Sélection littéraire, lycéens Schweitzer



La foule, du bruit, un bruit sourd dans tout le parc, on appelle ça le pays des rêves. Le parc Disney est une des plus grandes attractions touristiques de France.


20H, la fermeture du parc, et le début du travail de Daniel. C’est le gardien de nuit, lui seul connait le parc mieux que quiconque, il fait des rondes dans ce dernier toutes les nuits, il est monté dans chaque manège, a vu chaque parade, a participé à la construction de chaque attraction, il connait chaque personne qui y travaille. Il ne se lasse pas de cet emploi, il est toujours aussi émerveillé devant les manèges pour enfant.


Mais cette nuit là, il fit une découverte macabre.


Il commençait toujours sa ronde par la caverne du dragon. Celui ci était éteint à cette heure, mais parfois, Daniel le mettait en route et l’observait un certain temps, puis il continuait sa ronde. Aujourd’hui il n’avait pas le temps, il était déjà en retard.

En passant devant It’s a small world, le pays des poupées chantantes, il remarqua que l’attraction était en marche. Il se dit :  « Oh, un petit tour ne me coûtera rien ! ». En entrant dans un des bateaux, il remarqua que l’eau était teintée de rouge. À mesure que l’embarcation avançait, une sorte de crainte le rongeait. L’eau teintée de rouge .. Qu’est-ce que cela signifiait ? Le chant des poupées n’était plus. Il entrait dans le premier monde...


La mélodie des poupées joyeuses avait laissé place à un chant plus lugubre. Ce qu’il vit lui fit faire un bond. Les poupées avaient été étripées dans un bain de sang digne des plus grands films d’épouvante. L’acte était signé : Pirates of the Caribbean était inscrit sur les parois du monde miniature en lettres de sang.


Daniel s’attendait à tout sauf à ça, il était profondément choqué de ce qu’il venait de voir. Il partit en courant du bateau qui le transportait, pour se diriger vers l’antre des pirates. Ces derniers l’attendaient, l’atmosphère étant pesante, Daniel hésita quelques secondes avant de se jeter dans la caverne. Un des squelettes le saisit et l’accrocha au mur. Les autres faisaient un feu dans lequel Daniel périt.

Raphaël Z.



Le rêve ! Disneyland (ou bien le cauchemar ?)

Ma journée au parc Disneyland se déroulait normalement à la seule exception que je n’avais jamais vu une telle marée humaine .Le jour arrivait à son terme alors que la nuit commençait à s’installer, mes amis qui m’accompagnaient se sentaient trop fatigués pour continuer les attractions .Je m’aventurai donc seul dans « Big Thunder Mountain » aussi appelé « Train de la Mine », un décor à base de résine ressemblant étrangement à la roche du grand Canyon.
En arrivant dans le wagon, je remarquai qu’aucune autre personne n’était montée dans le train, je trouvais cela étrange mais pas plus, l’attraction se passait, alors sans aucune émotion, aucun cri hystérique, je ressentais même une sorte d’ennui .Une fois l’attraction terminée, je me dirigeai vers les écrans où étaient exposées les photographies de l’attraction, j’aperçus mon visage dans le 8ème wagon, j’avais le regard vide, tel un cadavre .
C’est à ce moment là que je constatai que le parc était entièrement vide. Commençant à prendre peur je sortis mon portable pour rejoindre mes amis, or, un logo sur mon écran m’indiquait qu’à l’endroit où je me trouvais il n’y avait pas de réseau .M’inquiétant encore plus je m’approchai de la sortie de Frontiereland, Frontiereland étant une partie de Disneyland telle qu’il y en à quatre : Frontiereland, Adventureland, Fantasyland et Discoveryland .La sortie n’était qu’à quelques mètres lorsque j’entendis des bruits venant du « Phantom Manor » aussi appelé « Manoir Hanté », tout à coup je ressentis une sorte de soulagement .Je m’approchai donc du Manoir Hanté criant à intervalles réguliers : « Il y a quelqu’un ? » Question qui restait pour l’instant sans réponse .
Arrivé à l’entrée lugubre de l’attraction, que j’avais faite plutôt dans la journée, j’allai vers la fenêtre de la maison et je frappai trois petits coups contre le carreau espérant une réponse à ma question. Soudain, dans un grand sursaut, j’observais un visage morbide qui avait tiré les rideaux en un instant pour me présenter cette face à moitié brûlée et pousser un cri digne d’un film d’épouvante .Le visage se retira et à ce moment je me demandai dans quelle situation bien étrange je m’étais retrouvé, puis je me souvins avoir vu ce visage dans l’attraction. En même temps que j’y réfléchissais, la grande porte d’entrée du Manoir s’ouvrit, je vis en sortir une armée de zombies, fantômes et squelettes armés de lames tranchantes .Cet essaim de monstres se dirigeaient vers moi, pris de panique, je courus de toutes mes forces en direction de la sortie, ils firent de même. Pendant la course poursuite je n’eus le temps de me demander ce qui était en train de se passer.
La troupe me rattrapant et moi fatiguant, j’allai me réfugier dans les magasins de l’entrée placés dans une magnifique représentation de Main Street. Caché derrière la caisse, je me penchai sur la question de ce réveil de chimère mécanique, ne trouvant aucune explication rationnelle je me mis à pleurer, m’étonnant moi-même, moi qui d’ordinaire n’avais pleuré que très rarement. Malheureusement mes pleurs avaient attiré les monstres dans le magasin où je me trouvais. Ils ne mirent que très peu de temps à trouver ma cachette, le squelette arriva vers moi et me planta sa lame dans la poitrine, suivi d’un zombie qui commençait à déchiqueter la chair de mon bras. Alors que je les suppliais tout en me débattant, eux ne m’écoutaient pas, ils continuaient. Je me sentais partir, ayant pour dernière vision de la vie la peluche Stitch et autre porte clefs Mickey. Je vis tout à coup une lumière blanche m’aveugler, une voix m’appela, à de multiples reprises, était-ce le paradis ?, je le pensais jusqu’à ce que je vois le visage de la personne qui m’appelait, elle me tira pour me relever et me demanda si j’allais bien, je lui répondis que oui tout en lui demandant où j’étais, pour qu’elle me réponde que l’on se trouvait à la fin de la queue du Train de la Mine.
Enfin je compris, je m’étais en fait évanoui et tout cet enfer n’était qu’un mauvais rêve. Je la remerciai en lui disant que j’étais tout de même apte à faire l’attraction. La file d’attente touchait à sa fin et j’étais impatient de rentrer dans le train, une fois arrivé au bout, une dame me demanda d’aller porte 8. Le train arriva, je rentrai dans le wagon tout se passait normalement, en tout cas autrement que dans cet horrible cauchemar. Le train démarra et c’est seulement à cet instant là que je me posais cette question : <> Alexis.Q


