Penser après les cours...!

Pistes de correction pour le bac blanc 2012( 1ES2)

Par cyberblaise - publié le dimanche 8 avril 2012 à 10:25 dans 1ES2 2011-2012

Correction du Bac Blanc 2012 - Objet d'étude : Poésie  Corpus : Hugo, Éluard, Cadou, Tardieu

 

1. La fonction que les poètes attribuent à la poésie : un poème ressort de la poésie engagée, celui de Paul Éluard ; mentionner la date de publication, l'anaphore de l'expression “au nom de” qui souligne l'hommage aux courageux résistants, aux victimes innocentes de l'occupant aussi ; le poème termine surtout sur un message d'espoir qui donne tout son sens à l'engagement des Résistants et sur un appel à la Résistance.

Les trois autres poèmes donnent à l'expression des sentiments une place prépondérante et ressortent donc de la poésie lyrique comme l'indique d'emblée le recours très fréquent au pronom de la première personne. Le champ lexical des sentiments apparaît dense dans les trois poèmes (à préciser pour chacun d'eux : révolte et désespoir face à la mort chez Hugo ; nostalgie d'un amour éloigné ou perdu chez Cadou ; regret et doute chez Tardieu. Conclure en une phrase sur la variété des fonctions poétiques.

CITEZ absolument des extraits courts des textes sans en oublier aucun des quatre.

 

Commentaire du poème de R-G Cadou, tiré du recueil Hélène ou le règne végétal (1945)

Intro : RG C marqué par le surréalisme ; recueil dédié à une femme. Poème de forme classique : cinq quatrains d'alexandrins, mais pas de rimes régulières. Evocation nostalgique d'une femme tutoyée, qui occupe une place prépondérante au fil des vers. On peut alors se demander ce que représente l'être énigmatique si souvent invoqué sans qu'il soit nommé aux yeux du poète. Le poète écrit pour une femme aimée dont il attend la rencontre et cette femme est pour lui tout un univers.

  1. Une femme aimée dont il magnifie la rencontre et dont il regrette la perte

1. jeu des pronoms : omniprésence de la femme et rapprochement avec le poète (je, tu)

2. indices de manque, de séparation (comparaison avec les marins, répétition vb “attendre”)

3. indices de rencontre traitée sur le mode de la nostalgie (imparfait, champ lexical du contact délicat et agréable)

  1. Une femme qui est tout à ses yeux  (deux possibilités)

1. femme terre récoltes ;  2. femme saisons, météo, rythme de la journée ;  3. femme eau et air ;  4. femme temps et univers

OU : 1. femme cinq sens   2 ; femme quatre éléments ;  3. femme temps

Dans tous ces paragraphes insistez sur les présentations mélioratives et bienfaisantes de la femme.

Ccl : synthèse qui rappelle l'évocation nostalgique de la rencontre et de tout ce que la femme symbolise pour le poète. Ouverture : comparer avec Hugo qui donne à ses vers un ton plus tragique après la mort de sa fille Léopoldine ; ou comparer avec Eluard, qui choisit la poésie engagée (préciser le contexte de la Résistance au cours de la seconde Guerre Mondiale)

 

Dissertation :

Introduction : présenter la poésie : son histoire, sa définition par exemple. Problématique possible : quelles fonctions un poète peut-il attribuer à ses vers ? Bien souvent la poésie est considérée comme le genre le plus approprié à l'expression des sentiments ; cependant les poètes peuvent confier à leurs vers les divers problèmes de leur époque et composer des poèmes engagés ; de surcroît le choix de la poésie a souvent permis aux écrivains de s'inscrire dans des mouvements littéraires  qui renouvelaient le genre et en modifiaient la fonction.

