmit le règlement. Vautrin avait improvisé une brève visite de la pension. Mais le jeune homme ne l'écoutait pas, il le regardait avec effroi et interrogation. Il se demandait : est-ce un bourreau ? Il avait peur, chaque geste lui faisait peur. Vautrin avait de grosses mains, très poilues et des bras énormes sans oublier ses sourcils d'un roux très prononcé. D'ailleurs Jean-Baptiste décrocha un léger sourire quand il remarqua que ses jambes étaient de même épaisseur que les gros bras de Vautrin.

              Les jours suivants, on ne vit plus l'adolescent, il restait enfermé dans sa chambre, se préparant à l'année scolaire qui l'attendait. Il lisait, comme à son habitude, mais cette fois-ci, il ne sélectionna pas son livre au hasard. Il  voulait retrouver un livre qui lui avait beaucoup plu, un roman fantastique. Dedans, il se rappelait en particulier d'un personnage ou plutôt d'une créature que l'on nommait «Artancia». «Artancia» était aussi le surnom qu'il avait décidé d'attribuer à  Vautrin. Il faut dire que l'homme et la créature avaient beaucoup de similitudes. Par plusieurs aspects physiques, Jean Baptiste, trouvait qu'ils se ressemblaient. Une fois le portrait retrouvé, il se plongea dans son livre. Arrivée l'heure du repas, il dut descendre vers le réfectoire . Le jeune homme n'avait pas faim mais se nourrir lui paraissait tout de même essentiel. Il pris un plateau et se servit les plats les uns après les autres. Il alla s'asseoir seul à une table. Il mangeait le dessert quand d'un coup il entendit quelqu'un qui se rapprochait doucement. Il leva la tête et aperçut Vautrin. Ce dernier lui lança un regarde furtif et méchant d'abord puis, soudainement, se laissa aller à un léger sourire qui paraissait tout de même ironique. Jean-Baptiste se remit à manger, sans vraiment comprendre de quoi il s'agissait . En face de lui, il n' avait pas vu Vautrin mais bien Artancia, une bête cruelle et sans pitié.

Les jours passèrent et les deux hommes se croisèrent plusieurs fois sans jamais s'arrêter ni se regarder.

              Un jour, pendant la soirée, Jean-Baptiste entendit que l'on toquait à la porte. Naturellement il alla ouvrir, pensant à une visite de l'un de ses camarades. Mais, devant la porte, se trouvait Vautrin. Le jeune homme fut surpris mais proposa cependant à Vautrin de prendre le thé en sa compagnie. Ce dernier accepta et entra. Il s'installa à la petite table que Jean-Baptiste avait aménagée pour les visites.

              L'adolescent ne disait rien, il se contentait de boire son thé. Vautrin, qui semblait avoir remarqué la gêne du jeune homme, voulut lancer la conversation. Ils commencèrent tout deux à parler de littérature. Jean-Baptiste se retrouvait dans son élément, peu à peu, il commençait à se sentir à son aise. Dans la soirée, Vautrin prétexta un rendez-vous et partit. Les jours suivants, les visites devenaient habituelles, le sujet ne changeait pas et Jean-Baptiste commençait à s'en lasser. Il décida donc d'en savoir plus sur son mystérieux interlocuteur.

              Un jeudi, Vautrin et l'adolescent avait rendez-vous à 15h. Comme à leur habitude, les deux hommes étaient ponctuels. Ils se retrouvèrent chez Jean-Baptiste et commencèrent à boire le thé. Un silence pesant régnait mais le jeune homme décida de le rompre. Il lança : mais qui êtes vous ? Vautrin fut surpris et dit furtivement : Vautrin, tu le sais! Mais l'adolescent ne voulait pas en rester là. Il questionna donc l'homme à plusieurs reprises mais sans aucune réponse. Au bout de 30 minutes, Vautrin coopéra. Il expliqua son passé à Jean-Baptiste. Vautrin avait vécu un évènement qui l'avait bouleversé : plus jeune, il avait tué son frère avec beaucoup de sang-froid, un meurtre crapuleux qui lui avait forgé cette carapace. Il était devenu l'homme que tout le monde craignait, mais au fond, il n'aimait pas ce statut qu'on lui avait donné. Il disait qu'il regrettait ce qu'il avait fait et que ce geste l'avait tout de même fragilisé. Jean-Baptiste était stupéfait. Cependant, il ne prit pas peur car il savait que Vautrin le considérait tel un ami. Vautrin paraissait regretter ce qu'il venait d'avouer mais voyant que l'adolescent avait confiance, il se fit une raison. Il se faisait tard et, vu l'ambiance qui régnait, Vautrin préféra partir. Mais, avant de s'éclipser, il fit une dernière révélation à Jean-Baptiste : je vais quitter la pension Vauquer, maintenant que tu connais mon secret, je dois partir. Mais avant, j'aimerais que tu saches que j'ai retrouvé à travers toi le petit frère que j'ai perdu ! Merci !

