Le bateau livre

Oraux blanc de français

Par Mme Bruère - publié le 14-mars-2017 à 08:33 dans Méthodologie
Chers élèves,

Voici le planning des oraux du bac blanc de français.
Mardi 28 mars : Pierric (13H30), Alex (14H30), Maud (15H30), Maxence (15H30), 

Mercredi 29 mars : Sarah (8H30), Maeva (8H30), Jordan (8H30), Mathilde (8H30), Quentin (8H30), Kelvin (8H30), Steven (9H30), Alexia (9H30), Majid (9H30), Hichame (9H30),Sâra (9H30), Dylan (9H30)

Jeudi 30 mars : Mélissa (14H30)

Vous vous présenterez à l’heure indiquée entre parenthèses devant la salle qui sera mentionnée sur les panneaux en liège dans le mail. Vous découvrirez à ce moment-là le nom de votre examinateur ;)

Pensez à vous munir de :
- votre lutin, joliment présenté !
- vos oeuvres intégrales et lectures cursives
- des stylos et surtout des stabilos
- quelques feuilles de brouillon au cas où...
- une montre
- et toute votre tête, bien pleine ! Sans oublier votre bonne humeur...

Une fois l’oral blanc de français terminé, vous ne rentrez en classe qu’au début du cours suivant. La règle d’or est de ne pas interrompre un enseignant.

Enfin, je vous rappelle, pour votre plus grande joie, que les cours de français sont banalisés la dernière semaine.

Bonnes révisions ! Je compte sur vous !

XXème et XXIème siècles

Par Mme Bruère - publié le 4-mars-2017 à 09:41 dans Théatre
Adresse du padlet pour réaliser le travail sur Les Bonnes de Jean Genet : https://padlet.com/veronique_bruere/lesbonnes

XVIIème siècle

Par Mme Bruère - publié le 4-mars-2017 à 09:37 dans Théatre
Adresse du padlet pour réaliser le travail sur Dom Juan de Molière : https://padlet.com/veronique_bruere/domjuan

XVIIIème siècle

Par Mme Bruère - publié le 27-févr.-2017 à 09:43 dans Argumentation

Les Lettres Persanes, « les caprices de la mode »                                     

Intro :

- Lettres Persanes, Montesquieu, XVIIIè s, siècle des Lumières

- Lettre de Rica à Rhédi = persans qui partent à la découverte du monde

- Description des m½urs parisiennes = critique de la mode

- LECTURE

- Comment la question de l’altérité est-elle traitée dans ce texte ?

I- Un regard moqueur

A- Le ridicule des femmes

- Femmes au centre du texte

- Comparées à des enfants capricieux : changements intempestifs de mode

- Habit = déguisement / maquillage = grimées comme des sauvages

B- Une vision caricaturale

- Femmes blâmées mais derrière le masque de l’étranger se cache Montesquieu qui force le trait

- Quantité d’hyperboles. Non respect des proportions. Corps humain métamorphosé.  La mode fait perdre la raison

- Course contre la montre. Délais de plus en plus  courts.

Tr : Femme au centre de la critique mais pour mieux dénoncer le poids des apparences au XVIIIè

II- La dénonciation du paraître

A- Des êtres fabriqués

- CL de l’architecture. Femme toutes faites sur le même modèle

- Perte de la personnalité, êtres superficiels. Se parer = cacher ce que l’on est réellement (costume). Les femmes deviennent des étrangères.

B- Des êtres soumis

- Dernier paragraphe = morale qui ouvre le débat

- Dénonciation de la monarchie et de la comédie sociale. Roi qui donne les codes à respecter pour se conformer à un idéal esthétique

Conclusion :

- Critique virulente et originale. Style propre au XVIIIè

- L’autre se perd dans une uniformisation

- Alors même que la question du beau est impossible à résoudre. Cf Voltaire

Recueil des sonnets de 2G

Par Mme Bruère - publié le 24-févr.-2017 à 11:53 dans Le salon des refusés
Publiez ici votre sonnet en ajoutant un commentaire.

XVIIIème siècle

Par Mme Bruère - publié le 22-févr.-2017 à 09:40 dans Théatre

L’île des esclaves, scène 3

Intro :

- L’île des esclaves, Marivaux, XVIIIè s, siècle des Lumières, 1725

- Scène 3 où figurent 3 personnages : Trivelin, chef d’orchestre, Euphrosine, spectatrice, Cléanthis, actrice. Elle fait le portrait de sa maîtresse

- Portrait virulent pour en dégager les défauts

- LECTURE

- En quoi ce portrait est-il un blâme ?

I- Une maîtresse aux nombreux défauts

A- Une femme versatile…

- Euphrosine est tout et son contraire : antithèses dans la première réplique de Cléanthis.

