Le gynélouros
Ulysse et ses compagnons naviguaient sur l’océan. Il aperçut une île. Ses compagnons, fous de joie, ne tardèrent pas à poser pied à terre pour se dégourdir les jambes. Ulysse, joyeux à son tour, ne pouvait s’empêcher d’aller visiter les alentours. Au milieu de la forêt, il aperçut une caverne. Il s’avança, d’un pas énergique, l’air de vouloir à tout prix savoir ce qu’il y avait dedans. Il jeta un coup d’œil.
C’est alors qu’Ulysse l’aperçut. Elle était terrible. Elle était assise, dans la caverne, en train de nettoyer ses pattes pleines de sang. Elle venait de dîner et allait bientôt se coucher. Elle marcha lentement pour ne pas effrayer les proies qui oseraient s’aventurer dans sa caverne. Elle avait un pelage tacheté, et malgré son immense corps de chat, elle avait un magnifique visage de femme, des cheveux d’or, et des yeux verts, perçants. Elle possédait aussi des lèvres rouge sang, et deux canines pointues en dépassaient. Son cri était perçant : mi-hurlement, mi-miaulement. Le Gynélouros avait choqué Ulysse, mais il ne perdit pas courage. Il rentra au camp, l’air de rien.
Le lendemain matin, à l’aube, il s’aperçut que Périmède et Eurylooque n’étaient pas là. Il pensa très fort à la Gynélouros et imagina le pire. Il se leva, et courut jusqu’à la caverne. Malheureusement, c’était trop tard. Il vit les vêtements de ses deux compagnons. Ulysse s’approcha encore, et vit les deux cadavres, autour de l’effrayante Gynélouros endormie. Il prit la première pierre venue, la brandit au-dessus de la femme-chat. C’est à ce moment qu’elle se réveilla. Elle se leva, tourna autour d’Ulysse, lentement, très lentement. Soudain, le soleil se cacha. Il comprit alors pourquoi elle se cachait dans une caverne. Les chats n’aiment guère la lumière. Ulysse entra dans le jeu de la créature, et il l’amena dehors. Tout à coup, le soleil revint et la Gynélouros hurla de douleur. Elle s’allongea à terre et mourut petit à petit. Il se jeta sue elle et il la transperça d’une épée pointue et brûlante. Il retourna dans la caverne, ramassa les deux parties du corps et prit soin de les enterrer.
Il retourna au camp, versant des larmes, et il repartit avec ses compagnons sur l’océan, pour vivre d’autres aventures.
Aubéri