Lire d'autres poèmes de Pétrarque.
http://remacle.org/bloodwolf/italiens/petrarque/sonnets.htm
Pétrarque, le premier humaniste: http://www4c.ac-lille.fr/condorcetlens/IMG/pdf/Petrarque.pdf
Inspiration pétrarquisante de Ronsard: http://www.bacdefrancais.net/amours.php
Le Regard étranger sur la société française: Les lettres Persanes de Montesquieu
Pour en savoir plus, le site Magister: http://www.site-magister.com/persanes.htm
Le texte du roman en ligne: http://bacfrancais.chez.com/lpersanes-integrale.html
Corrigé du bac blancL: le mythe du bon sauvage
A propos du texte du baron de Lahontan, j'ai été amenée à évoquer rapidement en cours le mythe du Bon Sauvage, pour en savoir plus: http://elisabeth.kennel.perso.neuf.fr/le_mythe_du_bon_sauvage.htm
http://lettres-lpa.overblog.com/le-mythe-du-bon-sauvage
Corrigé du bac blanc L
En savoir plus sur Cyrano de Bergerac, auteur libertin, et sur Les Etats et Empires du Soleil
http://revel.unice.fr/alliage/index.html?id=3547
Su Adorio, le sauvage philosophe du Baron de Lahontan: http://www.erudit.org/culture/qf1076656/qf1179745/49755ac.pdf
Sur le roman d'anticipation de Mercier http://fr.wikipedia.org/wiki/L%27An_2440,_r%C3%AAve_s%27il_en_fut_jamais
Médée de Pasolini
Vous pouvez regarder le film morceaux par morceaux en ligne: Médée en Colchide: le rite de fécondité "barbare": http://www.youtube.com/watch?v=PIBmo0QyWqI
La fin du film: la mort de Créuse et Créon et des enfants: http://www.youtube.com/watch?v=qOTK64D0Koo
Un article sur le film: http://www.jgcinema.com/single.php?sl=medee-pasolini-von-trier
"Pasolini transpose cinématographiquement la Médée de Euripide avec une
empreinte toute personnelle. La tragédie euripidienne apparaît comme une
structure narrative utilisée pour montrer en réalité autre chose: tout
d'abord un conflit entre deux cultures, celle "barbare" de Médée et
celle "moderne" de Jason; puis, les images d'un sacrifice humain et
d'antiques rituels représentées avec un oeil quasiment documentariste,
filtrées par la lecture de quelques traités d'anthropologie et
d'histoire des religions, comme celles de Levy-Brul, Frazer et Eliade.
Et c'est ainsi que sa Médée, dont le rôle de la
protagonniste est joué par une silencieuse et "barbare" Maria Callas,
apparaît en outre "reconstituée": l'auteur opère aussi une transposition
de lieux; de la Grèce de la tragédie antique nous nous retrouvons en
Syrie et en Turquie, alors que d'autres moments de l'histoire tragique
inventés par Pasolini - comme la narration du Centaure à Jason enfant,
au début, ou la rencontre de celui-ci avec les deux Centaures - sont
réadaptés respectivement dans la lagune de Grado et sur la Place des
Miracles de Pise.
La Médée de Pasolini assume pour cela une empreinte ouvertement
politique: elle représente en effet une culture "barbare" et "primitive"
(et, l'on pourrait dire, sousprolétaire) qui se pose en fort contraste
avec la culture moderne et néocapitaliste représentée par Jason. Ainsi
déclare lui-même Pasolini dans une interview à Jean Duflot : " Médée
est la confrontation de l'univers archaïque, hiératique, cléricale,
avec le monde de Jason, monde au contraire rationnel et pragmatique.
Jason est le héros actuel (la mens momentanea) qui non
seulement a perdu le sens métaphysique, mais en plus ne se pose plus de
questions de ce genre. C'est le “technicien” aboulique, dont la
recherche est exclusivement portée sur le succès” (Il sogno del Centauro, maintenant dans P.P. Pasolini, Saggi sulla politica e sulla società,
dirigé par W. Siti et S. De Laude, Mondadori, Milano, 1999, p. 1504).
Médée possède un regard “de tiers monde”, un regard sacré sur la
réalité, complètement étranger au rouleau comprésseur du pouvoir
néocapitaliste avançant; et une telle vision de la réalité,
pourrions-nous dire, est accentuée par la localisation que Pasolini
choisit: terres lointaines de la colonisation capitaliste (en 1970
certainement plus qu'aujourd'hui) comme la Syrie et la Turquie."
Médée de Cherubini
En savoir plus sur l'oeuvre dont j'ai montré un extrait ce matin: http://www.theatrechampselysees.fr/opera/opera-mis-en-scene/medee-1 Une critique du spectacle: http://www.webthea.com/Medee-de-Luigi-Cherubini-1496 Résumé: - Acte I
Glauce, la fille de Créon, roi de Corinthe, doit épouser Jason, le
héros qui a récupéré la Toison d'Or mais elle est très inquiète car elle
craint la vengeance de Médée dont on sait qu'elle s'adonne aux arts
occultes.
