Penser après les cours...!

La question de l'homme dans l'argumentation et l'actualité (1ES2)

Par cyberblaise - publié le lundi 28 novembre 2011 à 16:42 dans 1ES2 2011-2012

Nous abordons cet objet d'étude en nous interrogeant sur la façon dont notre regard sur l'Autre forge notre propre humanité et voici que le journal Le Monde publie plusieurs articles en lien avec notre problématique en raison d'une exposition qui s'ouvre au musée anthropologique du Quai Branly sous le patronage du footballeur Lilian Thuram, Exhibitions, titre qui joue à la fois sur le sens anglais et français du mot.


http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/11/28/comment-le-sauvage-est-devenu-l-unique-figure-de-l-autre-lointain_1610171_3246.html#ens_id=


http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/11/28/lilian-thuram-le-racisme-un-conditionnement_1610170_32

Corrigé Contrôle (Suite2) 1ES2

Par cyberblaise - publié le dimanche 27 novembre 2011 à 14:27 dans 1ES2 2011-2012

1.       Un des objets d'étude de la classe de Première est : Théâtre : Texte et Représentation. Le théâtre du grec « theatron » signifie dans un premier « lieu où l'on représente des œuvre dramatiques ». L'intitule de l'objet d'étude grâce aux deux points  suggère que  le texte et la représentation sont indissociables pour former ce que l'on appelle théâtre.
Le théâtre n'est pas seulement une œuvre littéraire qui prend sa place parmi les genres littéraires possibles, à côté du roman et de la poésie, il n'est pas seulement fait pour des lecteurs mais il est aussi une œuvre artistique qui donne lieu à un spectacle devant un public et relève donc plus de l'image animée puisqu'il est donné à voir lorsqu'il est représenté. Le texte d'ailleurs par les didascalies permet que la représentation soit imaginée par le lecteur et concrétisée par un metteur en scène et des comédiens sur un plateau.

L'on peut cependant se demander du coup si l'artiste prépondérant au théâtre est l'auteur ou si ce n'est pas plutôt le metteur en scène coordonnateur et garant de la représentation, voire l'acteur qui incarne les personnages et qui est confronté directement au public. Le metteur en scène doit-il se mettre au service du texte et respecter à la lettre ce que l'auteur a voulu ou peut-il se servir du texte comme des autres éléments de la représentation, décors, sons, costumes etc. pour bâtir plutôt un objet plastique nouveau ? La production théâtrale actuelle propose ces deux approches, mais l'on considère souvent que les plus belles mises en scènes sont celles qui font entendre la langue particulière de l'écrivain tout en proposant

Une lecture, une interprétation de la « fable », de l'action dramatique qui soit pertinente et convaincante avec les moyens spécifiques du plateau : jeu des acteurs, espaces scéniques, sons, éclairages…Pour le spectateur, le théâtre est un système de signes très complexe à déchiffrer et interpréter puisqu'il faut à la fois comprendre le langage littéraire qu'échangent les personnages et les différents éléments visuels et sonores de la représentation.

Le mot « représentation » est lui-même très riche puisqu'il signifie que l'on présente quelque chose une seconde fois, ce qui est bien le cas à divers niveaux : la réalité d'une situation est présentée et recomposée ; le spectacle est créé une première fois, puis il est répété, travaillé et donne lieu ensuite à une succession de représentations où il est reproduit à l'identique sans que cela soit jamais possible totalement puisque le théâtre est un art vivant de l'ici et du maintenant par définition impossible à reproduire exactement, en ce sens il est une véritable expérience de vie que les acteurs et le public partagent

Voir aussi dans le manuel P.365 Les clés du genre: Texte et représentation.

La mise en scène de Phèdre par Patrice Chéreau (1ES2)

Par cyberblaise - publié le mercredi 23 novembre 2011 à 16:36 dans 1ES2 2011-2012

En savoir plus sur cette mise en scène fameuse dont nous avons regardé la fin lundi dernier:

http://www.theatre-odeon.fr/fichiers/t_downloads/file_284_dpd__phedre.pdf : un dossier pédagogique qui contient un résumé de Phèdre, des textes d'universitaires sur Phèdre, des comparaisons avec d'autres mises en scène au XXème siècle, une biographie de Racine etc


Dossier sur ARTE avec de belles photos :

http://download.pro.arte.tv/archives/fichiers/01672816.pdf


Un court extrait vidéo: magnifique Dominique Blanc: http://www.artevod.com/bandeAnnoncePlayer.html?ficheId=783


Un article qui parle d'"une tragédie jouée comme un match de boxe":

http://www.avoir-alire.com/phedre-racine-chereau


Pourquoi jouer Phèdre aujourd'hui, artistes, psychanlaystes et professeurs tentent de répondre: http://vimeo.com/19619010

Réviser la notion de tragédie classique (1ES2)

Par cyberblaise - publié le vendredi 18 novembre 2011 à 17:35 dans 1ES2 2011-2012

Lectures cursives conseillées pour l'objet d'étude Théâtre: Texte et représentation.