     

 


cahier de texte jusqu'aux vacances de la Toussaint 1S1

Par cyberblaise - publié le lundi 26 octobre 2009 à 15:54 dans 1S1(2009-2010)

Cahier de texte de la première S1.

 

Mardi 8 septembre: Prise de contact, exercices pour faire connaissance, fiche de rentrée. Reconstitution par groupe du programme de l'année de seconde pour montrer la continuation des apprentissages et le réinvestissement des savoirs dans le programme de première.

 

Jeudi 10 septembre: Présentation du programme avec analyse du libellé des objets d'étude. Exigences de la discipline, matériel demandé.

Test d'auto-évaluation à partir d'un QCM de 50 questions. A corriger chez soi pour la séance prochaine.

 

Mardi 15 septembre: Corrigé du test d'évaluation. Premier objet d'étude: le roman comme vision du monde, le personnage comme vision de l'homme.

Groupement de texte sur la présentation du personnage de roman afin de montrer en quoi les changements de techniques de description du personnage sont significatives de l'évolution de la vision de l'homme des écrivains.

Premier extrait: Le portrait de Melle de Chartre au début de la Princesse de Clèves.

Méthode de préparation d'un commentaire à partir des 7 entrées dans le texte qui permettent d'observer tous les procédés d'écriture et de construire du sens à partir d'eux.

 

Jeudi 17 septembre: Le commentaire de l'extrait de la Princesse de Clèves.

Distribution de l'extrait du roman de Diderot: Jacques le Fataliste et son maître. A préparer pour la séance prochaine.

 

Mardi 22 septembre:

Fin du commentaire de l'extrait de la Princesse de Clèves.

Travail par groupe pour élaborer un commentaire à partir des préparations effectuées à la maison du texte de Diderot: le portrait du maître de Jacques. I. Un portrait dévalorisant: un maître ridicule et inutile.

II. Un narrateur intrusif qui prend le pas sur les personnages de l'histoire.

III. Un portrait qui sert de prétexte à une satire de la société et à une réflexion philosophique sur la notion de maîtrise.

 

Jeudi 24 septembre : L. A : Extrait du Père Goriot de Balzac : le portrait de Vautrin ; Préparation au commentaire effectuée en classe.

DM commentaire de l'esquisse du portrait des Thénardier dans Les Misérables de Hugo (manuel)

 

 

Mardi 29 septembre : Reprise de la LA du portrait de Vautrin.

Sujet d'invention pour faire travailler les techniques de focalisations internes : Sujet d'invention

 

Vous êtes le romancier du Père Goriot et vous décidez de présenter le personnage de Vautrin à travers le point de vue d'un étudiant qui réside avec lui dans la Pension Vauquer.

Vous vous inspirerez du portrait de Vautrin effectué par Balzac mais vous changerez la focalisation et vous développerez la relation que cet étudiant de votre invention entretient avec le personnage mystérieux en exploitant ce que le texte balzacien laisse en creux.

 

 

 

Jeudi 1 octobre : Œuvre intégrale : La Curée. Introduction.

 

Mardi 6 octobre : Extrait de L'Amant de Marguerite Duras, description subjective du Mékong.

 

Jeudi 8 octobre : La Curée, LA de l'incipit.

 

Mardi 13 octobre : corrigé du DM Le portrait des Thénardier + questions préalables.

 

Réponses aux questions préalables.

 

