Français - seconde de M. Lissonnet au lycée Queneau

L’orthographe révisée : un lien pour connaître les rectifications de 1990

Par raymondqueneau - publié le mardi 13 février 2018 à 13:05
Les rectifications orthographiques ont pour origine un rapport du Conseil supérieur français de la langue française, approuvé par l’Académie française le 3 mai 1990 sur ses principes généraux - un nombre limité de rectifications d’incohérences ou d’anomalies graphiques.
Vous trouverez sur cette page quelques précisions sur l’usage ou la portée des formes nouvelles, les règles des rectifications, suivies d’une liste des mots réformés (liste de plus de 1 300 mots). En bas de page, des liens externes vous permettront d’obtenir des renseignements plus détaillés.
https://fr.wiktionary.org/wiki/Annexe:Rectifications_orthographiques_du_fran%C3%A7ais_en_1990

Poème en prose N°12

Par raymondqueneau - publié le vendredi 9 février 2018 à 02:53

Sombre réalité


Assis sur un banc, j’attends que le temps passe et s’efface. J’aperçois à la fenêtre une âme encore innocente qui s’entête à contempler le ciel étoilé.


Soudain une ombre apparaît, une femme au c½ur brisé et aux cheveux dorés. Dans son ½il blessé je perçois le reflet d’une vie détruite et dans cette scène mélancolique je me vois, moi, dans les yeux de ce petit garçon. Moi, petit et innocent, d’une fragilité misérable.

Tout d’un coup, ses yeux croisent les miens, pleins d’espoir et d’amertume et je me sens alors projeté dans un univers mystérieux et ténébreux. Mon âme s’échappe de mon c½ur, ma vie s’arrache...


L’aube parvient dans une brume matinale. Le soleil commence à se dévoiler. La sérénité plane sur mon atmosphère, mais la peur continue son long trajet dans mon esprit. Le jour les démons sont sages, mais à la nuit tombée ils envahissent la ville.

Mon père, ce héros -comme on me l’avait décrit auparavant- est mort à mes yeux, le jour où il a levé pour la première fois la main sur ma mère. Accro à l’alcool, il est le pire de tous, un être détestable. Pourtant, je l’admirais quand j’étais plus jeune, tant pour son intelligence que par sa carrure imposante.

Il ne reste plus rien de notre vie d’avant, si insouciante et si gaie. Nos rêves, nos joies, nos souvenirs... tout s’est envolé en un rien de temps.


Un sentiment de vide dans le c½ur et une âme déchue sur la conscience, c’est notre présent et notre futur.


L’adrénaline monte. Je sens l’angoisse, me nouer le c½ur. J’entends ses lourds pas résonner dans le vieil escalier. Mon c½ur bat à un rythme élevé. Il s’intensifie chaque seconde. La porte s’ouvre avec fracas et une voix enragée d’alcool s’abat contre ma mère. Il prononce des mots incompréhensibles, la peur s’installe. Il titube vers celle-ci et lève un poing déjà amoché. Je suis immobilisé, je voudrais la sauver de ses griffes mais je n’y arrive pas je suis impuissant.


Une claque, un cri, une larme. Mon c½ur se brise tandis que la trace apparaît. Les tic-tac de la pendule sont assourdissants, le silence est effroyablement glacial.


C’est toujours la même chose, chaque soir il rentre ivre et incontrôlable et chaque soir de nouveaux coups violents et répétés s’abattent contre ma mère.


Je n’arrive plus à me taire, mes larmes sont ma seule façon d’exprimer mes sentiments. Je n’ai plus les mots.


Louanna Anika

(Louna, Otilia, Ekin; 2GT9)

Poème en prose inspiré par la sortie au Havre n°11

Par raymondqueneau - publié le lundi 5 février 2018 à 19:39
Poème de Lomane Preterre

Poème en prose inspiré par la sortie au Havre n°11

Par raymondqueneau - publié le samedi 3 février 2018 à 05:06

Le Havre / 18ème siècle


Les chaumières délabrés, dans ce terrible côte à côte, s’entrechoquent quelque fois, comme les tombes en formes de croix qui peuplent le cimetière de Troie.

Dans cette rue où il fait si froid, je me perds devant ces maisons pareilles à des ruines et je pense à toi, à tes yeux qui m’illumine. Et la sombre nuit qui m’inspire me dirige vers ton logis.

