Le bateau livre

"Le pont Mirabeau" de Apollinaire

Par Mme Bruère - publié le 29-mai-2017 à 06:35 dans Poésie

Lecture du « Pont Mirabeau » d’Apollinaire


ATTENTION : Ceci n’est pas un plan présentable le jour du bac puisqu’il dissocie le fond de la forme. Il s’agit de récapituler de manière simple tous les éléments d’analyse vus en cours.


Observation de l’apparence du poème. Présence d’un refrain, de mots et de groupes de mots se répétant («L’amour s’en va ») qui annoncent la musicalité du texte.


I- Un poème musical

A- La structure du poème

- Poème régulier en apparence : alternance quatrain/distique. Les rimes sont plates dans les distiques.

- Mais la longueur des vers est irrégulière et les rimes, si elles sont au nombre de quatre, ne fonctionnent pas par binôme. Ce travail sur la musicalité est moderne : recherche de rupture.

- Après avoir compté les syllabes des quatre premiers vers, on constate qu’une autre organisation des strophes est possibles : alternance tercet/distique.


B- Les influences moyenâgeuses

- En adoptant cette deuxième présentation, on constate qu’Apollinaire, derrière cette originalité apparente, s’inspire de traditions poétiques moyenâgeuses : rondeau, ballade, virelai. Effet de circularité.

- A ces traditions poétiques  étaient associés la musique (lyre) et la danse (ronde). C’était l’occasion de mettre en mots les grands thèmes propres à la poésie, ce qu’Apollinaire fait aussi de son côté : les mots à la rime (version tercet) appartiennent tous au champ lexical du temps, et à celui de l’amour (version quatrain).


Transition : Ce poème évoque une rupture amoureuse. Apollinaire s’inspire de sa séparation d’avec Marie Laurencin. Mais tout le monde peut s’identifier. C’est un « je » poétique dont il s’agit. La poésie lyrique ne désigne pas seulement la poésie chantée, mais aussi la poésie qui sert à exprimer des sentiments personnels forts.


II- Un poème lyrique

Là où Apollinaire se démarque de la tradition, c’est qu’il n’a utilisé aucune ponctuation, en tout cas dans la version finale. Cf manuscrit. 

Le texte laisse entrevoir deux sentiments différents.


A- Entre nostalgie

- Nostalgie d’un amour fini

- Le pont Mirabeau (Paris) a une double symbolique : lieu romantique du lien, repris par l’image des « mains », des « bras » et lieu sous lequel s’écoule l’eau qui elle-même est la métaphore du temps qui passe. L’amour est comme cette eau, il passe et c’est définitif (« ni »).

- Le temps devient alors très long (« la vie est lente » alors que l’eau est « courante : jeu d’opposition), on subit sa vie au lieu d’en profiter (« je demeure ») = un véritable mal être s’installe, la solitude…. (alternance « je », « nos »)

 

B- Et espoir

- Malgré les apparences, ce texte n’est pas pessimiste. Il reste une porte ouverte : « joie » fait écho à « Espérance » et s’oppose à « peine ».

- Personnification du sentiment.

- Jeu de contrastes dans la cinquième strophe : syntaxe et vocabulaire. Véritable tiraillement que seul le temps peut atténuer.

 

Conclusion :

- Ce texte est à l’image du recueil et de l’univers d’Apollinaire : entre tradition et modernité.

- Apollinaire apporte une dimension autobiographie à ce recueil. Ouverture possible sur « Marie », anagramme de « aimer ».

Mallarmé

Par Mme Bruère - publié le 22-mai-2017 à 22:00 dans Poésie

« Brise marine » de Mallarmé

Texte écrit à 23 ans. Sa vie de professeur et son environnement familial ne lui conviennent pas = sensation d’enfermement. Sur le plan de la création, il est également en difficulté. Ecriture pénible et inaboutie de L’Hérodiade.

Problématiques :

En quoi ce voyage maritime est-il symbolique ?

En quoi ce voyage maritime évoque-t-il la quête de l’inspiration ?

En quoi ce poème traduit-il la difficulté d’écrire ?

