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Les notes de lecture

 

fleche Il visite, il bavarde…

Alexandre Dumas, Voyage à Pompéi
Éditions de Passy, 2006

dumas.jpgOn trouvera là les pages consacrées à Pompéi par Alexandre Dumas. Ce sont quelques chapitres de son « Corricolo », récit d’un voyage débonnaire en Italie. Claude Aziza préface ce choix. Petit bonheur de se promener avec ce grand bavard dans une Pompéi bien moins fouillée et moins connue qu’aujourd’hui. Moins protégée aussi puisqu’il raconte qu’il a pu y passer la nuit. Il y a une amusante évocation des bains romains et une énumération un peu fastidieuse (il faut le dire) de toutes les théories échafaudées pour déterminer le sujet de la grande mosaïque de la Maison du faune dont on dit aujourd’hui sans hésiter vraiment qu’elle représente Alexandre combattant Darius. En curieux Dumas s’intéresse aussi aux graffitis et aux épitaphes, il décrit les gladiateurs ou les papyrus, il bavarde, bavarde. On ne cherchera là ni la vérité historique (si elle existe), ni une description détaillée. Ce sont quelques souvenirs écrits très vite (Dumas n’hésite jamais devant un bon mot ou un commentaire très personnel) et un témoignage amusant de ce qu’était le tourisme dans la première moitié du XIXe siècle, avant qu’on l’ait inventé. À lire pour accompagner et rafraîchir n’importe quel guide sérieux et nécessaire sur Pompéi.

Et voilà le programme :
« Que notre lecteur se tranquillise, nous ne comptons pas l'emmener dans une excursion domiciliaire ; nous visiterons trois ou quatre des maisons les plus importantes, nous entrerons dans une ou deux boutiques, nous passerons devant un temple, nous traverserons le Forum, nous ferons le tour d'un théâtre, nous lirons quelques inscriptions, et ce sera tout. »

Petite surprise : lire sous la plume de Dumas la blague du peintre du « Passage de la Mer Rouge par les Hébreux ».
Petit plaisir : apprendre qu’à la suite de l’échec de son Caligula, Dumas fut à l’origine de l’expression « tu me caligules » qui manifestait joliment l’ennui du locuteur.
Petit bémol : regretter quelques coquilles agaçantes dans un ouvrage aussi court.

Roger Berthet - 16 février 2007


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