Penser après les cours...!

Structure du Discours de la servitude volontaire (2)

Par cyberblaise - publié le vendredi 18 janvier 2013 à 15:23 dans 02w 1èreL/Es Camille See

Résumé/ structure du Discours de la servitude volontaire de la Boetie. ( Merci à

http://sabariscon.e-monsite.com/pages/cours-premiere-l/resume-synthese-du-discours-de-la-servitude-volontaire.html pour le gain de temps!


Edition Mille et une nuit

      P 7 : LB introduit le thème de son discours en se référant à Homère. Citation d'Ulysse qu'il va  contredire: « mais à la réflexion, c'est un malheur extrême que d'être assujetti à un maître dont on ne peut être assuré de la bonté, et qui a toujours le pouvoir d'être méchant quand il le voudra. »

Discours à teneur politique donc.

P8 : Il ne s'agit pas de débattre du meilleur mode de gouvernance mais de s'intéresser aux raisons de l'existence du tyran et à la responsabilité du peuple. Il s'agit de comprendre pourquoi les peuples supportent la tyrannie. Ils sont « ensorcelés par le seul nom d'un ».

P9 : Si encore, celui auquel on se soumet était vertueux et digne d'amitié.

Mais les peuples ne sont pas gouvernés, ils sont asservis, dépossédés de tout, y compris d'eux-mêmes. LB recourt à l'argumentation directe mais il s'appuie sur le registre pathétique pour proposer un 1er portrait satirique de la tyrannie et du tyran. Il souligne l'idée de Un contre Tous.

Il réfute l'idée que les peuples agissent ainsi par lâcheté. Il recourt à un raisonnement par analogie p 10 et 11 : analogie avec la guerre et les combattants. Il recourt à des ex où des peuples, des individus se sont battus pour leur liberté.

Il est donc vraiment difficile de croire à l'existence d'une telle servitude !

P 12 : Il expose le principe de la désobéissance civile. Pour combattre la tyrannie, il suffit que les peuples refusent de continuer à obéir. Le tyran sera défait de lui-même. « C'est le peuple qui s'asservit et qui se coupe la gorge. »  p13 Métaphores du feu, de l'aliment et de la branche.

P 14 : Il constate que les hommes n'ont pas la force de désirer leur liberté. Il apostrophe ensuite les peuples avec virulence . Il propose aussi un portrait développé et très satirique du tyran. Le tyran n'est qu'un homme : LB réfute le principe de la monarchie de droit divin : « Ce maître n'a pourtant que deux yeux, deux mains et rien de plus que n'a le dernier  des habitants du nombre infini de nos villes. »

P 15 : Analogie du peuple asservi avec un malade incurable. Après les constats et l'exposition du principe de désobéissance civile, il se propose de réfléchir aux causes : « Cherchons donc à comprendre […] comment cette opiniâtre volonté de servir s'est enracinée… ».

P16-17 : Selon LB, l'obéissance aux parents est naturelle, pas celle au tyran. Il réitère l'idée que l'état naturel de l'homme est la liberté et que « la nature, ministre de Dieu », a fait tous les hommes égaux. Il oppose l'affection fraternelle voulue par la nature à la tyrannie qui est contrenature.

P 17-18 : D'ailleurs les animaux ne supportent pas la servitude. De sorte que cette dernière place l'homme au-dessous de l'animal (ex de l'éléphant, du cheval, des bœufs et des oiseaux en cage comme il l'a exposé jadis en vers dans des fables).

P19-20 :Il développe ensuite l'idée qu'il existe 3 sortes de tyrans : ceux qui sont élus par le peuple, ceux qui gagnent le pouvoir par les armes et ceux qui l'obtiennent par l'hérédité (cas de la monarchie française). « ils usent du royaume comme de leur héritage » « ils regardent les peuples qui sont leur sont soumis comme leurs serfs héréditaires ». Celui qui a été élu tend à rendre son pouvoir héréditaire pour ses fils. Ces 3 tyrans ont sensiblement tous la même manière de régner et d'asservir.