Amazonie

J’étais tout seul et je ne savais pas ce que j’allais faire. C’était comme si j’étais dans une prison sans porte ni fenêtre; à l’intérieur d’un cube plat; tout à coup, je vis quelques arbres devant moi. Plusieurs centaines d’arbres. C’était la forêt amazonienne. Et il y en avait de toutes sortes. Quelqu’un se présenta devant moi. Cet homme s’appelait Nafoufeti. Il venait d’Egypte. Il  avait aussi visité des pyramides. En me voyant, il me fit un signe de tête. Ses yeux étaient aussi verts que les feuilles des chênes et ses cheveux aussi châtains que leur écorce. Dans ses mains se tenait un objet pas plus gros qu’un poing. Cet objet était de couleur pourpre et brillait comme un diamant. C’était une pierre philosophale.
L’homme prit la parole: «Cette pierre que tu vois là, mon garçon, c’est la pierre philosophale; elle peut transformer n’importe quel métal en or. Je l’ai trouvée dans un sarcophage sacré au cœur d’une pyramide. Ce sarcophage couvrait un homme nommé Toutankhamon! C’était lui qui se servait de la pierre quand il était encore vivant. Moi, j’étais son plus grand fidèle. Je lui parlais souvent des Grecs car la pierre philosophale était avant tout la propriété des grecs. Il me dit "Je mourrai sûrement avant qu’ils ne la retrouvent. Et quand ils me verront, la pierre n’aura plus de valeur ni pour moi, ni pour eux. C’est à toi maintenant de la garder. Va voir en Amazonie car ce sont les Incas qui s’en servent aussi bien que les Grecs. Et quand il mourut, je le couvris d’un sarcophage, je lui pris la pierre et partis en Amazonie. Là, encore, la pierre philosophale n’avait pas encore perdu son prix! Sais-tu, mon garçon que cette forêt est infestée de bêtes dangereuses! Et bien, grâce à cette pierre, elle nous protégera de tout danger. De plus, les incas m’ont parlé d’une ancienne légende qui dit que celui qui rapportera la pierre au sommet d’une des pyramides amazoniennes, sera l’homme le plus puissant du monde et au moment de sa mort, il deviendra un dieu puis toutes les reproductions de son corps seront vendues dans tous les supermarchés, magasins et boutiques du monde. Mais, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas facile car il y a un empereur qui règne sur les pyramides; il refuse de recevoir des objets étrangers sur ses terres. le meilleur moyen de détourner son attention, c’est de lui apporter un bérimbau". je fis une drôle de tête. Le mot "bérimbau" résonnait encore dans ma tête jusqu’à ce que...

Tout était devenu noir; je mis quelques secondes encore à me rendre compte que tout cela n’était qu’un rêve. En fait, j’étais dans mon lit mais je fus surpris de voir mon réveil. Il était quinze heures et dix-sept minutes. Pourquoi aurais-je dormi jusqu’a quinze heures? Aurais-je fait plusieurs fois le même  rêve? Aurais-je même dormi pendant plus d’un jour? Aurais-je attrapé une maladie du sommeil ? Je sautai soudain de mon lit, la porte s’ouvrit sans même que j’aie le temps d’abaisser la poignée. Peut-être que la pierre philosophale existait vraiment et que je rêvais d’un événement que j’avais déjà vécu. J’étais sans doute mort.

Me voilà donc en train de descendre l’escalier en me cassant la figure. Pourtant  bien sûr je ne me cassai rien. pas même une bosse, un bleu ou une égratignures, rien. Au moment où j’ouvris la porte de l’extérieur, que vis-je? Des dizaines et des dizaines d’arbres de tous les côtés. Mon jardin avait changé. Et là, devant moi, Nafoufeti qui tenait toujours la pierre philosophale. J’étais bien dans la foret amazonienne. Je n’avais pas rêvé. Je m’étais peut être évanoui en entendant le mot « bénimbau » sonner dans ma tête. Mais pourquoi avais-je vu mon réveil ? Pourquoi avais-je vu une porte s’ouvrir ? La perte de conscience m’avait-elle donné des hallucinations ? Tout en me posant ces questions je lançais à Nafoufeti: « L’aventure est entre mes mains !!! » Et je lui pris la pierre. Au bout de quelques secondes, je m’arrêtai et un personnage apparut devant mes yeux. Il était d’une laideur atroce et ses yeux étaient écarlates. Devinez qui ? C’était l’empereur Inca. Il était même encore plus grand que ces arbres. Il me cria «Viens m’affronter si tu en es capable petit » Je me retournai. Nafoufeti avait disparu. Je me tournai vers L’empereur qui avait ouvert son énorme bouche en rugissant « déé-vvvoorrron-leeeeu !! » (dévorons-le). Il allait me manger, c’était sûr ! Sa bouche s’approchait de plus en plus de moi ! Au moment où elle se referma sur moi pour me croquer tout devint de nouveau noir. Je ne voyais plus rien. Déjà dans l’estomac de l’empereur ? Certainement. J’avais pourtant les yeux à peine ouverts, mais je vis tout à coup, une lueur qui indiquait un écriteau vert luisant. Il était écrit "q2B". La première lettre était minuscule. mais que signifiait "q2B"? Peut-être était-ce le nom de l’empereur? Mais pourquoi était-ce écrit dans son estomac? Je mis un long moment à comprendre, mais en réalité il était écrit "Neuf heures et vingt-huit minutes". C’était mon réveil et moi j’étais dans mon lit. Je venais de sortir de mon rêve secondaire. Toutes ces histoires de pierre philosophale, de pyramides, d’Incas et d’empereur, tout cela me dépassait franchement. La seule chose qui me soulageait, c’était que cela ne risquait pas d’arriver. Et même si ça devait arriver, je ne voyais pas pourquoi je prendrais autant de risques. Alors je me posai un moment pour me demander si je n’étais pas en train de faire un troisième rêve, mais j’étais bien dans la réalité.

"Le petit déjeuner est prêt!", annonça ma mère dans la cuisine. Un rêve n’a rien de si bon ni de si mauvais.


Tanguy H.



Un étrange rêve

    Cette forêt ne ressemblait qu’à une succession de collines couvertes de variétés de sapins, de roches granitées et sillonnées de rivières. Bryce River serpentait dans la pinède où se trouvait la plus grande cascade. Une épaisse couche de glace recouvrait les parois rocheuses.

    Un jeune spéléologue contemplait ces chutes vertigineuses aux flots incessants et assourdissants. La température ne cessait d’augmenter et chaque goutte qu’il recevait coulait sur son visage, soudain une idée lui vint: affronter cette force de la nature. Il descendit le petit chemin escarpé qui le mena au pied de la chute. Il entendit un léger bruissement et vit des feuilles s’agiter. Lentement, il s’approcha et lorsque les branches s’écartèrent, il découvrit un passage.

