LE PLAISIR DU TEXTE

La différence.

Par Elève - publié le jeudi 14 novembre 2013 à 05:41 dans Nouvelles argumentatives 3ème

Il était six heures et grand temps qu’elle se réveille. Elle bondit du lit et se précipita dans la cuisine pour préparer le petit déjeuner des enfants. Elle se fit réchauffer un café et l’avala en un rien de temps. Elle regarda l’heure et n’ayant pas le temps de prendre une douche, elle s’aspergea de déodorant et attacha ses cheveux en un beau chignon. En deux temps trois mouvements, elle se dessina le contour des yeux avec un crayon et se tamponna le visage de poudre. Elle ne s’habilla pas tout de suite pour une raison qu’elle connaissait bien.

Vite, vite elle courut vers la chambre des enfants qui était parfaitement rangée par ses soins de la veille et ouvrit les volets en chuchotant doucement : "C’est l’heure de se réveiller... Allez mes chéris."

"Oh maman... J’ai la flemme d’y aller! " grogna sa fille aînée.

"Pourtant il le faut bien ! Je t’ai préparé des tartines comme tu les aimes et tes habits sont dans la salle de bain. Ça m’aiderait beaucoup si tu pouvais habiller ton frère!" lui dit elle

"Alors là tu peux rêver ! " cria l’adolescente en claquant la porte de la salle de bain dans laquelle elle allait passer un temps interminable.

Notre mère de famille alla donc habiller son fils de trois ans et l’installa devant les dessins animés du matin et lui apporta sa compote. Comme prévu, il lui recracha la moitié sur sa chemise de nuit. Elle alla donc rapidement s’habiller : elle enfila avec soin des collants de peur de les filer et mit sa robe et sa paire de talons, usés mais confortables. Cela lui fit penser à la soirée d’hier qu’elle avait passée à repasser le linge...elle trouva, caché par son fils, sous un rideau, les clefs et le pass navigo de son mari, elle les prit et alla les déposer sur le vide poches.

Quand sa fille sortit de la salle de bain, elle lui fit remarquer qu’elle devrait mieux se couvrir pour la saison et moins se maquiller pour son age. La réponse fut brève: "Nan mais ça va !" suivit d’un autre claquement de porte (celle de l entrée cette fois). Ensuite elle couvrit son fils d’un gros manteau, d’un bonnet et d’une écharpe. Elle sortit avec lui dans un bras et son lourd sac dans l’autre...

Notre courageuse femme déposa son fils a la crèche et repassa chez elle car elle avait oublié l’écharpe de son mari dans son sac. Elle en profita pour lui déposer un tendre baiser sur le front. Une fois dans la rue, elle courut après son bus, son talon droit craqua, elle se tordit la cheville. Il ne manquait plus que ça! Mais elle avait tout prévu et avec fierté sortit une paire de ballerines et un bandage de son sac.

Quand elle arriva au travail, tout le monde lui fit remarquer son retard et sa tenue vestimentaire négligée. Elle fit mine de ne rien entendre et se mit à l’œuvre.

Il se leva de mauvaise humeur, on l’avait réveillé. Il se dirigea vers la douche. Il était en retard car il avait préféré se rendormir quand sa femme s’était levée. De toute façon, personne de l embêterait au bureau, ils le respectaient trop. Dès qu’il eut fini, il s’enduisit le visage de mousse à raser et lentement, passa la lame sur sa peau.
Ensuite, il enfila son peignoir, ses pantoufles et alluma la machine à café. Cela faisait maintenant une heure qu’il aurait dû être au bureau mais ça ne le préoccupait pas. Quand son café fut prêt, il s’installa devant la télévision et posa ses pieds sur la table. Excepté le bruit du match de foot rediffusé, un silence régnait dans l’appartement. La chambre des enfants était rangée et vide. Quel bonheur de se sentir ordonné!

Plus tard, il enfila sa belle chemise repassée et étendue avec soin dans la penderie et sortit de l’appartement, sans oublier son pass navigo et ses clefs posés dans le vide poche. Il faisait froid dehors mais il découvrit avec plaisir que son écharpe avait bien été rangée dans sa mallette. Il descendit les marches du métro et s assit sur le quai. Quand le métro arriva peu de temps après, il était bondé de monde. Il restait cependant une place au fond que notre ami remarqua immédiatement. Il y déposa son derrière après avoir bousculé quelques personnes. A la station suivante, une dame âgée monta avec difficulté dans le wagon et chercha une place pour s’asseoir. Elle regarda dans sa direction mais il fit mine de ne rien voir et descendit trois stations plus tard.

Une fois arrivé, il prit  l’ascenseur et monta jusqu’au sixième étage où il marcha le long du couloir et croisa plusieurs  personnes qui lui lancèrent " Bonjour monsieur! Avez vous passé un bon week-end?" Il hocha négligemment la tête et se mit lentement au travail.

Après sa magnifique et très facile journée, il rentra impatient de trouver chez lui, un dîner prêt, des enfants lavés, couchés et une femme disponible,apprêtée et attentionnée. Mais au lieu de cela il trouva sur le pas de la porte deux petites valises côte à côte et un mot posé sur l’une d’elle.

Il lut :

" Bonsoir mon chéri, j’espère que tu as passé une agréable journée. Comme tu peux le voir, je t ’ai préparé quelque chose: tes valises. Malheureusement je t’annonce que ce sera la dernière chose que je ferai pour toi. Débrouille toi bien.

Ta chère attentionnée."


M Bréant

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Travaux d'écriture d'élèves du collège Lamartine à Paris.
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