En quoi ce poème permet-il de dire que Mallarmé est maudit ?

 

I- L’appel du large

A- Un poète désabusé…

- L’expression du désespoir est essentielle dans ce poème. Le ton est donné dès le début avec la phrase exclamative et l’interjection « hélas ». Ces deux procédés se retrouvent tout au long des seize vers.  Cet élan lyrique est mis en valeur par la longueur des phrases et les enjambements successifs = spleen

- Ce désespoir est le reflet de l’usure du poète qui est rongé par « l’Ennui » = personnification, allégorie. Plus rien ne le divertit (plaisir charnel, plaisir intellectuel, plaisir familial = devenu la routine du quotidien) comme en témoignent les nombreuses négations.

- Cet ennui atteint son paroxysme dans le manque d’inspiration. Deux vers sont consacrés à l’écriture elle-même. (v.6/7) = syndrome de la page blanche. Pour échapper à tous ces écueils, la seule et unique solution reste le départ.

B- Prêt à larguer les amarres (thème du voyage fréquent dans la poésie au XIXème siècle)

- Nombreuses références au départ. Elles sont à l’infinitif, au futur et à l’impératif. La puissance de cette volonté de partir est mise en valeur par le rythme du vers 2 (saccadé) et la construction de la première strophe (constat/mûrissement de la réflexion)

- Ce départ est un envol comme en témoigne l’évocation des « oiseaux » et des « cieux » (=AIR)

- L’air est associé à l’EAU. Champ lexical maritime en lien avec le titre du poème. Métaphore filée. Mais ce voyage ne mène nulle part si ce n’est dans les tréfonds de la pensée du poète = voyage intérieur purement imaginaire

II- L’aventure de l’écriture

A- Un périple imaginaire…

- Voyage idéalisé par l’évocation d’un ailleurs « exotique ». Aucun lieu précis n’est donné (« là-bas », « inconnue »). Cela symbolise le renouveau par excellence. Quête d’un ailleurs idéal.

- Tous les sens et toutes les sensations (« c½ur », « je sens ») sont alors en éveil : le toucher (« se trempe ») et l’ouïe qui vient clore le poème en référence aux Sirènes. (attrait pour de nouvelles contrées).

- Mais rien n’est réel. Le désir de partir est refreiné par la peur.  Evocation des risques et des écueils liés au voyage maritime des vers 13/14 (tempête, naufrage, l’avarie, la mort) montrant le manque d’expérience du poète. Il ne s’agit que d’un voyage intérieur, symbolique d’un ailleurs poétique.

B- Pour mieux trouver l’inspiration

- L’envol est en réalité une élévation de l’âme pour échapper à la stérilité intellectuelle, au manque d’inspiration (« fertiles » « ivres » = ivresse poétique). La mer, à perte de vue, devient une source inépuisable dans laquelle puise le poète.

- Les jeux de lumière (chiasme v. 6/7) sont symboliques de l’incapacité ou de la difficulté à trouver des idées. Passivité qui se retrouve dans l’infinitif.

- Mallarmé puise son inspiration dans son manque d’inspiration (ce texte est un véritable art poétique) et dans la poésie de Baudelaire et Rimbaud. Reprise des topoi (voyage, exotisme, l’angoisse face au néant.). Quête de l’idéal poétique qui n’est pas de tout repos comme en témoigne l’oxymore « cruels espoirs ».

 

Conclusion

Texte qui témoigne d’un besoin d’échapper au monde. Quête d’une nouvelle source d’inspiration. L’instinct et les sensations se substituent à l’intelligence.

Ouvrir sur le tableau de Caspar David Friedrich

Dongala...

Par Mme Bruère - publié le 22-mai-2017 à 21:26 dans Argumentation

Emmanuel DONGALA, Photo de groupe au bord du fleuve, 2010.

 

 

Introduction :

Auteur : Dongala, est l’un des meilleurs romanciers de langue française, né au Congo d’une mère centrafricaine, que la France a refusé d’accueillir lorsqu’il en fit la demande (tandis que la guerre civile ravageait son pays) et qui enseigne aujourd’hui... aux Etats-Unis. 

