Sélection littéraire, lycéens Schweitzer | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Dernier voyage.
Par critique1 - 12:27, dimanche 25 mars 2012
.. Rubrique : Lieux fantastiques/ travaux d’élè
ves en collaboration avec Romain Verger .. commentaires : 2 .. Lien
L’histoire se passe en Décembre 1990. Du haut de ses quatorze ans, sa mère la décrivait comme une jeune fille très discrète, ne prononçant jamais aucun mot, n’éprouvant jamais aucune émotion et qui, la plupart du temps, restait seule dans son petit monde avec ses pensées. C’était une élève assez sérieuse qui possédait un niveau scolaire plutôt bon, mais cela n’avait pas permis pour autant qu’elle intègre une de ces prestigieuses écoles qui se trouvent à Paris. Depuis son plus jeune âge, sa mère rêvait qu’elle fasse de majestueuses études supérieures pour qu’un jour peut-être, elle puisse s’épanouir dans un milieu qu’elle aurait appris à aimer.
Mais dès l’instant où elle annonça à ses parents que malheureusement elle ne pourrait pas aller dans ses luxueuses écoles, une sorte de guerre commença et au moindre faux pas sa mère la menaçait de l’envoyer en pension, jusqu’au weekend du vingt-trois où une interminable dispute fit rage entre elles deux. Son père partit car il ne supportait plus ces bagarres incessantes ainsi que les hurlements interminables de sa femme. Quand tout à coup le téléphone sonna, elle décrocha, c’était la police. Elle apprit que son père venait de décéder car il s’était fait heurter par une voiture, ses blessures lui avaient été fatales. Elle laissa tomber le téléphone de sa main gauche. Mais sur son visage, comme à son habitude, elle ne laissait paraître aucune émotion, elle ne laissa même pas laisser échapper une seule larme. La tête baissée, elle se dirigea vers sa chambre et y resta deux bonnes heures. A sa sortie, elle était vêtue très chaudement et tenait sur son épaule le grand sac de sport qu’elle prenait chaque été pour partir en vacances. Elle laissa la porte d’entrée claquer derrière elle, puis partit d’un pas décidé, sans même se retourner. Elle se rendit en fait dans ce cimetière si connu mais pourtant toujours aussi effrayant, le cimetière du Père Lachaise situé dans la vingtième arrondissement de Paris, tout près de chez elle. Elle réussit à passer la grille fermée à double tour puis elle se mit à errer seule dans les allées, dans la nuit sombre de ce cimentière. Épuisée, elle s’assit contre un arbre et éclata en sanglots. Elle répétait sans cesse que jamais elle ne rentrerait car tout cela était arrivé à cause des ces conflits. Puis, elle s’endormit.. Cela faisait déjà une semaine qu’elle était partie. Elle grignotait les quelques provisions qu’elle avait pris soin d’emmener en partant. Elle demeurait encore et toujours assise au pied de ce même arbre où elle avait passé ses nuits car elle voulait rester à l’abri des regards pour ne pas se faire remarquer. A la nuit tombée, comme chaque soir depuis qu’elle se trouvait là, après avoir fait un tour dans les allées du cimetière, elle s’endormit contre son arbre. Mais cette nuit-là, ne sachant plus si elle était dans un rêve où dans la réalité, elle vit un homme qui s’approchait d’elle et après une courte réflexion, reconnut son père. Elle lui tendit la main, qu’il saisit immédiatement. Ce fut à cet instant qu’elle se rendit conte à quel point elle aimait son père. Il se mit alors à lui chuchoter à l’oreille que dans toute cette histoire, elle n’avait rien à se reprocher et que la seule et unique fautive était sa mère. Il ajouta que depuis le jour où il avait quitté ce monde, il ne s’était jamais sentit aussi libre ni aussi bien, mais qu’il avait quand même un énorme sentiment de manque envers sa fille chérie qu’il aimait tant. L’homme finit par préciser qu’il la voulait plus que tout auprès de lui. Elle se réveilla en sursaut et mit longtemps avant de réaliser qu’elle était vraiment seule dans ce maudit cimetière. D’un coup, plein de questions lui montèrent à la tête, concernant sa famille, ceux qu’ils l’entouraient et tout simplement elle-même. Mais ce qui était sûr c’était que son père était définitivement parti et qu’elle ferait n’importe quoi pour le rejoindre. De suite, elle fouilla dans son sac et en sortit une feuille. Elle se mit alors à écrire sa lettre afin d’expliquer son mal-être et les causes de son acte. Cette lettre m’est destinée, à moi, sa petite sœur, la seule en qui elle avait confiance. Si aujourd’hui je vous lis cette lettre c’est pour accompagner ma sœur dans son dernier voyage, mais aussi pour que vous fassiez plus attention aux gens que vous aimez, pour ne pas vous retrouver dans la même situation que moi aujourd’hui, seule. Guerreiro. A Déposer un commentaire { Page précédente } { Page 34 sur 66 } { Page suivante } |
Le projetCe blog s'inscrit dans le cadre de la sélection littéraire des lycéens d'Ile de France à laquelle est inscrite la 2nde 7 du lycée Schweitzer. Le blog sera un outil de publication de critiques des ouvrages et de travaux d'écriture autour des cinq oeuvres en compétition.
NaviguerEntréeArchives Zone de gestion Besoin d'aide ? LiensRubriquesÇa change quoiCent quarante-huit propositions sur la vie & la mort : & autres Forêts noires La Bibliothèque du docteur Lise La tête en arrière Lieux fantastiques/ travaux d’élè ves en collaboration avec Romain Verger Photos du forum départemental Sélection régionale 3’’ Derniers articlesSans titreCritique: Opium Poppy, Hubert Haddad Critique du livre "Retour à Killybeggs" by P.L.S Critique de "Manquant tomber" de Alain Lèvêque. Critique: Open Space de Patrick Bouvet Derniers commentairesCommentaire sans titre (par Visiteur non enregistré)Commentaire sans titre (par Visiteur non enregistré) Commentaire sans titre (par Visiteur non enregistré) Commentaire sans titre (par Visiteur non enregistré) Commentaire sans titre (par Visiteur non enregistré) Canal RSSAbonnement |
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||