P 20-21-22 : question indirecte : quel choix, entre la liberté et la sujétion, feraient des sujets neufs, « ni accoutumés à la sujétion, ni affriandés à la liberté ? ». Selon lui ils obéiraient à la seule RAISON (position totalement humaniste). Il mentionne le contre-exemple des « gens d'Israël ». D'après lui, les hommes ne peuvent pas se laisser assujettir uniquement parce qu'ils sont sous la contrainte ou trompés. Il s'appuie sur des ex historiques puisés dans l'Antiquité. Le véritable souci réside dans le fait que l'homme est victime d'un profond oubli de sa liberté, la servitude lui fait perdre la mémoire. Quant aux enfants des 1ers asservis « ils prennent pour leur état de nature l'état de leur naissance ». S'ajoute à cela la force de l'habitude. La nature pèse peu de poids face à celui de l'habitude.

P22-23: métaphores végétales pour illustrer son argument. Ex des Vénitiens qui eux cultivent la liberté. Opposition nature/ culture. La nature = état originel de l'homme, la liberté ; la culture = la civilisation, l'Etat et la servitude. Cette démonstration est orchestrée  à partir de l'exemple des 2 chiens de Lycurgue. LB recourt à diverses anecdotes pour illustrer son propos, mais aussi pour l'animer et le rendre plus aisément compréhensible par le plus grand nombre. Ex : Xerxès, grand roi de Perse. Ces exemples prennent la forme de récits : on peut parler d'argumentation indirecte.

P 24-25 -26: Anecdote de Caton d'Utique : « La nature de l'homme est d'être libre et de vouloir l'être, mais il prend facilement un autre pli lorsque l'éducation le lui donne. » L'homme s'habitue tant à sa servitude qu'elle lui semble naturelle. «  On ne regrette jamais ce qu'on n'a jamais eu » Analogie avec les chevaux. Recours à la PROSOPOPEE lorsqu'il donne la parole aux chevaux.

P 27 : certains échappent à cette perte de mémoire et « ne s'apprivoisent jamais à la sujétion ». Ce sont des individus éclairés, avec une tête  « affinée par l'étude et le savoir », « la servitude les dégoûte ». Il évoque ici les humanistes et fait son autoportrait. Ces gens représentent un danger pour le tyran, tout comme leurs livres (se souvenir de la publication posthume du Discours). D'ailleurs le grand Turc se méfie des livres qui donnent « aux hommes le sentiment de leur dignité et la haine de la tyrannie » : on reconnaît là les principes fondateurs de l'Humanisme. Il évoque implicitement la censure.

P28 Il revient alors à l'idée du désir, de la volonté de liberté, affirmant que « le ferme vouloir garantit presque toujours le succès ». Il fournit quelques exemples comme Brutus l'Ancien ou Thrasybule.


:LB a fait ainsi quelques digressions, ce qu'il souligne lui-même : « Mais pour revenir à mon sujet, que j'avais presque perdu de vue.. ».

P29 : Après l'habitude, il évoque la 2nde cause : la lâcheté. « Sous les tyrans, les gens deviennent aisément lâches et efféminés ». Il mentionne Hippocrate, grec, « père de la médecine ». Ce dernier a refusé de mettre son art au service d'un tyran. Sous la tyrannie « on perd aussitôt la vaillance », les hommes sont « comme ligotés et tout engourdis » « sont incapables de toute grande action ». Les tyrans en ont conscience et font en sorte de mieux les avachir. LB s'appuie sur l'historien grec Xénophon qui rapporte comment Simonide dialogue avec le tyran Hiéron à propos des misères du tyran.

P30 :Le tyran fait du mal à tous donc il craint tout le monde et recourt à des mercenaires étrangers. Pour la 1ère fois la France est mentionnée. IL évoque aussi Scipion l'Africain pour expliquer que plus ses sujets sont sans valeur, plus le tyran es rassuré. L'une des ruses du tyran consiste donc à abêtir ses sujets.