Par cyberblaise - publié le vendredi 18 novembre 2011 à 17:26 dans 1ES2 2011-2012

En plus des Justes et des Mains Sales, lisez les pièces dont nous avons abordé une extrait: Dom Juan de Molière, Antigone de Sophocle et Anouilh, Phèdre de Racine, Ruy Blas de Hugo, Roméo et Juliette de Shakespeare, Lorenzaccio de Musset.Cyrano de Bergerac de Rostand. Le temps de lecture d'une pièce est moins que le temps qu'il faut pour la jouer, deux heures environ!

Au minimum, cherchez des résumés acte par acte, voire scène par scène!

Vous pouvez jeter un oeil du côté de Ionesco à cause de la dissertation au moins La Cantatrice Chauve et La Leçon.

Antigone de Sophocle : sur le mythe d'Antigone( 1ES2)

Par cyberblaise - publié le vendredi 18 novembre 2011 à 16:55 dans 1ES2 2011-2012

Camus et le théâtre ( corrigé du contrôle de synthèse 1ES2)

Par cyberblaise - publié le jeudi 10 novembre 2011 à 09:59 dans 1ES2 2011-2012

 Camus et le Théâtre :

« Vraiment, le peu de morale que je sais, je l'ai appris sur les terrains de football et les scènes de théâtre, qui resteront mes vraies universités. »

Albert Camus, Pourquoi je fais du théâtre, 1959

Le théâtre : un jeu d'équipe, une équipe de fidèles.

Que ce soit dans le rôle de l'écrivain, de l'adaptateur, du metteur en scène ou du comédien, Albert Camus a toujours entretenu une relation passionnée avec le théâtre qu'il comparait volontiers au football, son autre passion. Pour lui, sur un plateau de théâtre comme au football, l'humilité, la solidarité, le sens de la camaraderie, du dépassement de soi et du travail d'équipe dans le respect des règles du jeu sont essentiels  pour aller à la réussite face à un public en attente. Bien plus qu'un espace de jeu, le théâtre  est un « royaume d'innocence »qui fait éclater la justice et la vérité sous le masque : s'il est lieu d'illusion, il n'est pas lieu de mensonge. Conformément à cette vision du théâtre, Camus s'entourera d'une équipe de fidèles qui le suivra au fil de ses années de théâtre.

Des noms aussi prestigieux que  Maria Casarès (dont il tomba amoureux), Catherine Sellers, Roger Blin, Gérard Philipe,  Michel Bouquet, Serge Reggiani, Pierre Brasseur, Marcel Marceau, Madeleine Renaud ou Jean-Louis barrault l'ont accompagné dans son travail théâtral.

Un document surprenant : Camus parle de son Prix Nobel en regardant un match de football, disponible sur  www.ina.fr/sport/football/video/

AFE85007615/interview-de-monsieur-albert-camusprix-nobel-1957-lors-du-match-racing-monaco-auparc-des-princes.fr.html, [consulté en février 2010].

Un parcours théâtral en trois périodes

Le parcours théâtral de Camus s'articule autour de trois périodes qui définissent également l'évolution de l'écrivain sur un plan humain et philosophique. Entre 1936 et 1938, il dirige successivement à Alger le théâtre du travail – dont les membres aspiraient à un idéal communiste – puis le théâtre de L'Équipe. Cette transition marque sa prise de distance avec le Parti Communiste et son retour vers des préoccupations esthétiques qu'il définit dans un  Manifeste daté de 1937. Avec l'arrivée de la guerre, la troupe se dissout.