    N’écoutant que son courage et sa curiosité, il pénétra dans une sombre et étrange grotte aux nombreux stalactites. Il balaya de sa lampe torche les parois rocheuses faisant apparaitre des ombres mystérieuses aux formes indéfinies surgissant de nulle part.

    Il s’enfonça plus profondément encore quand, devant lui, apparut un lac de couleur bleu saphir. Subjugué par tant de beauté, il se laissa aller à ses rêveries. Puis il s’approcha et se mira dans cette eau limpide.

    Dans le silence des ténèbres surgit tout à coup de l’onde une étrange créature. Sa chevelure encadrait son visage aux yeux multicolores qui hypnotisa le spéléologue. Elle l’entraîna vers les fonds. Devant lui défilaient de multiples poissons aussi étranges les uns que les autres.

    Après un long voyage dans ce monde mystérieux, ils remontèrent à la surface. Elle le déposa sur un carré de verdure et s’en retourna. Il ne sut jamais qui elle était. Allongé sur l’herbe les yeux levé vers le ciel, il sentit des mains le saisir et un léger frisson lui parcourut le dos. Elles le soulevèrent.


Lorsqu’il ouvrit les yeux, il comprit que tout cela n’était qu’un rêve. C.R



La mystérieuse ile de Paques.

L’ile de Pâques se situe dans l’océan Pacifique, elle accueille des milliers de visiteurs chaque année.

Le 6 juin 2011, Luna et Paul arrivèrent sur l’ile pour leur voyage de noce. Ils déposèrent leurs valises à l’hôtel et descendirent se balader dans l’ile. Luna et Paul était un couple curieux et aventurier, adorant les lieux mystérieux. Ils allèrent diner au restaurant et Luna décida de rester encore un peu pour aller voir les célèbres statues, les maios.


Il se faisait de plus en plus tard et de plus en plus sombre. Luna décida de rentrer à l’hôtel, quand soudain, elle entendit des bruits de pas, comme si quelque chose de lourd se déplaçait. Inquiète, elle se retourna. Rien ne lui semblait bouger. Alors, elle continua sa route. A peine eut-elle le dos tourné que le même phénomène se reproduisit. Elle s’arrêta, se retourna et constata avec horreur que les statues avaient changé de place et formaient désormais un cercle dont elle était le centre. Les maios ouvraient et refermaient leurs bouches en récitant des incantations d’une langue inconnue. Luna était en état de panique, elle essaya d’attraper son téléphone mais celui-ci lui vola des mains. La Lune était entière et se situait juste au dessus du cercle formé par les statues. Minuit sonna, quand soudain une lumière verte jaillit des yeux des statues. Luna croisa cette lumière et  perdit connaissance.

Pendant ce temps-là, Paul commençait à s’inquiéter, sa femme ne répondait pas aux appels téléphoniques, il était déjà plus de minuit et il ne voyait toujours pas revenir sa femme.

Il décida alors de partir à sa recherche.


Il avançait à l’aveugle sans savoir quel chemin prendre. Il faisait froid et le ciel était d’un noir d’encre. Il marchait, quand soudain un homme l’attrapa par l’épaule.


«_Vous ne devriez pas sortir cette nuit, c’est trop dangereux, rentrez chez vous », dit l’homme.

« _Je cherche ma femme, elle se promenait il y a quelques heures et je ne l’ai pas vue revenir. »

L’homme baissa la tête, il était inquiet, il avait peur, sa voix changea et il dit :

« _ Oh misère ! C’est le soir des ténèbres, comment a-t-elle pu … Mais vous n’êtes que des touristes »
Paul allait devenir fou, il ne comprenait pas. Il voulait revoir sa femme.

« _Chaque 6 juin à minuit, quand la Lune est pleine, les statues prennent vie. N’avez-vous pas remarqué qu’il n’y avait personne dans les rues cette nuit ? »

Maintenant qu’il le disait, l’ile paraissait presque vide.

« _Les statues prennent en otage une personne, une femme de préférence, pour l’offrir en sacrifice aux dieux, celle-ci se transforme en statue après la capture … Je suis désolé mon grand mais votre femme est partie à jamais … Ces disparitions ont lieu chaque année, et chaque année nous retrouvons une statue en plus dans l’ile. .»

L’homme resta stupéfait, il s’écroula et pleura. Sa femme l’avait quitté à jamais.


Miriam Z.



Dans un cimetière

 

                                               Dans un cimetière

       

Jean Marc se souviendra toute sa vie de la chose la plus extraordinaire qui lui est arrivée.


Tout a commencé le jour où il a déménagé dans une petite ville à la campagne. Jean avait vingt-sept ans et vivait dans un endroit peu commun: le cimetière, dont il était le gardien. Ce n’était pas un métier qui lui plaisait, surtout dans un endroit aussi ennuyeux et isolé. Mais cet endroit allait bouleverser sa vie. C’était sa première nuit au cimetière, il faisait froid, la nuit était longue et encore plus sombre que toutes les nuits. Il entendit des bruits très étranges venant du fond du cimetière. Il alla voir ce qu’il se passait. Il trouva une jeune demoiselle très pâle dans une tombe ouverte. Jean la prit dans ses bras et l’emmena chez lui pour qu’elle se repose. Il restait les yeux fixes sans rien dire, envahi par la peur mais ne pouvait s’empêcher de la regarder. Cette jeune fille était d’une beauté éblouissante . Elle avait des yeux bleus , des cheveux noirs , une robe blanche splendide , sur le front elle avait une large plaie .


Après quelques heures d’hésitation , Jean essaya d’engager la conversation pour découvrir qui était cette jeune fille. Elle lui raconta qu’elle s’appelait Claire, qu’elle avait vingt-cinq ans. Elle s’était noyée dans le lac à coté du cimetière .


Au début, Jean ne comprenait pas trop ce qu’il se passait, il tomba immédiatement sous le charme de Claire.

Toutes les nuits, Claire se levait pour aller dans le cimetière peu avant minuit. Un soir, Jean la suivit discrètement et vit sa douce faire des incantations et il aperçut des morts qui sortaient de leur tombe. Jean ne s’imaginait guère que Claire avait des pouvoirs surnaturels, elle ramenait des morts à la vie pour faire peur à celle qui l’aavait tuée alors qu’on fait croire à un accident. Claire devint de plus en plus mystérieuse et dangereuse. Jean trouvait un article de journal avec la photo de Claire puis il décida de lui parler un soir au dîner. La jeune fille était nerveuse  et lui raconta son histoire.

-Il y a une semaine je suis allée au lac avec ma troupe de théâtre, il faisait très chaud, tout le monde bronzait, et se baignait. Ensuite, Juliette ma collègue de théâtre, m’attira dans un coin pour pouvoir répéter une scène, nous étions au milieu d’un marécage. Elle m’assomma avec une grosse pierre, je suis tombée inconsciente dans le lac et je me suis noyée. Cette histoire rendit Jean terriblement triste mais toujours amoureux.