P31 : Il donne l'ex de Cyrus qui étourdissait les hommes avec des maisons closes, des tavernes et des jeux publics, des divertissements. Le peuple est aveugle, il se méfie de celui qui l'aime et fait confiance à celui qui le trompe. Nouvelles comparaisons animalières. « Le théâtre, les jeux, les farces, les spectacles, les gladiateurs […] et autres drogues de cette espèce étaient pour les peuples anciens les appâts de la servitude […] les outils de la tyrannie. »  

P32 :Les tyrans romains procédaient de la même façon  en organisant des festins publics. Ex de Néron « ce vilain monstre » « cette sale petite peste du monde », « cette bête sauvage » dont parle Tacite, l'historien latin.

P 33-34-35 : autre ex : Jules César, tyran dont on louait paradoxalement l'humanité. Ces tyrans romains usurpaient par ailleurs le titre de Tribun du peuple. Ces exemples historiques visent à atténuer la teneur polémique du discours, toutefois ils comportent une dimension universelle comme le rappelle LB : « Mais ils ne font guère mieux ceux d'aujourd'hui ». Il use aussi d'exemples  non européens pour mieux souligner cette universalité : les rois d'Assyrie, les 1ers rois d'Egypte, Pyrrhus le roi d'Epire. Le but est de montrer comment tous ces tyrans dupent les peuples avec des contes et comment les peuples se plaisent à se laisser duper. « Le peuple a toujours ainsi fabriqué lui-même les mensonges, pour y ajouter ensuite une foi stupide. » LB emploie les termes « ragots », « fables des ignorants » et « merveilles ». On croit même les tyrans capables de miracles.

P 36 : il en vient à la façon dont le tyran s'appuie sur la religion pour renforcer son pouvoir (= nouvelle allusion à la monarchie de droit divin). Il cite Virgile. Les tyrans « abusent de la religion pour mal faire ». On peut parler d'usurpation de la religion. Accusation contre la monarchie française : « Nos tyrans de France ont semé aussi je ne sais quoi du genre » ! Il évoque cependant quelques bonnes exceptions dans l'Histoire de France. 

P37 : Enfin, dans ce qui semble être une digression sur la littérature, il rend hommage aux poètes de la Pléiade : « ils font tellement progresser notre langue que bientôt […] nous n'aurons rien à envier aux Grecs ni aux Latins. » Il évoque La Franciade, l'épopée de Ronsard qui vante notamment les mérites du roi Clovis.

P 38-39 : autre stratagème des tyrans (troisième cause de la soumission) : le recours aux favoris qui agissent par intérêt pur (ou autres courtisans), « autant de petits tyranneaux » « les complices de ses cruautés » « les bénéficiaires de ses rapines ». L'idée est que l'entourage du tyran le corrompt et s'appuie à son tour en tyran sur d'autres courtisans pour s'assurer son propre pouvoir. Il évoque ainsi les ramifications du pouvoir qui orchestre cette société pyramidale. Il recourt à un raisonnement par analogie avec l'image filée de la tumeur et de ses ramifications. Ces favoris sont guidés par leur immense ambition et leur grande avidité.

P 40: autre analogie, « les grands voleurs et les fameux corsaires » afin de souligner les complicités et la répartition des tâches.  « C'est ainsi que le tyran asservit les sujets les uns par les autres. » LB attaque « ceux qui flattent le tyran pour exploiter sa tyrannie et la servitude du peuple ». Ils agissent ainsi dans leur seul intérêt. C'est hypocrite !

P41-42 : Pour LB, c'est de la sottise puisque « s'approcher du tyran » revient à « s'éloigner de sa liberté ». Il démontre que les courtisans sont finalement moins libres que les peuples. Le peuple doit juste obéir au tyran, le favori doit en plus lui complaire et jouer toute une comédie sociale. Ceci n'est pas vivre. Les favoris ne s'appartiennent plus. Ils viennent « se présenter à lui comme des moutons devant le boucher. ». Par ailleurs le tyran est versatile, inconstant : le favori peut aisément tomber en disgrâce.