C'est durant sa période de maturité (1943-1949) que Camus rédige les quatre pièces qu'il nous a laissées :  Le Malentendu  (1944),  Caligula  (écrite en 1938, publiée en 1944), L'État de siège (1948) et  Les Justes (1949). Les deux premières, qui appartiennent au cycle du « théâtre de l'impossible », interrogent l'absurde de la condition humaine, alors que ses deux dernières, abordent la question de la révolte. Par le biais du théâtre, ses personnages confrontent des points de vue sur des questions essentielles à ses yeux, animant les hésitations et contradictions qui le hantent en tant qu'intellectuel: « la pensée est en même temps action »

. Cette période lui permet d'un point de vue intellectuel, de concilier réflexion philosophique et mise en forme esthétique de sa pensée. S'il reste attaché à un certain classicisme de la forme, les questions qu'il pose sont éminemment contemporaines. il répond à un public pris dans la tourmente d'une crise liée aux débats et événements historiques d'après-guerre.  il entrera de plein pied dans le débat sur l'absurdité de l'existence tout en gardant foi en la possibilité du dialogue humain, contrairement aux auteurs classés dans la catégorie du « théâtre de l'absurde ».

Cependant, les questions esthétiques posées par le renouveau de l'écriture théâtrale ainsi que les critiques qui lui sont adressées, orchestrées pour la plupart autour de son conflit avec Sartre, occasionnent chez Camus une période de crise de l'écriture. S'il décide en 1953, de devenir pleinement homme de théâtre, il se limitera, dans cette troisième période, face à l'hostilité du milieu intellectuel parisien, à l'adaptation de chefs-d'œuvre romanesques. il rêve alors de créer une « tragédie moderne ». Par ailleurs, son goût pour la littérature russe lui permettra de travailler pendant six ans à l'adaptation de  Les Possédés de Dostoïevski. À la veille de sa mort brutale dans un accident de voiture, Malraux s'apprêtait à l'aider à réaliser son rêve plus cher : diriger un théâtre.

Extrai du dossier Pièces démontées sur la mise en scène des Justes par Stanislas Nordey.

Les Justes Acte IV Dialogue Skouratov-Yanek (1ES2)

Par cyberblaise - publié le mercredi 9 novembre 2011 à 12:17 dans 1ES2 2011-2012

Les Justes, acte IV, dialogue entre Yanek et Skouratov.

1 . En quoi le dialogue a-t-il une place à part dans l'œuvre ?

-Les 3 premiers actes se déroulent dans un même lieu, l'appartement des terroristes, dans le 4ème : « cellule de la Tour Pougatchev à la prison Boutikri » donc changement de décor, donc pas forcément respect de l'unité de lieu propre à la tragédie, sauf à considérer que l'emprisonnement n'est que la continuité de l'action terroriste : ils sont déjà privés de vie, de liberté par le choix de l'Organisation elle-même cf dialogue Dora- Yanek, Dora-Anenkov.) et pour Yanek le geste de mort de l'attentat doit être « payé » de la mort du terroriste.

-Yanek sans ses frères : isolement, solitude, doit affronter les conséquences de son acte seul. Voir mise en scène de Guy-Pierre Couleau : dans les autres actes Yanek est toujours au cœur du groupe, virevoltant, enthousiaste, dans l'acte IV, abattu, au sol, douloureux, ayant perdu de sa superbe.

-Dialogue qui s'inscrit dans une série : Foka, Skouratov, la Grande Duchesse : quatre personnages qui vont représenter des opposants à Yanek et le déstabiliser dans sa détermination. Trois tentateurs : Yanek : figure christique, celui qui se sacrifie, reçoit la visite de personnages qui veulent lui faire changer de comportement.  Pour le spectateur ce sont de nouveaux personnages donc regain d'intérêt, questionnement : Yanek va-t-il céder à la tentation et trahir ses frères ?

2. Skouratov : Pire ennemi des terroristes bien qu'il se prétende un adjuvant pour Yanek à maintes reprises : cf répétition du verbe « aider ». Identité déclinée : « directeur du département de la police. »

problème de sa personnalité, de sa fonction dans l'histoire, de la stratégie argumentative qu'il emploie et des valeurs qu'il porte. Est-il une machine sans conviction d'un régime totalitaire, un être sincère qui au nom de valeurs humanistes, de la morale, voire du christianisme veut le salut de Yanek ? un être machiavélique qui torture Yanek moralement et physiquement pour obtenir la reddition des terroristes et faire échouer leur lutte politique ?

Attitudes très ambivalentes qui laissent aux metteurs en scène des choix de représentation de ce personnage selon la facette que l'on met en relief.

