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[31] - L’automne

Il s’agissait de trouver des titres, des références, des sites, des ressources autour du thème de l’automne.

 

Poètes latins

- Consulter le site de l’Académie de Rennes.

XVIIe et XVIIIe siècles

- DELILLE, Les Jardins, chant II, 1782.
- MILLEVOYE C.-H., Elégies, 1811-1814.
« Entre Delille qui finit et Lamartine qui prélude », Millevoye, éminent représentant de la poésie impériale, écrit en particulier « la Chute des feuilles » en trois versions, où il décline le thème de l’automne (« De la dépouille de nos bois / L’automne avait jonché la terre (...) Et dans chaque feuille qui tombe / Je lis un présage de mort »).
- PIERRES (de) F.-J., Les Quatre saisons ou les Géorgiques françaises, 1763.
Les quatre chants, dont le dernier a probablement été composé dès 1748, annoncent avec les Saisons de Saint-Lambert l’inspiration nouvelle, descriptive et didactique qui va caractériser la poésie de la seconde moitié du siècle. Elles sont placées, comme l’indique le sous-titre, sous l’égide de Virgile.
Chant I. « Le Printemps » : Les transports de Zéphir, enfin de retour, réveillent Flore et toute la nature, tombée sous l’emprise de Vénus.
Chant II. « L’Été » : Sous les feux du Soleil, triomphant, la Nature devient plus belle et plus féconde.
Chant III. « L’Automne » : La douceur revient, propice aux fêtes et à l’amour, tandis qu’on récolte les fruits de la terre.
Chant IV. « L’Hiver » : Les vents et la neige ravagent les champs, en semant la misère, mais la campagne ne perd pas toute sa beauté.
- ROUSSEAU J.-J., Les Rêveries du promeneur solitaire, seconde promenade, 1782.
- SAINT-AMANT, « L’automne aux Canaries » (voir DARCOS et TARTAYRE, Perspectives et confrontations, XVIIe, ed. Hachette, p. 63).

L’automne romantique

- BERTRAND A., Gaspard de la Nuit, « Octobre », 1842.
- CHATEAUBRIAND (de) F.-R., Mémoires d’outre tombe, 1re partie, III, chapitre 13 (« Plus la saison était triste... »).
- GAUTIER T., Émaux et Camées, « Ce que disent les hirondelles, chanson d’automne ».
- GAUTIER T., Poésies diverses, « La dernière feuille » :
Dans la forêt chauve et rouillée
Il ne reste plus au rameau
Qu’une pauvre feuille oubliée,
Rien qu’une feuille et qu’un oiseau.
Il ne reste plus dans mon âme
Qu’un seul amour pour y chanter,
Mais le vent d’automne qui brame
Ne permet pas de l’écouter ;
L’oiseau s’en va, la feuille tombe,
L’amour s’éteint car c’est l’hiver.
Petit oiseau, viens sur ma tombe
Chanter, quand l’arbre sera vert !
- HUGO V., Les Feuilles d’automne.
- HUGO V., Les Orientales, « Rêverie ».
- HUGO V., Toute la lyre, XXXV.
- LAMARTINE (de) A., *Pensée des morts, ed. Charles Gosselin, 1830 (extrait).
- LAMARTINE (de) A., Méditations poétiques, XXIII, « L’automne », 1820 (« Salut, bois couronnés d’un reste de verdure ! »).
- THOMSON J. (poète écossais), Les Saisons, « L’automne », 1830.

Automne symboliste et parnassien

- BAUDELAIRE C., Les Fleurs du mal, « Chant d’automne ».
- HEREDIA, Les Trophées, « Vendange », 1972.
- LAFORGUE J., Des Fleurs de bonne volonté, XXIX, « Le brave, brave automne » et « Dimanches » (« C’est l’automne, l’automne, l’automne... »).
- LAFORGUE J., Les Complaintes, « Complainte de l’automne monotone ».
- LAFORGUE J., Premiers poèmes, « Les après-midi d’automne ».
- MILOSZ, Le Poème des décadences, « Chanson d’automne », ed. Silvaire, 1899.
- SAMAIN A., Au jardin de l’infante, « Automne », 1893 (poème donné en commentaire à l’EAF en juin 1990 à Bordeaux, Caen, Clermont-Ferrand, Limoges, Nantes, Orléans-Tours, Poitiers, Rennes).
- SAMAIN A., Le Chariot d’or, « Automne » (poème donné en commentaire à l’EAF en 1981 à Montpellier).
- VERLAINE P., Poèmes saturniens, « Nevermore » et « Chanson d’automne » (« Les sanglots longs / Des violons / De l’automne... »).