P 43-44 : CHIASME : « Souvent enrichis à l'ombre de sa faveur des dépouilles d'autrui, ils l'ont à la fin enrichi eux-mêmes de leur propre dépouille » Les hommes de bien ne sont pas plus à l'abri dans cet entourage. LB cite l'exemple de Sénèque ou de Burrhus assassinés par Néron, empereur qui alla même jusqu'à tuer sa mère, Agrippine, alors qu'elle avait empoisonné son mari, Claude, pour lui permettre d'accéder au trône.

P45-46 : mais bien des tyrans furent également tués par leurs favoris. « Certainement le tyran n'aime jamais et n'est jamais aimé ». L'amitié ne peut exister qu'entre gens de bien. Sorte de digression sur l'amitié dont il fait l'éloge. « Entre méchants, lorsqu'ils s'assemblent, c'est un complot et non une société ». « ils ne sont pas amis mais complices ». L'amitié a besoin d'égalité. LB s'étonne de ce que les favoris s'aveuglent alors que leur vie est particulièrement périlleuse.

P 47 : « Sourire à chacun et se méfier de tous »  doit aussi être pénible. Pour LB ce sont aussi les favoris que les peuples accusent de leurs maux. Il recourt d'ailleurs à l'expression « mange-peuple pour les désigner. p48

P48 : Le discours s'achève sur une exhortation (injonctives) à la 1ère personne du pluriel : LB s'inclut avec le peuple dans la reconquête de la liberté. Il invoque Dieu qui punira certainement ces tyrans.

 

 

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Rappel: journées des carrières et formations à Mulhouse:19 janvier

Par cyberblaise - publié le jeudi 17 janvier 2013 à 17:28 dans 02w 1èreL/Es Camille See
Ce samedi , vous pouvez vous renseigner sur les offres de formation à Mulhouse.
http://www.journeedescarrieres.uha.fr/

Observer bien les professionnels et les établissements présents par exemple:
IUT de Mulhouse
DUT Service et réseaux de communication
Licence Professionnelle Activités et techniques de communication
 Lycée Polyvalent Gutenberg - Illkirch
BTS Communication et industries graphiques

Ecole d'esthétique Elysée Marbeuf , Ecole supérieure d'aide
soignant spécialisé vétérinaire - Strasbourg
BTS Esthétique, Bachelor's Métier du luxe, Aide soignant spécialisé
vétérinaire
 Horizon - Strasbourg
Préparation aux concours (Ecoles paramédicales, sociales, de
commerce …) BTS Services et prestations des secteurs sanitaire
et social, Economie sociale et familiale, Diététique, Notariat

Institut Supérieur Social de Mulhouse
Educateur spécialisé – Assistant de service social
 IFCAAD - Strasbourg
Association Régionale d'Alsace des Formations au Travail Éducatif
et Social
BTS Economie sociale et familiale – Conseiller en économie sociale
et familiale – Technicien en intervention sociale et familiale,
Animation sociale
Centre de Formation d'Educateur de Jeunes Enfants
Mulhouse
Educateur de jeunes enfants

Université de Strasbourg
Institut Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM)
Masters Enseignement
 Université de Strasbourg
Domaine Arts, Lettres, Langues
Domaine Sciences Humaines et Sociales
Licence, Master et Doctorat
 Université de Haute-Alsace (UHA)
Mulhouse / Colmar
Domaine Arts, Lettres, Langues
Licence, Master et Doctorat
 Université de Haute-Alsace (UHA)
Mulhouse / Colmar
Domaine Sciences Humaines et Sociales
Licence, Master et Doctorat
Lycée Général F. de Coulanges - Strasbourg
Classe Préparatoire littéraire
LGT M. de Montaigne – Mulhouse
Classe Préparatoire commerciale etc