 

A. la poésie donne une place de choix au registre lyrique. 1. origine du terme : Orphée utilise sa lyre pour chanter son désespoir après la perte définitive de son épouse Eurydice, créant ainsi le registre lyrique et sa variante élégiaque. Ex Les Métamorphoses d'Ovide.    2. Le registre lyrique permet aux poètes de décliner une variété infinie de sentiments : amour naissant, amour heureux, amour perdu, nostalgie, regret… ex. Cadou, Apollinaire dans Alcools, André Velter dans l'Amour extrême   3. La poésie lyrique par son universalité, offre au lecteur un écho à ses propres sentiments si semblables à ceux que chantent les poètes. Ex : Le lac de Lamartine, ou Les Contemplations de v. Hugo, Pas Revoir de Valérie Rouzeau

B.  Les poètes attribuent pourtant volontiers à leur genre littéraire une fonction plus ancrée dans leur époque, celle de l'engagement dans les problèmes de leur temps. 1. La poésie engagée dénonce les injustices, les exactions commises au cours des guerres. Ex possibles : Eluard, Desnos, Aragon. 2. Un poète peut aussi prendre part à la vie politique de son temps en dénonçant les abus de tel tyran ou la misère de son temps ; le lecteur pourra veiller à ce que de telles injustices ne se reproduisent point. ex. V. Hugo, dans les Châtiments, qui dénonce le pouvoir absolu et arbitraire de Napoléon III ou la misère dans “Mélancholia”, extrait des Contemplations.  3. La poésie engagée permet aussi aux poètes de soutenir une cause qu'ils jugent juste notamment au cours de conflits, de guerres civiles et donc d'inciter les lecteurs à les suivre. Ex. Agrippa d'Aubigné dans les Tragiques, défend le parti des protestants pendant la guerre dite des religions au 16ème siècle.

C. La poésie, un genre qui se remet en question.  1. à la fin du 19ème s. naît le mouvement du Parnasse, qui défend l'art pour l'art, et donne à la poésie une priorité esthétique. Le poète cisèle les plus beaux des poèmes qu'il offre à l'admiration des lecteurs. Ex Leconte de Lisle, ou J-M de Heredia   2. Au cours des années 1930, les poètes surréalistes innovent en jouant avec les mots pour voir au-delà des mots et lire le fond de l'âme humaine. Ex. André Breton, Aragon.

Ccl : synthèse des trois fonctions poétiques qui offrent une palette variée de possibilité aux écrivains et aux lecteurs. Ouverture : les fonctions d'un autre genre littéraire, comme le roman ou le théâtre, ou d'un autre art comme la peinture dont on peut admirer la capacité à transmettre des émotions, malgré son caractère figé ; mentionnez par exemple le mouvement étonnant que parviennent à suggérer les peintres du courant baroque.


Merci à Mme Meyer pour sa contribution.

"Nuit Rhénane", pistes pour un commentaire

Par cyberblaise - publié le dimanche 18 mars 2012 à 13:07 dans 1ES2 2011-2012

Nuit Rhénane : Récit en 13 vers- un sonnet tronqué- d'une nuit d'ivresse.

Un poème narratif?

Caractère narratif du texte évident : cadre spatio temporel aisément identifiable dès le titre et prolongé dans le texte. : Atmosphère nocturne : nuit, vers 10 : « Tout l'or des nuits tombe en tremblant s'y refléter », peut-être en « été » vers 12 sauf si la saison est présentée dans la chanson chantée par le batelier.

Au bord du Rhin : Vers9 "Le Rhin le Rhin est ivre" , présence du fleuve : batelier qui chante une légende germanique, paysage typique : "vignes", "vin trembleur comme une flamme" : vin blanc du Rhin

Poète qui semble se trouver dans une taverne entrain de boire du vin local et légèrement gris : s'adresse aux autres personnes dans l'auberge où traditionnellement on chante des chansons à boire, et danse, où les filles, -serveuses, prostituées, villageoises -sont coiffées de "nattes repliées", des Gretchen .

