Penser après les cours...!

Préparation de l'écrit

Par cyberblaise - publié le mercredi 21 novembre 2012 à 17:35 dans 02w 1èreL/Es Camille See
Voilà un sujet d'EAF qui contient le poème de Hugo et le texte de Vercors que j'ai lu ce matin:
Vous pouvez faire la question d'ensemble et réfléchir au sujet de dissertation.
http://www.lyc-levigan.ac-montpellier.fr/doc_pedagogie/espace_eaf/devoirs/details/livres-armes.pdf

L'Ecume des jours au cinéma

Par cyberblaise - publié le jeudi 15 novembre 2012 à 15:33 dans 02w 1èreL/Es Camille See
Une nouvelle adaptation du roman est attendue pour le printemps 2013 avec des acteurs prestigieux Audrey Tautou, Romain Duris...Le réalisateur est  Michel Gondry.
Les premières images:
http://www.lemonde.fr/cinema/portfolio/2012/06/08/l-ecume-des-jours-l-aventure-un-peu-folle-en-images_1714797_3476.html 

Lecture cursive recommandée: L'Ecume des jours, roman le plus célèbre de Vian

Par cyberblaise - publié le jeudi 15 novembre 2012 à 15:08 dans 02w 1èreL/Es Camille See
Pour vous aider à entrer dans la lecture de l'Ecume des Jours, voici un résumé chapitre par chapitre trouvé sur le blog d'un collègue.

Résumé de L'écume des jours de Boris Vian chapitre par chapitre

Chapitre 1 : Incipit déroutant. Création d'un univers insolite. Découverte de Colin (personnage principal) dans sa salle de bain : homme à sa toilette (parodie des tableaux de femmes à leur toilette). Il attend son ami Chick à dîner. Nicolas = son nouveau cuisinier. Colin et Chick sont 2 célibataires de 22 ans. Colin est fortuné et peut vivre sans travailler contrairement à Chick qui est ingénieur. L'appartement est lumineux. Les souris y vivent en harmonie avec les hommes. Nombreuses allusions musicales, ex : l'avenue Louis Armstrong. On note des traits d'humour : ex à propos du cuisinier « Je l'ai échangé à ma tante contre l'ancien et un kilo de café belge ». Mention d'Alise, la nièce de Nicolas. Description du fonctionnement du pianocktail inventé par Colin.

Chapitre II : Dîner chez Colin. Evocation de la rencontre de Chick et Alise lors d'une conférence de Jean Sol Partre (anagramme de Jean-Paul Sartre). Tous deux collectionnent les œuvres de cet auteur.

Chapitre III : Le lendemain, à la patinoire. Colin rejoint Chick et Alise. Portrait physique d'Alise. Colin les invite à déjeuner.

Chapitre IV : les personnages sont toujours à la patinoire. Nicolas arrive avec Isis (rapide description). Celle-ci invite Colin à l'anniversaire de son chien DUPONT (= famille Ponteauzanne).

Chapitre V :  Une rue en hiver. Colin pense tout en marchant. Alise semble bien lui plaire.

Chapitre VI : Chez Colin. Ce dernier souhaiterait que Nicolas soit moins distant. Il est de nouveau question de gastronomie : importance de l'art culinaire depuis l'incipit (signale un certain hédonisme). Colin demande à Nicolas de lui apprendre à danser le BIGLEMOI. 1ère évocation du morceau de jazz « Chloé arrangé par Duke Ellington ».

Chapitre VII : Chez Colin. Chapitre très court. Définition du biglemoi. 2nde évocation du morceau « Chloé » = un élément prédictif.

Chapitre VIII : fin du cours de biglemoi.

Chapitre IX : Monologue intérieur. Colin songe  à sa tenue pour la fête. On apprend que Nicolas = membre du Cercle Philosophique des Gens de Maison de l'arrondissement. Colin veut rencontrer l'âme sœur. « Je voudrais une âme sœur du type de votre nièce » : Alise = nièce de Nicolas. Il a envie d'être amoureux. Evocation des œuvres de la duchesse de Bovouard (Simone de Beauvoir)

Chapitre X : « Je voudrais être amoureux  dit Colin ». Il conjugue la phrase à toutes les personnes. Préparatifs avant la fête chez les Ponteauzanne. Sorte de dialogue entre Colin et une souris dans la salle bain. Multiplication des indices amoureux et des éléments évoquant la sexualité. Ex « La porte extérieure se referma sur lui avec un bruit de baiser sur une épaule nue ». Son désir d'amour = obsessionnel.