La structure du Discours de la Servitude Volontaire de la Boétie

Par cyberblaise - publié le jeudi 17 janvier 2013 à 15:50 dans 02w 1èreL/Es Camille See
Vous trouverez sur ce lien un commentaire des différentes étapes du Discours et les réponses aux 19 questions posées en cours:
http://www.institutcoppet.org/wp-content/uploads/2012/06/La-Bo%C3%A9tie-corentin-de-salle1.pdf

Questionnaire sur le Discours de la servitude volontaire pour en faire comprendre le propos général

1.     1.  LB veut-il débattre du meilleur mode de gouvernance en les comparant ou expliquer pourquoi le peuple se soumet à la tyrannie ?

2.     2.  Montrez que LB réfute l'idée que les peuples se soumettent par lâcheté et peur.

3.     3.  A quels indices voit-on que LB s'oppose à une monarchie de droit divin ?

4.       4.Où est formulée l'idée que  le sujet du discours est surtout l'analyse des causes de la servitude volontaire ?

5.       5. Où est développée l'idée que la liberté est naturelle à l'homme comme l'égalité d'ailleurs et que la servitude est une dénaturation de l'humanité ?

6.      6. Quels arguments donne LB pour démontrer que la liberté est naturelle ? quel rôle jouent les références aux animaux dans le Discours?

7.      7. Combien de sortes de tyrans y-a-t-il selon LB ? Est-ce que cela change quelque chose à leur façon d'asservir ?

8.      8. Quelle est la première cause de la servitude selon LB ?

9.       9.Qui sont ceux qui n'oublient pas la liberté et ne s'accoutument jamais à la servitude ?

10.   10.Quelle est la deuxième cause de la servitude selon LB ?

11.   11.Quels sont les moyens qu'emploient les tyrans pour abêtir leurs sujets, les détourner de la rébellion ?

12.   12.Quels sont les exemples des plus odieux tyrans évoqués par LB ?

13.   13.Où lit-on que les tyrans se servent de la religion pour renforcer leur pouvoir ?

14.  14. Trouvez le passage où LB fait l'éloge des écrivains de son temps dans une digression .

15. 15.  Quelle est la troisième cause de la servitude ?

16.   16.Quel genre de structure sociale favorise la tyrannie ?

17.   17.Pourquoi selon LB être un favori du tyran est une sottise ?

18.   18.Pourquoi les tyrans sont-ils privés d'amitié ?

19.   19. Comment s'achève le discours de LB ?

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L'ïle des Esclaves: testez vos connaissances! (602)

Par cyberblaise - publié le mardi 15 janvier 2013 à 08:43 dans 02w 1èreL/Es Camille See
Vous pouvez vérifier vos connaissances avec ce quizz de 20 questions:
http://www.site-magister.com/ile.htm

Descriptif provisoire (602)

Par cyberblaise - publié le mardi 8 janvier 2013 à 11:28 dans 02w 1èreL/Es Camille See

SÉQUENCE N° 1: étude d'une œuvre intégrale : L'Île des Esclaves de Marivaux (1725)

 

 

Problématique :

 «L'Île des Esclaves, une pièce subversive? »

 

 

Objet d'étude :    Le texte théâtral et sa représentation du XVIIème siècle à nos jours.

 

Pour l'exposé :

Lectures analytiques retenues pour l'épreuve orale :

 

1.-  Scène 1 : La scène d'exposition.

2. Extrait de la scène  3 : tirade de Cléanthis : « Madame, au contraire, a-t-elle mal reposé (…) ce sont de pauvres gens pour nous. »

3. Scène 6 du début à « Nous sommes aussi bouffons que nos patrons ; mais nous sommes plus sages. »

4. Scène 10

 

 

 

 

Pour l'entretien :

Études d'ensemble ou éléments de synthèse :

Pourquoi on hésite à qualifier la pièce de Marivaux de subversive ?

Les relations Maîtres-Valets dans la pièce.

L'opposition entre Arlequin et Cléanthis.