Absence de déterminant dans le titre semble indiquer qu'il s'agit d'une nuit typique, habituelle en Allemagne, la chanson du batelier chante une légende connue: celle des 7 filles du Rhin, peut-être allusion aux Nibelungen de l'Or du Rhin. Cf opéra de Wagner.

Le personnage principal et narrateur est le poète : présence de pronom personnels sous la forme forte vers six et 7 : je, moi et de déterminants possessifs de 1ère personne : "mon verre" au début et à la fin Structure en boucle mais avec modification qui indique qu'il s'est passé quelque chose entre temps : opposition "Mon verre est plein/ mon verre s'est brisé"

Que s'est-il passé ?

 premier quatrain: Le poète sous l'emprise « du vin trembleur comme une flamme » s'est laissé envoûté par les paroles et la voix du chant d'un batelier qui évoque 7 femmes tentatrices et ensorcelantes . Passage au discours direct dès le Vers2 : poète tellement frappé par la chanson qu'il demande aux autres convives d'y faire attention : "écoutez" : pour le lecteur, c'est un ordre à l'impératif pour sortir de la solitude de la perception, pour l'auditeur du poème cela pourra être interprété comme un participe passé , et donc une cause… ambivalence du poème, des sonorités et de l'absence de ponctuation.

La chanson est d'autant plus obsédante qu'elle est lente et que le rythme de la première strophe l'illustre : nombreuses voyelles nasalisées ein , an, on, COD de "voir "très long avec des CCqui le retardent. Un vers entier pour dépeindre la chevelure des 7 femmes.

Face à l'envoûtement, le poète tente de se défendre, de trouver une conjuration, un rituel de conjuration protecteur.

 2ème strophe : il réclame que dans la taverne les chansons couvrent la voix qui l'obsède et le fascine : "Chantez plus haut, que je n'entende plus le chant du batelier" : effacer le chant ( nombreuses occurences dans le poème de cette syllabe), fait penser à Ulysse qui veut entendre le chant des sirènes a contrario, faire une ronde protectrice, le cercle qui protège des maléfices et s'opposent aux cheveux tordus  des 7 femmes de la chanson, protection féminine également : éloignée les sorcières en se réfugiant dans le giron des "filles blondes" au "regard immobile aux nattes repliées" : des filles réelles, normales, soignées, sages, pas tentatrices : opposition de la chevelure symbole de féminité : couleur et coiffure et regard. Mais "regard immobile", inquiétant aussi à sa manière.

Mais la 3ème strophe après le blanc du texte montre que la conjuration, l'exorcisme n'a pas été efficace et que l'ivresse a progressé : le poète semble être sorti de la taverne, s'être rapproché du fleuve : il constate le reflet des vignes dans l'eau : ses sens ne sont plus fiables, les repères s'effacent : l'eau contient la terre en miroir et le ciel, l'on ne sait plus très bien où est le haut où est le bas, vers 9 et 10 : sorte de vertige qui connote la tentation de la chute dans le fleuve.

La chanson est de plus en plus influente et mortifère : le poète ivre est sensible au grain de "la voix qui chante à en râle-mourir » et les paroles sont des incantations, des formules magiques qui célèbrent et supplient « l'été », peut-être de ne pas mourir cf le thème de l'automne dans le reste du recueil…

Angoisse de mort, de disparition, de noyade, de renversement du monde, thèmes récurrents, caractéristiques de l'imaginaire d'Apollinaire.

« Ces( déterminant démonstratif)  fées" comme si elles étaient sorties de la chanson pour apparaître dans le réel.

La tension entre le réel et le rêve, l'imaginaire est si forte que la main qui tient le verre sans doute le brise, ce n'est pas dit explicitement : le blanc avant le dernier vers peut mimer l'effacement du réel et de la conscience du locuteur qui ne revient au réel qu'en entendant l'éclat du verre brisé qu'il interprète encore "comme un éclat de rire", trace du surnaturel, diablerie ou ironie à son propre égard.