- Renforcé par des phrases très longues ( ;). Rythme des phrases qui mime les changements d’humeur

- Femme capricieuse centrée sur elle et son apparence

B- et narcissique

- Répétition du mot « Madame » : tout tourne autour de Euphrosine

- CL de la coquetterie et du regard. Tout est centré sur son « visage »

- Seul ce que les autres pensent d’elle importe Euphrosine. Elle se pare pour être vue = jeu de la comédie sociale

Tr : Derrière cette drôlerie du jeu de la caricature, de la parodie se cache une véritable critique sur la société de l’époque

II- Du rire à la critique sociale

A- Une leçon…

- Euphrosine subit le jeu de Cléanthis orchestré par Trivelin. Il motive l’esclave à poursuivre et amplifier.

- Cléanthis monopolise la parole pour s’imposer. Evolution dans la critique, passage de « elle » à « je » : Cléanthis se met dans la peau de sa maîtresse. Echange virtuel des fonctions. Elle rapporte tout ce qu’elle a entendu

- Inversion fictive des rôles pour faire comprendre au dominant les souffrances infligées au dominé = théâtre dans le théâtre.  

B- Au nom des droits de l’homme

- Ce jeu conduit à aller plus loin dans la dénonciation des défauts : Euphrosine ne respecte pas les droits fondamentaux de l’homme.

- Autoritarisme d’Euphrosine. Cléanthis n’est là que pour exécuter des ordres.

- Scène criante de vérité comme en témoigne la réplique d’Euphrosine.  Elle ne supporte pas l’image négative qu’elle donne à voir.

Conclusion :

- Blâme virulent qui recadre le débat social important à l’époque. Esclave plus lucide que sa maîtresse. Elle sait trouver le mot juste

- De la même manière, le persan (Lettres persanes) ouvre les yeux du lecteur sur les caprices de la mode au XVIIIès. Les parisiennes sont, comme Euphrosine, centrées sur leur apparence. 

XVIIème siècle

Par Mme Bruère - publié le 10-févr.-2017 à 09:34 dans Roman/Nouvelle
Le topos de la rencontre amoureuse : de La Princesse de Clèves à L’Ecume des jours


En quoi cette scène préfigure-t-elle un amour impossible ?
I- Une scène muette au service des regards
A- Le poids des apparences
- Le regard de la Cour : On voit le duc de Nemours sans le voir (description laudative du premier paragraphe). Mise en scène de la princesse, regard des spectateurs sur l’actrice, entrée majestueuse et triomphale
- Le regard des deux personnages sur eux-mêmes :- Aller à un bal nécessite une préparation : parure. Place importante donnée au physique / Costume théâtral. Le cadre du bal renforce l’idée qu’il faut se montrer
B- Une alchimie visuelle
- Un effacement du cadre : focus sur le prince et la princesse. Le voc du regard se démultiplie = cristallisation
- La naissance des sentiments : mise en avant de la surprise. Ils se reconnaissent avant de se connaître = éblouissement physique à l’origine d’un coup de foudre réciproque.
II- Entre conte de fée et prémice d’une tragédie
A- Une rencontre prédestinée
- Jeux de parallélismes : entrées en scène similaires, beauté commune hors du commun, origine sociale identique (aristocratie)
- Se reconnaître sans se connaître : pas de présentations officielles, élan amoureux de Nemours qui ne manifeste aucun doute.
B- Mais piégée par le jeu social
- Mme de Clèves, un esprit guidé par Mme La Dauphine et le roi. La Cour se plaît à réunir les amants, elle pousse à la tentation. A la fin du texte, ils observent le travail accompli.
- Un amour impossible car disparité au niveau des attitudes (action/passivité. M de Nemours est plus expressif). Scène qui va poser le dilemme passion-raison. Cet amour est contrarié d’entrée de jeu car il est interdit.

Boris Vian - L’Ecume des jours.
En quoi l’échec de Colin est-il une réussite dans cette scène?
I- Une rencontre amoureuse décalée
A- Un Colin tétanisé

- Un Dom Juan intimidé : vision misogyne des femmes (= proie) et en même temps timidité verbale et intellectuelle (jeu de mots raté)
- Et réduit à l’état d’enfant. Il prend Alise pour une maman rassurante.
B- Pour une Chloé désinhibée
- Elle domine en faisant le premier pas par le regard puis par les gestes
- Description méliorative qui la met en avant : inspire la confiance et l’assurance par son physique
II- Une singularité au service de l’originalité
A- La fragilité humaine

- Des émotions à fleur de peau et rendues concrètes par des comparaisons prosaiques qui donnent à sentir et à entendre
- Des émotions données à lire par un langage familier . Cela rend les personnages plus humains et donc plus proches du lecteur. Rencontre réaliste.
B- Un coup de foudre volontairement imparfait
- Deux temps interrompus par un intermède comique
- Le moment est désacralisé; Voc du corps humain parodique = robot, pantin. Cela retranscrit la maladresse du moment
- Se dégagent de cette scène de l’humour et de la fantaisie. Topos modernisé, rendu unique et en même temps universel. 

Voici une autre façon d’envisager le texte. Mais celle-ci met moins l’accent sur la réécriture du topos de la rencontre amoureuse.