Sujet de l’½uvre : Méréana casse des pierres tout au long de la journée dans une carrière au bord d’un fleuve africain. Autour d’elle, quinze femmes. Elles ne se connaissent pas. Peu à peu, on découvrira quelles mésaventures les ont conduites à devenir ces forçats qui réduisent en gravier les pierres du fleuve. Lorsque le président de ce beau pays décide de construire un aéroport international et que les prix des matières premières se mettent à flamber, ces femmes décident de doubler le prix de leur sac de gravier. Les hommes qui les achètent pour une bouchée de pain ne l’entendent pas ainsi. Bagarres. Coups. Humiliations. Tortures. Emprisonnements. Tirs. Les femmes du bord du fleuve se mobilisent et ne céderont pas. Seize femmes puissantes. Elles ont choisi Méréana comme porte-parole.

Enjeux de l’½uvre : Avec ce roman, Emmanuel Dongala porte un coup terrible au pouvoir des hommes en Afrique. Il dénonce les violences sexuelles, la tyrannie du mariage, l’oppression domestique.

Problématique(s) : Vous commenterez la dimension argumentative de cet extrait. / Comment la question des droits de la femme est-elle traitée dans ce passage ?

 I- La force du discours : entre émotion et indignation

A- L’emboîtement des paroles

 

- Plusieurs discours s’enchevêtrent au sein de ce texte.

- Nous suivons le discours de Méréana et son évolution ; cinq étapes où l’assurance est de plus en plus forte. Répétition de « tu continues » pour montrer que la femme insiste et qu’elle gagne en confiance. Au début, elle « bafouille », puis « les mots viennent facilement et clairement », le discours devient « harangue ». Les paroles de Méréana sont rapportées soit de façon directe (guillemets) soit le discours est narrativisé. (l.16 à 19)

- Ce discours s’adresse aux autres femmes qui elles-mêmes prennent la parole sur la fin de l’extrait. La parole se propage, se généralise. Méréana a donné le ton.

- A cette parole féminine est ajoutée en écho la voix du narrateur qui tutoie le personnage. Le lecteur a l’impression d’entendre la conscience de Méréana qui se transforme en avocat de la cause féminine.   

 B- La théâtralisation de la parole

 

- Dongala joue sur le ton, la posture et l’effet produit sur l’auditoire pour mettre en valeur la dimension théâtrale du discours.

- Ton : « haranguer », « exaltée », « tu lances en un cri », renforcé par des procédés rhétoriques expressifs comme les phrases exclamatives, les questions rhétoriques, les répétitions, les maximes, adresse directe aux interlocuteurs…

- La posture : Méréana est en hauteur comme devant une tribune : debout sur une chaise. 

- L’effet produit sur l’auditoire : « les applaudissements » à deux reprises.

- Cette mise en scène du propos met en valeur les sentiments de Méréana et ceux des autres femmes qui sont entre émotion et indignation. Mais outre la persuasion, Méréana va développer une véritable argumentation pour défendre la condition féminine.

 II- Le tableau de la condition féminine

A- La femme sous le joug de l’homme…

- Le propos de Méréana est construit autour d’arguments progressifs. Deux temps forts :

- L.7 à 13 : Enumération de toutes les catégories de femmes (« il y a ») mais avant tout il s’agit d’êtres humains, ce qui n’autorise personne à les exploiter, à les asservir. Tout travail mérite un salaire et non l’aliénation.

- L.22 à 29 : Construction syntaxique répétitive (« Quand… nous ne disons rien »). Les femmes ont des droits, à commencer par celui de s’exprimer. Cela justifie pleinement le fait que Méréana prenne la parole. Cet argument dépasse largement le cadre du travail pour rappeler que la femme ne doit pas être le bouc émissaire de l’homme devenu bourreau. Les femmes ne sont en rien des objets corvéables à merci.

- Ce deuxième argument sonne le glas de la révolte.