Le poème raconte ainsi un envoûtement lié au pouvoir réuni de l'alcool et du chant, de la poésie des légendes germaniques. La conjonction du vin et de l'imagination ont entrainé le poète dans un autre monde qui révèle ses obsessions les plus profondes : la femme fatale, la tentation de se jeter dans le Rhin, la mélancolie de la solitude, le sentiment d'abandon.

Mais le poème relate aussi l'histoire racontée par la chanson du batelier et comment le chant a le pouvoir d'enchanter  ( poème dans le poème): elle dit elle-même le pouvoir d'une hallucination : le batelier « a cru avoir vu sous la lune 7 femmes », pas sûr qu'elles aient existé.

 Registre fantastique : chiffre 7 magique, 13 pour le nombre de vers,  éclairage lunaire d'où cheveux verts mais aussi divinité germaniques des eaux : ondines, sirènes, univers végétal et aquatique, séductrice par la longueur de leur chevelure, tout un hémistiche pour l'évoquer, mouvement de torsion évoque le serpent, le lien, une souffrance, chargée d'érotisme. Voix râlante comme à l'agonie, supplication de l'été : ses fées implorent elles pour ne pas disparaitre ? cf Nixes nicettes qui n'ont pas aimé dans "Automne malade".

Mais le registre fantastique peut qualifier l'ensemble du texte puisqu'il commence dans la réalité et qu'il bascule très vite dans un monde envahi par le surnaturel. Indécision finale quant à l'interprétation à donner : l'ivresse et ses effets proposent une interprétation rationnelle mais il ya toute de même intrusion de créatures surnaturelles, et le dernier vers demeure ambigu.

Il faut alors revenir sur la façon dont Apollinaire retranscrit l'ivresse qui le gagne progressivement :

Elle est sensible à l'exacerbation des sens et à des perceptions particulières, irréelles : le vin devient actif : il est « trembleur », transmet un tremblement signe de perte de contrôle de soi et de peur, il s'apparente par la comparaison à une flamme qui connote la séduction amoureuse, mais aussi une présence diabolique, rimes flamme/femmes cf La Loreley » mes yeux ce sont des flammes et non des pierreries, jetez jetez aux flammes cette sorcellerie je flambe dans ces flammes…

L'audition est perturbée puisque la chanson du batelier est plus audible que les bruits de la taverne.

Elle incite à prendre la parole en public et à attirer l'attention sur soi de façon insistante, panique de l'homme saoul. Désir de protection, comportement anormal pour un adulte.

Elle perturbe la parole : nombreuses reprises des mêmes mots qui deviennent obsessionnels, qui hantent : batelier, chant, chanson, chanter : importance de la sonorité "lié" qui est reprise trois fois à la rime : le lien, le nœud du maléfice , bégaiement : "Le Rhin le Rhin" qui signale que le trouble a augmenté, hallucination, projection de soi dans le paysage, personnification de ses éléments : Rhin ivre, contamination métonymique, tout le paysage devient instable, circulation du reflet, du thème du miroir y compris au niveau des sonorités dans le vers : "Le Rhin Le Rhin est ivre où les vignes se mirent" : anagramme ivre/vivre, "mirent" à la fois présent du verbe "mirer " et passé simple du verbe "mettre". Rire/mourir,

Impression visuelle : l'or du Rhin, le reflet des étoiles donnent l'impression qu'il ya de l'or au fond du fleuve, plus de repères spatiaux : reprise de tremblant : eau = vin ?(Trembleur/tremblant)

Effet de boucle du premier et dernier vers, mais rupture de l'illusion et du maléfice.

Le poème permet au lecteur de faire l'expérience de cette ivresse poétique : temps présent, impératifs du discours direct, phrases nominales, blancs qui signifient des évolutions temporelles, sonorités répétées qui créent une musique envoûtante par elle –même, le poème devient du coup l'équivalent de la chanson du batelier, il a la même force évocatoire magique et témoigne de la puissance de suggestion d'un poème. Mon verre/ mon vers : mon sonnet se brise.