Boris Vian (1920-1959) était un écrivain français, un ingénieur, un inventeur, un poète, un parolier, un chanteur, un critique et un musicien de jazz (plus exactement trompettiste).  Il a également publié sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, et pris d’autres pseudonymes comme Bison Ravi (anagramme de son nom). Son roman le plus célèbre est  L’Ecume des jours,  publié en 1946. Ce texte relate la scène de la première rencontre entre Colin et Chloé. Isis reçoit ses amis lors d’une soirée. Colin, qui éprouve le désir de devenir amoureux, découvre pour la première fois Chloé. On se demandera comment cette scène de première rencontre s’inscrit ici dans la tradition littéraire romanesque. Pour cela, nous verrons tout d’abord comment le coup de foudre amoureux est mis en scène puis nous montrerons qu’il s’agit d’une scène de rencontre originale.

I/ La mise en place de la rencontre

1/ Le cadre spatio-temporel

·         Il n’y a pas, à proprement parler, d’indicateurs de temps et de lieu dans l’extrait. Néanmoins l’espace et la durée de la scène sont implicites.

·         Colin rencontre Chloé au cours d’un bal qui se déroule dans l’appartement d’Isis.  Le cadre de la première rencontre est souvent festif : la personne aimée est remarquée au milieu d’un ensemble, sélectionnée par le regard de l’être amoureux et illuminée par les rayons de la fête.

·         Un bal fournit un cadre plus modeste et favorise la rencontre amoureuse, puisque la danse, qui en est l’activité principale, permet l’échange et favorise le rapprochement des corps et des c½urs.

·         Isis joue son rôle de maîtresse de maison et de cérémonie : elle « présente » des filles à Colin, filles dont Chloé est la dernière.

·         Isis remplit la fonction d’adjuvante de l’amour.

·         La danse de Colin avec Alise prélude à celle qui le réunit à Chloé qu’il invite.

 2/ Positions des partenaires et portrait physique

           Les positions des partenaires ne sont pas précisées quand ils se rencontrent.

·         On devine cependant qu’ils sont face à face, quand Isis les met en présence.

·         Ce face à face ne dure pas puisque Colin s’éloigne de Chloé et « s‘enfuit ». 

·         Le portrait de Chloé est fait en deux passages :

·         Il est d’abord dit que la jeune fille « avait des lèvres rouges, les cheveux bruns, l’air heureux et sa robe n’y était pour rien » ;· puis qu’elle « avait les yeux bleus », « les cheveux frisés et brillants ».

·         Les notations de couleurs (rouge, brun bleu) font de Chloé un tableau. Ces notations sont attribuées au corps de la  jeune fille, aux « lèvres », aux « cheveux «, aux « yeux ».

·         Sa robe n’a pas d’importance.

·         Ainsi Chloé devient un être naturel et non artificiel : sa beauté est toute naturelle.

II/ La mise en scène de la rencontre

1/ De l’effet au choc affectif

·         L’effet, comme dans la plupart des scènes de première rencontre, est instantané.

·         Il est signalé par le passage brutal de l’imparfait au passé simple.

·         Avant la rencontre règne la durée répétitive du simple désir ; sitôt après la rencontre, surviennent le bouleversement  devant l’irruption de la nouveauté et de la passion.

·         Alors que d’habitude l’échange des regards est canonique dans ce type de scènes, Vian l’omet mais il est fidèle au modèle en précisant les manifestations psychologiques de l’effet

·         Deux notations traduisent l’ébranlement physique que connaît Colin par des comparaisons inattendues : l’une concerne la bouche (« Sa bouche lui faisait comme du gratouillis de beignets brûlés »), l’autre concerne classiquement le c½ur qui bat si fort qu’on l’entend (« ça lui faisait comme une musique militaire allemande, où l’on n’entend que la grosse caisse »).

·         Une autre manifestation supplémentaire du trouble ressenti est sa difficulté d’élocution (« Bonj... »).

·         Lors de son dialogue avec Alise, il ne réussit qu’à aligner des grossièretés, comme s’il régressait à l’état infantile

2/ De l’échange au franchissement

 ·         Dans une première séquence, l’échange a été raté sur le plan de la parole puisqu’il avait « la conviction d’avoir dit une stupidité ».

·         Après cette communication entravée, l’échange réussit grâce à la danse, quand Colin « alla inviter Chloé ». 

·         Le franchissement est immédiat.

·         Sitôt invitée par Colin, « Chloé le regarda » et « Elle riait ». Les corps se rapprochent d’abord sur un geste volontaire du jeune homme qui commande à son organisme : «  Il réduisit l’écartement de leurs deux corps par le moyen d’un raccourcissement du biceps droit, transmis du cerveau, le long d’une paire de nerfs crâniens choisis judicieusement. »

·         Chloé répond à ce geste de manière tout aussi décidée : elle « appliqua, d’un geste ferme et déterminé, sa tempe sur la joue de Colin.

·         Si la parole a échoué à rapprocher les amoureux, les corps, grâce à la musique et à la danse, se sont trouvés et sont entrés en harmonie.

·         Le résultat de ce franchissement immédiat relève du miracle.