         Le silence domine la terre, avant de laisser place à la guerre. Les hommes quittent leur travail, pour rejoindre leurs misérables vies, dans leurs maisons saccagées. Et les voleurs se préparent à errer sur ces parvis, dérivant tels des fantômes, seul leurs ombres signalant leurs présences comme un avertissement. Je presse le pas, impatient de te retrouver, quand soudain, je tombe sur le roi de leur secte privé. Pourtant tout prêt de mon but, à quelque pas seulement, j’arrête ma lutte, la mort, j’attends. Il lève son pistolet, puis des coups de feu retentissent. La peur m’envahit et je ferme les yeux, abandonnant la vie.


Une lumière m’éblouit et je sais que je meurs, seulement, je  ne ressens aucune douleur. Est-ce cela, la mort ? Une douce liberté, un lourd fardeau envolé et notre esprit qui dérive dans l’éternel néant.


Je pense au Paradis, à tous les péchés que j’ai commis, à toutes les ½uvres que j’ai accomplies et je prie lorsque je sens mon âme partir au purgatoire, pour me juger. St Pierre sera-t-il assez clément pour m’accorder la paix ? Puis j’attends. J’attends la délivrance, la souffrance, la peine, la haine, l’amour, la tristesse, le regret, la mort, qui tarde à venir. Rien.


Rien ne se passe. Tout doucement, j’ouvre les yeux et je t’aperçois, tel un ange descendue des cieux.


Tu me regardes, une larme trahissant ton sourire réconfortant, avec dans tes petites main, un fusil ravageur.


Et à tes pieds je vois mon ennemi, le roi.


Otilia Benoist, 2d 9, 2017

Poème en vers libres inspiré par la sortie au Havre n°10

Par raymondqueneau - publié le samedi 3 février 2018 à 04:58

       La tête sous les nuages


La voisine regarde le paysage urbain.                                                 

Sa  fumée à perte de vue, sa pollution qui essaye de s’échapper

Et se heurte à un plafond 

de ténèbres orageuses

En bas, les passants sous leurs parapluies
Ne se regardent plus.                                                                      
Ils se bousculent sans se dire pardon.
                                                                                                                             
                

Elle les regarde.                                                                                                                                        

Au-dessus d’eux, d’autres font comme elle

Là-bas, c’est le port

Les flots sauvages attaquent les bateaux

Les mouettes se bagarrent pour un morceau de pain

Le paysage se forme sous ses yeux


Mais personne ne le voit


Comme un soleil

qu’on ne regarde pas.                                                                                          

Effacé comme la nuit sombre sans lune.

Les chemins s’éteignent petit à petit. 



Mélissa Jourdain / Gautier Mariette           

Poème en prose inspiré par la sortie au Havre n°9

Par raymondqueneau - publié le samedi 3 février 2018 à 04:48

LA ROUTINE           


Ils sortent à 6h et rentrent à 20, comme pour se recharger. Le chargeur restant toujours au même endroit, ils partent à 6h et rentrent à 20.


Les yeux de plus en plus creusés chaque jour et le sourire de moins en moins visible.  Où sont donc passées toutes les couleurs de la jeunesse ? Sans doute dans ce bâtiment fait de béton où l’on voit, ceux qui sont censés s’amuser, sortir à 6h et rentrer à 20.


Et si leur logement représentait leur vie ? En commençant du 4ème étage, la vie serait joyeuse. Plus le temps passe, plus on descendrait et au fil des étages les visages rentreraient en dedans, de plus en plus dépourvus de couleurs.


Tels des machines, ils sortent à 6h et rentrent à 20. Comme pour se recharger.


Marie LEFEBVRE /2nd 9

Poème en prose inspiré par la sortie au Havre n° 6 à 8

Par raymondqueneau - publié le dimanche 28 janvier 2018 à 09:59

Souviens-toi d’oublier.

(Nietzsche)

 

                                           

Un souvenir, seul, reste d’un bonheur immense. Un cheval à bascule, immaculé de lumière, fait pleurer les murs.

Un père, tenant un journal en guise de rempart, bloque un assaut de souvenirs qui verseraient sur ses joues une vague de souvenirs tristes.

Une mère, sur le seuil de la marche, au bout d’un chemin de lumière, cherche son esprit du regard. Tel un aimant, cette lumière l’attire et ce cheval le pousse.

Avec un coup de vent, le cheval bascule, une image remonte. L’enfant.

Les enfants aimés, les enfants chéris, les enfants disparus hantent l’âme des vivants. Une peur commune et paralysante aux parents dont le seul souhait est de mourir avant que les enfants n’en aient le temps.

Alors, la mère avance, la lumière l’aspire et dans une douce étreinte, pousse un dernier soupir autour des souvenirs des bras de l’enfant.

Le père, bloqué dans les barricades de ses souvenirs, ne voit rien venir.