 B- Pour mieux s’en libérer

- Grand contraste entre le début et la fin du texte. Nous passons de l’état des lieux de la situation des femmes à leur réaction. Cela passe par :

- La solidarité : « l’union fait la force », « nous », « mes s½urs », « nous joindre à vous ». Les répliques des femmes se font écho.

- La volonté de changement : multiplication des négations : « non, non et non ! », « ne pas », « ne plus »…

- Une marche en avant : répétition du verbe « aller ». Multiplication des répliques. Ponctuation de plus en plus expressive.

 Conclusion :

- Texte qui met en avant les disparités homme/femme, qui pose clairement la question des droits de l’Homme, de celle du pouvoir.

- Cet extrait ressemble à un Germinal africain. Il y a du Zola chez Dongala.

 

Le BA-BA du commentaire littéraire

Par Mme Bruère - publié le 5-mai-2017 à 08:30 dans Méthodologie
Voici un exemple de commentaire entièrement rédigé.
- Certains connecteurs sont en gras pour montrer l’enchaînement des idées.
- Certaines phrases sont soulignées pour montrer comment bien insérées les citations dans le propos.
- Une phrase est en italique pour montrer comment commenter les citations.

ATTENTION : les espaces que vous voyez à l’écran au sein de l’introduction, du développement et de la conclusion n’ont pas lieu d’être. Passer deux lignes entre l’introduction et le I, le I et le II, le II et la conclusion.

Commentaire littéraire rédigé (exemple)

 

                Jacques Prévert est l’un des grands poètes français du XXe siècle, également scénariste. Le poème « Barbara » est extrait de Paroles, un recueil publié fin 1945 qui a connu un immense succès encore non démenti aujourd’hui. Si on lui a reproché, d’abord, sa trop grande simplicité de langage, force est de constater que les critiques sont revenues sur leur jugement, puisqu’il est désormais publié par La Pléiade, ce qui est un grand honneur pour les écrivains. Le poème étudié invite « Barbara » à se rappeler les moments heureux passés avec celui qu’elle aime et qui a subi les affres de la première guerre mondiale.

                Aussi sera-t-il important de montrer comment au travers de l’histoire de cette femme se dessine l’engagement de Prévert.

                Pour cela, nous verrons qu’il s’agit d’un poème d’amour, prétexte pour l’auteur de donner son avis sur les horreurs de la guerre

 

 

                Ce poème s’inscrit bien dans le style de Prévert qui se veut populaire et traite de grands thèmes universels. Il met, en effet, en vers une émotion universelle, celle de l’amour.

                « Barbara », qui a donné son nom au poème, incarne l’image de la femme et de sa beauté en général, permettant à chacun d’y projeter sa propre imagination. Elle apparaît soudainement, elle surgit de manière lumineuse et la rencontre avec le poète s’opère à travers le « souri(re) » (v.3). La femme va jusqu’à transfigurer la nature puisque même sous la pluie, Brest paraît belle et rayonnante de bonheur. C’est une image classique mais forte, l’amour illumine le monde. Un bonheur diffus se répand alors dans la première partie du poème, notamment jusqu’à « bateau d’Ouessant » (v.36). Le lecteur peut presque ressentir physiquement cette diffusion de bien-être au travers des expressions « visage heureux » (v.32) ou  « ville heureuse » (v.34)

                Malgré le titre, ce poème n’est toutefois pas qu’une déclaration à cette femme qui attire immédiatement le regard de Prévert. Il constitue surtout un véritable hommage aux amants dans leur ensemble comme le suggère le vers 25, « Je dis tu à tous ceux qui s’aiment ». Ainsi, le tutoiement qui revient tel un refrain, une ritournelle (v. 1, 8, 9, 32…), est l’hommage rendu à tous ceux que le poète aime, qu’il les connaisse ou non. Ce texte est une déclaration d’amour à l’Amour, mais qui va très vite basculer dans l’horreur.

                Dans la deuxième moitié du texte va se développer la face la plus sombre du poème, qui fait elle référence à la seconde guerre mondiale.

 

 

                Cette vision de bonheur est troublée dès la fin de la première partie du poème, avec déjà quelques indices de la guerre qui va éclater.