Il voulait l’aider à arrêter cela à condition qu’elle arrête de réveiller les morts. Pourtant Claire n’arrêtait pas et toutes les nuits elle allait réveiller les morts pour faire peur à sa meurtrière.

Jean lui demanda d’arrêter , il lui promit de trouver une solution. Depuis ce jour là , les habitudes de Claire commencèrent à disparaitre. Elle passait ses nuits à espionner chez son assassin en se rendant invisible. Quelques jours passèrent , Claire raconta à Jean qu’elle avait trouvé l’arme du crime dans la voiture de Juliette. Jean avait un plan : il vola la voiture de Juliette et l’abandonna à côté du commissariat. Le matin, la police trouva la voiture ainsi que la pierre couverte de sang. Juliette avoua le meurtre de Claire.


Les deux amoureux était soulagés et heureux de voir le sort réservé à Juliette. Quelques jours plus tard, Claire décida de partir, mais Jean ne voulait pas la perdre. Il réussit à la convaincre de rester auprès de lui. Elle pensait l’aider car elle connaissait très bien ce cimetière.


Ilizete



Un drôle de rêve

Un rêve depuis mon enfance : un saut en parachute. Cadeau offert par mes parents pour mes dix-huit ans. Ils m’envoyèrent dans les Alpes pour réaliser ce rêve. Quinze insupportables minutes de préparation. Je sentais déjà l’air frais m’envahir. C’était l’heure, l’homme, d’une cinquantaine d’années, qui m’équipait, me prit la main et … Trou noir, plus aucun souvenir. Quand j’ouvris les yeux, je me retrouvai seule avec cet homme sur un nuage. Celui-ci était assez grand, je ne voyais pas bien son visage puisqu’il avait de longs cheveux gris lui tombant sur la nuque. Des mains rudes trahissant l’expérience du métier et une carrure d’athlète malgré son âge. Le nuage, lui, était fin et assez condensé pour que l’on puisse s’y déplacer. Il était également tellement immense que l’on ne pouvait en voir les limites.


     J’avançais silencieusement aux côtés de l’homme sur le nuage et l’expression avoir la tête dans les nuages prenait tout son sens ici, puisque, déconnectée de ce qui se passait sur le nuage, je ne pensais qu’à tenter de savoir comment j’allais pouvoir quitter ce nuage pour pouvoir retrouver mes parents, mes ami(e)s, et je ne m’aperçus que quelques instants plus tard que le quinquagénaire avait disparu .

Je commençai à le chercher, je fis des « va-et-vient » sur le nuage qui devenait de moins en moins condensé. Je m’y enfonçai jusqu’à tomber dans le vide. Je criai de toutes mes forces à m’en casser la voix, que l’homme avait qualifiée de douce. En tombant, je fermai les yeux et criai, quand je les rouvris quelques instants, toujours pendant cette interminable chute, j’aperçus au loin une étrange silhouette, on aurait dit une créature mi-homme mi-animal je croyais voir un Sphinx. Tout en refermant les yeux, j’atterris je ne sais où. Je rouvrais mystérieusement les yeux par peur de ce que j’allais voir. A ma grande surprise, j’étais tombée dans un autre nuage, plus petit cette fois mais beaucoup plus condensé. Je ne pensais à rien d’autre qu’à mes parents qui m’avaient envoyée dans ce cauchemar. Fatiguée, de toutes ces aventures, je m’allongeai tranquillement pour pouvoir dormir. Après une bonne heure de repos, je me levai, moi qui pensais que c’était un mauvais rêve et bien, non... Je remarquai tout de suite une présence que je ne voyais pas mais que j’entendais. Elle me suivait, j’avais peur mais je restais confiante. J’attendais que le vieillard, qui m’avait jusque là accompagnée, revienne. Je le cherchai, je commençai à trembler, je me posai des questions, sans y trouver de réponses logiques.


     Soudain et enfin, j’aperçus une ombre, je reconnus la créature que j’avais vue pendant ma chute. J’eus peur, peur de ce qui pouvait m’arriver après cette découverte. Celle-ci s’avançait vers moi et me tendait la main. J’hésitai mais au point où j’en étais, il ne pouvait rien m’arriver de pire. Malgré ma peur, je lui tendis aussi la mienne. Celui-ci me tira violemment vers lui, il ne parla pas, moi non plus, mon côté peureux reprit le dessus. Quand j’aperçus son visage, je fus choquée de la ressemblance avec le quinquagénaire. Douteuse, je le suivis sans rien dire. Arrivée a l’endroit où il me ramena, je me rendis compte que nous étions au bord du nuage. Paniquée, je lui demandai qui il était, mais sans réponse non plus. On finit par se rapprocher du bord, et il me demanda de lui tenir la main. Il faisait les mêmes gestes que l’homme qui m’avait équipée quand il me dit : «  Accroche-toi, je te ramène à la maison ». Je repris confiance et reconnus immédiatement que la créature était en fait le vieillard. Je m’agrippai à lui et restais sur son dos pendant longtemps. Je finis par m’endormir. Une fois les yeux ouvert j’eus chaud j’avais une couverture sur moi, j’étais dans mon lit. Cet homme était bel et bien mon sauveur.



Prison de Shutter Island

C’etait un  jour parmi tant d’autres. Comme chaque jour, je marquais d’un trait le mur de ma cellule pour savoir depuis combien de temps j’était enfermé ici. Aujourd’hui c’etait le 666ème jour que j’étais dans cette maudite cellule, seul. Seul, depuis que mon camarade de cellule, Jason avait disparu sans laisser d’indices. Certains disaient qu’il avait été tué, d’autres qu’il s’était évadé, mais personne ne savait réellement ce qui s’était passé.
J’avais un sentiment bizarre aujourd’hui, comme l’impression que quelque chose avait changé dans ma cellule mais je ne savais quoi. J’observai attentivement le moindre recoin de ma cellule, et quelque chose à quoi je n’avais jamais fait attention me sauta aux yeux : sur le mur de brique du fond, il y avait une brique d’une teinte légèrement differente de toutes les autres. Je m’en rapprochai et en posant la main dessus je m’aperçus qu’elle n’était pas fixe et bientôt je reussis à la faire tomber de l’autre côté. Intrigué, je regardai par le trou que je venais de créer et vis qu’il y avait comme une salle secrète derrière ma propre cellule !
Je commençai à tenter d’agrandir l’ouverture car je voulais absolument accéder à l’autre côté. Je parvins à faire une ouverture assez large afin de pouvoir y passer, et j’atterris dans une salle vide avec un immense couloir dans lequel je m’aventurai. Au fond du couloir, il y avait une étrange porte en acier rouillée, au pied de laquelle il y avait un chemin de sang. J’étais inquiet mais j’ouvris quand même la porte, comme poussé par le vice de la curiosité et je fus frappé d’horreur et de dégoût quand je vis ce qu’il y avait à l’intérieur de la salle : une trentaine de cadavres, dont les corps a moitié déchiquetés baignaient dans une marre de sang, et il régnait là-dedans une odeur putride qui me monta très vite à la tête.
Comble d’horreur, je vis un corps empalé sur un pic à viande suspendu au plafond qui portait sur le torse un étrange symbole. Je reconnus ce corps, c’etait Jason ! Que s’était-il passé ici et qui avait bien pu faire cette horreur ?
Soudain, j’entendis un rire diabolique tout autour de moi et je regardai partout mais je ne vis rien. Quand je me retournai vers le centre de la pièce, je vis Jason tout ensanglanté, le corps déchiqueté décroché, debout, regardait vers moi et je reconnus le rire diabolique.
Pris de panique, je me retournai et partis en courant aussi vite que je pouvais à travers le long couloir, mais j’entendais les bruits de pas de Jason qui me courait après. J’étais térrifié et je ne pensais plus qu’à sauver ma vie. Quand enfin j’arrivai au bout du couloir, je constatai que l’ouverture que j’avait faite pour venir était rebouchée. J’étais desespéré et je n’eus que le temps de me retourner afin de voir Jason fondre sur moi. Quand je rouvris les yeux, j’étais étendu au milieu de ma cellule, dans une flaque de sang. J’avais la tête lourde et je peinais à bouger. Quand enfin je parvins à me lever, je vis dans le mirroir que j’avais une cicatrice toute fraiche sur le torse, c’était le même symbole...