Chapitre XI : fête chez les Ponteauzanne. Isis présente Colin à Chloé. Coup de foudre humoristique. Il se sent ridicule et tente de s'enfuir. Alise et Chick dansent le biglemoi. Le chapitre se clôt sur le morceau de musique « Chloé » arrangé par Duke Ellington.

Chapitre XII : Chez Colin. Alise vient d'arriver. Ils discutent de Chloé. Chick évoque son obsession pour Partre tandis que Colin se demande comment revoir Chloé. Episode du gâteau surprise : il contient un article de Partre pour Chick et un rendez-vous avec Chloé pour Colin.

Chapitre XIII : Colin attend Chloé au coin d'une place. Le soleil fait de même. Colin est toujours aussi maladroit face à elle. « Un petit nuage rose descendait de l'air et s'approcha d'eux » = 1 élément prédictif. Ils se promènent devant de curieuses vitrines.

Chapitre XIV :  Suite de la promenade et baiser.

Chapitre XV : Chez Colin. Alise vient d'arriver. Chloé est en province. Chick est déjà là. Colin leur annonce ses fiançailles avec Chloé. Malaise entre Alise et Chick pour une question d'argent et de mariage. Son goût pour Partre = un vice pour Chick et une ruine. Colin lui offre un exemplaire du « Vomi » (parodie de La Nausée). Nicolas finit par dîner avec eux. Colin donne de l'argent à Chick.

Chapitre XVI : Colin court dans une rue menant à Chloé en parlant de son mariage. Expression d'un très grand bonheur.

Chapitre XVII : Portrait des frères Desmarais, pédérastes d'honneur (Coriolan et Pégase). Ils se préparent pour le mariage.

Chapitre XVIII : Préparatifs à l'église. Déformation des titres : chuiche, bedon, chevêche, Béniction au lieu de bénédiction. Univers fantaisiste avec les nuages qui entrent dans l'église.

Chapitre XIX : Chloé monologue en présence d'une souris. Elle se prépare pour son mariage. Isis et Alise = demoiselles d'honneur.

Chapitre XXI : Le mariage. L'église. En chemin Chick achète un livre de Partre. Inquiétude de Colin au sujet de cette obsession. Ils rejoignent Chloé. Une voiture les attend. Dimension carnavalesque de la cérémonie religieuse (église à l'envers). Ex « la parade du religieux ». L'entrée dans l'église fait penser au manège du train fantôme. Critique de la religion, dimension sacrilège. On joue l'arrangement de Duke Ellington.

Chapitre XXII : toujours dans l'église. Même ton satirique. Elément prédictif : Chloé tousse (= annonciateur de la tragédie à venir).

Chapitre XXIII : Chambre de Colin. Description. Ils doivent prendre le petit déjeuner chez Nicolas avant de partir en voyage de noces. Autre signe annonciateur « les soleils n'entraient pas aussi bien que d'habitude ».

Chapitre XXIV : voyage de noces. Paysage hostile qui génère un sentiment de malaise chez Chloé. Ils traversent les mines de cuivre.

Chapitre XXV : Même décor. Critique du travail.

Chapitre XXVI : changement de paysage (+ agréable). Ils arrivent dans un hôtel. Chloé joue avec de la neige. « elle se mit à tousser comme une étoffe de soie qui se déchire » = nouvel élément prédictif.

Chapitre XXVII : le lendemain matin. Chloé a eu froid à cause du carreau cassé. « Ce matin j'avais la poitrine toute pleine de cette neige » (annonce la maladie).

Chapitre XXVIII : Conférence de Partre. Foule en délire. Chick est là avec Alise depuis la veille. Beaucoup de spectateurs sont déguisés en Partre et en Bovouard. Caché, Chick enregistre clandestinement la conférence. On apprend que Chloé ne se porte pas bien.

Chapitre XXIX : Chez Colin. Appartement beaucoup moins lumineux. Il va évoluer parallèlement à la maladie de Chloé. « C'est bizarre on dirait que les carreaux respirent mal ».