Que faut-il pour écrire un vers?

Par cyberblaise - publié le samedi 17 mars 2012 à 15:43 dans 1ES2 2011-2012
http://www.youtube.com/watch?v=JDd2bzXXkvU&feature=share La réponse du poète allemand Rilke dite par le comédien Laurent Terzieff

Le poète comme boxeur de Kateb Yacine (préparation)

Par cyberblaise - publié le lundi 12 mars 2012 à 11:57 dans 1ES2 2011-2012
Il est beaucoup question dans l'actualité de la guerre d'Algérie, des 50 ans du cessez-le-feu de la guerre d'Algérie, le 19 mars 1962, or pour comprendre l'engagement du poète Kateb Yacine, il faut faire un retour sur l'histoire de ce pays et sur les relations avec la France. Voici un documentaire sur une association d'anciens appelés qui avaient 20 ans au moment de la guerre d'Algérie et qui témoignent presque 5O ans après. Ils ont créé une association pour tenter de réconcilier le peuple algérien avec la France en reversant leur pension militaire allouée seulement en 1999, date à laquelle la guerre d'Algérie a été enfin reconnue comme telle, à l'association pour des actions humanitaires. Leur témoignage est bouleversant. Peut-être certains de vos grands pères ont participé à ce conflit. http://www.mediapart.fr/content/documentaire-en-finir-avec-la-guerre-dalgerie Sur Arte également: http://www.arte.tv/fr/Algerie--50-ans-apres-la-guerre/6457346.html Un Site créé pour un TPE: http://guerredalgerie.free.fr/

Descriptif provisoire pour les 1ère ES2

Par cyberblaise - publié le jeudi 1 mars 2012 à 11:17 dans 1ES2 2011-2012

  Année placée sous le signe du Héros : fil rouge à travers les objets d'étude. Réflexion sur les caractéristiques d'un héros pour notre temps à travers celles des « héros » rencontrés dans les œuvres.

 

Objet d'étude : Théâtre : Texte et Représentation :

 

Séquence 1. Comment le théâtre peut-il représenter des idées et inviter le spectateur au débat ?

 

§  Œuvre intégrale : Les Justes de Camus(1949)

 

Textes expliqués en classe

1.-  La scène d'exposition du début jusqu'à « tyrannie ».

2.- La scène Yanek/ Stepan après l'échec du lancement de la bombe du fait de la présence des enfants.

3. La scène Yanek/ Skouratov

4- Le dénouement depuis « Dora. Non, je veux savoir. Sa mort du moins est à moi. » jusqu'à la fin.

 

Études d'ensemble : La structure de la pièce : Les Justes, une tragédie ?  Réflexion sur le titre. La construction des personnages et de leurs rapports, l'actualité de la pièce, « les Justes » : Des terroristes ? Des « meurtriers délicats » ? Des héros ? Réflexion sur la légitimité de l'utilisation de la violence à des fins politiques.

Prolongements proposés à la classe par le professeur :.

 Projection de la captation des Justes dans la mise en scène de Guy Pierre Couleau. Analyse d'un spectacle.

Représentation des Mains Sales de Sartre dans la mise en scène de Guy Pierre Couleau au théâtre municipal de Colmar. Parallèle avec les Justes. Réflexion sur la réception d'une pièce de théâtre selon que l'on connaisse le texte au préalable ou que l'on découvre « la fable » à partir de la représentation. Lecture cursive Des Mains Sales.

Parallèles entre les pièces étudiées et des extraits d'essais des mêmes auteurs : L'Homme Révolté de Camus et Théâtre de Situation de Camus.

Autres figures de « terroristes » dans la littérature théâtrale : Lorenzaccio de Musset

Autre pièce proposant « un théâtre d'idée » : Nathan Le sage de Lessing , mise en scène Bernard Bloch, vu à la CDE en Février2012

 

Séquence 2 : Comment représenter la mort au théâtre ?