Michael D.


Cauchemar souterrain

Lors d’un reportage qui avait pour but de découvrir le métier de mineur au Mexique, mon équipe de tournage allait découvrir l’une des mines qui étaient fermées sans raison. Juste avant d’y entrer, un homme assez étrange nous avait prévenus que ce lieu était maudit, mais personne ne l’avait pris au sérieux. Notre expédition avait enfin pu commencer.

Au bout de quelques pas, un des mineurs avait aperçu une chose fluorescente se déplacer. Mais quelques secondes après, une grande taupe apparut devant nous. Les mineurs se mirent à courir en criant dans tous les sens, ce qui causa la séparation de notre groupe en deux et compliqua notre expédition. On n’avait aucun moyen de communication avec l’autre groupe. Mon groupe était constitué de mon collègue et d’un mineur.

Cela faisait déjà plus d’une heure qu’on était rentrés dans ce labyrinthe souterrain. Mon compagnon de tournage était aussi paniqué que moi, alors que le mineur était plutôt calme. Il semblait habitué à ce genre de situations. On avait à peine de quoi s’hydrater.

Au bout d’un moment, on a ressenti une secousse, puis un silence s’installa.

Quand tout à coup, un cri retentit. Mon ami de tournage avait disparu sans aucune trace. On était totalement paniqué. Il ne restait plus que le mineur et moi. Ce dernier était notre seul passeport pour la liberté. Il connaissait plus ou moins le chemin vers la sortie la plus proche. Ce tournage était interminable. On n’avait aucune notion du temps.

On continua notre chemin sans aucun espoir de s’en sortir, mais à un moment une lumière apparut. Le mineur m’arrêta, il avait aperçu une ombre se déplacer. La taupe du début de l’expédition apparut devant nos yeux. Le mineur avait décidé de l’affronter seul pour me laisser une brèche pour sortir de ce labyrinthe souterrain. Un petit animal étrange dévia l’attention de la taupe qui se mit à le pourchasser. Avant de sortir de la mine, une dernière secousse retentit. J’ai réussi à m’enfuir de la mine, mais le mineur fut enseveli sous les décombres.

J’étais le dernier survivant de ce carnage.


Adrian



Cuba et sa face cachée

Je finis la préparation de mon nécessaire pour ce voyage que j’attends depuis plus de deux mois. A 15h30, je survolerai l’océan atlantique à destination de Cuba. Une fois ma valise bouclée, je pense à couper l’électricité, l’eau et je dépose les aliments qu’il reste dans mon frigidaire à ma charmante voisine du dessous âgée de 68 ans . Je repasse par chez moi, j’enfile mon manteau, je verrouille la porte, puis je monte dans le taxi que j’avais réservé une heure plus tôt.

Le chauffeur me demande ma destination, je lui réponds que je suis attendue à Charles de Gaulle. Il démarre. Le trajet se déroule à merveille, j’arrive à l’heure, je paye, descends puis me dirige vers la porte A du terminale 2. Après l’enregistrement de mon bagage, j’attends près de 30 minutes avant l’embarquement.

Une fois dans l’avion, je m’installe dans le siège qui m’a été attribué.

Je survole désormais des quartiers et même des villes entières, tout cela me fascine; je prends alors un air innocent, cette petite tête d’enfant émerveillé et je ne bouge plus. C’est sur les coups de 21h3O que l’avion atterrit, dans le plus grand calme. Fatigué du voyage, mais à la fois tout excité, je m’avance vers cette autre culture. Je réussis à saisir un taxi libre que je dirige vers un loft qu’une amie en France à bien voulu me confier.

Après une douche, un plateau repas, je décide d’aller me coucher en prévoyant pour le lendemain une petite visite du quartier, et une séance photo sur la plage.
Le lendemain, de très bonne humeur, je me prépare pour une journée de découverte du pays en commençant par le shooting photo. Je me dirige en premier lieu sur les plages les plus connues et prisées situées sur la péninsule de Varadero où je rencontre, des tas de gens que je m’amuse à photographier pour l’article que j’écris sur ce beau pays.
Après bientôt deux heures de ballade, je décide de m’aventurer dans une chose qui ressemble à une entrée de grotte que j’avais repérée au loin déjà. L’accès de celle-ci est quelque peu difficile, mais avec un peu de bonne volonté et de force pour déplacer les troncs dispersés devant, je réussis à y accéder sans trop d’efforts; je constate, grâce à ma lampe torche, que c’est bel et bien dans une grotte que je me retrouve.

J’avance sans précipitation mais prudemment pendant 100mètres avant d’atterrir sur une autre plage plus petite et comme qui dirait dissimulée derrière la plus belle et la plus fréquentée.

J’y aperçois au loin deux hommes vêtus de l’uniforme des forces de l’ordre qui, comme deux malfrats, portent chacun sur leurs épaules, l’un un homme, l’autre une femme, visiblement et probablement déjà morts étant donné la rigidité des corps et leur absence de réaction.

Les hommes se dirigent vers la mer et y jettent les corps que je m’empresse tout de même de filmer et de photographier. C’est avec horreur et désarroi que j"’assiste à cette scène, je fais un pas en arrière et manque de tomber car je viens de trébucher sur un rocher; mon déplacement à sûrement dû attirer l’attention des deux hommes car le temps que je relève la tête; ils sont à ma poursuite.
Je m’empresse de fuir à toute allure dans la direction par laquelle je suis arrivé. Entrainé dans cette incroyable poursuite, je fuis au plus vite, je réussis à les semer ayant une longueur d’avance. Je me réfugie dans le seul véritable endroit que je connais, le loft.