          Toutes les circonstances de la découverte respective de Colin et de Chloé laissent prévoir un amour qui n’aura pas de suite, pas d’histoire amoureuse profonde. Deux êtres sont mis en place, deux êtres jeunes, beaux, heureux, que leurs amis, la musique et la danse et jusqu’à leurs prénoms rapprochent dans un cadre de fête. La mise en scène consiste en une scène de rencontre où l’effet de coup de foudre est immédiatement suivi de l’échange et du franchissement de la distance. Boris Vian suit donc le modèle de la première rencontre,  sur le plan thématique il est un romancier traditionnel. Son originalité réside dans le ton qu’il utilise pour raconter cet épisode : l’humour qui se traduit par les jeux de mots montre une forme de pudeur dans l’expression des sentiments.

XXème et XXIème siècles

Par Mme Bruère - publié le 10-févr.-2017 à 05:00 dans Roman/Nouvelle

L’INCIPIT DE LA NUIT DES TEMPS

Problématiques : Quels sont les enjeux de cet incipit ? En quoi cet incipit est-il original ? Comment cet incipit met-il en place le contrat de lecture ?

I- Un incipit à rebours

En lisant cet incipit, nous avons l’impression de débuter par la fin.

A- Une intrigue déjà dénouée ?

- Dès les premiers mots, l’intrigue semble déjà close. Tout est déjà terminé (le groupe nominal « ma perdue » donne déjà le ton = disparition ? mort ?, de toute évidence séparation). Le présent du héros (moment de la narration) est en forte opposition avec son passé qui sera le c½ur de l’histoire.

Passé (proche)

Présent

- Imparfait et passé composé (accompli)

- « Là-bas », « fond du monde » = lieu lointain aux antipodes de son quotidien (« jet australien)

 

 

- Présent de l’indicatif

- Paris (repères spatiaux nombreux et réalistes) : monde aux antipodes de celui de la femme

- « hier soir », « la nuit a passé » 

- Néanmoins, le manque d’informations précises sur ce passé n’entrave pas la curiosité du lecteur, au contraire elle l’aiguise puisqu’on se demande qui est cette femme (nom ?), quel est le lien avec le Dr Simon, où leur histoire commune a eu lieu précisément…

- Nous comprenons que l’intrigue est construite sur une analepse. Ce retour en arrière permettra de trouver des réponses à nos questions.

B- Une présentation du héros à retardement

- Ce jeu d’oppositions se poursuit dans le nombre de parties et le choix de la graphie : on distingue clairement ces deux parties grâce à l’italique = narrateur interne/narrateur externe.

- Il s’agit là d’un autre procédé narratologique pour mettre en éveil l’attention du lecteur. En effet, cela procède au retardement de la présentation du héros et invite à lire le premier paragraphe à rebours une fois la description faite.

- Je = Dr Simon. Age, description physique (effet de zoom), description psychologique (sensible comme le montre la comparaison avec la plaie, intelligent, cultivé)

Tr : Incipit-puzzle qui par ses non-dits n’augure rien de bon.

II- Récit d’une tragédie encore énigmatique

A- Une douleur insoutenable…

- Le point de vue interne nous permet de plonger dans les pensées et les sentiments du personnage. Les deux phrases interrogatives montrent les doutes et les incertitudes du héros.

- CL de la douleur : description physique d’une douleur psychologique. Répétition de l’adverbe « jamais » pour insister sur l’avenir désormais froid et mort du narrateur. Repris ensuite par « il ne peut ». (jeux d’écho entre les deux parties)

- Extension de cette douleur aux journalistes et plus largement au monde qui l’entoure. Sa description est particulièrement lugubre et effrayante (« blême », « empoisonnée » = voc de la maladie/omniprésence de la couleur noire, de la nuit = symbole de la mort, la « fatigue » des gens rappelle le manque de sommeil de Simon). Style proche du Romantisme (XIXème siècle)

- Héros qui ne se reconnaît plus, qui ne reconnaît plus sa vie, bouleversement radical  = autre homme, nouvelle naissance (3ème paragraphe, préfixe re-) Il n’a d’autre choix que de faire semblant = décor de carton-pâte (« maquette en plâtre », « monde faux », « décor »)

B- Pour un événement hors du commun…

- Toute cette émotion se cristallise autour de cette femme que tout le monde connaît (femme rendue publique par les journalistes, répétition de « tous ») mais dont on ne sait rien (« ton nom », mais lequel ?)

- Une passion tragique se lit déjà entre les lignes : portrait mélioratif de la femme d’après le point de vue de Simon = idolâtrie. Mais nous notons immédiatement sa différence : « ce monde qui n’est pas le tien », « l’incroyable distance de ton regard » = Créature. Contraste avec le fait que Simon soit lui un homme commun (description d’une grande banalité)

- Couple improbable et voué à l’échec comme nous l’indique la gradation initiale = mythe des amants maudits.

Conclusion

- Incipit original et d’une grande richesse qui incite d’entrée de jeu à lire entre les lignes. Le ton est donné.

- Ouvrir sur Roméo et Juliette : héros de deux univers différents (Capulet et Montaigu , amour impossible les menant à la mort.)