                 « L’arsenal » (v.35) qui évoque l’armement dans le port de Brest n’est pas de bon augure. Et en effet, dès le vers 37, « Oh Barbara » prend une tonalité dramatique. Pour qui en douterait, le vers suivant achève de nous convaincre : « quelle connerie la guerre ». Cette fois, le poème bascule complètement. La guerre envahit l’atmosphère de bonheur qui régnait, la tonalité d’écriture change. L’image se transforme, passant de la pluie légère à un ouragan, quasi-déluge qui vient tout détruire sur son passage : « C’est une pluie de deuil terrible et désolée » (v.49), une pluie d’obus. Dès lors, le poète s’indigne, avec des mots simples, certes, mais sans ambages. Il fait preuve d’une violence qui contraste avec les premiers vers, allant jusqu’à user de l’argot plutôt que d’un langage poétique pur, tel que « Qui crèvent comme des chiens » (v.53). D’un point de vue littéraire, cet usage du langage quotidien ou familier, est intéressant, puisqu’il paraît souligner les limites du langage littéraire pour s’engager, se révolter.

                Des ruines de Brest à la destruction des amants, la guerre désespère Prévert. Et son poème n’exprime aucun optimisme : « il ne reste rien » (v. 57), « deuil » (v.49) et « désolée » (v. 49) laissent peu de doutes quant à l’issue de ces bombardements. Quant à Barbara, elle a disparu : « Qu’es-tu devenue maintenant » (v.39) sonne comme une question rhétorique. Hommes et nature sont marqués par la guerre ; ainsi les nuages deviennent des « chiens » (v.53), la bestialité s’étend donc même au ciel… Pire encore, le poème de Prévert marque la victoire de la guerre contre l’amour. Il s’achève sur le terme « rien » (v.57), montrant que le néant l’a emporté, de même que la mort avec le mot « pourrir » (v.56). Aucun retour en arrière ne paraît possible.

 

 

                Ce poème pourrait d’abord nous faire croire qu’il ne s’agira que d’un amour transcrit par les mots. Mais le basculement s’opère, et le lecteur est plongé au c½ur d’un monde détruit, poussé dès lors à s’interroger sur l’absurdité de la guerre qui vient briser un cadre heureux.

                Les outils simples de langue révèlent ici la force d’écriture de Prévert qui a été mise en musique et chanté avec gravité par Yves Montand, entre autres.

BILAN padlet : adresse pour se connecter

Par Mme Bruère - publié le 24-avril-2017 à 05:12 dans Théatre
https://padlet.com/veronique_bruere/notes

Eléments de correction pour la question de corpus du bac blanc

Par Mme Bruère - publié le 22-avril-2017 à 09:54 dans Méthodologie
A quoi tient l’efficacité de ces discours ?
I- Entre émotion et indignation -
Les procédés rhétoriques utilisés sont nombreux pour mettre en valeur le propos et le rendre convaincant (susciter l’adhésion de l’auditoire).
- La ponctuation ( !, ?...), les tournures injonctives, les adresses à l’interlocuteur, les répétitions, les énumérations n’ont pas la même finalité dans les trois textes : déclencher l’émotion dans le texte 1, l’indignation dans le texte 2 (forte valeur péjorative du pronom « on » pour rabaisser ceux qui exploitent les ouvriers mineurs, vocabulaire cru), l’émotion et l’indignation dans le texte 3 (discours hésitant au début et dont l’intensité va crescendo).
- Les trois personnages deviennent acteurs d’un moment important de l’Histoire, de leur histoire.

II- La théâtralisation de la parole
- Les répliques s’apparentent dans les textes 1 et 3 à des tirades théâtrales. « Les applaudissements » de la foule dans le texte 3 rappellent les didascalies. Mise en abyme de la parole : Méréana dit qu’ils disent que nous ne disons rien… (l.25, 30)
- Cette parole est associée dans le texte 2 a une démonstration visuelle (« il montrait », « il les faisait défiler »…) = mise en scène de la parole qui donne aussi à voir. Ce qui est donné à voir crédibilise le propos d’Etienne.