Choqué, je m’étends sur le lit afin de réaliser, puis je me souviens avoir eu quelques images de cette effroyable scène, que je m’empresse de visionner. De bonne qualité, je les envoie au plus vite à cette amie pour qu’elle les diffuse en France avec pour titre : "Cuba et sa face cachée". Quelques heures plus tard, je reçois une réponse à mon mail. Elle, aussi horrifiée, a fait le nécessaire pour les publier et c’est un succès. Je préfère écourter mon séjour et prévois mon retour pour le lendemain.



L’Angoisse Irréelle

    Dans l’avion A380 en direction du Japon, le pilote nous informe qu’il y a des perturbations. Il perd le contrôle de l’engin et s’écrase sur cette chose moelleuse.

Bouleversée, je m’empresse de chercher ma boîte de Kinder. Je me retrouve alors hors de l’avion, sur un nuage rose. Lieu plutôt étrange mais à la fois très amusant, je suis la seule survivante. Enfin pas tout à fait, le chien de cette chère voisine est à mes côtés. Je le surnomme alors Tobby.

    La faim s’intalle. Comment vais-je pouvoir le nourrir ? Un plateau-repas se retrouve derrière moi, il a dû tomber de l’avion lors de l’accident.

Au fur et à mesure que le temps passe, le chien devient de plus en plus étrange : il ne réclame rien et passe son temps à se gratter l’oreille droite. Plutôt mystérieux ce chien. Il est à la limite de s’arracher l’oreille mais je ne peux rien faire, il suffit que je m’approche de lui et il me montre les crocs. Il faut que je m’éloigne de lui mais la pitié que m’inspire ce chien est de plus en plus forte.

Ses oreilles, en sang, me dégoûtent. Il faut absolmument que je le soigne.

    La nuit suivante, je le surveille. Je m’empresse de prendre mon écharpe et de recouvrir son oreille. Je découvre alors qu’elle contient une chose étrange. Impossible d’en savoir plus, celui-ci se réveille et me bondit dessus.

Prise de panique, je tente en vain de le repousser, mais celui-ci devient très agressif. Je le repousse avec mes pieds et prend la fuite.

Par chance, il ne me suit pas. Je ne me vois pas rester seule avec ce chien. Je finis par m’allonger, le sommeil m’envahit avec des milliers de questions qui tourbillonnent dans ma tête.

    Le lendemain, Tobby me réveille, il al’air de bonne humeur aujourd’hui, je ne vais pas le contrarier mais je vais quand même m’en méfier. Ce n’est pas forcément le bonheur d’être coupée du monde et encore moins avec lui.

Ses oreilles empirent de jours en jours, et lui est à la limite de m’attaquer.

    La pluie arrive. Enfin du changement !

Le comportement du chien change aussi : il panique, se roule par terre. Que lui-arrive-t-il ? Il ne tient plus en place.

La pluie devient de plus en plus violente, Tobby perd ses poils. Quelle horreur !

Je ne comprends pas, je ne peux rien faire, il devient complètement fou. Peut-être qu’il ne supporte pas la pluie, je l’emmène s’abriter sous le plateau-repas.

La pluie ne s’arrête pas et Tobby me fait réellement peur.

    Je vois alors quelque chose de rouge clignotant dans son oreille.

Tobby n’a plus de poils, ne bouge plus. Il ne ressemble même plus à un chien.

Serait-il mort ? Je découvre que son oreille contient une puce...

Cet endroit est de plus en plus terrifiant mais je ne trouve aucune sortie. Ca ne doit pas être possible.

    Bouleversée, je décide de m’éloigner de Tobby. Pauvre chien. Je ne peux prévenir personne, je suis à présent seule. Les jours passent et les questions deviennent de plus en plus nombreuses et tellement importantes.

Le nuage est imbibé d’eau, je suis trempée. Je pourrais ne pas survivre, je vais me noyer.

    Je me réveille en sursaut dans l’ombre totale.

Je suis dans un lit, dans mon lit. Je ne comprends plus ce qui se passe. J’allume la lumière.

N’était-ce qu’un rêve, qu’un cauchemar ? N’y aurait-il pas de chien étrange ?

Dehors, le soleil brille comme jamais. Quelle peur !

    La maison est vide. Plutôt sinistre.

La porte s’ouvre, mon frère apparaît.

Quelle joie immense de le revoir !

Avant de repartir il me dit " je vais t’installer ce nuage dans ta chambre puisque tu rêves du paradis, finis ta valise, demain matin l’avion nous attend et à nous le Japon ! ".

Et il disparaît.

Etait-ce un rêve prémonitoire ? Je ne l’éspère pas et ne veux même plus y penser.

Je regarde mon chien, Max, d’un façon étrange. Serait-il normal ? Bien sûr, il est impossible de se retrouver sur un nuage !

    Le lendemain, le grand départ.

Le stress monte de plus en plus.

    Dans l’avion A380 en direction du Japon...

 

 

 

                Johanna



La cérémonie noire

           En 1995, Jason Smith vit dans le regret de ne pas avoir pu protéger sa femme, Isabella, qui fut assassinée.


Il allait donc une fois par semaine, au cimetière, pour mettre des fleurs sur la tombe de la défunte.

Mais un soir de décembre, alors qu’il allait poser des fleurs au cimetière, il remarqua que la tombe était ouverte et vide. Jason fut bouleversé et choqué de voir que sa bien-aimée ne se trouvait plus là ou il l’avait laissée. Il courut voir le gardien du cimetière pour comprendre ce qu’il venait de voir, mais il ne trouva personne; il voulut appeler la police mais le portail du cimetière semblait fermé et Jason se retrouva seul, enfermé dans un cimetière.


Peu de temps après, Jason commença à entendre des voix glaçantes et décida de les suivre  pour en découvrir la source. Il marcha quelque temps, inquiet et trouva une vingtaine d’hommes en cape noir, chacun muni d’une bougie marmonnait une sorte de chant incompréhensible. Après avoir vu cet étonnant spectacle, il en vit un autre qui lui glaça le sang, le corps de sa femme était en leur possession. Les hommes remarquèrent la présence de Jason, et coururent immédiatement vers lui dans le but de le neutraliser. Jason leur demanda qui ils étaient et ce qu’ils faisaient avec le corps de sa femme.

Les hommes se révélèrent être des sectaires croyant en Juda. Ils étaient en train de faire une cérémonie de réincarnation afin de ramener leur maître à la vie mais cela devait rester secret, c’était pour cette raison qu’ils avaient décidé de fermer le cimetière. Ils révélèrent aussi que le corps devait être celui d’un mort récent.