 

1.      Extrait d'Antigone de Sophocle

2.      Extrait de Phèdre de Racine

3.      Extrait de Dom Juan de Molière

4.      Extrait de Les Justes de Camus

 

Prolongement proposé à la classe : la mort de Phèdre et le récit de Théramène dans la captation de la mise en scène de Patrice Chéreau, la mort de Don Juan dans la captation de la mise en scène de Daniel Mesguich.

Sujet d'EAF sur le thème de la représentation de la mort.

 

Objet d'étude : la question de l'homme dans l'argumentation du XVIème siècle à nos jours.

 

Séquence 3 : Comment la découverte et l'acceptation de l'Autre rendent plus humain. L'argumentation au service de la tolérance. Réflexion sur le concept de tolérance.

 

-Texte 1 : « Prière à Dieu de Voltaire », extrait du Traité sur la Tolérance.

-Texte 2 : Extrait des Essais de Montaigne, chapitre  «  Des Cannibales », le cannibalisme, une preuve de la sauvagerie des Indiens du Brésil ? Une leçon de relativisme.

Texte 3 : « Le Paysan du Danube », fable de la Fontaine

Texte 4 : Extrait du Supplément au Voyage de Bougainville de Diderot : le discours du vieillard tahitien.

 

Lecture cursive: La parabole des trois anneaux dans Nathan le Sage de Lessing, pièce vue à la Comédie de l'Est dans la mise en scène de Bernard Bloch

 

Prolongements proposé par le professeur : Lecture cursive de textes figurant dans le manuel : extrait de Voyage au Brésil de Jean de Léry, textes sur l'esclavage, la négritude.

 

Lecture cursive soit de Candide, soit de l'Ingénu de Voltaire (Contes philosophiques) : appliquer la problématique de la séquence à l'œuvre lue : En quoi la rencontre et l'acceptation de l'Autre amènent-t-elles le héros à devenir plus humain ? En quel sens de l'adjectif « humain » ?

 

Représentation de Nathan Le Sage dans la mise en scène de Bernard Bloch à la CDE : analyse du spectacle. Lien avec la problématique.

La poésie engagée comme instrument de défense des idées : spectacle Le poète comme boxeur en hommage à Kateb Yacine.

 

Objet d'étude: La poésie : Evolution du Moyen Age à nos jours.

 

Découverte de poètes contemporains pour ouvrir la séquence : André Velter : L'Amour extrême, Valérie Rouzaud : Pas revoir, Marie Florence Ehret, Jour sans

 

 

Groupement de textes : Quand les poètes du XIXème siècle posent un regard sur eux-mêmes…

-          « Fonction du poète » de Victor Hugo

-          « L'albatros » de Baudelaire

-          « Ma Bohème » de Rimbaud

-          « Le crapaud » de Tristan Corbière

 

Lecture cursive : autres poèmes qui mettent en scène le poète lui-même : « Nuit de mai »de Musset (la fable du pélican), « Le lombric » de Jacques Roubaud, « le passage du poète » de Bosquet.

Autres poèmes pouvant être reliés avec ceux du groupement : « Mignonne, allons voir si la rose » de Ronsard, « Elévation « de Baudelaire, « la Charogne » de Baudelaire, « le Bateau Ivre » de Rimbaud, un extrait de « la lettre du Voyant » de Rimbaud.

 

Œuvre intégrale : Alcools d'Apollinaire.

Un poète entre tradition et modernité.

-début de Zone

-Sous le pont Mirabeau

-Nuit Rhénane

-Mai

 

Études d'ensemble : La structure du recueil, le choix du titre, le rapport entre la biographie d'Apollinaire et l'œuvre, Apollinaire et les peintres, Apollinaire, le mal aimé, l'héritage du Romantisme et du Symbolisme, l'invention d'une nouvelle poésie : l'Esprit Nouveau, l'esthétique de la surprise.