Le c½ur brisé mais impassible n’arbitre plus ses émotions.

Il l’enferme dans un monde de souvenirs qui finira par l’épargner.

                                                                                                          

Cavalier seul

 

Pour la dernière fois, il rentre dans le salon hébergeant de nombreux souvenirs. Une lumière éblouissante passe par la porte d’en face. Son passé est derrière, plus rien ne le retient.

Mais, son pied bute, il s’arrête net. Il réussit à décrocher son regard de cette fascinante lumière.

C’est là qu’il le voit, immaculé de lumière.

Son cheval à bascule, jouet favori de ses jeunes années, qui l’a fait tellement rêver.

Alors, il s’attarde, pose sa valise. Et, le regarde fixement jusqu’à ce que des larmes commencent à se former dans ses yeux.

Sans même s’en rendre compte, instinctivement, sa main rejoint la crinière du cheval et le caresse. Sous son toucher, le cheval s’anime. Il bascule faiblement. Sa main descend vers la selle dans un mouvement long et étiré pour que tous les souvenirs aient le temps de parvenir à son esprit.

Sa main remonte, et s’arrête au museau de l’animal.

Puis, comme il l’aurait fait à un jeune enfant, il embrasse doucement le cheval sur le front.

Après quelques secondes d’hésitation, il sépare douloureusement sa main du cheval.

Un dernier regard vers ses belles années.

Puis, leur tourne le dos, attrape sa valise.

Et, cette lumière, que seuls les adultes peuvent voir, l’absorbe complètement.

 

Le retour d’un cavalier.

 

Pour la première fois, sa mère marchait dans cette maison vide.

Elle s’attendait à des bruits, des cris, des surprises, des pleurs, mais rien ne venait.

Tout était calme, paisible et elle se rappelait enfin que le fruit de son bonheur était parti.

Dans son salon vide et triste, attendait un vieux cheval à bascule qui cherchait son cavalier.

Ce cheval immaculé de lumière parut vouloir raviver des souvenirs enfouis.

Alors, comme elle l’aurait fait pour un vrai cheval, la femme s’approcha doucement et lui caressa l’encolure, laissant remonter en elle les souvenirs de son enfant.

Elle se mit à chuchoter tout bas, comme une promesse, qu’il reviendra.

Son enfant était parti, il avait quitté le foyer maternel pour créer enfin le sien.

Sa mère s’en voulait de penser comme cela et se disait que c’était prévu depuis toujours. Mais, elle ne pouvait s’empêcher de penser qu’il l’avait abandonné. Alors, tous les soirs, elle l’appelait, triste et heureuse de savoir qu’il était heureux où il était. Elle lui répétait sans cesse qu’une place était toujours libre à la maison, et qu’elle attendait sa visite.

Un jour, son fils vint lui rendre visite, et amena avec lui sa fille. Sa mère et lui discutèrent de choses sans importances. Puis, il regarda dans le salon, et vit sa fille accrochée au cheval. C’est alors qu’il vit à sa place ce petit garçon jouant au cow-boy, sur ce jouet. C’était lui, des années auparavant.

Ce souvenir le bouleversa, il resta bloqué tel une statue de fer. Il le regardait, les yeux écarquillés. Et, il se mit à regretter son innocence des années passées. Puis, sa fille lui réapparut, il l’attrapa, la serra dans ses bras.

Sans pouvoir résister à ses envies, il demanda à sa mère d’emporter avec lui ce cheval à bascule, qui avait bercé son enfance. Elle refusa. Simplement, il avait juste à venir plus souvent chez elle et partager avec sa fille, leurs souvenirs d’enfance.

Voici le compromis trouvé entre les besoins de l’enfant et de l’enfance.

Après avoir dit au revoir à sa mère, il promit à sa fille et à lui-même de revenir afin que ce cheval berce de nouveau son âme d’enfant.


Amélie et Juliette KELLER

Poème en prose inspiré par la sortie au Havre n°5

Par raymondqueneau - publié le dimanche 28 janvier 2018 à 09:54

Sombres réalités

 

Vois, ce spectacle est enchanteresse- Ce paysage est merveilleux ;

qui toujours devant nous, nous captive et nous emprisonne dans sa beauté ;

Ces arbres, ces fleurs, ces cascades, ce petit bois dans la vallée.

Ce petit coin de paradis où l’on entend la magie des lieux nous envahir, où la végétation danse dans le vent, où nous sommes tous petits face à la grandeur du pays.

Ce bout du monde fait par Dieu, puis refait par les hommes,

Montrant la double main empreinte en ses contours.