Les sectaires continuèrent leur cérémonie, des éclairs commençaient à apparaitre, les étoiles disparurent du ciel noir ainsi que la Lune. Les sectaires posèrent le corps d’Isabella sur un sceau contenant des gravures et des symboles négatifs. Une grande lumière s’abattit sur le corps et un fantôme fit son apparition. Les sectaires se mirent tous à genoux devant ce fantôme. Jason compris qu’il s’agissait de leur maître, et que s’il ne faisait rien, la femme qu’il avait perdue allait se transformer en un monstre. Il tenta de se libérer, en vain, car il était accroché à une statue. Soudain, un éclair brisa le statue à laquelle il était accroché et il courut pour empêcher cette cérémonie. Il poussa un sectaire dans le sceau du rituel ce qui brisa le sortilège, et fit disparaître toute la magie noire de cette cérémonie, ainsi que le fantôme. Les sectaires renoncèrent à leur plan de réincarnation car c’était la seule nuit de l’année durant laquelle leur magie opérait. Jason remit sa femme dans le cercueil et rentra chez lui, traumatisé par cet événement.


Sébastien P.



La pyramide de la Lune - Alexandra Martins

Il était maintenant presque 22 heures. James et moi arrivions près du Teotihuacan.

Je m’avançai donc accompagnée de mon collègue devant la pyramide de la Lune. J’étais archéologue et mon patron nous avait envoyés James et moi au fin fond du Mexique, pour percer le mystérieux secret de cette pyramide. En effet, une rumeur fiable racontait que nombreux étaient les hommes qui s’y rendaient, plus courageux les uns que les autres, à la recherche de multiples trésors. Mais ceux qui avaient pénétré cette pyramide n’étaient jamais rentrés chez eux, et la mineure partie de ceux qui contredisaient la règle étaient devenus complètement fous. Personne n’avait jamais su me dire pourquoi.

James et moi nous approchions alors de l’entrée, l’estomac noué et les jambes engourdies. La pyramide était immense et très impressionnante. Que pouvait-il s’y cacher ? Nous avions décidé d’explorer la pyramide de nuit, car les touristes étaient trop nombreux la journée. Il faisait très chaud et la sueur de mon front brillait à la lumière de la torche que tenait James. Celui-ci, à côté de moi, me lança : « On y va ? » Je ne répondis pas et commençai à marcher pour prendre les escaliers. Pour accéder à l’intérieur de la pyramide, il fallait d’abord monter à son sommet. Les marches étaient nombreuses.

Quand j’eus atteint le sommet, suivie de James, un cri sauvage retentit, un effroyable cri qui me glaça le sang. Je sursautai, perdis mon équilibre et tombai dans le trou situé au dessus de la pyramide, que l’on devait normalement pénétrer à l’aide d’une échelle. Je parvins à m’accrocher à l’un des barreaux pendant ma chute et descendis le reste de l’échelle. J’arrivai à son bout, j’avais atterri dans un séquoia.

J’étais au beau milieu de la jungle. C’était incroyable. La jungle était plus grande que la pyramide elle même. Comment cela était-il possible ? Une jungle à l’intérieur d’une pyramide ? Qui l’eût cru ?

Je descendis alors de l’arbre avec précaution. J’aperçus un panneau sur lequel était inscrit : « Il vous faudra traverser la jungle pour percer le secret de la pyramide de la Lune.  Si vous le souhaitez, il est encore temps de faire demi-tour. » Je n’étais pas rassurée. Où pouvait être James ? Je pris mon courage à deux mains et débutai la marche vers le trésor inconnu.

Cela faisait maintenant une heure et demie que je marchais, toujours sans nouvelles de James. Je décidai alors de faire une petite pause. Je fis quelques pas pour me poser sous l’ombre d’un arbre, lorsque j’entendis un nouveau cri. Il était plus intense. C’était un cri animal. La bête qui l’avait poussé devait être très impressionnante! J’entendis des branches d’arbre craquer sous mon poids, et regardai alors le sol : J’étais tombé dans un piège. Je n’eus pas le temps le temps de réfléchir, une liane était accrochée à ma jambe et me tirait vers un tronc d’arbre, qui, aussi fou que cela puisse paraître, avait une énorme gueule avec des crocs aiguisés comme des couteaux. Ce monstre allait tout bonnement me dévorer ! Je parvins tout de même à garder mon sang froid et saisis lecouteau suisse, que j’avais préalablement acheté, en vue de cette expédition. Je coupai la liane et me libérai.

Je pris alors mes jambes à mon cou, en m’enfonçant dans la jungle, qui se densifiait au fur et à mesure des kilomètres. « Pas question de s’arrêter ! » me dis-je. La première créature sauvage m’aurait dévorée à la moindre occasion ! Je continuais alors ma route, épuisée. Il faisait de plus en plus sombre et mes jambes n’allaient pas tenir longtemps. Mais je ne devais pas m’arrêter. Le sol était couvert de branches d’arbre sur une partie du chemin.

Et soudain, en marchant sur quelque chose, j’entendis un craquement, et sentis le sol se dérober sous mes pieds. Je me faisais piéger pour la seconde fois. J’étais en train de tomber dans un énorme fossé et je m’agrippai alors à une plante près du trou, mais elle était en train de se déraciner sous mon poids. Je regardai en bas, et aperçus de la lave. C’était fini. La plante céda et je criai vainement, fermant les yeux.

Une main s’agrippa à la mienne et j’entendis : « Besoin d’aide ? » C’était James. Alleluia ! Il m’extirpa du trou, et je le remerciai de tout mon cœur. Mais le temps pressait. Je repris alors la route, accompagnée de mon acolyte, lorsque nous vîmes un autre panneau : « Vous y êtes presque, mais attention, cette dernière épreuve sera peut être fatale ». Un nouveau cri retentit, semblable aux deux autres, mais plus effrayant encore. Tous mes membres tremblèrent.  Un Baobab géant se tenait devant nous. Il menaçait de nous avaler, une fois de plus. Nous étions totalement pétrifiés. La seule chose qui me vint à l’esprit fut : « Tiens, j’ai toujours cru que les arbres étaient végétariens pourtant !» J’étais en train de perdre la raison, comme les quelques rescapés de cette jungle. J’aperçus au sommet de cet arbre gigantesque des pierres précieuses en tous genres : diamants, rubis, saphirs, cristaux et bien d’autres encore. Cette dernière découverte me motiva. Inconscients du danger, James et Moi nous élançâmes vers cette abominable créature avec pour seules armes nos misérables couteaux suisses. L’arbre nous saisit tous deux avec ses branches. Mes os furent broyés sous sa force. Voilà ce qu’étaient devenus tous les autres aventuriers. J’hurlai de douleur, ma fin était proche. Alors je fermai les yeux, pour toujours.



La grande barrière de corail

C’était un mois d’Août. Mon meilleur ami John et moi avions économisé depuis des années afin de nous offrir une croisière au bord de la grande barrière de corail, en Australie.