L’EXCIPIT SELON SIMON

Introduction

- Fin du roman. Le lecteur n’apprend rien de nouveau. Les pages précédentes évoquent déjà la mort d’ Eléa.  C’est le changement de point de vue qui est important : nous rentrons dans la conscience de Simon.

- Passage fort en émotions. Simon s’adresse à Eléa (= journal intime). Moment d’explications et de justification (= plaidoyer) pour faire le point et panser ensuite les plaies. Echo avec l’incipit. Tout, par la circularité de la construction du roman, prend sens.

- En quoi cette aventure scientifique tourne-t-elle à la tragédie ?  

I- Une bien triste fin…

Nous assistons à une fin fermée qui ne laisse aucun espoir = échec de la science, des relations humaines.

A- L’intrusion de la mort

- Mort en douceur et tout en lenteur. Mort qui contraste avec la furie de Simon.

- Description de l’état physique d’Eléa, mais rien d’effrayant pour ne pas entacher la beauté de la femme. Vision atténuée et symbolique (manque de force, disparition progressive, retour dans le sommeil, le mot « mourir » n’apparaît qu’ensuite).

- Mort qui contraste avec sa présence d’esprit (« mais ») : conscience de tout ce qui se passe (« entendre » = comprendre, repris par le verbe « savoir » alors que l’entourage ne « comprend » pas la situation.)

- Mort qui gagne en puissance : calme du début, silence (« fermé ma bouche ») fait place au bruit, à l’agitation (multiplication des verbes d’actions dans des énumérations = rythme effréné), aux « cris » (fil rouge du texte). C’est l’échec de toute cette aventure scientifique.

- Suicide et crime tragiques = Roméo et Juliette, Tristan et Iseult. Mais le véritable responsable n’est pas forcément celui que l’on croit. Quelle part de responsabilité accorder à Simon ?

B- Un dilemme cornélien

- L’acte d’Eléa est faussé par son ignorance. En revanche Simon savait, mais il a laissé faire. Est-il un médecin criminel ?  La question se pose puisque lui-même cherche des raisons à son attitude = plaidoyer. Il n’est pas serein.  Indécision digne d’un dilemme cornélien.

- Il se déculpabilise en se mettant dans la peau du protecteur, celui qui aura évité le « regret » de retrouvailles écourtées (mais va à l’encontre de la volonté d’Eléa), le « regret » d’avoir été criminelle. Il évoque la fatalité de cette mort, il n’y a plus rien à faire, c’était trop tard.

- Mais il refait aussi l’histoire pour montrer qu’il n’y avait pas d’autres issues : tournures hypothétiques, conditionnel, questions rhétoriques (interro-négatives)

- Simon a été acculé au temps : « instants », « seconde », « brève ». Mais en tant que médecin, nous attendions de Simon qu’il opte pour la vie. Ne s’agirait-il pas d’un crime passionnel ? ou en tout cas d’une incompréhension dévastatrice, l’incapacité à faire fusionner deux mondes qui n’ont rien à voir.

II- La chute de Babel

Texte où la communication devient totalement impossible.

A- Du silence de la trahison…

- Simon n’a pas joué la transparence. C’est l’homme du « mais ». Incapacité à dire. Il prône le silence : « cris » qui n’ont jamais lieu, « fermé ma bouche », « je n’ai pas dit », « … »

- Simon se trahit lui-même par son silence. C’est par désespoir amoureux qu’il a laissé les amants mourir = aveuglé par la jalousie.

- Le récit de Simon est un acte réparateur qui met en mot ce qui n’a pas pu être dit à la mort d’Eléa. Dialogue cherchant à recréer l’intimité (« je », « tu »)

B- aux cris d’incompréhension

- Les seules paroles que Simon arrive à prononcer sont des paroles d’agressivité (énumérations d’injures), associées à une violence physique.

- Texte cacophonique, zizanie finale puisque personne ne se comprend (« comprendre » est répété 7 fois à la forme négative). Les « cris » sont cette fois-ci vraiment poussés.

- La mort de la Traductrice (personnification) est parallèle à celle de Eléa (le criminel est cette fois-ci Lukos qui a installé des mines). C’est la fin de Babel et donc de l’aventure.

Conclusion :

- A la lecture de cet extrait, l’incipit prend tout son sens. Nous comprenons mieux la souffrance de Simon (cf étymologie de son nom). Dénouement quasi apocalyptique : déchirure sentimentale, psychologique, physique. Destruction de l’Homme alors qu’on cherchait à le faire renaître. Echec du mythe de Pygmalion, du Phénix.

- L’utopie devient dystopie : roman qui se termine sur le sabotage de la base et le bruit de la révolte. Conte de fées qui tourne mal.


  LA CITE UTOPIQUE DE GONDAWA

Problématiques - En quoi Gondawa est-elle une utopie? Comment cette utopie est-elle décrite? En quoi la société évoquée est-elle idéale? Quels sont les enjeux de cette description.

 Extrait qui se situe au centre du roman. Eléa a été réveillée en premier, elle témoigne sur Gondawa, société qui existait il y a 900 000 ans. Ville en sous-sol à la suite de la guerre contre Enisorai qui a duré une heure.

