LE PLAISIR DU TEXTE

Pour la dernière fois

Par Lamartine - publié le mardi 16 juin 2015 à 03:27 dans Ecrire à partir d'une photographie

Lorsqu’il s’était levé le matin le ciel était gris, il avait attendu longtemps ce jour et aujourd’hui il était heureux. C’était une joie insouciante car il savait que le gris serait la dernière couleur qu’il verrait. Ce gris qu’il aimait tant… il trouvait cette couleur impassible, peu de personnes la voyaient comme lui, pourtant il était sûr que c’était la couleur du paradis.

La triste couleur des morts.

Attendre c’est tout ce qu’il pouvait faire. Il avait déjà tout planifié : il mettrait son plus beau costume qu’ELLE lui avait offert pour ses 21 ans puis, il irait voir une dernière fois les roses et en cueillerait une, une jaune qui représente le soleil car il aurait besoin de chaleur là où il irait. Et enfin il effectuerait sa dernière action sur le rocher où ils s’étaient aperçus pour la première fois ELLE et lui…

Loin du monde, il pensait, rêvait, s’épanouissait. Mais enfin cette horloge tournait vite ! Il était déjà six heures, il fit un dernier tour dans sa maison et remit pour la dernière fois ses affaires en place. Puis il exécuta son plan.

Une fois dans le parc plein de roses, pour la première fois depuis cinq mois vingt jours et exactement deux heures, il la sentait  près de lui, il pouvait presque la voir. Il voulait la voir et perdait peu à peu l’impatience qu’il avait entretenue pendant tant de temps. Il pensa à tout arrêter tout de suite, à l’instant même. Puis pensa qu’il devrait voir pour la dernière fois ce monde qu’il détestait tant et qu’il supportait malgré lui. Il voulait l’imprimer dans sa mémoire pour avoir le souvenir de tant de laideur à laquelle il était contraint par une force invisible. Mais enfin il pensait avoir trouvé le bon jour… Il en oublia presque sa rose jusqu’au dernier moment où il tomba sur la plus magnifique rose qu’il n’ait jamais vu. Elle était d’un jaune pâle comme ses cheveux d’or. Il s’attarda mais, enfin, il repartit vers le rocher où une tempête se préparait.

Le rocher était haut, en dessous la mer semblait déchaînée. Il regarda le ciel et se laissa emporter par les forces naturelles, sa rose en main.

 

Inès GHANTY 4ème5


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Travaux d'écriture d'élèves du collège Lamartine à Paris.
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