Chapitre XXX : Colin et Chloé vont rejoindre leurs amis.

Chapitre XXXI : Colin et Chick sont à la patinoire. Colin est appelé au téléphone parce que Chloé a eu une syncope.

Chapitre XXXII : Colin court jusque chez lui animé par la peur. Monologue intérieur.

Chapitre XXXIII : « Chloé sentait une force opaque dans son corps, dans son thorax, une présence opposée, elle ne savait comment lutter… » Colin est à ses côtés. La chambre change de forme.

Chapitre XXXIV : Visite d'un 1er médecin que Nicolas évince parce qu'il ne lui inspire pas confiance. Arrive le 2nd médecin, Mangemanche. Chloé a un problème au poumon. Parodie de consultation.

Chapitre XXXV : Colin et Chick sont à la pharmacie. Cette dernière ressemble au musée des horreurs. Ils discutent d'argent. Chick avoue avoir presque tout dépensé.

Chapitre XXXVI : Colin lit une histoire d'amour à Chloé. Souffrance de Chloé.

Chapitre XXXVII : Chloé ne tient pas debout.

Chapitre XXXVIII : Ils doivent se rendre chez le médecin pour des examens. Le quartier est particulièrement morbide.

Chapitre XXXIX : Visite chez le médecin. Chloé a quelque chose dans le poumon droit.

Chapitre XL : En voiture. Désespoir de Chloé. On apprend qu'elle a un nénuphar dans le poumon (= comme une tumeur). Elle ne doit plus boire et doit s'entourer de fleurs.

Chapitre XLI : Chez Colin. Alise leur rend visite. Nicolas a anormalement vieilli. Chloé est entourée de fleurs pour effrayer le nénuphar. « Colin est en train de se ruiner ». « Les murs se rétrécissent », idem pour les fenêtres. Colin cherche du travail. « Les lampes meurent ». Le plafond baisse. Alise explique que Chick aime plus les livres et Partre qu'elle.

Chapitre XLII : Chick dans une rue. Il entre dans une librairie. Il repère « La lettre et le néon » de Partre (parodie de « L'être et le néant » de Sartre). Le libraire lui propose aussi un pantalon et une pipe de Partre.

Chapitre XLIII : Chez Colin, l'appartement continue de rapetisser. Chloé est à la montagne. Colin dîne avec Chick. Colin est au bord de la ruine. Il pense que l'appartement est malsain et que Nicolas devrait les quitter.

Chapitre XLIV : Entretien d'embauche de Colin assez parodique.

Chapitre XLV : Colin vend le pianocktail. Nouveaux propos critiques sur le travail : « Ca rabaisse l'homme au rang de la machine ».

Chapitre XLVI : Chez Colin avec Nicolas. Lettre de Chloé. Colin insiste de nouveau pour que Nicolas parte travailler ailleurs.

Chapitre XLVII : Visite de Mangemanche à Nicolas. Chloé est de retour. Elle a été opérée. « La médecine, vous savez, c'est un jeu d'andouilles ». L'un de ses poumons ne fonctionne plus.

Chapitre XLVIII : Chick sur son lieu de travail. Critique du monde de l'entreprise et du travail. L'usine est un lieu inhumain. Chick se fait licencier.

Chapitre XLIX : Chick paie les copies sur disques de ses enregistrements de Partre.

Chapitre L : Isis se rend chez Colin. Nicolas travaille désormais pour sa famille (Ponteauzanne) si bien qu'il a rajeuni. L'appartement a encore changé et rétréci. Elle trébuche sur Colin qui dort à même le sol. Chloé est de nouveau malade (rechute sur l'autre poumon). La souris lui tient compagnie. Isis aimerait épouser Nicolas.

Chapitre LI : Colin part en quête de travail. On cherche des hommes pour préparer la défense du pays. Il s'agit de faire pousser des fusils à l'aide de la chaleur humaine. Nouvelle satire du travail.

Chapitre LII : Les derniers fusils présentent des défauts si bien que Colin est licencié. Critique du monde militaire.

Chapitre LIII : Chez Colin. Description de Chloé malade. Les changements de l'appartement sont proportionnels à l'évolution de la maladie. Même les disques s'usent. Ce rétrécissement de l'espace symbolise l'enfermement tragique des personnages. Arrivée d'Alise. Chick a rompu avec elle.

