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SORTIE AU THEATRE

Par IVallejoMalgouyres - publié le dimanche 4 octobre 2009 à 02:05 dans 03wAllons au cinéma...

« ¿ Qué podría ser más actual que esta comedIa escrita en 1664 que cuenta una historia de doble moral, de hipócritas, aprovechadores, falsos devotos y estafadores ? Con sus amantes contrariados y maridos burlados, criadas insolentes y ladornes impenitentes, Tartufo es ante todo, un fantástico entretenimiento, una comedia repleta de intriga, seducción, sueños y ambiciones. »

 

Tartufo de Molière,

una producción original del teatro Luis Poma

dirigida por Roberto Salomón

 

VENDREDI 16 OCTOBRE 2009

 

 

La représentation de la pièce sera suivie d'une rencontre avec le metteur en scène Roberto Salomón et un comédien, le mercredi 21 octobre au lycée français.

 

A VOS QUESTIONS…

 

Préparez pour l'interview avec le metteur en scène et le comédien des questions intelligentes.

 

 

Et n'oubliez pas de lire avant le spectacle…

 

Le Tartuffe ou l'Imposteur est une comédie en cinq actes et en vers de Molière, représentée pour la première fois au château de Versailles le 12 mai 1664. Molière écrivit cette pièce en réaction aux agissements de la Compagnie du Saint-Sacrement. Elle ne comportait alors que trois actes. Quoiqu'ayant plu au Roi, elle fut aussitôt interdite sous la pression des dévots qui accusaient Molière d'impiété et lui reprochaient de donner une mauvaise image de la dévotion et des croyants.

 

Résumé

Orgon est un personnage assez important tombé sous la coupe de Tartuffe, un hypocrite et faux dévot. Il est le seul (avec sa mère, madame Pernelle) à en être dupe. Tartuffe réussit à le manipuler en singeant la dévotion et réussit à devenir son directeur de conscience. Il se voit proposer la fille de son bienfaiteur en mariage. En même temps, il tente de séduire la femme d'Orgon, Elmire, beaucoup plus jeune que son mari. Démasqué grâce à un piège tendu par Elmire afin de convaincre son mari de l'hypocrisie de Tartuffe, il veut chasser Orgon de chez lui grâce à une donation inconsidérée que celui-ci lui a faite de ses biens. En se servant de papiers compromettants qu'Orgon lui a remis, il va le dénoncer au Roi. Imprudence fatale : le Roi a conservé son affection envers celui qui l'avait jadis bien servi. Il lui pardonne et c'est Tartuffe qui est arrêté.

 

Thèmes

L'hypocrisie

Parmi les thèmes abordés dans la pièce, l'hypocrisie en est le plus important. On peut classer Le Tartuffe dans la lignée des autres pièces de Molière, L'Avare, Les Précieuses ridicules, Le Bourgeois gentilhomme, Le Misanthrope, destinées à dépeindre et ridiculiser un vice (comédie de caractère). Molière précise dans son introduction que son objectif premier est de dépeindre « un méchant homme ». Il précise en outre que « l'hypocrisie est dans l'Etat, un vice bien plus dangereux que tous les autres ». Molière va pendant deux actes présenter Tartuffe au travers des descriptions qu'en font les autres personnages sans jamais le montrer. Son objectif est clairement avoué : que le spectateur se fasse une opinion du personnage avant que celui-ci n'apparaisse. Dès la première scène, le personnage est campé, décrit par Damis comme un « cagot de critique », par Dorine comme « un gueux, qui quand il vint n'avait pas de soulier » et qui se comporte en maître, un hypocrite et un jaloux, un goinfre et un bon vivant (scène IV). Orgon, lui, le voit comme un humble, un doux, priant avec de grands soupirs, refusant l'aumône et se chargeant de tous les péchés, un être vertueux combattant tous les vices. Sous cette humilité se cache un ambitieux qui a pris le pouvoir dans la maison d'Orgon. Ainsi la double facette du personnage est présentée et quand Tartuffe paraît, le spectateur connait déjà la duplicité de ce faux dévot et se demande seulement comment « les honnêtes gens » vont réussir à mettre à jour sa supercherie. Son attirance pour Elmire qu'il ne peut cacher semble être son point faible mais quand il est accusé de ce fait, il abonde tant dans ce sens, se traitant lui-même plus bas que terre qu'il coupe l'herbe sous les pieds de ses accusateurs et se pose en victime. Il faudra qu'Orgon lui même soit témoin de la scène pour qu'il comprenne enfin le personnage capable de dire de la morale « ce n'est pas pécher que pécher en silence » et d'Orgon « Je l'ai mis au point de tout voir sans rien croire ».

 

La religion

Le XVIIe siècle est un siècle très pieux, d'où l'interdiction qui frappa la pièce pendant cinq ans car elle constituait une atteinte à la religion et pouvait prêter à confusion entre les vrais et les faux dévots. Pour combattre l'hypocrisie, Molière a choisi de présenter un faux dévot. Donc, bien que Molière s'en défende, la religion semble être un thème important de la pièce. Le champ lexical emprunte de nombreux termes à la religion : Dieu y est constamment invoqué, on parle de péché, d'enfer, de tentation, de dévotion, de repentir, de pardon, de charité, de conscience et de bénédiction. Cléante, dans la scène V de l'acte I attaque férocement cette religion de façade et les faux dévots d'autant plus dangereux qu'ils utilisent comme armes pour régenter le monde des principes religieux que leurs interlocuteurs respectent profondément. Il leur oppose les dévots de cœur, ceux dont les actes sont humains et discrets, qui s'attaquent au péché et non pas au pécheur. Molière présente ainsi deux pratiques religieuses, une condamnable et l'autre respectable. Pour avocat, il se sert de Cléante personnage qui représente l'honnête homme à la religion aimable et modérée.

 

 

 



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