AU XXe siècle

- APOLLINAIRE G., Alcools, « Les Colchiques », « Automne malade », « L’Adieu », « Automne », « Signe ».
- BERIMONT L., Le Grand Viager, « *Le Vin mordu » et « *Le Rémouleur », ed. Debresse, 1954.
- CADOU R.-G., Hélène ou le règne végétal, Les Amis d’enfance, « Automne ».
- CORNELUS H., De sel et de terre, « Novembre » (dans une anthologie, épuisée, de R. Delieu, 500 poèmes de la vie quotidienne, anthologie thématique de la langue française 1918-1984).
- DESMEUZES J., La Nouvelle Guirlande de Julie, « *Automne », ed. ouvrières, 1976.
- FOMBEURE M., Sortilèges vus de près, « *Automne ».
- FOUREST G., La Négresse blonde, « Jardins d’automne ».
- JAMMES F.
- MALRIEU J., Le Château cathare, « Automne » (dans une anthologie, épuisée, de R. Delieu, 500 poèmes de la vie quotidienne, anthologie thématique de la langue française 1918-1984).
- MAMBRINO J., L’Oiseau-cœur, « *L’automne », ed. Stock, 1979.
- NORGE, « Calendrier » (dans une anthologie, épuisée, de R. Delieu, 500 poèmes de la vie quotidienne, anthologie thématique de la langue française 1918-1984).
- ORIZET J., Miroir oblique, « *Timide octobre », ed. Saint-Germain-des-Prés, 1969.
- PAYSAN C., La Musique du feu, « *Pourquoi j’aime le brouillard », ed. Denoël, 1967.
- PREVERT J., « Chanson des escargots qui vont à l’enterrement », « L’automne » (« Un cheval s’écroule au milieu d’une allée / Les feuilles tombent sur lui / Notre amour frissonne / Et le soleil aussi »).
- REGNIER (de) H., La Sandale ailée, « Septembre », 1906.
- RICHEPIN J., La Mer, « En septembre » :
Ciel roux. Ciel de septembre
De la pourpre et de l’ambre
Fondus en tons brouillés
Draperie ondulante
Où le soleil se plante
Comme un vieux clou rouillé.
- SAINTONGE J. A., Toucher terre, « L’automne en roux » (dans une anthologie, épuisée, de R. Delieu, 500 poèmes de la vie quotidienne, anthologie thématique de la langue française 1918-1984).
- VERHAEREN E., « Le Moulin » et « Novembre ».
- VIELE GRIFIN F., La Clarté de la vie, « Octobre ».

Remarque : Les textes dont le titre est précédé d’une astérisque se trouvent dans le Folio Junior Poésie Le Temps et les saisons en poésie.

Chansons

- « Colchiques dans les prés ».
- BRASSENS G., « Le 22 septembre ».
- CABREL F., « Octobre » (dans l’album Samedi soir sur la terre, 1994).
- PREVERT J., « Les Feuilles mortes (interprétée par Y. Montand et C. Vaucaire).

Ouverture vers d’autres arts

- ARCHIMBOLDO, « L’Automne », 1573, exposé au Louvre.
- POUSSIN N., « L’Automne ou la grappe de la Terre promise », 1660-1664, exposé au Louvre.
- VIVALDI A., Les Quatre saisons, « L’automne », Concerto en fa majeur.

Pistes d’étude

- Dans Le Français à l’oral du bac, ed. Hatier, 1986, Hélène Sabbah propose les axes suivants :

  • Splendeurs et charmes de l’automne ;
  • L’automne, saison de la mélancolie et des bilans ;
  • L’automne et la conscience du temps qui passe ;
  • Les souffrances de l’automne.

- Sur le site de l’Académie de Rennes, voici ce qu’on peut lire à propos d’une séquence comparant poèmes latins et français : « Notre projet s’inspire du lien évident qui lie l’homme à son milieu, les saisons étant, au moins dans nos pays occidentaux, le découpage astronomique qui doit théoriser et justifier le cycle plus ou moins régulier de certains phénomènes naturels : pluies, vents, froid ou chaleur, mouvements de la mer. Mais étant entendu que ces phénomènes exercent une influence directe sur l’activité de l’homme ainsi que sur la quantité et la qualité de certaines de ses ressources vitales, l’eau et la nourriture, il nous a semblé intéressant de voir comment des gens de deux époques et de deux régions différentes pouvaient percevoir et ressentir le mécanisme des saisons. [...] L’automne est une saison riche et propice pour un tel travail : saison des récoltes et des vendanges, transition entre deux saisons extrêmes, elle offrait le double avantage de nous placer au coeur des préoccupations d’un Romain du premier siècle, à qui elle apportait fruits et vins en abondance, et d’être intimement liée au culte d’un dieu extrêmement ancien, Dionysos-Bacchus, traditionnellement dédicataire des représentations théâtrales dans l’antiquité et représentant d’une certaine forme d’inspiration poétique. D’autre part, au XIXe siècle, de nombreux poètes français chantaient l’automne pour sa fertilité (influence antique ?), admiraient la force de ses tempêtes et la beauté de ses paysages cuivrés, tandis que d’autres (ou les mêmes selon les circonstances) se laissaient aller à la douce mélancolie qu’accompagnaient la disparition de la lumière et de la chaleur et l’entrée progressive dans l’hiver. »
- De l’équinoxe d’automne au solstice d’hiver, les jours raccourcissent, le soleil monte de moins en moins haut au-dessus de l’horizon : en diminuant, la lumière devient crépuscule. L’automne, c’est peut-être toutes les formes de crépuscule.
- Les feuilles tombent, la végétation et certains animaux hibernent. La nature se met en attente. L’homme aussi je crois, dans la mesure où il amasse des provisions (bois, vin, fruits secs, graines, tubercules), où il se sait inscrit dans un cycle.
- Enfin, l’automne est une saison de rites : fenaison, semailles, vendanges. Saison de fêtes, de promesses, aux brumes propices pour que se racontent des histoires à la veillée.


Ce document constitue une synthèse d’échanges ayant eu lieu sur Profs-L (liste de discussion des professeurs de lettres de lycée) ou en privé, suite à une demande initiale postée sur cette même liste. Cette compilation a été réalisée par la personne dont le nom figure dans ce document. Fourni à titre d’information seulement et pour l’usage personnel du visiteur, ce texte est protégé par la législation en vigueur en matière de droits d’auteur. Toute rediffusion à des fins commerciales ou non est interdite sans autorisation.
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Jean-Claude Jorgensen

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