La dimension comique de la pièce.

Le rôle de Trivelin

 

Autres lectures :

Lectures cursives : Maître Puntila et son valet Matti de B.Brecht,

Au choix l'une au moins des pièces suivantes : Le Mariage de Figaro de Beaumarchais, les Fourberies de Scapin, Dom Juan de Molière, les Fausses Confidences de Marivaux, Mademoiselle Julie Strindberg, Les Bonnes de Genet, En Attendant Godot de Beckett .

 

Autres travaux et activités personnelles :

 

Analyse chorale de la représentation  grâce à un abonnement à quatre spectacles à la CDE: Maître Puntila et son valet Matti de Brecht, Les Bâtisseurs d'empire de Vian, Quatre-vingt treize d'après le roman de Hugo, Un chapeau de paille d'Italie de Labiche.

 

Réflexion sur la réception d'une pièce de théâtre selon que l'on connaisse le texte au préalable ou que l'on découvre « la fable » à partir de la représentation.

 

 

 

 

 

 

SÉQUENCE N° 2 : étude d'un groupement de textes

 

Evolution du personnage du valet de Molière à Brecht.

Problématique : «Comment est suggérée l'évolution du rapport de domination à travers le personnage du valet ?»

 

 

Objet d'étude :   Le texte théâtral et sa représentation, du XVIIème siècle à nos jours.

 

Pour l'exposé :

Lectures analytiques retenues pour l'épreuve orale :

 

1. Extrait de Dom Juan, scène 1 : le portrait de Don Juan par Sganarelle

2. Extrait de L'Île des Esclaves de Marivaux : scène 1 L'émancipation d'Arlequin

3. Extrait du Mariage de Figaro de Beaumarchais : le monologue de Figaro

4. Dernière scène de Maître Puntila et son valet Matti de Brecht

 

Pour l'entretien : Comparaison des différentes figures de valet et de leurs relations avec les maîtres.

Autres travaux : Observation d'extraits de captations  différentes mises en scène : Dom Juan, mis en scène par Daniel Mesguich, différentes représentations de Maître Puntila et son valet Matti, analyse chorale de la mise en scène de Guy-Pierre Couleau vue à la CDE, documentaire sur le personnage de Figaro produit par Arte.

 

Autres lectures : Il a été recommandé de lire les pièces dont un extrait a été étudié.

 

 

 

 

 

 

 

SÉQUENCE N° 3(groupement de textes)

 

 L'argumentation au service de l'émancipation

 

 

Problématique : « Esclaves et fiers de l'être ? « Servitudes volontaires » : quand la littérature pose la question de notre aliénation et propose des voies d'émancipation

 

Objet d'étude :   La question de l'homme dans les genres de l'argumentation du XVIIème siècle à nos jours.

 

Pour l'exposé :

Lectures analytiques retenues pour l'épreuve orale :

 

-Texte 1 : extrait du Discours sur la Servitude Volontaire de La Boétie

-Texte 2 : fable de La Fontaine : « Le Loup et le Chien »

-Texte 3 : « Femmes soyez soumises à vos maris » de Voltaire

-Texte 4 : Poème de  Victor Hugo, extrait du recueil L'Année Terrible : « A qui la faute ? »

 

 

Pour l'entretien : Les différents procédés de l'argumentation directe et indirectes dans les textes étudiés. Réflexions sur « la servitude volontaire » et les moyens de s'émanciper. »

 

Études d'ensemble ou éléments de synthèse : Réflexion sur l'efficacité de l'argumentation directe et indirecte.  Les procédés de l'argumentation dans les textes du corpus.

 

Autres lectures recommandées :

 

Romans : Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, 1984 d'Orwell

 

 

SÉQUENCE N° 4 (œuvre intégrale)

 Discours de la Servitude volontaire de la Boétie

 

Objets d'étude :   La question de l'homme dans les genres de l'argumentation du XVIIème siècle à nos jours.