Cette dernière a deux enfants issus de sa liaison avec Jason qui l'a répudiée.
Créon rassure Jason: il protègera ses deux enfants afin qu'ils ne paient pas pour les fautes de leur mère.
Les Argonautes viennent présenter leurs hommages à la fiancée et
étalent à ses pieds la Toison d'Or enlevée en Colchide. Glauce est à
nouveau troublée lorsqu'elle entend prononcer le nom du pays de Médée.
Jason tente de la rassurer lorsqu'un garde annonce l'entrée d'une femme
voilée: c'est Médée qui veut que Jason revienne auprès d'elle. Devant
son refus, la magicienne menace de se venger. Laissée seule avec Jason,
elle rappelle à celui-ci les jours heureux passés ensemble mais Jason ne
veut plus avoir affaire à elle. Médée le menace : « Tu ne verras jamais le jour de ton mariage »2
- Acte II
Neris, la servante de Médée, essaie en vain de consoler cette
dernière et de la convaincre de quitter Corinthe pour échapper à la
colère du peuple.
Créon et son escorte ordonnent à Médée de quitter la ville. Celle-ci
accepte et demande seulement la permission de dire adieu à ses enfants;
ce que le roi lui accorde. Neris console Médée mais la magicienne a déjà
échafaudé un plan: ses enfants seront l'instrument de sa vengeance et
le chagrin du traître Jason sera sans borne.
Lorsque notre héros arrive, Médée prétend être très triste de la
séparation d'avec ses enfants. Elle ordonne à Neris de remettre à Glauce
son cadeau de mariage: le diadème et le manteau qui lui a été donné par
Apollon. Médée envisage toujours de se venger. Lorsque la cérémonie est
terminée, elle se saisit d'un cierge de l'autel et part.
- Acte III
Quelque part dans une région montagneuse, Médée prie les Dieux de lui
donner le courage d'accomplir sa terrible vengeance. Neris, après avoir
remis à Glauce le cadeau de la magicienne, retourne auprès des deux
enfants. Médée lève son poignard pour les tuer mais est incapable
d'accomplir son geste. Elle révèle alors à Neris son dessein: le diadème
et le manteau sont empoisonnés et Glauce mourra. Horrifiée, Neris se
sauve en direction du temple de Junon
avec les enfants. Comme la magicienne l'a prévu, Glauce meurt et Jason,
désespéré, veut arrêter Médée. Cette dernière court se réfugier dans le
temple puis en ressort flanquée des trois Furies et brandissant le
poignard ensanglanté avec lequel elle a tué ses deux enfants. Elle met
le feu au temple. Médée promet au malheureux Jason abattu : « Je vais à la rivière sacrée ! Mon ombre t'y attendra ! »Pour télécharger le livret de l'opéra: http://www.livretpartition.com/index.php/opera-article/692-opera-cherubini-medee
L'Utopie de Thomas More
LES 17 FORMULES UTOPIENNES qui ont fait parler d'elles DANS LE PLAN GENERAL DE L'UTOPIE Livre premier Tableau critique de l'Angleterre contemporaine (partie sans doute écrite en dernier)
Livre second L'Utopie proprement dite -L'Ile des Utopiens -Les villes d'Utopie « Nihil usquam privati » : « Rien, nulle part, de privé. » « Hos hortos magnificiunt » : « Ils font grand cas de [leurs] jardins » (ibid.) -Les magistrats -Les professions « Ars una est omnibus (…) agricultura » : « L'art commun à tous est l'agriculture » « …perpetuo labore, ubique fere opificum vita est, exceptis Utopiensibus » : « …un travail perpétuel, c'est presque partout la vie des travailleurs, sauf en Utopie » « ad animae libertatem cultumque civibus universis » : « à l'ensemble des citoyens la liberté et la culture de l'esprit. » (fin du chap.) - La vie en société -Les voyages des Utopiens « Omnium praesentes oculi » : « La présence du regard de tous » « Ita tota insula velut una familia est » : « Ainsi toute l'île est comme une grande famille » (ibid.) « Apud se aurum argentumque in ignominia sint… » : « tenir en ignominie l'or et l'argent » “Animam esse immortalem » : « L'âme est immortelle » « Secundum naturam vivere » : « Vivre en suivant la nature » « Hilarioris vitae mutuum subsidium » : « Une vie plus joyeuse, un soutien mutuel » . « hoc venandi exercitum, (…) rem liberis indignam » :« cet exercice de la chasse, pratique indigne pour des hommes libres » - [ Sport et plaisir ] « formam, vires, agilitatem…»: « la beauté, la force, l'agilité…» - Les esclaves - [ L'esclave étranger devient libre en touchant l'Utopie ] (début du chap.) - L'art de la guerre - Les religions des Utopiens “ quid credendum putavit liberum cuique reliquit” : “ il laissa chacun libre de croire ce que bon lui semblait ” “ Primum omnium pacem” : “ la paix avant tout ” “ Hic ubi nihil privati est, serio publicum negotium agunt” : “Là où rien n'est privé, on s'occupe sérieusement des affaires publiques” (4 p. avant la fin de l'ouvrage).