 I- La re-création d’un Eden...

A- Un monde clos

 - Citée souterraine, retirée dans le creux de la Terre comme le montre le CL de l’enfouissement, de la profondeur. Topos de la littérature de science-fiction (crainte de l’apocalypse).

 - Profondeur d’autant plus mise en valeur qu’elle s’oppose au monde extérieur (« au-dessus », « vie extérieure » Les repères spatiaux rythme la description, dessinant des lignes verticales (intérieur/extérieur//haut/bas) et horizontales (gauche/droite)

 - La disposition géographique de l’espace (quadrillage) est déjà le miroir de son fonctionnement social

 - Il s’agit de se protéger Le « couvercle » est comme un bouclier. La sphère devient alors une antre, propice à l’hibernation

B- Le règne de la nature

 - La nature, la faune et la flore sont longuement évoquées dans cette description.

 - La flore est luxuriante comme le montrent le champ lexical lui-même abondant de la végétation- les énumérations et l’utilisation de superlatifs. Les villes sont fondues dans la nature. Les « machines » prennent les traits de vers de terre géant.

 - Tout est re-crée à partir de la nature, comme un paradis sur Terre, un Eden retrouvé. Certains éléments sont même nouveaux comme « l’énergie universelle » qui sera un motif récurrent dans le roman. Cela fait de ce lieu une société idéale.

II- Pour une société dite idéale

A- Une production effrénée

 - La description faite est particulièrement dynamique. Tout semble en mouvement comme le soulignent les verbes d’action et le CL de la productivité véritable fourmilière.

 - Tout est rentabilisé. ordonné (« sauvegardé, soigné- optimisé » = énumération de termes montrant que rien n’est laissé au hasard) pour atteindre la perfection (monde « sans limites », indestructible comme « de   l’acier ») rapidement (« vitesse »).

B- Mais à quel prix ?

- Lieu qui inspire la sérénité comme si les habitants étaient dans la ouate : évocation récurrente du silence (« silencieuses »). C’est le bonheur qui semble régner (« joie ») Cette cité répond aux attentes de l’Homme. à ce dont il a « besoin ».

- Mais ce texte pose la question des limites de ce mode de fonctionnement : les citoyens risquent de vivre en autarcie dans un lieu paradisiaque coupant de la réalité. L’écueil principal serait l’ennui. Les divertissements évoqués (« centre de loisirs « jouer », « aventure ») sont comme un échappatoire à une prison dorée.

Conclusion : Description d’une société parfaite, fondée sur l’abondance et l’harmonie entre nature, cité, machines et hommes. Monde aux antipodes de celui décrit dans La Route.


GENERALITES SUR L’OEUVRE

I- L’auteur

- Romancier du XXème siècle

- Auteur qui a marqué son temps par deux ½uvres majeures : Ravage et La nuit des temps

- Auteur connu pour avoir ouvert la littérature à la science-fiction. On a d’abord parlé de roman extraordinaire : projection dans un monde futur (l’Homme face aux nouvelles technologies aliénantes, voyage dans le temps, apocalypse, mais pas de soucoupe volante ni d’extra-terrestre) ; il ne délaisse pas pour autant un univers onirique, féerique, voire fantastique autour de légendes.

II- La genèse de l’½uvre

- Scénario rédigé par André Cayatte, envisagé comme une super production américaine = effets spéciaux. L’idée de faire un film de science-fiction n’est pas bien perçue par les producteurs. DONC adaptation du scénario en roman. Façon pour Barjavel de sortir de sa traversée du désert.

- Succès du livre avec un prix à la clé.

III- Le contenu de l’½uvre

- Epopée moderne évoquant la découverte d’un espace inconnu (la conquête du Grand Nord), image du pionnier = espace immense, immaculé, infini. Pas de trace de vie, à la différence de la deuxième couverture.

- Récit de l’arrivée des premiers hommes sur Terre ?  Evocation par le titre de temps ancestraux. Retour vers le passé avec en outre l’histoire d’un couple. Mais hypothèse peu en lien avec le genre de la science-fiction.

- Il pourrait s’agir de LA nuit la pluie importante de tous les temps, celle qui a duré le plus longtemps. Personnages qui semblent sortir d’une caverne, d’une grotte = renaissance (personnages nus), l’homme éternel qui renaît de ses cendres.

- Reste à savoir s’il s’agit de LA nuit qui traverse le temps, les époques = sommeil éternel, mort

Roman aux multiples facettes, d’une grande richesse narrative

IV- Les influences

A- Historiques

- La guerre froide  entre Etats-Unis et URSS = peur d’une troisième guerre mondiale (course aux armements nucléaires et équilibre de la terreur mais conflit qui proscrit l’affrontement armé)

- Mai 68 et ses idées libertaires (« il est interdit d’interdire ») : dénonciation de la société de consommation, du capitalisme. France paralysée par les étudiants puis par les ouvriers. Usure de la politique de De Gaulle.