1.Dans le chapitre des Misérables dans lequel Hugo présente pour la première fois les Thénardier, le champ lexical de l'obscurité est très présent avec des mots comme “sombre “ qualifiant “secrets” et “mystères”, mais aussi “le feu” dans un oxymore inquiétant  aux connotations diaboliques d'élan vers le mal, proposant une rime interne avec “l'ombre qu'ils ont dans le regard”, et confirmé avec la famille du nom  “les ténèbres”, “ténébreux”. L'on sait que l'auteur des Rayons et des Ombres aime particulièrement les antithèses qui lui permettent d'interroger  les deux grandes postulations humaines vers le Bien et vers le Mal, la clarté ou les ténèbres, l'ange ou l'animal. Ainsi dans le portrait des Thénardier, le thème de l'obscurité est décliné de bien des façons: il y a d'abord une obscurité sociale du fait de l'appartenance à une classe “batârde”, intermédiaire difficilement identifiable, cumulant les défauts et vices de la classe moyenne et inférieure sans aucune des qualités, ni de l'ouvrier ni du petit bourgeois, obscurité liée à la difficulté de connaître les Thénardier: leur passé est remis en cause par les modalisateurs de doute du narrateur, Thénardier s'est-il vraiment illustré dans l'épopée napoléonienne comme le suggère son enseigne et ses dires ? C'est démenti par le portrait que le narrateur fait de lui. L'obscurité, c'est alors l'ignorance du vrai et du faux, or les Thénardier paraissent sur leur garde quant à leur passé et à leur avenir, ils sont associés au secret, à la dissimulation, aux mystères. Ils semblent avoir des choses à cacher et le narrateur invite le lecteur à s'en défier.

Plus nettement encore le texte suggère une condamnation morale car ils semblent porter au mal comme l'indique le choix du mot “noirceur” qui s'applique à la méchanceté des  âmes qui cherchent à nuire aux autres . L'insistance du narrateur à souligner leur refus de la lumière au profit d'un repli croissant vers les ténèbres grâce à un champ lexical du retour en arrière (“reculant continuellement,, rétrogradant, empirant sans cesse”) particulièrement frappant dans l'oxymore “âme écrevisse” qui associe un animal peu valorisé, se mouvant dans les sables, les bas fonds et charognard de surcroit, à la partie la plus noble de l'homme qui dicte sa conduite, engage le lecteur à craindre le pire de la part de ces personnages à qui vient d'être confié un être pur et innocent comme Cosette.

 

2. Avant Flaubert qui montrera dans Madame Bovary combien de mauvaises lectures peuvent corrompre les âmes des lectrices en leur faisant perdre tout sens des réalités, Victor Hugo a déjà dénoncé les effets pernicieux de la sous-littérature dans les Misérables comme on le voit dans cette “esquisse” du portrait des Thénardier. Madame, dans sa jeunesse, a lu des romans de second ordre que le narrateur dévalorise en utilisant l'expression “ces espèces de livres”. Il s'agit de lectures faciles, d'un romanesque imité des grands modèles classiques mais sans leur qualité et traités de “vulgaires”. Non sans humour, le narrateur note l'effet désastreux sur les Thénardier de ces “romans bêtes”: ils se piquent d'une culture qui n'en est pas une; Madame Thénardier prend “une allure pensive” auprès de son mari, qui n'est peut-être qu'un abrutissement de l'esprit ou une pose, de façon dérisoire les filles Thénardier sont affublées de prénoms romanesques qui ne correspondent pas à leur milieu et sont prétentieux tout en les ridiculisant. Le narrateur ironique signale d'ailleurs qu'elles ont échappé à pire choix.

Monsieur est présenté lui aussi comme un amateur de roman: “ruffian lettré à la grammaire près». Il a pris une forme de “sentimentalisme” qui ne l'empêche pas d'être par ailleurs un “butor correct et sans mélange”, ce qui prouve que la lecture n'a eu sur lui aucun effet positif, n'a suscité aucune amélioration intellectuelle, morale ou même affective, bien au contraire. L'on peut s'interroger sur ce que V. Hugo a voulu signifier par cette mise en abîme du pouvoir de la littérature: A-t-il voulu alerter sur le fait que la littérature puisse être considérée comme un simple signe de classe, un marqueur d'identité sociale, derrière laquelle les Thénardier se cachent et cherchent à donner le change en passant pour ce qu'ils ne sont pas? A-t-il voulu dénoncé le manque de qualité de la littérature de colporteur et mettre en garde contre ses méfaits en l'opposant à la littérature d'art? S'agit-il simplement d'une prise de distance ironique avec sa propre pratique ou un règlement de compte avec des confrères peu scrupuleux?

 

 

 

Jeudi 15 octobre : La Curée : LA La rêverie de Renée.

Mardi 20 octobre : Entraînement à l'épreuve orale à partir du premier groupement de texte. Simulation avec questions différentes sur les textes, distribution d'une grille d'évaluation.

 

Jeudi 22 octobre : Plan détaillé de commentaire à compléter pour un commentaire de la Rêverie de Renée.

Entraînement à la deuxième partie de l'épreuve orale : questions d'entretien sur l'objet d'étude : le roman comme vision du monde ; Contrôle écrit le jeudi 5 novembre.


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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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