LE PLAISIR DU TEXTE

La pluie disparue

Par Elève - publié le jeudi 14 novembre 2013 à 09:44 dans Nouvelles argumentatives 3ème

Un jour, un marcheur qui visitait le pays, arriva dans un village totalement abandonné. En effet, le paysage n’était que sécheresse et aridité. Les rues étaient désertes et le silence y régnait.

En réalité ce village était bel et bien habité, mais, depuis plusieurs années, la chaleur avait tout désséché, et avait effacé le sourire des gens, si bien qu’ils s’étaient enfermés chez eux et n’en sortaient plus.

Mais ce matin là, le petit Max Richelieu sortit de chez lui et fit quelques pas sous le vent étouffant qui lui brûlait la figure. Max était un petit garçon frêle et maigrichon. C’était un enfant rêveur et qui détestait la chaleur plus que tout. Il n’avait jamais eu beaucoup d’amis, on lui disait qui’il rêvait trop et qu’il lisait tout le temps. C’est vrai qu’il lisait beaucoup mais, aujourd’hui cela lui rendait la vie plus facile, depuis que plus personne ne jouait dans les parcs et ne se promenait dans les ruelles. Il passait la majeure partie de son temps, plongé dans d’énormes pavés trouvés dans la cave de son père.

A ce moment là, il n’était pas dehors par hasard. Cette nuit, il avait fait un rêve heureux. En effet, il avait rêvé que l’époque ancienne reviendrait. Il s’en souvenait, des plaines luxuriantes qui s’étendaient indéfiniment.

Il arriva jusqu’au parc laissé à l’abandon où jouaient autrefois des enfants joyeux. Cette fois, il avait comme un pressentiment, une pensée heureuse. Tout allait redevenir comme avant. Il s’assit sur l’une des balançoires et attendit. Quand il était petit, il pouvait  se faire balancer pendant des heures. Il pensait voler, voler,voler. Et il riait, il était heureux. Il regarda devant lui, et l’image qu’il vit lui rappela un de ses livres. C’était l’histoire d’un village, envahi par la sécheresse et d’un petit garçon qui avait, comme lui l’espoir que tout s’arrangerait.  Puis, il se rappela la fin désastreuse de ce récit qu’il avait dévoré pendant des semaines. Il se leva. Cette époque ne reviendrait pas, il l’avait compris. La végétation, la pluie ne seraient plus jamais là. C’était trop tard. Il partit du parc sans tourner la tête et rentra chez lui, penaud.

Ce qu’il avait de mieux à faire était d’accepter son destin.

Commentaire sans titre

Publié le jeudi 14 novembre 2013 à 11:50 par Lamartine
Merci de signer vos textes!
<br>Et bravo...

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