A droit à l'une des rares didascalies qui concernent les costumes dans la pièce : «  très élégant » : se veut respectable, aime les belles choses, veut impressionner les personnes auxquels il s'adresse, veut se démarquer, ne pas qu'on puisse lui reprocher un manque de tenue, veut mettre en accord l'apparence physique et les valeurs qu'il est censé représenter moralement : justice, légalité, honnêteté ( à rapprocher du champ lexical du théâtre qu'il emploie : chacun est dans son rôle), politesse avec le prisonnier, vouvoiement mais son attitude n'exclut pas la violence, basses manœuvres : fin qui justifie les moyens.

Est responsable de ce qui arrive à Yanek en prison, de son régime carcéral : Huit jours de secret, levée de cette punition, visite de Foka organisée par lui, annonce de celle de la Grande Duchesse… révèle aussi une partie de son travail de policier : surveillance des terroristes, possède des informateurs qui jouent double jeu et sait beaucoup de choses sur la personnalité de Yanek.

Stratégie pour déstabiliser Yanek : Jovialité ou ironie ? Nombreuses allusions à son rire dans les didascalies. Quel genre de rire justement ? Manie souvent le chaud et le froid, ce qui est très déroutant. Constamment ironique.

Véritable tentateur diabolique : le diable fait le mal par ses paroles.

-          Flatte Yanek : « célébrité » cf publicité donnée à l'acte terroriste, désir du terroriste d'être un héros, un juste (cf plus tard la personnalité du terroriste Carlos star), commente sa fermeté de caractère comme un metteur en scène : « Bonne voix, bien placée. Vous savez ce que vous voulez. » : admiration du policier devant sa résistance à la torture mais aussi ironie, rappel du rôle que doit jouer Yanek en tant que terroriste, ce qui peut l'ébranler : s'accroche-t-il à un rôle ou a-t-il de véritables convictions ( à rapprocher de Hugo dans les Mains sales), menace indirecte de craquage qu'il pointera un peu plus loin dans le dialogue : « nerfs qui lâchent », «  ne faites pas le fier »

-          Semble lui manifester de la sympathie : «  Vous m'intéressez » mais ambigüité du mot « intéressez », pas gratuit, vous présentez un intérêt pour moi, je peux vous utiliser. Feint de compatir à la cruauté du secret mais a utilisé cette torture pour le faire parler, feint d'avoir atténuer la solitude par des visites mais les visites sont négatives pour yanek : découvre que Foka, l'homme du peuple ne comprend pas son action révolutionnaire, qu'il s'en fiche, continue à l'appeler Barine, seigneur, n'est impressionné que par la statut de la victime du meurtre, accepte d'être le bourreau pour une remise de peine. Skouratov ironise, évoque la nécessité de l'humanité avec le thème du « visage » mais exaspère Yanek en ne lui présentant que des « visages «  ennemis, essaie en fait de le mettre en colère, de le faire réagir.

-          Se présente comme un adjuvant : veut l'aider, lui faire grâce de la vie mais en fait marchandage pour obtenir la fin des attentats par l'arrestation des camarades de Yanek (« Mais si vous décidez de vivre, nous les arrêterons »). Se place dans une logique morale : si un crime est commis, il faut un châtiment pour le réparer, vie sauve signifie occasion de se repentir.

-          Pour l'amadouer, essaie à plusieurs reprises de créer une ressemblance entre lui et Yanek, cherche à le déstabiliser en lui montrant qu'ils ne sont pas si différents : ne pas se fier à l'apparence, le  visage du policier « rebute » peut-être Yanek mais il a un « cœur » que Yanek gagnerait à « connaître ». Sous entend que lui aussi à un désir de justice comme Yanek mais qu'il diverge sur les moyens, lui est entré dans la police et Yanek dans un groupe terroriste : « On commence par vouloir la justice et on finit par organiser la police » : antithèse pour Yanek mais qui lui présente de façon atténuée par le « on «  généralisant et indéfini un destin possible, une issue ct au furur « vous y viendrez peut-être », les terroristes repentis trouvent souvent des emplois dans les services de police ! Suggère qu'on peut devenir policier par idéalisme : le « on » pourrait caché un « je ». question de la grâce : les rassemble aussi, ils ont tous les deux fait grâce. Mais analogie faite par le policier entre lui et le terroriste est insupportable pour lui, cruauté soulignée par les didascalies qui imposent un rythme de jeu « un temps », lourd de signification. laisse le temps à Yanek de prendre conscience de sa position de faiblesse : c'est l'autre qui dispose de lui, qui mène le jeu, utilise les impératifs, rit, questionne…donc fausse ressemblance. Essaie de faire basculer Yanek du « nous » fraternel de l'Organisation au « nous » du moment qui relie le terroriste et le chef de la police cf «  Là nous sommes au centre » : le concret de la justice :il ya eu meurtre, conséquence « repentir et châtiment ». Cette proximité voulue explique aussi les confidences de Skouratov : »c'est pour cela d'ailleurs que je me suis fait policier » : être au centre, être un héros .