Chapitre LIV : Chick chez lui au milieu de sa collection. Partre l'a emporté sur Alise. Critique de Sartre par Vian : « Comment ne pas s'intéresser à un homme comme Partre, capable d'écrire n'importe quoi sur n'importe quel sujet et avec quelle précision ». Monologue intérieur. Il aperçoit des fumées depuis sa fenêtre.

Chapitre LV : Bureau du sénéchal de la police. Organisation d'une opération musclée de recouvrement des impôts chez Chick.

 Chapitre LVI : Retour à Alise qui vient de dire au revoir à Colin. Narration alternée dans ces derniers chapitres pour raconter ce que font simultanément les différents protagonistes. Elle songe qu'il ne faut pas laisser Partre publier son encyclopédie pour sauver Chick. Mention de Don Evary Marqué (anagramme de Raymond Queneau). Elle demande à Partre de retarder sa publication. Problématique du choix et de la liberté de l'individu. Devant son refus, elle le tue et lui arrache le cœur.

Chapitre LVII : Elle incendie plusieurs librairies après avoir tué les libraires à l'aide de l'arrache-cœur de Chick. Partre = une passion dévastatrice pour Chick, Chick = une passion dévastatrice pour Alise.

Chapitre LVIII :  Retour à l'intervention policière chez Chick.

Chapitre LIX : Chez Chick. Il regarde une photo d'Alise puis les colonnes de fumée. Il entend des pas dans l'escalier : c'est la police. Il cherche en vain son arrache-cœur et s'empare de son tue-flique. Les gens d'armes s'en prennent aux livres, ce qui le rend furieux. Ils le tuent alors qu'il tentait d'intervenir.

Chapitre LX : Nicolas ayant appris la mort de Partre cherche Alise. Il force la porte d'une librairie en feu et retrouve l'arrache-cœur de Chick. Il récupère aussi les cheveux d'Alise, morte dans l'incendie.

Chapitre LXI : Colin travaille dans les caves de la réserve d'Or. Il doit crier après les voleurs. Le travail est encore associé à la souffrance.

Chapitre LXII : chez Colin, « le plafond rejoignait presque le plancher ». Isis et Nicolas rendent visite à Chloé agonisante. Colin rentre après avoir perdu son travail.

Chapitre LXIII : Nouvel emploi pour Colin « il annonçait les malheurs un jour avant qu'ils n'arrivent ». Travail violent. C'est ainsi qu'il découvre que Chloé va mourir le lendemain.

Chapitre LXIV : négociations de Colin pour l'enterrement. Nouvelle critique religieuse car il existe un lien entre la qualité de la cérémonie et l'argent. Par ailleurs Dieu se désintéresse des pauvres.

Chapitre LXV : enterrement de « pauvre ». « Il y avait Jésus sur sa croix, il avait l'air de s'ennuyer ». Colin dialogue avec Jésus : il veut savoir pourquoi Chloé est morte, mais Jésus décline toute responsabilité.

Chapitre LXVI :  Isis, Nicolas et Colin se rendent au cimetière qui se trouve sur île.

Chapitre LXVII : Chapitre très court (1/ 2 page). Le seul protagoniste est la souris qui réussit à sortir de l'appartement juste avant que le plafond et le plancher ne se rejoignent. Elle se dirige vers le cimetière.

Chapitre LXVIII : Dialogue entre un chat et la souris. Cette dernière veut se suicider. Ils évoquent la tristesse de Colin en employant uniquement le pronom IL. Depuis le chapitre LXVI, l'univers du roman s'est progressivement déshumanisé. Mort de la souris. Tonalité comique pour contrebalancer le tragique.