Et des épineux et des feuillus taillés en cure dents,

Ces fleurs, ces cascades, ces versants,

Ces belles choses qui e sont transformées en des choses inutiles.

Pour cet outil infâme, dont l’Homme se sert pour détruire.

Qui accorde de l’importance à ces petites plantes vertes ?

Comme un enfant qui fait tomber sa tour de lattes de bois,

La ville que je n’espérais jamais voir est apparue.

Ce lieu ne m’inspire aucune confiance ; aucun trait de bonté de cet ½uvre d’art humaine.

Ces grandes tours qui s’amusent à chatouiller les nuages et cette horde de moteurs et de klaxons m’assiège de tous les côtés.

Et ces nuages gris qui envahissent lentement nos poumons pour réduire la vie au néant et au trépas.

Et ce mode de vie plaît à tous ces habitants ! Ceux qui pensent que la vie ne tient qu’à un fil vivent dans ces lieux repoussants et regrettables.

Ici, les gens ressemblent à des zombies : ils se lèvent, ils vont travailler, ils mangent et vont se coucher en priant Dieu pour que la journée d’après soit meilleure.

Mais Dieu ne les écoute pas et doit se dire : « Soit tu travailles dur pour vivre mais si tu n’avais pas monté toutes ces tours de Babel pour ton besoin de puissance et de vie moderne, tu y aurais découvert la vraie vie et profiterait de ce que je t’offrais. »

Après ce reproche divin, l’Homme n’a cessé de bâtir et de détruire son monde pour construire encore plus de tours et de pollution créant ainsi le monde invivable et son autodestruction.

 Dubus Caroline 2nde9

Poème en prose inspiré par la sortie au Havre n°4

Par raymondqueneau - publié le dimanche 28 janvier 2018 à 09:53

Poésie en prose

 

Immeuble Perret

 

Premier étage, appartement n°2. Les rayons chatoyants du soleil matinal tachent les murs blancs de peinture fraîche. Une paresseuse atmosphère s’échappe des meubles neufs, luxe d’une nouvelle vie promise à ces deux amants qui s’éveillent.

 

Deuxième étage, appartement n°6. La joie et la gaieté émanent de cet endroit. Les enfants jouent tranquillement, les parents rentrent du travail, le chat dort profondément. Tout est calme, seule la tendresse d’une famille soudée règne en ces lieux.

 

Troisième étage, appartement n°10. L’assiette se brise, le dîner prend fin. Les mariés retirent leurs alliances et se hurlent les pires adieux en arrachant le sourire et le bonheur à leurs enfants. Les grands cartons jonchant le sol accompagnés de bagages mal fermées signent la fin d’un foyer autrefois inséparable.

 

Quatrième étage, appartement n°14. La fétide odeur de tabac imprègne les murs jaunis par le temps. Un hideux vieillard, seul et courbé, observe de ses yeux creux sa tasse de café bon marché. De temps en temps, sans bruit, il essuie les larmes silencieuses qu’ont laissé les bêtises de ses années passées.

 

Dernier étage, appartement n°18. Le soir tombe, la pénombre enveloppe le séjour. Assise dans son fauteuil abîmé, une vieille dame tient dans ses mains ridées les dernières minutes de son existence. Elle est abandonnée là, à compter les « tic tac » de son horloge et à observer l’aiguille cavalant sur le cadran. Jusqu’à s’endormir paisiblement, pour ne jamais plus se réveiller.


Séléna Bellenger, 2d 9

Poème en vers libres inspiré par la sortie au Havre n°3

Par raymondqueneau - publié le dimanche 28 janvier 2018 à 09:51

Les souvenirs


Je me souviens, petite pièce, vaste endroit

Tout est flou

Le jour éclaire la pièce

La couleur au sol reflète une tristesse interne

Tout est calme

****

La lumière du jour

La pièce est vide

Le silence n’est qu’un transfert d’espoir

Soudain des battements d’ailes

L’oiseau sur cette blanche entre

Cacher sur le bureau sa respiration est forte

Tout à coup ! Battements d’ailes l’oiseau quitte cette pièce d’un regard perçant

****

Ce regard perçant absorbe la pièce

Plus un bruit, l’espoir est long et lent

Douce atmosphère, qu’allons-nous faire ?

****

Dur moment, la nuit tombe

L’appel de cette nuit laisse un paraître un goût d’ amertume

Volet fermé, lumière éteinte

La pièce est calme

Le temps s’arrête.

