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Les notes de lecture

 

fleche Jeux de piste en Europe

Maureen Johnson, Treize petites enveloppes bleues
Gallimard Jeunesse

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Quelque temps après la mort de sa tante adorée, Virginia, dite Ginny, seize ans, reçoit un curieux héritage : un paquet contenant treize petites enveloppes bleues, à n’ouvrir qu’une par une… et ce colis va changer à jamais la vie de jeune fille sage et timide de Jenny.
Les règles sont claires :
1 : Tu ne peux emporter que ce qui tiendra dans ton sac à dos.
2 : Tu ne dois emporter ni guides de voyage ou de conversation, ni aucune aide pour les langues étrangères.
3 : Tu ne peux pas prendre d’argent en plus, ni de carte de crédit, de chèques de voyage, etc.
4 : Pas d’expédients électroniques. Ce qui signifie pas d’ordinateur portable, de musique, d’appareil photo.

Étrange. Tante Peg était tout sauf une passionnée des règles… La première enveloppe contient 1 000 dollars : départ de New York, destination Londres. Commence alors pour Ginny un voyage initiatique, loin d’être de tout repos pour cette jeune fille plutôt introvertie. Tout au long de ce périple, sur les pas de sa « tante en cavale », Ginny apprendra à la fois qui elle est et qui était cette tante si farfelue, passionnée de peinture, libre et amoureuse. La jeune fille, qui se croyait banale, grandit, s’ouvre aux autres grâce à des rencontres extraordinaires : Richard, l’amoureux de sa tante, qui la lui fait découvrir sous un jour nouveau ; Olivia, qui lui avoue son homosexualité ; ou bien Keith, qui l’aidera à se découvrir elle-même. C’est bien là le but que s’était fixé tante Peg : former sa jeune nièce, lui faire découvrir le monde et les gens qu’elle a aimés et l'aider à découvrir son propre univers, à entrer dans l’âge adulte.
Certes, l'histoire paraît parfois invraisemblable et loin de la réalité, mais il n’en reste pas moins que le texte de Maureen Johnson entraîne le lecteur dans un voyage plein de fraîcheur dans toute l’Europe, de Londres à Amsterdam en passant par Rome et Athènes. Ce roman permet une découverte originale de l’Europe mais peut également servir de lecture complémentaire sur l’épistolaire en 4e. Le thème du deuil est aussi abordé de façon originale car, pour une fois, le deuil ne se construit pas en essayant d’accepter la perte ; au contraire, tante Peg est encore plus présente grâce à ses lettres. Elle accompagne Ginny dans son parcours, la guide, l’aide à grandir comme si elle lui tenait la main. C’est donc par cette nouvelle présence, ce dialogue entre Peg et sa tante qui s’installe par-delà la mort que la perte est finalement vécue comme quelque chose de constructif.
Cette lecture est une lecture-plaisir, sans mièvrerie, et la découverte par une jeune fille de plusieurs pays d’Europe est intéressante, précise et juste. Le roman rappellera au lecteur des lieux visités ou lui donnera l’envie de les découvrir.


Catherine Briat - 23 septembre 2008


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