Cl : Textes qui déclenchent la pitié, la sympathie au sens étymologique (souffrir avec). Véritable réflexion sur les droits de l’Homme, la condition humaine.

Bilan des oraux blancs

Par Mme Bruère - publié le 13-avril-2017 à 01:12 dans Méthodologie
Moyenne de la classe : 11,4 / Les notes vont de 5 à 16
14 élèves ont eu la moyenne et plus.

Problématiques qui vont été proposées :

Jacquard : Comment l’auteur définit-il la science ?
Barjavel (excipit) : Comment peut se définir l’Humanité après cet excipit ?
Barjavel (description du monde utopique) : Quelles sont les caractéristiques de ce récit ?
Zola : Quels sentiments de l’homme face à la science fait ressortir cet extrait ? Comment Zola parvient-il à représenter l’exaltation du savant ?
Barjavel (incipit) : Est-ce ici un incipit traditionnel ?
Fontenelle : Qu’est-ce que la science à la lecture de ce texte ? Comment Fontenelle procède-t-il pour convaincre son lecteur ? (problématique tombée deux fois)
Ile des esclaves (sc 3) : Que dénonce cette scène comique ?
Ile des esclaves (sc 9) : Quelle est la portée morale de ce dénouement et son ambiguité ?
Ecume des jours : Vian reprend-il tous les codes de la rencontre amoureuse ?
Princesse de Clèves : Quelles sont les caractéristiques de cette scène de rencontre ? (problématique tombée deux fois)
Ile des esclaves (sc 6) : En quoi cet extrait nous présente-t-il une scène de comédie ?      Comment Arlequin et Cléanthis procède-t-il pour montrer aux maîtres leurs défauts ?
Montesquieu : Quel portrait de la société française du XVIIIème siècle nous est dressé par l’auteur ?
 


Oraux blanc de français

Par Mme Bruère - publié le 14-mars-2017 à 08:33 dans Méthodologie
Chers élèves,

Voici le planning des oraux du bac blanc de français.
Mardi 28 mars : Pierric (13H30), Alex (14H30), Maud (15H30), Maxence (15H30), 

Mercredi 29 mars : Sarah (8H30), Maeva (8H30), Jordan (8H30), Mathilde (8H30), Quentin (8H30), Kelvin (8H30), Steven (9H30), Alexia (9H30), Majid (9H30), Hichame (9H30),Sâra (9H30), Dylan (9H30)

Jeudi 30 mars : Mélissa (14H30)

Vous vous présenterez à l’heure indiquée entre parenthèses devant la salle qui sera mentionnée sur les panneaux en liège dans le mail. Vous découvrirez à ce moment-là le nom de votre examinateur ;)

Pensez à vous munir de :
- votre lutin, joliment présenté !
- vos oeuvres intégrales et lectures cursives
- des stylos et surtout des stabilos
- quelques feuilles de brouillon au cas où...
- une montre
- et toute votre tête, bien pleine ! Sans oublier votre bonne humeur...

Une fois l’oral blanc de français terminé, vous ne rentrez en classe qu’au début du cours suivant. La règle d’or est de ne pas interrompre un enseignant.

Enfin, je vous rappelle, pour votre plus grande joie, que les cours de français sont banalisés la dernière semaine.

Bonnes révisions ! Je compte sur vous !

Quelques problématiques...

Fontenelle
• En quoi ce texte participe-t-il de la réflexion sur la science contre les superstitions ?
• Comment Fontenelle conduit-il dans ce texte la satire du monde scientifique de son temps ?
• Comment ce texte interroge-t-il l’attitude de l’homme face à la science ?
Zola
• De quelle manière ce texte romanesque présente-t-il une réflexion sur la science ?
• En quoi ce texte fait-il réfléchir sur le rapport de l’Homme à la science ?
• Quelle attitude de l’homme face à la science apparaît ici ?
• Quelles visions de la science et de l’homme s’opposent dans ce texte ?
Jacquard
• Comment la composition de ce texte permet-elle de définir l’attitude scientifique de l’homme ?
• Qu’est-ce que la science selon ces pages ?
ROMAN
Incipit Barjavel
• En quoi cet incipit est-il original ? Donne-t-il le ton du roman ?
• Que nous apprend cet incipit ?
La cité utopique Barjavel
• Comment l’utopie est-elle décrite ?
• Sommes-nous en présence d’une utopie ? Pourquoi ?
• En quoi ce qui se trouve décrit ici est-il en effet une utopie ?
• Comment cet extrait met-il en lumière le topos littéraire de l’utopie ?