****

Marie LAUGEOIS ;Perrine QUENOT ;Léa PIMONT ;Enola JEAN-LOUIS

Poème en prose inspiré par la sortie au Havre n°2

Par raymondqueneau - publié le dimanche 28 janvier 2018 à 09:49

Le Havre 

 

Vois , ce spectacle est lumineux .Ce paysage si sombre qui toujours devant nous ne semble jamais changer;

Ces immeubles , ces volets blancs , ces fenêtres ,ce ciel immense;

Ce chemin où l’on entend de nombreux véhicules où nous sommes;

Ce bâtiment immense; fait par Dieu , puis refait par les hommes ,

Montrant la double main empreinte en ses contours ,

Et des arbres assombris par l’obscurité de la nuit,

Ces cheminées, ces voitures à l’arrêt, ces bateaux;

Ces lampadaires qui éclairent les rues sombres;

Cette église , aux multiples vitraux

Qui éclairent son intérieur de plusieurs couleurs

Comme une palette de  peinture;

La ville qui fut reconstruite,

Après qu’elle fut détruite .    


Brian Gomarin

Poème en prose inspiré par la sortie au Havre n°1

Par raymondqueneau - publié le dimanche 28 janvier 2018 à 09:42

Le Souffle d’une vie


Petite fille aux couettes veut rejoindre le paradis qui pour elle est interdit.

Les bras tendus vers le ciel, rêve-t-elle de liberté ?

 

  Le ciel s’assombrit, mais elle garde toujours l’espoir d’un lendemain qui n’a qu’une fin.

 

  Au bout de ses mains, ses doigts tremblent de peur. Peur de voir sa vie s’éteindre comme on éteint la flamme d’une bougie.

 

  Les cheveux dans le vent, elle prend une grande inspiration, serait-ce pour le dernier souffle de vie ?

 

  Un bout de ciel bleu, la lumière qui rallume sa vie, lui redonne l’espoir de continuer de vivre.

 

  Elle regarde au loin, le port et les bateaux qui viennent et repartent comme coulent les larmes d’une  mélancolie profonde.

 

  Les immeubles figés dans la pierre regardent le temps qui court et la vie qui se fonde.

 

  Dans l’immensité de la vie, elle se sent abandonnée par son âme, seule, elle regarde sa vie défiler comme le vent agite la mer.


Clara Lecourt - 2d 9 2017

La guerre était maintenant arrivée

Un défilé, de soldats, par milliers

Se déroulait déjà, là, devant moi ;

Partir fut une décision, mon choix.

 

Une fois entrée dans la diligence,

Je pus voir mes compagnons de voyage.

Au moins dix personnes de tous les âges

Qui faisaient régner un large silence.

 

Carré-Lamadon, Loiseau, Cornudet

Boule de suif, bonnes s½urs, de Bréville

Aucun de nous n’avait paru hostile

A l’idée de tout, un beau jour, quitter.

 

Après de longues heures d’excursion,

mal à l’estomac, de faim, nous avions.

Heureusement, ceux-ci étaient là,

Boule de Suif et son panier repas !

 

Plus tard, la diligence fut stoppée;

Par un Prussien, sans doute un officier.

Il nous dit placidement de sorti;

A l’auberge, il nous convia à dormir.

 

Le soir, Boule de suif fut demandée

Quand elle revint enfin, sur son visage,

On apercevait colère, effroi, rage

Dû à ce qu’on lui avait ordonné.

 

En effet, nous ne pourrions repartir,

Que quand Boule de suif le voudrait bien,

Coucher avec cet officier prussien.

D’ici là, nous ne pouvions nous enfuir.

 

Des rumeurs commençaient à éclater,

Comme quoi Boule de Suif était prostituée.

Si nous voulions nous en sortir vivants,

Il fallait qu’on pense à nous maintenant !

 

L’affreuse stratégie fut établie ;

Chacun, à son tour, alla lui parler

Pour l’encourager à passer la nuit,

Avec l’officier très déterminé.

 

Le lendemain le plan fut accomplie

Le groupe avait réussi son pari.

Jamais plus Boule de suif, nous revîmes.

Mais elle sera toujours dans mon estime !


Juliette Keller, 2d9 

La fiche sur la parole rapportée dans le récit :

Par raymondqueneau - publié le dimanche 8 octobre 2017 à 10:03

Quelques images pour illustrer "Boule de Suif" (film et illustrations)... à vos crayons pour apporter votre version illustrée!

Par raymondqueneau - publié le dimanche 8 octobre 2017 à 10:00

Le panier de Boule de suif et les réactiuons de personnages, de Tantale au Rubicon

Par raymondqueneau - publié le dimanche 8 octobre 2017 à 09:59

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Documents et textes complémentaires pour les secondes de M. Lissonnet au lycée Raymond Queneau d'Yvetot
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