 


Semaine du 14 au 15 novembre ( 602)

Par cyberblaise - publié le jeudi 15 novembre 2012 à 14:46 dans 02w 1èreL/Es Camille See
Mercredi 14 novembre: Préparation à la représentation de la pièce de Boris Vian, Les bâtisseurs d'Empire ou le Schmurtz: commentaire du titre, présentation des personnages, en particulier du Schmurz, de la servante Cruche ( réfléchir à la relation maître/valet dans la pièce), l'amorce de l'intrigue, le bruit, la notion de théâtre de l'absurde ( voir document général sur l'histoire du théâtre distribué avant les vacances), la date d'écriture de la pièce 1958, la guerre d'Algérie.
Présentation de Boris Vian à travers le documentaire Boris Vian, la vie jazz. questionnaire à remplir.
Jeudi 15 novembre: simulation d'épreuve orale: deux textes: Extrait du Discours de la Servitude volontaire de La Boétie, "Femmes soyez soumises" de Voltaire. Questions: En quoi le texte de La Boétie présente-t-il une double accusation? En quoi peut-on dire que la Maréchale est une femme libre qui refuse la soumission aux hommes?
Evaluation collective des prestations, conseils pour s'entrainer et réviser.
Deuxième partie de l'épreuve: jeu de questions pour l'entretien.
Distribution d'une fiche de vocabulaire sur l'argumentation à apprendre.
A faire et à rendre pour le mercredi 21: analyse du spectacle. Cours prévu : corrigé "A qui la Faute?" de Victor Hugo.
Pour le jeudi 22 novembre: Lire la scène 3 de l'Ile des Esclaves, apporter le livre, l'explication sera faite en classe.

Marie-Christine Barrault, comédienne lisant "A qui la faute?"

Par cyberblaise - publié le dimanche 28 octobre 2012 à 09:58 dans 02w 1èreL/Es Camille See

Marie-Christine Barrault parle de son amour des textes et lit le poème de Victor Hugo sur lequel vous avez travaillé "A qui la faute?"

http://www.liredanslenoir.com/images/stories/mp3/mcb-prixldn2011.mp3

Travail à faire pour après les vacances de la Toussaint en première L et ES

Par cyberblaise - publié le vendredi 26 octobre 2012 à 08:10 dans 02w 1èreL/Es Camille See

Pour mercredi 14 novembre, réviser les trois textes de la séquence "Esclaves et fiers de l'être?" afin de pratiquer une simulation d'oral.

Pour cela, relire vos notes de cours sur les textes (les mettre à jour éventuellement avec ce que j'ai mis en complément sur Penser après les cours), apprendre les fiches sur les auteurs, avoir compléter la frise chronologique que je vous ai distribuée pour pouvoir situer les auteurs dans leur temps  les uns par rapport aux autres, préparer les phrases d'amorce de vos introductions au commentaire oral de chaque texte que vous pouvez apprendre quasiment par coeur, ( Je rappelle que vous pouvez me les envoyer pour que je les valide), vous approprier la grille d'évaluation pour prendre conscience de ce qui est attendu de vous.

N'oubliez pas que le mercredi 14 novembre à 20H30, nous allons au théâtre ( CDE) pour voir les Bâtisseurs d'Empire ou le Chmurtz de Boris Vian dont nous ferons une anlyse le jeudi 15.

Pour le jeudi 15 novembre: avoir lu  en entier L'ïle des Esclaves de Marivaux et le Discours de la servitude volontaire de La Boetie. N'oubliez pas non plus les lectures cursives recommandées, outre Maître Puntila et son valet Matti, une autre pièce qui traite des relations Maître/Valet qui figure sur le document fourni en début d'année.

A voir appris le document  de synthèse sur Théâtre: Texte et représentation.


Pour les L pour le jeudi 22 novembre: Préparation au commentaire de la fin de la Médée de Sénèque, texte distribué. Apprendre les différences entre la Médée de Sénèque et celle d'Euripide. Lire la Médée de Corneille. Mettre à jour ses connaissances à partir du blog.

Préparation au commentaire de la fin de Maître Puntila ()603

Par cyberblaise - publié le vendredi 19 octobre 2012 à 17:32 dans 02w 1èreL/Es Camille See

Objet d'étude: Le théâtre: son texte et sa représentation.

Groupement de texte sur la relation Maître-Valet.

Reprise du cours de jeudi 18 octobre.


Tableau 12 dénouement de la pièce :Matti tourne le dos à Puntila

Présenter la pièce et le contexte d'écriture.