Humanisme et Renaissance

 

 

 Un discours politique et humaniste

 

         

        

 

Problématique : analyse politique d'un homme qui réfléchit à la question du pouvoir. Un pamphlet, forme argumentative qui emploie des armes particulières. Une œuvre caractéristique de l'époque humaniste : appui sur les réflexions des penseurs antiques, connaissance des exemples majeurs de tyrans, raisonnement solidement construit. Une œuvre proposant un idéal et visant à persuader de sa possibilité de réalisation.

 

 

                   - « Pauvres gens misérables […] fondre sous son poids et se rompre. »

                   -« Cette ruse des tyrans d'abêtir leurs sujets(…)il est insensible. »

                     -« J'en arrive maintenant à un point qui est, selon moi, le ressort et le secret de la domination(…)à épier ses volontés et à deviner ses pensées. »

 

 

 


Urgent Rectificatif pour Quatrevingt-treize: jeudi 19 heures ! (602)

Par cyberblaise - publié le mardi 8 janvier 2013 à 09:35 dans 02w 1èreL/Es Camille See
Je me suis trompée de date dans le précédent message, la bonne date est bien le jeudi 10 janvier à 19 heures au théâtre municipal. Le spectacle dure deux heures.

Corrigé du contrôle: questions d'entretien sur le théâtre (602)

Par cyberblaise - publié le dimanche 6 janvier 2013 à 18:39 dans 02w 1èreL/Es Camille See
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Contrôle : questions d'entretien sur l'Ile des Esclaves et l'objet d'étude sur le théâtre. Copie de Laura Marie

Je mets en ligne les propositions de réponses de Laura qui me semblent correspondre à ce que l'on attend de vous. Elles sont argumentées et témoignent de ses connaissances. Bien sûr on aurait pu les formuler autrement.


1.       D'une part, L'Ile des esclaves pourrait être une pièce subversive car elle remet en cause les rapports de forces entre dominants et dominés de l'époque par l'intermédiaire de deux esclaves, Arlequin et Cléanthis et de deux maîtres, Euphrosine et Iphicrate qui sont mauvais et injustes envers leurs valets. De plus la pièce se livre à une critique de la société mondaine du XVIIIème siècle montrant le goût du paraître, la vanité, l'absence de mérite véritable de son élite. D'autre part, cette pièce n'est pas totalement subversive car il n'y a pas de véritable volonté de changements des rapports de forces : on assiste à la fin de la pièce (scène X) à une réconciliation entre maîtres et valets qui ont fait évoluer et améliorer le comportement humain des maîtres sans qu'il y ait de renversement politique véritable. Ainsi Marivaux est plutôt un moraliste qui ne cherche pas à faire changer l'ordre des choses mais souhaite simplement améliorer les comportements, faire en sorte que les maîtres fondent leur autorité sur le respect humain, la bonté et surtout la Raison.

2.       La dimension comique tient d'abord à un phénomène de théâtre dans le théâtre qui fait que les maîtres soient obligés de contempler leurs valets les imitant. La scénette que joue Cléanthis pour singer sa maitresse à la scène III en est un bon exemple, elle semble improviser sur un canevas à partir de son expérience et de ses observations. Elle apporte beaucoup de soin à sa mise en scène et annonce même aux spectateurs l'effet visuel qu'elle va produire : « vous allez voir ». Le vocabulaire de la coquetterie : « visage, miroir, bonnes amies » et les formules de politesse renvoient à l'ambiance d'un salon mondain du XVIIIème siècle que Cléanthis caricature. La servante critique ainsi sa maîtresse pour lui donner une leçon de comportement. Euphrosine est moquée pour sa vanité et son orgueil, son hypocrisie et cela provoque le rire. Le comique est donc largement lié à la dimension satirique du texte conformément à la devise de la commedia que pratique encore Marivaux « castigat ridendo mores », châtier les mœurs par le rire. Cependant Cléanthis elle-même fait aussi rire le public car elle se prend tellement au jeu qu'elle en devient elle-même ridicule, elle entre complètement dans le personnage de la maîtresse, croit avoir un « visage de condition » et se trouve des « grâces ». Aussi vaniteuse que sa maîtresse finalement, elle suggère que c'est seulement le hasard de la naissance qui la rendue servante.La scène VI témoigne également d'une dimension comique par l'humiliation des maîtres lors de la scène de séduction entre Arlequin et Cléanthis car ils sont obligés d'y assister en spectateurs de leurs travers. Il s'agit donc très souvent d'un comique de situation, mais le comique de mots existe aussi, lorsque par exemple Arlequin singe le beau langage en faisant des jeux de mots ou en émaillant des tournures mondaines d'interjections populaires, ce qui d'ailleurs ne plaît pas à Cléanthis et amène des disputes, sources de comique gestuel, de mimiques amusantes.