- Christophe Colomb, découverte du monde par les grands explorateurs

- Premier pas de Neil Amstrong sur la Lune en 1969

B- Littéraires

- Jules Verne et le roman d’anticipation = Un hivernage dans les glaces

- Erle Cox, La sphère d’or, auteur australien, 1925 = plagiat ? Rapprochement entre les deux romans ne se fera qu’après la mort de Barjavel

- Roméo et Juliette de Shakespeare = amour impossible

- La Belle au bois dormant = sommeil

C- Bibliques

- Adam et Eve = symbole de l’immortalité quand ils sont au paradis. Référence à la connaissance qui pousse à la faute, au péché d’orgueil.

- La tour de Babel = quête de l’absolu ou comment repousser les limites

D- Mythologiques

- Mythe de l’Atlantide (île Atlas) qui aurait été engloutie (citée perdue). Evoquée par Platon. Pure fiction ou histoire réelle ? Alimente chez les chercheurs le fantasme de découvrir une cité engloutie.

- Mythe d’Orphée et Eurydice : séparation des amants (Enfers, ne pas se retourner)

- Le Phénix (héron symbole de l’immortalité) Se consume sous l’effet de sa propre chaleur.  Des cendres du bûcher renaît un autre oiseau





XXème et XXIème siècles

Par Mme Bruère - publié le 30-déc.-2016 à 09:43 dans Argumentation
Tentatives de lucidité de Jacquard 

- Ingénieur, mathématicien, généticien = référence

Il se définit comme un activiste humain.

 - Livre qui regroupe des chroniques radiophoniques (France Inter du groupe Radio France). Court propos quotidien de 5min sur des sujets très variés : l’éducation, la création du monde et la science. Expérience qui avait déjà été menée au Canada. Cela rappelle Montaigne et ses Essais

 - Titre du texte semble indiquer un propos ambitieux, voire impossible à mener à son terme. Mais le propos est libre, simple, relativement pédagogique. Lien avec Fontenelle.

 

Problématiques : Comment Albert Jacquard définit-il la science dans cette chronique ? Quel regard Albert Jacquard porte-t-il sur la science ? En quoi ce texte est-il une tentative de lucidité ? Montrer que ce texte oscille entre tradition et modernité ? Comment la question de l’Homme est-elle traitée dans ce texte ?

I- Regard d’un scientifique sur la science

C’est un scientifique qui parle de la science. En tant qu’érudit, le lecteur peut s’attendre à un propos techniciste.

 A- Une construction du propos…

- La construction du propos va dans ce sens. Pour une intervention orale et un « cheminement en zigzag » (au fil de la pensée), le contenu est très construit.

- Thèse : science = scepticisme (on ne peut pas déterminer une vérité avec certitude, ne jamais interrompre l’observation. Présent de vérité gnle

- Exemple à valeur d’argument, ss forme d’apologue. Imparfait et passé composé pour plus de naturel + exemple dans l’exemple avec l’évocation de Marcel Aymé.

- Conclusion ouverte (?) : la science sert à expliquer le monde mais en toute modestie.

 B- En quête de modestie (« tentatives »)

- La connaissance du monde est infinie. Aussi…

- Albert Jacquard fait l’éloge du « temps », c’est ce qui permet d’avancer dans le raisonnement : « puis », « peu à peu » (fil en aiguille).  L’observation du monde qui pouvait sembler futile et une perte « de temps » suscite un intérêt commun.

- Cet éloge du temps est mis en abyme dans le propos de Jacquard lui-même. Il prend le temps d’expliquer sans rentrer dans des détails trop techniques (« boule de feu » pour soleil !). Propos simple, compréhensible par le commun des mortels comme en témoigne le choix des exemples = Mise en situation pour rendre le propos concret et dynamique (phrases interrogatives). Naïveté salutaire.

 Tr : Dans ce texte, définir la science, c’est avant tout évoquer l’Homme (« espèce », dernier mot du texte)

 

II- La science au service de l’Homme

A- La prise en compte de l’interlocuteur…

- Jacquard est comme un guide spirituel qui ne se met pas trop en avant (peu de « je », impératif à valeur d’invitation), pédagogue.

- Le lecteur/auditeur a le sentiment d’être impliqué dans la réflexion : « nos », « vous », « nos », « notre », « on »

- Volonté d’identification dans l’exemple choisi : généralité de l’exemple choisi (« le premier homme », « peut-être une femme »)

- Comme cet homme ou cette femme de la préhistoire, nous nous interrogeons.

B- Par souci de lucidité

- Les questions structurent et parcourent le texte. (« interrogations », « questions »)

- Ces questions sont un effort de lucidité. La science n’autorise pas que l’on se contente d’idées toutes faites. Nous sommes des êtres pensants.

- « apportons notre pierre à cet édifice » : contrairement aux idées reçues, la science est un domaine sans cesse en mouvements. C’est un domaine qui se construit en permanence. (« réponses partielles et provisoires »)

 Conclusion : Cette définition de la science n’est en rien originale. C’est sur la forme, le ton adopté que l’on entrevoit la modernité du propos. Jacquard questionne le monde avec candeur et naïveté pour donner du sens au monde qui nous entoure. L’écriture de Jacquard est une mise en abyme du raisonnement scientifique.