-          essaie de vider l'acte commis par Yanek de son sens politique : pour lui il s'agit d'un « assassinat » quand pour Yanek il s'agit de l'exécution d'un « verdict ». Il déconsidère l'acte commis en le traitant de « travail d'amateur désordonné » pour amoindrir la fin poursuivie : la chute du despotisme. Puis il le ramène à l'acte concret du meurtre qu'il ne voulait pas voir cf Acte I « Dieu m'aidant, la haine me viendra au bon moment, et m'aveuglera ». Skouratov lui fait voir les images horribles du corps morcelé après avoir utilisé l'euphémisme de « dégâts » : gros plan sur la tête arrachés, les membres séparés du corps pas reconnaissable, le sang abondant, le mot est repris deux fois, infligé de surcroit à la femme du grand duc, donc évocation de l'inhumanité à l'égard des proches de la victime. Oblige Yanek à ne pas rester dans l'abstraction des idées : verdict, tyrannie, haine, le force à reconnaître sa responsabilité personnelle dans le meurtre d'un être humain précis, donc refuse à yanek l'explication politique du geste, le statut de combattant dans une lutte armée. Douloureux pour Yanek qui est croyant et qui avait des scrupules au meurtre, pour lui la fin ne justifie pas les moyens donc doute et retour à la discussion avec Stepan : Skouratov touche juste en disant : « Vous ne devriez pas faire semblant d'oublier la tête du Grand Duc » sait que yanek a du remords et que c'est pour cela qu'il souhaite mourir. Torture supplémentaire : feint d'en avoir fini et de reconnaître sa défaite mais se ravise pour lui rappeler sa réticence à tu er des enfants, met les deux meurtres sur le même plan : « Si l'idée n'arrive pas à tuer les enfants, mérite-telle qu'on tue un grand duc ? » oblige Yanek à concéder que le raisonnement se tient.

La torture échoue car Yanek ne dénonce pas ses frères : ce n'est plus l'idéologie qui le rend fort mais la vision concrète de ses frères,  il subit un véritable calvaire qui ne peut se résoudre que dans la mort acceptée.

 

 


Quand l'actualité nous parle de "terrorisme"...

Par cyberblaise - publié le vendredi 4 novembre 2011 à 17:10 dans 1ES2 2011-2012

L'attentat commis contre le journal satirique Charlie Hebdo, les jets d'huile de vidange sur les spectateurs et l'obstructions au déroulement du spectacle de Roméo Castelluci au Théâtre de la ville à Paris la semaine dernière font résonner à nouveau le mot "terrorisme" en France et repose la question de la légitimité de la violence pour se faire entendre. Ce qui ressort à nouveau c'est que les actes de violence ont pour principal but d'accaparer les médias pour faire connaître certaines positions idéologiques. Des affaires à suivre donc pour prolonger la réflexion sur Les Justes et Les Mains Sales.

En savoir plus sur la pièce de Roméo Castelluci:


http://blogs.mediapart.fr/blog/mima/251011/romeo-castellucci-et-la-mauvaise-foi-de-tristes-imbeciles


http://www.lemonde.fr/culture/article/2011/10/26/romeo-castellucci-la-foi-est-a-mille-lieues-de-l-ideologie

Les Justes mis en scène par Stanislas Nordey (1ES2)

Par cyberblaise - publié le mardi 1 novembre 2011 à 08:53 dans 1ES2 2011-2012

Une présentation des Justes dans la mise en scène de Stanislas Nordey avec Emmanuelle Béart dans le rôle de Dora.

http://videos.arte.tv/en/do_validatePlaylist/videos/theatre_les_justes_de_camus-3122550.html


http://culturebox.france3.fr/all/20395/les-justes-d_albert-camus-au-theatre-avec-emmanuelle-beart#/all/20395/les-justes-d_albert-camus


Une intervention du metteur en scène à l'université de Lyon:

http://www.youtube.com/watch?v=v03nUlysEU0


Une série de videos dans lesquelles Nordey s'explique sur sa démarche de metteur en scène:

http://www.theatre-video.net/video/Nordey-1688


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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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