Ce qui se passe juste avant : Puntila veut donner sa fille en mariage à Matti alors qu'il est ivre, quand il retrouve ses esprits il promet de ne plus boire et cède au pasteur pour le renvoi de Surkela le rouge qu'il vient pour tant de réembaucher, Matti fait à nouveau boire son maître pour qu'il se ravise, Puntila lui fait construire le mont Hatelma dans sa bibliothèque avec les objets présents, exaltation patriotique de Puntila , éloge de la Finlande : Matti obéit au délire du maître, ironie : « Mon cœur déborde quand je vois vos forêts , Maître Puntila » Episode qui a fait déborder le vase, Matti en fait en a ras-le bol des sautes d'humeur de son patron et décide de partir d'où Matti tourne le dos à Puntila : expression « tourne le dos » exprime que l'on est fâché contre quelqu'un et en même temps sens propre.

Texte composé d'une didascalie initiale qui fixe le lieu et le moment : cour de Puntila, matin de bonne heure : rendu ou non par l'éclairage du plateau, valise indice d'un départ  Cf Matti porteur de valise ! Laina, la cuisinière, provision : question du spectateur : qui part puisque Matti porte la valise du maître au début de la pièce. Réponse dans le titre du tableau 12 donc plus claire pour le lecteur que pour le spectateur qui doit attendre la représentation de la scène, à moins que le titre ne soit projeté par exemple.

-Dialogue entre Laina et Matti : qui part ? Solution dès la première réplique de Laina, c'est Matti.

Incompréhension pour Laina du départ de Matti : décision trop hâtive pour elle, essaie de le retenir, lui demande d'attendre le réveil du maître (premier argument), peut-être elle-même triste de son départ, suggestion possible d'un sentiment amoureux à l'égard de Matti en sous-texte, comme dans la mise en scène de Couleau. Pas de familiarité cependant : vouvoiement

Explication de Matti : craint le retour à la lucidité de Puntila : avait mis la moitié de sa forêt au nom de Matti// avec l'épisode du porte-monnaie mis dans la poche de Matti cf «  ce coup-ci »: accusation de vol : crainte de la police. Situation qui a été produite maintes fois, une fois de trop : « risquer ». Matti veut rompre la routine, le cycle de Puntila qui l'aliène.

Deuxième argument de Laina pour le retenir : le certificat : situation pathétique des employés qui sont coincés sans l'accord et le bon vouloir du maître, ils ne peuvent partir sans risques, plaire au maître est une nécessité, donc pour avoir un bon certificat, relation hypocrite. Dépendance, aliénation des prolétaires.cf « vous êtes fichu »A rapprocher de la première scène et des questions que Puntila fait à Matti sur ses précédents postes. Impasse de Matti dans l'avenir : futur des verbes : soit accusé d'opposant politique  Rouge : discrimination à l'embauche cf Surkela, soit d'être un homme : pas utile pour être embauché : les patrons ne veulent pas considérés leurs employés comme des hommes car sinon plus possibles de les exploiter cf controverse de Valladolid sur les Indiens esclaves.

Troisième argument pour le retenir : le maître a besoin de lui. Dialectique du maître et de l'esclave, humanité du valet à l'égard du maître, pas l'un sans l'autre. Le maître a besoin du valet pour être maître ! il ne sait rien faire seul, drame des nantis que Puntila évoque lui-même quand il est saoul cf scène 1

Matti en a assez d'être complice du maître, trouve que l'amour des maître - « familiarités »- pour lui est une oppression plus grande encore que le rapport clair dominant/dominé. Importance pour Matti de l'histoire de Surkela dans laquelle il a joué un rôle qui le met mal à l'aise !

Quitte Laina qui renifle : personnage sentimental  caractérisé par le registre pathétique, qui est piégé par sa tendresse à l'égard du maître et de Matti, n'arrive pas à analyser la situation ( champ lexical de l'incompréhension) et à s'en libérer comme le spectateur qui cherche toujours des émotions au théâtre. L'opposition des deux personnages peutêtre lue comme la mise en présence de deux réactions au théâtre, celle du spectateur du théâtre traditionnel qui cherche la sentimentalité et l'identification aux personnages, celle du spectateur du théâtre brechtien épique qui se pose des questions, qui analyse la situation ete st prêt à agir à la lumière de ce qu'il a compris.