Points fréquemment abordés lors de l’entretien :
Généralités • Connaissances sur l’auteur du texte étudié • Connaissances sur les caractéristiques du siècle abordé : mouvement littéraire (les Lumières, le réalisme, le naturalisme…) • Confrontation des textes du corpus (à la manière d’une question de corpus…) • Etude des documents iconographiques pour eux-mêmes (étudiez « Le Géographe » de Vermeer) • Confrontation des textes du corpus avec les documents iconographiques • Evoquer les lectures cursives, donner ses impressions de lecteur (que vous a apporté la lecture de… ?) • Donner son avis sur les spectacles vus dans l’année. Réflexion sur les mises en scène…
Points plus précis - En quoi dans l’½uvre de Barjavel la dystopie est-elle en germe dans l’utopie ? - Que retirez-vous du travail sur la science au terme de votre travail ?

Et enfin la piqûre de rappel ! : Les dix commandements
• UTILISER LE LUTIN (où figurent TOUS LES TEXTES et AUCUN COURS)
• APPRENDRE A GERER SON STRESS : que celui-ci se transforme en un trac galvanisant !
• PRENDRE EN COMPTE LA QUESTION POSEE : ne pas réciter le cours et faire un PLAN CONSTRUIT (parties et SOUS-PARTIES)
• L’ANALYSE D’UN TEXTE DOIT PASSER PAR DES REPERAGES STYLISTIQUES PRECIS ET COMMENTES : attention à la PARAPHRASE
• LA CONNAISSANCE DES DOCUMENTS COMPLEMENTAIRES EST OBLIGATOIRE…
• AVOIR FAIT TOUTES LES LECTURES CURSIVES OBLIGATOIRES (voire facultatives) EST UNE EVIDENCE…
• ADOPTER LA BONNE POSTURE : ETRE OUVERT A L’ECHANGE, ADOPTER UNE ATTITUDE INVESTIE, CONVAINCUE ET MOTIVEE (être poli, ne pas se montrer hostile aux questions de l’examinateur)
• ETRE AUTONOME DANS L’ECHANGE (ne pas tout attendre de l’examinateur, essayer de devancer ses questions)
• SOIGNER LA QUALITE DE SON FRANÇAIS (s’en fiche, tombe dans le panneau, vachement, genre…) et parfois savoir se censurer (« Mallarmé parle pour ne rien dire… »)
• Enfin, TROUVEZ VOTRE PROPRE STYLE pour vous DIFFERENCIER DE « LA MASSE »

XXème et XXIème siècles

Par Mme Bruère - publié le 4-mars-2017 à 09:41 dans Théatre
Adresse du padlet pour réaliser le travail sur Les Bonnes de Jean Genet : https://padlet.com/veronique_bruere/lesbonnes

XVIIème siècle

Par Mme Bruère - publié le 4-mars-2017 à 09:37 dans Théatre
Adresse du padlet pour réaliser le travail sur Dom Juan de Molière : https://padlet.com/veronique_bruere/domjuan

Page précédente | Page 1 sur 8 | Page suivante
«  Juin 2017  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930 

Derniers commentaires

- bonjour Madame (par Visiteur non enregistré)
- Convocation bac (par Visiteur non enregistré)
- Devoir du 5 mai sur Paroles de Prévert (par Visiteur non enregistré)
- padlet (par Mme Bruère)
- Commentaire sans titre (par Visiteur non enregistré)

Canal RSS

Abonnement




Hit-parade