3.       Trivelin est le chef de l'Ile. Il dirige l'expérience thérapeutique d'inversion des rôles, que les esclaves deviennent maîtres et les maîtres esclaves. Pour que les maîtres reconnaissent leurs défauts et leurs injustices et  finalement s'amendent. Il est donc la source du projet éducatif, du « cours d'humanité mis en place sur l'ile et aussi le garant de son efficacité. Il modère les ardeurs des valets, de Cléanthis en particulier et les guide. Il tirera la leçon de l'expérience à la fin de la pièce.

4.       L'ile des esclaves est à la fois une comédie de caractère dans la mesure où Cléanthis dénonce les défauts de sa maitresse qui est une coquette- Elle critique la duplicité de son comportement, remet en question sa beauté superficielle car Euphrosine est soumise au paraître et au regard des autres, « les bonnes amies » qui scrutent les défauts des autres femmes-et une comédie de mœurs puisque ce sont les règles de fonctionnement de toute une société qui sont attaquées : relations maîtres-valets et hommes-femmes.

 

5.       L'effet de distanciation, c'est lorsqu'un spectacle est interrompu par des commentaires, des chansons, des rappels du caractère théâtral du dispositif scénique pour permettre au spectateur d'établir une distance avec ce que vivent les personnages ; la distanciation renvoie au théâtre « épique » de Brecht dans Maitre Puntila. Dans la mise en scène de Guy Pierre Couleau, on peut remarquer un effet de distanciation lorsque une femme vient chanter en allemand dans les intermèdes entre les « scènes «  de la pièce dans un style cabaret qui rompt l'illusion de la fable ou quand les fiancées de Maître Puntila raconte leurs récits finnois en costume de Pussy Riot, ce qui les rapproche de femmes en révolte actuelles.

< votre article ici >

Rappel de la méthode pour la question sur le corpus (écrit)

Par cyberblaise - publié le samedi 5 janvier 2013 à 14:28 dans 02w 1èreL/Es Camille See
Vous trouverez ici un rappel de la méthode:
http://zonelitteraire.e-monsite.com/medias/files/methode-de-la-question-de-corpus-1.pdf

Comment insérer vos citations dans le paragraphe argumenté d'un commentaire, c'est très bien expliqué ici:
http://catext.free.fr/PREMIERE_L/Doc_1_L/citation.htm

Bac Blanc de première

Par cyberblaise - publié le vendredi 4 janvier 2013 à 09:56 dans 02w 1èreL/Es Camille See
Il aura bien lieu le 7 et 8 février.

Quatrevingt-Treize, adaptation théâtrale

Par cyberblaise - publié le vendredi 4 janvier 2013 à 09:41 dans 02w 1èreL/Es Camille See
Pour préparer le spectacle et la discussion que nous aurons mercredi matin, vous pouvez consulter la documentation fournie par la compagnie Cauda:
http://compagnieincauda.com/images/quatrevingt-treize.pdf

ainsi que la video dans laquelle le metteur en scène présente son spectacle:
http://www.compagnieincauda.com/spectacles/quatrevingt-treize-de-victor-hugo.html

http://www.regarts.org/Theatre/93.htm

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Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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