LE PLAISIR DU TEXTE

Le garçon du rocher (inspiré par une photo).

Par Elève - publié le lundi 19 janvier 2015 à 08:38 dans Ecrire à partir d'une photographie
Des centaines de questions se bousculaient dans sa tête… Il se sentait rejeté, mal-aimé, abandonné…seul. Pourquoi personne ne le remarquait? À table, il avait l’impression d’être un fantôme. Sa mère s’occupait tout le temps de ses deux petites soeurs jumelles, Suzanne et Violette, 2 ans et demi, et n’avait aucune conversation avec la tablée. Sa grande soeur, 15 ans et nommée Juliette ne parlait que pour se plaindre ou contredire les autres. Quant à son père, il ne rentrait que vers 22 heures et ne dînait jamais avec sa famille. Si Thomas posait une question à table ou tentait de lancer un sujet de conversation, il n’obtenait jamais de réponse. Tout le monde mangeait dans un silence nerveux, de temps en temps ponctué par les cris de Suzanne ou Violette. À l’école, Thomas était invisible et n’avait pas d’amis. Au début de l’année, il levait la main pour participer mais ne se faisait jamais interroger. Depuis, il avait prit l’habitude de ne plus lever la main et de rester seul dans son coin. Mais cette solitude lui brisait le coeur et progressait de jour en jour comme une ombre malfaisante. C’était insurmontable…il fallait que cela cesse. Sortant de ses sinistres pensées, il détailla le paysage autour de lui. De l’eau…de l’eau à l’infini. De l’eau d’un bleu azur qui semblait valser comme un tourbillon infernal. Ses vaguelettes venaient lécher la rive et le bord du rocher où était assis Thomas. On entendait plus que le clapotis des vagues et ces vagues semblaient murmurer une invitation à Thomas. Elles lui demandaient de se joindre à elles. Pourquoi ne pas accepter leurs invitation? De toutes façon, il fallait mettre un terme à cette solitude. Sauter et se laisser couler jusqu’au fond de cet océan… S’il retournait chez lui, il vivrait dans la solitude jusqu’à la fin de ses jours… S’il allait rejoindre tous les êtres vivants des profondeurs de l’océan, il ne serait plus seul au milieu des poissons, des crustacés, des algues et des mammifères marins… Il n’avait plus qu’à sauter et se laisser couler jusqu’au fond de l’océan. C’était facile… Plus facile que de vivre dans la solitude à tout jamais… Il prit une profonde inspiration… et sauta. Le choc fut rude: il avait pied. Marguerite Daull

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Travaux d'écriture d'élèves du collège Lamartine à Paris.
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