Des poèmes pour Raymond

Une série de poèmes de Mathilde Deparois, 2d1 : un véritable petit recueil!

Par raymondqueneau - publié le dimanche 5 mars 2017 à 04:23

1)

Ombre fantastique se dégageant du miroir

D’un velours angoissant et satiné

Se dressait une robe maussade

Clartée plus noire que la nuit

Portée par un spectre fait de grâce

Ciel livide émanant d’une larme furtive

Glas funèbre emportant le soldat

Lumière d’éternité éteinte à tout jamais

 

Mathilde DEPAROIS

 

2)

Intrigante et effroyable surprise

Corps inanimé sous une bâche

Démembré à coup de hache

Sang dégoulinant, teinte cerise

 

Mathilde DEPAROIS

 

3)

Posée devant un ruisseau

Sorti un asticot

Il était rayé comme un zèbre
Rayure noire tel un cortège funèbre

 

Mathilde DEPAROIS

 

4)

Canevas de la strophe 1

Nuit virulente, quais poussiéreux et silencieux

Lune immaculée, blanche tâches de vieillesse ombres étirées

Mer endormie dort les fonds marins somptueux cieux

Voilier cristallisé flots tétanisés sombre réalité

 

Canevas de la strophe 2


Souvenir lésé c½ur embourbé

Fleur du mal livre enchanteresse

Larmes vives revivre les instants oubliés

Regrets avalés rêveur inconscient

 

Canevas de la strophe 3


Continuons à rêver, juste. Imagine

Chaque personnage que tu dessines

Deviendra-t-il invisible

Ou juste un être sensible

 

5)

Lucie rêvant d’un monde fait de lumière

Lumière émanant de son âme

Lueur divine

Limpide iris

Léthargie abyssale

L’âme frémissante

L’envie d’une évasion

L’heure viendra

Le glas sonnera

La porte s’ouvrira

La liberté sera au bout de tes doigts

La sensation d’euphorie t’emportera

La vérité éclatera

L’espoir s’en ira

La lumière se noircira

 

6)

Fièvre vite montée

Veine pourpre émanant d’un ½il ensanglanté

Sommeil profond après t’être défoncée

À coups de bouteilles en verre, verre émietté

Entre la fumée des cigarettes encore allumées

Te voilà allongée

Sur le carrelage glissant

Ta chevelure brûle au rythme du tabac fumant

Ton esprit crame devant tant d’absurdité

La substance se propage

Dans un sang souillé

Par la stupidité de l’âge

 

DEPAROIS Mathilde

 

7)

Songes inachevés

Par le son du réveil

Elle vagabonde dans le pré

Tout son être est en éveil

Poussée par le vent saccadé

Elle court vers sa destinée

Qui n’est autre qu’une virée

Vers une étrange contrée

Faite de lumières fantastiques

Et d’ombres fantasmagoriques

Elle s’engouffre dans un lieu inanimé

Rêve ou réalité ?

 

DEPAROIS Mathilde

 

8)

Passé rattrapant le présent

Vie volant en cent mille moments

Mains écorchées par la nervosité

Existence décapitée

Courant et hurlant

Il pleurait intérieurement

Son souffle coupé

Il tomba sur la chaussée

Recouvert d’un drap blanc

Des anges soignent son bras ballant

Mais pas son esprit flambant

Vingt-heures, heure de panique, heure de l’apocalypse

 

DEPAROIS Mathilde

 

9)

Un massacre peut vite survenir

Ville abandonnée

Personne ne peut s’en souvenir

C’est bien normal après ce qu’il s’est passé

 

DEPAROIS Mathilde


10)

Dans la pénombre de la nuit, je marche

Seule, dans la rue parsemée d’air pollué

Tremblant au moindre bruit

Je ferme les yeux pensant à mon arrivée

Musique sur les oreilles

Je m’évade à travers l’harmonie des sons

Voix somptueuse à l’unique timbre

Vingt-heures, heures des ténèbres

L’anxiété monte telle une fusée

Le souffle court j’avance sans me retourner

Sous les lampadaires je me sens comme une star née

Mais en réalité je ne suis personne

Perdue avec cette mélodie berçant ma route

Moment, stop, temps d’arrêt

Le temps semble s’ancrer

Dans un tableau fait de tâches d’ébène

Où sont disséminé des éclats d’espoir

 

DEPAROIS Mathilde


11)

Un beau corps ne renferme pas toujours une belle âme

Suis-je la seule à le penser ?

Notre société n’est pas conforme à cette idée

Ravivez-nous cette flamme !

Deux êtres qui ne s’aiment que par leur seul et unique esprit

Ceci est la véritable beauté

L’apparence est la seule chose qui compte aujourd’hui…

Quelle sombre réalité…

Nous sommes tombés bien bas

Tu n’aimes que son physique mais tu ne le connais pas

Dis-le-moi en toute transparence

Es-tu consciente ?

Nous n’aimons pas une âme

Nous n’aimons pas un corps

Nous aimons la symbiose de ces deux éléments

 

DEPAROIS Mathilde


Autres poèmes "jeux"

Si j’étais une saison, je serais l’été

Si j’étais un plat, je serais un gâteau au chocolat

Si j’étais un animal, je serais un panda

Si j’étais une chanson, je serais Dark Necessities des Red Hot Chili Peppers

Si j’étais une couleur, je serais le bleu

Si j’étais une nouvelle je serais le Horla

Si j’étais un film, je serais le Labyrinthe

Si j’étais une arme, je serais un katana

Si j’étais un endroit, je serais Tokyo

Si j’étais un oiseau, je serais une colombe

Si j’étais une musique, je serais le rock

Si j’étais un élément, je serais l’eau

Si j’étais un végétal, je serais une rose

Si j’étais un fruit, je serais une mûre

Si j’étais un bruit, je serais un son de guitare

Si j’étais un loisir, je serais le dessin

Si j’étais une planète, je serais saturne

Si j’étais un vêtement, je serais un t-shirt

 

J’aime rêver du futur

J’aime chambarder la société

J’aime entrer dans les rêves

J’aime soupirer dès que cela ne va pas

J’aime écouter cette musique qui berce ma vie

J’aime la noirceur de la nuit

J’aime chaud les rayons du soleil qui s’imprègne sur mon visage

J’aime froid la neige qui tombe sur mes cheveux

J’aime larmes de tristesse

J’aime tempête emportant la vie

J’aime prunelle la couleur de ses ailes

J’aime ton esprit

J’aime ton sourire

J’aime rien

J’aime luisante la flamme dans tes yeux

J’aime brisant le silence

J’aime les roses rouges fanées J’aime la rosée

J’aime fumante l’étincelle soie vanille bouche à bouche

J’aime bleu la profondeur des océans

J’aime les flots calmes

J’aime connu connaissant l’inconnu

J’aime illusion saisissante

J’aime paresseux le chant des oiseaux

J’aime sphérique la Terre qui s’autodétruit

J’aime librement ses sentiments confus

J’aime uniquement cette lueur dans son âme

J’aime tout J’aime le néant

J’aimerai un monde parfait, ironique utopie


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Poèmes des élèves du lycée Queneau d'Yvetot, rassemblés ici pour participer au festival de poésie et concourir au prix attribué à cette occasion.
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