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Le JDL des élèves de 4ème B et de 3ème A de l'année 2008-9

Par IVallejoMalgouyres - publié le mardi 15 septembre 2009 à 17:05 dans 05wCoin Lecture

Le journal du lecteur est un journal individuel de lecture.

Les élèves ont choisi et parfois fabriqué le support dans lequel il désirait rendre compte des lectures effectuées pendant l'année.

Les lectures s'inscrivent dans le programme de la classe et portent sur des livres étudiés en classe.

Les élèves ont travaillé à partir de consignes de travail précises.

 

 

Les droits du lecteur

1) Le droit de ne pas lire.

2) Le droit de sauter des pages.

3) Le droit de ne pas finir un livre.

4) Le droit de relire.

5) Le droit de lire n'importe quoi.

6) Le droit au bovarysme.

7) Le droit de lire n'importe où.

8) Le droit de grappiller.

9) Le droit de lire à voix haute.

10) Le droit de nous taire.  

Comme un roman, Daniel Pennac

   

 Par Fabiola Sandoval, élève de 4ème B


FAITS DIVERS

La lecture d'une nouvelle policière ou réaliste est à l'origine de ces faits divers.

 

    

"Le scarabée d'or" de Edgar Allan Poe, lu et écrit par Clotilde Galdamez, 4ème B

 

Fait divers

Le journaliste libre, Mercredi 10 août 1994

 

Une fausse manoeuvre

 

Hier sur l'autoroute A23, un accident a provoqué neuf morts et soixante blessés. Des dizaines et des dizaines de camions du SAMU ont été accidentés.  

Un gendarme a raconté qu'il y avait du brouillard sur l'autoroute et que les gens roulaient vite mais il a précisé aussi que rien ne serait arrivé si une voiture n'avait pas reculé pour pouvoir rattraper la sortie de Bourg-Achard.  

On suspecte le chauffeur de cette manœuvre d'avoir provoqué le terrible accident de l'autoroute A13.

Eduardo Baires, 4ème B


Lecteurs et Editeurs de nouvelles fantastiques et policières

Eugenia Contreras, 4ème B

Valeria Molina, 4ème B

Eugenia Arce, 3ème A


 

Des lettres de poilus inédites...

Lundi 10 novembre 1917

      Chère famille,

 

       Je vous envoie cette lettre pour vous dire que je suis guéri de mon bras gauche depuis une semaine. Pourtant, je ne vais pas pouvoir poursuivre mon métier de professeur, car je suis gaucher.

 

      Je me rappelle encore du moment où l'obus est tombé à 3 mètres de ma position. J'ai vu toute ma vie défiler devant moi. J'attendais la mort, là, couché, en plein milieu de cette pluie d'obus et de balles. Je me rappelais de vous et de ma vie antérieure. Mes yeux se sont fermés peu à peu. Je me suis dit : « c'est la fin ».

 

      Trois jours après, je me suis réveillé et j'ai compris qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas bien. Un homme s'est rapproché de moi et m'a raconté ma tragédie : mon bras gauche avait été détruit par l'obus. Je suis heureux maintenant ! Heureux de pouvoir poursuivre ma vie et d'avoir une autre opportunité de vous revoir, même si la guerre a été cruelle avec moi !

 

      Je vous rappelle de prier pour moi. Et pensez à moi chaque jour, pour ne pas m'oublier, car, moi, je ne vous ai pas oublié du tout : je pense à vous dans les tranchées, aux combats, et même quand je dors. Je voudrais être avec vous maintenant …mais je dois attendre encore deux semaines.

 

      Je me reproche tant le jour où j'ai décidé d'aller à la guerre ! Vous m'aviez prévenu, mais je n'ai pas voulu vous écouter. Je vous promets d'essayer d'arriver le plus tôt possible à Paris, quand je pourrai.

 

      Je vous aime,

François,

(Andrea Parada, 3ème A)


Le 27 août 1917, Verdun.

 

À mon frère Jean Hubert,

 

Je t'écris pour te raconter une chose incroyable, qui m'a coûté un bras.

C'était il y a trois semaines environ... Je me rendais au poste de garde quand un obus éclata vers moi… Je restai dans le coma pendant 13 jours. J'avais le pressentiment que la mort venait sonner à ma porte.

 

Lorsque je me réveillai, j'étais à l'arrière avec d'autres poilus blessés et mon bras gauche n'était plus. Je fus horrifié lorsque je vis ce triste spectacle, mon bras (ou plutôt ce qu'il en reste) bandé de par en par avec du sang dégoulinant. J'eu une peur bleue, ce jour-là, de risquer une hémorragie externe. Ah ! Il devait être bien content, le Boche qui me fit cela !

 

Mais bon, grâce à cette blessure, je vais être rapatrié à Paris et la guerre est bien fini pour moi ! Mon convoi partira après-demain, donc je devrais arriver dans environ 5 jours.

 

Ne vous souciez pas de moi, je vais bien. Annonce aux Dupuis que leur fils est mort, tué par le propre gouvernement français ! Il a été exécuté parce qu'il a soi-disant « trahi » en donnant un document sur les missiles  KV III aux Boches …Alors que c'est faux ! Je veux qu'ils sachent  la vérité car le gouvernement la déforme trop souvent.

Je t'écris avec beaucoup de mal vu que, comme tu le sais, je suis gaucher !

 

Je me demande encore : Pourquoi ai-je accepté de participer à cette maudite guerre ? La Der des Der ? Tu as de la chance de n'avoir que 16 ans … De gros bisous à toute la famille et dis à Martine que je l'aime profondément.

 

      François-Henri

(Robin Lopez 3ème A)


A l'année prochaine...


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