 S'éloigne rapidement  dans la cuisine pour cacher son trouble. ( Erreur du comédien qui joue Matti sur le prénom très intéressante dans la mise en scène de Couleau, Matti profite des faiblesses de toutes les femmes quand ça l'arrange)

-Puis à la fin : longue tirade de Matti en vers : étude de l'énonciation très révélatrice : adresse au public , à lui-même,  à Puntila virtuellement : adresse claire «  maître Puntila, tutoiement « tu n'es pas le pire » »presqu'un homme après avoir bu »

Passage à la première personne de pluriel : « restons en là » : généralisation du propos possible, parle de son rapport à Puntila, mais aussi voix du dramaturge qui indique que la compréhension de la situation est claire pour le public après trois heures de représentation ; le public lui aussi est fatigué de Puntila et en a assez.

Matti pas violent : cf comédie, sincère ou ironique : « Longue vie, Maître Puntila », quasi éloge de Puntila : pas le pire, presqu'un homme quand il a bu » mais prise de conscience de l'ambivalence de l'amitié proposée par le Maître : « le pacte d'amitié était un faux contrat » : ne pas mêler les sentiments aux relations de travail : le maître reste le maître qui domine cf « Le quotidien crie : qui vaincra ?: allégorie du quotidien de la lutte des classes : bataille qu'il faut gagner.Pas se laisser prendre par la routine du quotidien.

Refus de la tristesse et de l'effusion sentimentale : champ lexical des larmes : renifler, larmes , verser un pleur cf Laina. Il ne faut pas rester au stade des émotions et du sentiment qui nous aliène , plutôt réfléchir, garder ses distances et agir.

Image de l'huile qui ne réussit pas à se mêler à l'eau :métaphore de sagesse populaire, pragmatique : huile= riche, eau=prolétaire

Les valets doivent prendre leur autonomie et tourner le dos au maitre : annonce de temps nouveaux, généralisation prophétique : « il est temps, futur du verbe : « un bon maître, ils en auront un/ dès que chacun sera le sien », fin de l'aliénation, chacun son propre maître : autogestion, auto-entreprenariat, aspiration à une société sans classes. Sortir de la servitude volontaire de gens comme Laila, s'émanciper de la relation au maître.

-et didascalie finale : « il s'en va rapidement » opposé  à« elle rentre »

Pistes de centre d'intérêt pour le commentaire ou pour les questions d'oral

1. Deux personnages à construire ainsi que leur relation : un dénouement qui présente deux personnages opposés : Laina, la cuisinière sentimentale et aliénée et Matti, le chauffeur, lucide qui tourne le dos au maître et refuse le pacte d'amitié de Puntila, émancipé donc, libre.

Une scène argumentative, Laina cherchant à retenir Matti et ce dernier luie xpliquant ses raisons de quitter Puntila.

Question possible: comment voyez-vous le rôle de Laina dans cette scène? Le personnage de Matti est-il selon vous porteur du message politique de la pièce?

Matti est-il un personnage valorisé dans cette fin?

Quelles significations donnez-vous à l'attitude différente des deux personnages qui sont en présence dans la dernière scène?

2. Expliquer le passage au vers de la part de Brecht : Leçon à tirer de la fable ? Le message politique principal de la pièce : expérience personnelle de Matti le conduit à formuler une conduite générale et à annoncer une autre société possible : rien à attendre des maîtres et encore moins quand ils se prétendent bon, car cette situation est encore plus aliénante que l'oppression directe et claire. Le dénouement prend tout son sens des échos qu'il a dans la pièce : dès la première scène Matti parle de départ et visiblement il ne reste pas longtemps chez les maîtres et part quand quelque chose le dérange, récit finnois d'Emma : le prisonnier d'un camp où l'on enferme les Rouges qui malgré la faim refuse la nourriture mendiée par la vieille mère chez la patronne,la vieille au retour fait circuler le message de la fable : il ne faut rien à accepter des maîtres, attitude de Surkela qui refuse de serrer la main de Puntila. Le départ de Matti est ainsi préparé tout au long de la pièce par des moments clés.

Raisons du départ de Matti à étudier ? Signification de ce dénouement : Prise de décision de Matti, liberté ?

En quoi peut-on dire que cette fin oppose deux attitudes face au comportement du maître Puntila?

Pensez-vous que cette fin est celle d'une comédie?