Lire le texte en ligne: http://classiques.uqac.ca/classiques/More_thomas/more_thomas.html
Une exposition sur la notion d'Utopie
Vous pouvez explorer l'exposition virtuelle du site de la bibliothèque nationale de France pour approfondir votre réflexion sur l'utopie http://expositions.bnf.fr/utopie/index.htm | Du
nom propre au nom commun |
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Thomas More invente le mot latin : Utopia, construit à partir du grec ou,
"non, ne … pas", et de topos, "région, lieu", est le nom
d'une île située "en aucun lieu". Cette négation est ambiguë. Faut-il
entendre que cette île, dont le gouvernement idéal règne sur un peuple heureux, est
imaginaire, inédite, ou encore impossible ? Comment comprendre le fait qu'elle est en
même temps localisée, puisque située par More quelque part aux confins du Nouveau Monde
? Et, puisque l'ouvrage de l'humaniste anglais est destiné à faire pendant à l'Éloge
de la folie d'Érasme, ne s'agit-il pas simplement de cet exercice rhétorique humaniste
où l'on feint un monde inversé pour mieux montrer que le plus raisonnable n'est pas
celui qu'on croit ? Bientôt, le genre littéraire inauguré par More se diversifiera et
l'on verra apparaître des eutopies (du grec eu, "bien"), des dystopies (du
grec dus, exprimant une idée de difficulté, de trouble), des utopies satiriques ou
critiques, des anti-utopies, des contre-utopies…
La forme francisée "utopie" est attestée chez Rabelais (1532) et, sur le
modèle de l'anglais utopia, le mot devient nom commun en intégrant le vocabulaire
politique du XVIIIe siècle ; il désigne alors le plan d'un gouvernement
imaginaire, à l'image de la république de Platon. Ce n'est qu'au milieu du XIXe
siècle que le sens courant actuel s'impose et que l'utopie en vient à désigner un
projet politique ou social qui ne tient pas compte de la réalité. Pour quelques-uns, que
justement la "réalité" n'enthousiasme guère, il s'agit là d'une qualité
essentielle ; plus généralement, un glissement s'opère, faisant de l'utopie un projet
irréalisable, voire irréaliste. En témoignent les renvois synonymiques donnés par le
Petit Robert à l'article "utopie" : chimère, illusion, mirage, rêve,
rêverie… |
Tout savoir sur Michel de Montaigne en écoutant la radio
Sur France inter, vous pouvez écouter une série d'émission qui présente les Essais de Michel de Montaigne: un été avec Montaigne. http://www.franceinter.fr/reecouter-diffusions/384649
Montaigne et l'amitié: http://www.franceinter.fr/emission-un-ete-avec-montaigne-de-l-amitie-chez-montaigne
Une autre émission d'une heure sur France Inter:ça peut pas faire de mal: http://www.franceinter.fr/emission-ca-peut-pas-faire-de-mal-l-amitie-selon-montaigne-et-la-boetie
Textes sur le thème de l'amitié
En ouverture pour la conclusion du commentaire comparé que nous avons fait ce matin des textes sur l'amitié de Montaigne et de la Boétie, vous pouvez évoquer cette fable de la Fontaine dans laquelle se trouve le vers fameux "Qu'un ami est une douce chose". Jean de LA FONTAINE Les Deux Amis Deux vrais amis vivaient au Monomotapa : L'un ne possédait rien qui n'appartînt à l'autre : Les amis de ce pays-là Valent bien dit-on ceux du nôtre. Une nuit que chacun s'occupait au sommeil, Et mettait à profit l'absence du Soleil, Un de nos deux Amis sort du lit en alarme : Il court chez son intime, éveille les valets : Morphée avait touché le seuil de ce palais. L'Ami couché s'étonne, il prend sa bourse, il s'arme; Vient trouver l'autre, et dit : Il vous arrive peu De courir quand on dort ; vous me paraissiez homme A mieux user du temps destiné pour le somme : N'auriez-vous point perdu tout votre argent au jeu ? En voici. S'il vous est venu quelque querelle, J'ai mon épée, allons. Vous ennuyez-vous point De coucher toujours seul ? Une esclave assez belle Était à mes côtés : voulez-vous qu'on l'appelle ? - Non, dit l'ami, ce n'est ni l'un ni l'autre point : Je vous rends grâce de ce zèle. Vous m'êtes en dormant un peu triste apparu ; J'ai craint qu'il ne fût vrai, je suis vite accouru. Ce maudit songe en est la cause. Qui d'eux aimait le mieux, que t'en semble, Lecteur ? Cette difficulté vaut bien qu'on la propose. Qu'un ami véritable est une douce chose. Il cherche vos besoins au fond de votre cœur; Il vous épargne la pudeur De les lui découvrir vous-même. Un songe, un rien, tout lui fait peur Quand il s'agit de ce qu'on aime. Jean de LA FONTAINE, Fables (1678), VIII, XI
Vous trouverez sur ce lien un commentaire comparé fait par une élève: https://www.weblettres.net/blogs/article.php?w=MonplaisirLett&e_id=11082
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