Question traitée par les élèves: Quelles sont les images que le poète donne de lui-même dans le recueil?

 

 

Ouverture sur la poésie engagée : Le poète comme boxeur, spectacle en hommage au poète algérien Kateb Yacine vu à la CDE en mars.

 

 

 

Objet d'étude : le roman et ses personnages

Le Rouge et le noir de Stendhal 1830

Problématique: "Mais qui est donc Julien Sorel ?

Pistes explorées:

                          -Est-il le double d'un personnage réel sorti d'un fait divers?

                          - Est-il un symbole historique et politique? Démontre-t-il l'impossibilité pour un jeune homme de basse condition de s'élever dans la société sclérosée de l'époque?

                          - Est-il un jeune homme qui fait son apprentissage, comme dans tous les romans d'apprentissage?

                          -Est-il sympathique ou antipathique? Est-il un héros ou un antihéros ? Peut-on s'identifier à lui?

                          -Est-il romantique?

 

Lectures analytiques

Première Partie

1-      Chapitre 4,  Un père et son fils Première apparition du héros, depuis « En approchant de son usine (…)il était toujours battu.)

 

2-      Chapitre 6, L'Ennui - Première rencontre avec Mme de Rênal, depuis « Avec  la grâce et la vivacité naturelle(…) Entrons, Monsieur, lui dit-elle d'un air assez embarrassé. »»

 

3-      Julien au séminaire : chapitre 26, le monde ou ce qui manque au riche.  «   A la vérité, les actions importantes de sa vie étaient savamment conduites (…)Au séminaire, il est une façon de manger un œuf à la coque qui annonce les progrès faits dans la vie dévote. »

3- Chapitre 9 - Julien saisit la main de Mme de Rênal, depuis « On s'assit enfin… » jusqu'à «comme un avantage qui m'est acquis.»

Deuxième Partie :

4- Chapitre 17 : Une vieille épée, depuis « M.de la Mole était sorti. »…jusqu'à « un caractère bien plat et bien malheureux. »

4-      Partie 2 : Chapitre  41, Julien s'adresse à ses juges, depuis « Voilà le dernier de mes jours qui commence… » jusqu'à « Mme Derville poussa un cri et s'évanouit.. »

 

             


Bac Blanc: Les Contemplations de Hugo

Par cyberblaise - publié le lundi 27 février 2012 à 10:36 dans 1ES2 2011-2012

Bac Blanc: Eluard, poète engagé dans la Résistance

Par cyberblaise - publié le lundi 27 février 2012 à 10:21 dans 1ES2 2011-2012

En savoir plus sur les poètes résistants:

http://www.cndp.fr/poetes-en-resistance/poetes/paul-eluard.html


Les 7 poèmes d'amour et de guerre. Pistes de réflexion pour approfondir le bac blanc.

1- Quels sont les univers qu'oppose le poème de Paul Eluard ? Justifiez votre réponse en vous appuyant sur l'analyse des réseaux lexicaux de votre choix.

 Plusieurs univers s'opposent dans le poème de Paul Eluard.

 Le réseau lexical dominant de la première strophe est celui de l'amour («front parfait», «profond», «yeux», «regarde», «bouche», «embrasse») ; cette évocation est reprise explicitement au vers 10 («de la douceur qui lie nos mains ») et est développée dans la troisième strophe : à la tendresse du couple sont associées la douceur et la beauté du monde («fruits», «fleurs», «terre belle et bonne»).

Dans les strophes deux et quatre les réseaux lexicaux s'organisent autour du thème de la souffrance et de l'emprisonnement («espoir enterré », «larmes », «noir», «plaintes », «peur», «prison», «déportées », «martyrisés », «massacrés », «ombre »).

Ainsi, en alternance, les strophes un et trois d'une part, deux et quatre d'autre part, définissent deux univers vigoureusement opposés ; par effet de contraste, l'un (l'oppression) éclaire l'autre (l'amour) et lui donne toute sa valeur.