Rappelle le texte de Fontenelle. 

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LA CITE UTOPIQUE DANS LA NUIT DES TEMPS DE BARJAVEL

Problématiques - En quoi Gondawa est-elle une utopie? Comment cette utopie est-elle décrite? En quoi la société évoquée est-elle idéale? Quels sont les enjeux de cette description.

 Extrait qui se situe au centre du roman. Eléa a été réveillée en premier, elle témoigne sur Gondawa, société qui existait il y a 900 000 ans. Ville en sous-sol à la suite de la guerre contre Enisorai qui a duré une heure.

 I- La re-création d’un Eden...

A- Un monde clos

 - Citée souterraine, retirée dans le creux de la Terre comme le montre le CL de l’enfouissement, de la profondeur. Topos de la littérature de science-fiction (crainte de l’apocalypse).

 - Profondeur d’autant plus mise en valeur qu’elle s’oppose au monde extérieur (« au-dessus », « vie extérieure » Les repères spatiaux rythme la description, dessinant des lignes verticales (intérieur/extérieur//haut/bas) et horizontales (gauche/droite)

 - La disposition géographique de l’espace (quadrillage) est déjà le miroir de son fonctionnement social

 - Il s’agit de se protéger Le « couvercle » est comme un bouclier. La sphère devient alors une antre, propice à l’hibernation

B- Le règne de la nature

 - La nature, la faune et la flore sont longuement évoquées dans cette description.

 - La flore est luxuriante comme le montrent le champ lexical lui-même abondant de la végétation- les énumérations et l’utilisation de superlatifs. Les villes sont fondues dans la nature. Les « machines » prennent les traits de vers de terre géant.

 - Tout est re-crée à partir de la nature, comme un paradis sur Terre, un Eden retrouvé. Certains éléments sont même nouveaux comme « l’énergie universelle » qui sera un motif récurrent dans le roman. Cela fait de ce lieu une société idéale.

II- Pour une société dite idéale

A- Une production effrénée

 - La description faite est particulièrement dynamique. Tout semble en mouvement comme le soulignent les verbes d’action et le CL de la productivité véritable fourmilière.

 - Tout est rentabilisé. ordonné (« sauvegardé, soigné- optimisé » = énumération de termes montrant que rien n’est laissé au hasard) pour atteindre la perfection (monde « sans limites », indestructible comme « de   l’acier ») rapidement (« vitesse »).

B- Mais à quel prix ?

- Lieu qui inspire la sérénité comme si les habitants étaient dans la ouate : évocation récurrente du silence (« silencieuses »). C’est le bonheur qui semble régner (« joie ») Cette cité répond aux attentes de l’Homme. à ce dont il a « besoin ».

- Mais ce texte pose la question des limites de ce mode de fonctionnement : les citoyens risquent de vivre en autarcie dans un lieu paradisiaque coupant de la réalité. L’écueil principal serait l’ennui. Les divertissements évoqués (« centre de loisirs « jouer », « aventure ») sont comme un échappatoire à une prison dorée.

Conclusion : Description d’une société parfaite, fondée sur l’abondance et l’harmonie entre nature, cité, machines et hommes. Monde aux antipodes de celui décrit dans La Route.





Le génie créatif

Par Mme Bruère - publié le 5-nov.-2016 à 12:19 dans Méthodologie

Le génie créatif : plan de question de corpus (sans citations… Se référer pour cela au cours)

I- Entre technicité…

- Des progrès scientifiques…

Ces trois documents évoquent des inventions : montre et horlogerie / sous-marin en lien avec la question de l’électricité / gare pour aéronefs dotée d’un restaurant le tout prenant appui sur un monument, à savoir Notre-Dame.

- exigeants

La technicité évoquée dans ce corpus montre la quête de perfection des inventeurs. Importance du vocabulaire technique dans les documents 1 et 2, repris dans la gravure par l’utilisation du fer (importance des structures métalliques). A cela vient s’ajouter un vocabulaire mélioratif (éloge) : évocation de qualités dans le texte de d’Alembert et adjectifs positifs, voire hyperboliques dans l’extrait de Jules Verne.

II- Et innovation

- L’ouverture sur l’avenir est évoquée par « des routes nouvelles » dans le document 1. Le temps consacré à créer est du temps de gagné en terme de progrès. C’est en cela qu’il faut mettre à l’honneur les inventeurs. Les deux autres documents appartiennent à l’univers de la science-fiction. Ils nous projettent dans un monde qui n’existe pas encore (futuriste)

- Dans les mondes de Verne et Robida, nous notons un jeu sur les éléments : air et eau. Défi avec les lois de la physique qui tourne à la fantaisie comme le montrent les aéronefs en forme de poissons. Le document 3 propose une vision plus fantaisiste et humoristique du génie créatif.

 

Conclusion : Vision positive du génie créatif, symbole de modernité, de progrès se jouant du quotidien pour sans cesse le perfectionner.


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