Pour la séance du jeudi 18 octobre et pour le jeudi 25 octobre( 1ère L et ES)

Par cyberblaise - publié le jeudi 11 octobre 2012 à 15:13 dans 02w 1èreL/Es Camille See
18 octobre: N'oubliez pas de faire la préparation au commentaire ( 7 questions) du dénouement de Maître Puntila et son valet Matti. ( Tableau 12: Matti tourne le dos à son maître) Pour le 25 octobre: rédigez le commentaire de la scène d'exposition de l'île des Esclaves d'après le plan détaillé. ( Délai possible jusqu'au dimanche 27 pour ceux qui l'envoient par courriels) Pour la séance du 25 octobre des L: lire la Médée de Sénèque, apprendre le cours sur le théâtre antique. Revoir la lecture faite en classe de l'exodos d'Euripide.

Cours prévu pour mercredi 10 octobre (602): analyse de Maître Puntila...

Par cyberblaise - publié le jeudi 4 octobre 2012 à 14:23 dans 02w 1èreL/Es Camille See

Analyse du spectacle vu mardi 9 octobre à la Comédie de l'EST: Maître Puntila et son valet Matti de Brecht, dans la mise en scène de Guy Pierre Couleau que vous pouvez écouter sur cette vidéo:

http://www.youtube.com/watch?v=qb5i01qmmhg


"Ecrite en 1940 et mise en scène pour la première fois en 1948, cette pièce dépeint le caractère ambigu et imprévisible d'un propriétaire foncier, Maître Puntila, dont l'alcoolisme transforme singulièrement la personnalité. Ivre, il devient prodigue, affable, proche des travailleurs. Sobre, il est méprisant, colérique, calculateur. Le témoin privilégié des métamorphoses de Maître Puntila n'est autre que son valet Matti, dont l'intelligence et l'esprit de liberté donnent à son langage une grande saveur comique et ironique. Mais, aussi futé qu'il soit, le valet finit par se lasser des changements d'humeur violents de son maître et décide de s'émanciper : « Il est temps que tes valets te tournent le dos. Un bon maître, ils en auront un, dès que chacun sera le sien. »"

Guillaume Clayssen (dramaturge de la CDE)

 

"Ma première inspiration pour mettre en scène « Maître Puntila et son valet Matti » provient du film de Charlie Chaplin « Les lumières de la ville ».
Dans ce film, Charlot, un vagabond tombe amoureux d'une fleuriste aveugle qui le prend pour un homme riche. Son dévouement pour la jeune fille l'oblige à entreprendre toute une série de travaux subalternes pour se procurer l'argent nécessaire au rôle de riche gentilhomme. Il se lie aussi d'amitié avec un millionnaire excentrique qu'il sauve du suicide qu'il allait commettre dans un moment de dépression éthylique. Ce dernier traite Charlot avec tous les égards lorsqu'il est ivre, mais oublie de le reconnaître quand il est sobre.
C'est cet argument qui sert de base et de prétexte à Brecht pour écrire la fable géniale de Puntila et Matti. Brecht vient de fuir l'Allemagne nazie et il se réfugie en Finlande, chez l'écrivain Hella Wuolijoki, en 1940. Là il vit au contact de la nature et loge dans une maison sise au milieu d'une forêt de bouleaux. C'est grâce au récit d'un conte que lui confie Hella Wuolijoki qu'il commence avec elle la rédaction de la pièce ; le 27.8.1940, il note dans son carnet de travail :
« Mise en chantier d'une pièce populaire destinée à un prix finnois. Aventures d'un grand propriétaire finnois et de son chauffeur. Il est humain uniquement quand il est ivre, car il oublie alors ses intérêts. »
La pièce sera achevée d'écrire dans sa forme quasi définitive un mois plus tard..."

Guy Pierre Couleau, metteur en scène de la CDE. 

En savoir plus sur L'Ecole des femmes de Molière...

Par cyberblaise - publié le jeudi 4 octobre 2012 à 14:17 dans 02w 1èreL/Es Camille See

Le personnage de Voltaire cite Arnolphe "Du côté de la barbe est la toute puissance".


Lire la pièce en ligne:

http://clicnet.swarthmore.edu/litterature/classique/moliere/ef/ef.introduction.html

Un résumé détaillé de l'intrigue racontée par Emeline ce matin:

http://www.mesnotesdelecture.com/article-l-ecole-des-femmes-moliere-resume-detaille-98501193.html


le blog d'une collègue qui étudie la pièce:

http://cotentinghislaine.unblog.fr/moliere-lecole-des-femmes-1662/



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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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