Dans la dernière strophe, le réseau lexical de la lutte et du devoir de résistance («Il nous faut») constitue la résultante des réseaux lexicaux précédents : la révolte tire son origine et sa légitimité de la mise en relation de ces deux réseaux antithétiques.

 Le poème se présente ainsi comme une juxtaposition d'univers a la fois imbriqués et opposés. 

 

2 - Quel est l'effet produit par la répétition de «Au nom»? En quoi la dernière strophe constitue-t-elle l'aboutissement des quatre strophes précédentes?

 Les quatre premières strophes sont scandées par l'anaphore «Au nom» (onze occurrences, en début de vers). Sont ainsi associés éléments concrets - la femme aimée, les victimes de l'oppression par exemple - et éléments abstraits - «l'espoir», «la douceur». Ce procédé, qui accumule et mêle les références fait l'effet d'une complainte, d'un leitmotiv presque obsessionnel. Il crée une attente chez le lecteur, attente comblée dans la dernière strophe «Il nous faut drainer la colère et faire se lever le fer», appel au combat qui apparaît alors comme une réponse, comme la justification de l'accumulation des évocations précédentes A la fois pour mettre fin à l'oppression («Au nom des hommes en prison... ») et retrouver un monde d'amour(«Au nom des rires dans la rue.. »), il faut résister.

Le poème est ainsi construit selon une organisation et une logique, non exemptes d'intention didactique, qui visent à convaincre le lecteur («nous ») de la nécessité et de la justesse de la résistance. Dans cette perspective, on notera que le dernier mot du poème est, significativement, «triompher».

 

Lorsque Paul Eluard écrit en 1943 «Les sept poèmes d'amour en guerre», la France est sous le joug de l'occupation nazie. Dans ce contexte, le poème se présente comme un appel à la résistance: il s'agit de «faire se lever le fer» c'est-à-dire prendre les armes contre l'ennemi. La poésie se veut ici utile, au service d'une juste cause.

 

J-P Durand,  H Germain, I.E.N. Lettres Rectorat de Nantes

Bac Blanc: Hélène ou le règne végétal, René Guy Cadou

Par cyberblaise - publié le lundi 27 février 2012 à 10:09 dans 1ES2 2011-2012

Le crapaud de Corbière: Mignonne allons voir le crapaud... ( 1ES2)

Par cyberblaise - publié le lundi 27 février 2012 à 09:42 dans 1ES2 2011-2012

Le poème de Corbière peut se lire comme une invitation ironique à l'amour sur le modèle du célèbre poème de Ronsard: " Mignone allons voir si la rose..."

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/pierre_de_ronsard/mignonne_allons_voir_si_la_rose.html


Lui-même détourné déjà par Baudelaire dans " Une Charogne":

http://feelingsurfer.net/garp/poesie/Baudelaire.Charogne.html


Un commentaire qui propose un rapprochement entre les deux poèmes:

http://litterale.cirilbonare.over-blog.com/article-premieres-la-charogne-de-baudelaire-52384546.html

Le poète comme boxeur de Kateb Yacine

Par cyberblaise - publié le dimanche 26 février 2012 à 20:52 dans 1ES2 2011-2012

Dossier du spectacle:

http://www.elajouad.com/uploads/dl/dossier-le-poete-comme-boxeur.pdf


Deux poèmes sur un blog:

http://hobo-lullaby.over-blog.net/article-kateb-yacine-le-poete-comme-boxeur-98711643.html


Le musicien Amazigh Kateb est le fils du poète et par ailleurs fondateur du groupe GNAWA diffusion dont vous pouvez découvrir la musique :

http://www.youtube.com/watch?v=vM9ygPBU3YQ: sur un poème de son père.


http://www.youtube.com/watch?v=unlXmcxzNkw&feature=fvwrel


en tournée au Japon:

http://www.youtube.com/watch?v=X-ZnUqdUHAE


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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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