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Lecture analytique : "Paysage" de Baudelaire - José Panameno

Par PanamenoJose - publié le mardi 9 février 2010 à 14:04 dans Première EAF Oral

Introduction : « Paysage » 1er poème de la partie “Tableaux parisiens” du recueil Les fleurs du mal publié en 1857 par C.Baudelaire. Baudelaire présente la ville de Paris paysage réel va être transformé en un p. féerique grâce àa la poésie. PBL: Cmmt Baudelaire transforme ds 2 strophes d´alexandrins le p.réel de Paris en p.transfiguré et cmmt la poésie parvient à transformer cette réalité en rêve?

I – Paysage réel de la vie de Paris

1 – Les lieux

Poète habite en hauteur ds une « mansarde » (v5), situé face à la fenêtre permet de faire découvrir le paysage qu´il voit : Paris du 19e s.

-Monde industriel par « atelier » (v6), la métonymie: « tuyaux » (v7), métaphore: « mâts de la cité » (v7) renvoie aux chemines de la cité, « clochers » (v7)   édifices religieux

 

    2 – Les activités

Paris ville qui travaille : proposition subordonnées relatives : « qui chantent et qui bavarde » (v6) qui est aussi une personnification renvoie au bruit, àa l´activité des usines de l´industrie.

Rythme régulier du v6: 6/3/3 Rythme de l´usine est constant, monotonie de l´act. Industrielle, travail à la chaine

-Vie quotidienne: « lampe à la fenêtre » (v10), « mansarde » (v5)

-Agitation sociale et politique : allégorie ds: « Émeute » (v21) mis en valeur car placé en début de vers

Ville : vie quotidienne, bruits des usines vie familière au poète vie réelle

Transition : Le poète passe du paysage réel qu´il voit a un paysage transformé par sa perception

 

II – Paysage transformé

   1 – Idéalisation du paysage

 

Paris idéalisé : « rêver d´éternité » (v8)

Transfiguration au réel ds 1ere strophe : bruits de l´usine se transforme en chants. Son des cloches qui annonce le quotidien se transforme en hymnes, de la musique : « Leurs hymnes solennels emportés par le vent » (v4) répétition du son [en] marque la solennité, idée de grandeur. Bruit des cloches devient musique avec un rythme binaire

=perception agréable du monde.

 

    2 – Perception visuelles

 

« mâts de la cité » (v7) assimilés à mâts des bateaux

Métaphore connote la découverte, l´évasion, l´aventure.

Sensations visuelles : « brumes » (v9)   fumée de la nuit

Métaphore: « Les fleuves de charbon […] enchantement » (du vers11 au vers 12)   annonce le crépuscule, le poète regarde par la fenêtre.

Jeu entre l´obscurité et la lumière:

« lampe, étoile, Lune »   lumière

« nuit, brumes, charbon »   obscurité

Mouvements opposés : « naître, monter »/ « verser »   sont placés ds des positions stratégiques (fin de vers, début ou fin d´hémistiche)

« naiîre »(v9)   enjambement

Enjambement et inversion sujet/verbe :

« voir l´étoile          fleuves monter »           

  donnent mouvement à l´intérieur du poète  

Transition : Cette ville féerique est possible grâce au poète qui donne cette image car il s´engage complètement ds ce paysage.

 

III – Démarche du poète

1-     Situation du poète

 

Poète en conditions favorables pour écrire la poésie : ds sa mansarde, en hauteur, face à la fenêtre, mains sur son menton face à un paysage  il a tout pour être inspiré, rêver.

Poète en situation de création : volonté en début de poème : « Je veux » (v1)   création poétique : « églogues, composer, Idylle ».

Devant son « pupitre » (v22)   fait penser à un travail scolaire, va observer ce qui se passe ds la ville.

 

   2 – La création du poète

 

Comparaison : « comme les astrologues » (v2)   le poète va déchiffrer les signes qui viennent du ciel. Terme « éternité » (v8)   monde des divinités, proche des divinités, le ciel.

Pris ds son inspiration, mené à transformer le monde : « l´hiver » (v14) devient « printemps » (v13). Celle-ci permet de créer un monde féerique; en hiver il imagine le printemps : du vers 17 au vers 20

S´enferme ds sa chambre, se coupe de la réalité : « fermerai portière et volets » (v15). Se coupe de la Révolution. Grace à son esprit et sa sensibilité : « cœur » (v25) il crée un monde féerique.

On passe d´un Paris avec problèmes sociaux à un rêve parisien. Poète devient comme un dieu qui crée son propre monde hors de la réalité.

 

Conclusion :

Ce poème est un poème de jeunesse, a des influences du romantisme. Dans la rêverie le poète devient créateur de son propre monde. La création permet de transformer un objet de la vie quotidienne en un objet poétique. Ce qui n´est pas a priori fait pour la poésie va en devenir avec Baudelaire.

 

           

  

 

 


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