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Accompagnement pédagogique

 

Comment j'ai mené cette séance ?

Pour permettre aux élèves de déterminer la fonction d'un groupe de mots dans une phrase, on leur donne un truc : "tout ce qui répond à la question qui est-ce qui + verbe est sujet"... etc. Et ce truc marche bien si l'élève est capable de poser la bonne question... mais c'est rarement le cas... Ce cours a pour objectif d'entraîner les élèves à poser la bonne question. Cela se fera uniquement, bien entendu, si c'est l'enseignant qui mène, commente et fait progresser le cours; il ne marchera pas si on laisse les élèves seuls avec leur fiche en leur demandant de lire puis de faire les exercices.

La démarche :

La séance dure une heure. On part donc d'un texte de J. Salomé (Contes à Guérir, Contes à Grandir): avant d'aborder les questions à poser pour les fonctions, commençons par prendre le plaisir de lire ce texte. Je fais lire les élèves d'abord silencieusement (en leur demandant de s'entraîner -selon des critères par ailleurs clairement définis- pour une lecture à voix haute qui aura lieu en fin d'heure). Je lis ensuite le texte moi-même à voix haute (quand même, c'est plus pratique pour qu'ils comprennent!) puis je les invite à faire le premier QCM, qui a pour objectif de s'assurer que l'essentiel du texte a été compris. Tandis qu'ils font le QCM, je distribue la fiche élève puis je passe les voir les uns après les autres (dans l'espoir d'en trouver un qui se trompe!). Et même, pour que ce soit vraiment bien compris (c'est nécessaire pour en arriver à poser à la fin les questions précises pour le dernier exercice), je vérifie (page 2) qu'ils repèrent bien les référents des pronoms (ce qui me permet d'ailleurs de réinvestir le cours sur les substituts, par ce petit rappel). Comme d'habitude, je suis à l'affût des erreurs et à la disposition de ceux qui ont une question à poser (attention à ce propos: il faut être très vigilant quant à ceux qui justement ne posent pas de questions, mais qui n'ont pas compris pour autant l'exercice: il y en a toujours un ou deux. En général, je les connais, je m'y attends, et je vais les voir en premier lieu.)

Les exercices 3 et 4, à faire sur la fiche, me permettent d'évaluer le degré d'acquisition des compétences. Ils reproduisent l'exercice 2 avec en plus deux questions sur le référent d'un groupe nominal, ainsi je vois s'ils ont complètement oublié le travail antérieurement fait sur les substituts, ou si ça a marché (ouf! ça va à peu près!).

Ce n'est donc qu'à la page 3 qu'on en arrive véritablement au fait : comme c'est relativement nouveau pour eux (même si on a déjà abordé de façon sporadique les fonctions, et qu'ils savent à peu près vous dire que "le sujet répond à la question qui" et "le COD répond à la question quoi" , ils ont beaucoup de mal à formuler correctement, en général, les bonnes questions qui vont leur permettre de retrouver la fonction d'un mot. Pour l'instant, je ne leur parle même pas de fonction. Je leur parle juste de questions, et j'en profite pour faire quelques rappels sur la phrase interrogative. Par la suite, j'insisterai beaucoup sur la manière de formuler les questions: pas seulement "qui" ou "quoi", ni seulement "qu'est-ce qui, qu'est-ce que etc.", mais plus précisément :

  • "Qui est-ce qui + verbe (+ complément)"
  • "Qui est-ce que +sujet + verbe" etc.

Enfin, l'exercice 6 permet d'évaluer la capacité de l'élève à s'approprier le type de questions qui lui ont été soumises dans le QCM précédent.

Tandis qu'ils font cet exercice, qui est difficile, je passe encore les voir et cette fois je m'appesantis sur les explications: je leur explique, en fait, qu'il faut d'abord bien isoler la proposition dans laquelle se trouve le groupe de mot "en question", et utiliser absolument le verbe de cette proposition dans leur question. Il y a à ce sujet une question piège dans le QCM (exercice 5):

Il avait passé tellement de temps à s'occuper des petites épées sur son dos qu'il en avait oublié cette fourrure douce et chaude qui le tapissait en dessous.

L'élève peut très bien décider que la question est : "Qu'est-ce qui le tapissait en dessous?", plutôt que "qu'est-ce qu'il avait oublié" (et plus tard il prendra l'antécédent du pronom relatif pour le sujet du verbe de la relative). S'il fait ce choix, on lui répond "C'est vrai, mais il y a une réponse plus appropriée". C'est alors l'occasion de lui dire que "cette fourrure douce" fait partie de la proposition qui s'organise autour du verbe "oublier" et non pas du verbe "tapisser".

Au cours suivant, nous corrigeons tous ensemble la fiche élève, puis nous passons à des activités où il sera plus sérieusement question de fonctions.

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