Nous avions loué un catamaran pour un mois afin de longer la barrière. Je n’avais jamais vu une eau aussi bleue et aussi pure, j’avais l’impression que nous naviguions sur le ciel un jour de beau temps.

John m’exposait notre itinéraire, ses explications me faisaient rêver. L’écume à perte de vue me rappelait les nuages et les algues d’un jaune agressif jouaient le rôle des rayons du soleil. Cette expérience était si forte et si déroutante que j’avais l’impression de voler. J’oubliais tout, mes amis, mes problèmes, le bateau. Il n’y avait plus que moi. Les jours passaient je ne voulais toujours pas plonger, j’étais comme perdue entre le ciel et l’eau.

Un après midi pour faire plaisir à John je me jetai à l’eau muni d’un masque et d’une bouteille à oxygène. La barrière était vraiment magnifique. C’était comme un arc-en-ciel sous l’eau, les poissons effleuraient ma peau, c’était vraiment le paradis.

Soudain, une sensation étrange m’envahit. La barrière m’aspirait et je m’en approchais dangereusement, contre ma volonté jusqu’à la traverser. Tout était devenu noir autour de moi, je hurlai, mais aucun son ne sortait de ma bouche. Mon dos me faisait horriblement mal et tout à coup le noir qui m’entourait laissa place au ciel. Des ailes me sortirent du dos, elles étaient immenses, d’un blanc immaculé. Je volai au milieu des oiseaux tout près d’un soleil agressif. J’aperçus  le bateau, on aurait dit que la barrière avait inversé les milieux !

Comment retourner au bateau ? Je n’en savais rien et je fus prisonnière ainsi dans le ciel toute ma vie jusqu’à me transformer en un oiseau gigantesque et blanc. Je passais la fin de mes jours à voler seule à travers le ciel sans jamais pouvoir me poser. La solitude eut raison de moi et mon corps d’oiseau blanc et frêle tomba dans l’océan indien près de la Grande barrière de corail.

Sarah.N



Voyage au grand Canyon

Un soir d’hiver, je regardai la télévision, enfin je changeai de chaîne jusqu’à tomber sur un reportage sur le Grand Canyon. Je décidai donc de le regarder. A la fin, je fus totalement envoutée par ce paysage. Je décidai donc d’y aller, ayant besoin de changer d’air. J’organisai mon voyage pour le mois de mai, où il ne fait pas encore très chaud. Le  jour-J arriva, je me rendis à l’aéroport et me préparai physiquement à passer douze heures, sans escale, dans un avion, moi qui en avais horreur. Je dormis tout le voyage…

Arrivée là-bas, je fus totalement surprise par la chaleur. Ce phénomène était sans doute dû au réchauffement climatique. Il n’était que dix heures du matin. Je laissai mes affaires puis m’habillai de façon à pouvoir escalader et descendre certains endroits.

Lorsque j’arrivai à ce lieu tant attendu, je fus stupéfaite par la beauté et l’étendue de ce paysage. Je pris quelques photos puis cherchai un endroit, où j’aurais une belle vue, pour m’asseoir, admirer et surtout me reposer. J’entendis toutes sortes de bruits d’animaux plus étranges les uns que les autres, enfin je m’endormis.

Quelques minutes plus tard, je me réveillai en sursaut car ma jambe me brulait fortement. Je soulevai mon pantalon et y découvris un scorpion en train de me mordre. Je me débattis pour l’enlever. Il s’avérait que ce scorpion était venimeux. Je me sentis toute drôle, je vis le paysage tourner autour de moi et commençais à avoir de plus en plus chaud.

Soudain j’entendis un cri sourd et aperçus quelqu’un ou quelque chose se rapprochant de moi en courant. Lorsqu’il fut à seulement quelques mètres de moi, j’aperçus son visage, on aurait dit qu’il était brûlé. Il ou elle tenait un couteau dans la main gauche, je regardai autour de moi et m’aperçus qu’il me courait après, je décidais donc de m’enfuir. Je courais le plus vite possible en regardant avec espoir derrière moi pour voir si la chose avait arrêté de me poursuivre… Hélas non, donc je continuais encore et encore…

Je trébuchai sur une racine et me cognai fortement la tête avant de  m’évanouir. Soudain j’entendis des voix, une femme d’abord puis un homme, mais je ne distinguai pas leurs paroles. Ce fut de plus en plus clair, je comprenais, j’ouvris les yeux et vis que je me trouvais dans un hôpital, entourée d’un médecin et d’une infirmière. J’étais en sueur. Ils m’expliquèrent ce qu’il s’était passé, je me suis endormie, je me suis fait mordre par un scorpion pendant mon sommeil, quelqu’un passant par là me vit en sang et appela l’ambulance. J’étais dans le coma, d’où ces hallucinations. Je sortis de l’hôpital quelques heures après avec un bandage.

Je terminai mes vacances sans m’endormir de peur de me retrouver encore une fois à l’hôpital.


Sarah X.M.



Dernier voyage.

L’histoire se passe en Décembre 1990. Du haut de ses quatorze ans, sa mère la décrivait comme une jeune fille très discrète, ne prononçant jamais aucun mot, n’éprouvant jamais aucune émotion et qui, la plupart du temps, restait seule dans son petit monde avec ses pensées. C’était une élève assez sérieuse qui possédait un niveau scolaire plutôt bon, mais cela n’avait pas permis pour autant qu’elle intègre une de ces prestigieuses écoles qui se trouvent à Paris. Depuis son plus jeune âge, sa mère rêvait qu’elle fasse de majestueuses études supérieures pour qu’un jour peut-être, elle puisse s’épanouir dans un milieu qu’elle aurait appris à aimer.
Mais dès l’instant où elle annonça à ses parents que malheureusement elle ne pourrait pas aller dans ses luxueuses écoles, une sorte de guerre commença et au moindre faux pas sa mère la menaçait de l’envoyer en pension, jusqu’au weekend du vingt-trois où une interminable dispute fit rage entre elles deux.
Son père partit car il ne supportait plus ces bagarres incessantes ainsi que les hurlements interminables de sa femme. Quand tout à coup le téléphone sonna, elle décrocha, c’était la police. Elle apprit que son père venait de décéder car il s’était fait heurter par une voiture, ses blessures lui avaient été fatales. Elle laissa tomber le téléphone de sa main gauche. Mais sur son visage, comme à son habitude, elle ne laissait paraître aucune émotion, elle ne laissa même pas laisser échapper une seule larme. La tête baissée, elle se dirigea vers sa chambre et y resta deux bonnes heures.
A sa sortie, elle était vêtue très chaudement et tenait sur son épaule le grand sac de sport qu’elle prenait chaque été pour partir en vacances. Elle laissa la porte d’entrée claquer derrière elle, puis partit d’un pas décidé, sans même se retourner.
Elle se rendit en fait dans ce cimetière si connu mais pourtant toujours aussi effrayant, le cimetière du Père Lachaise situé dans la vingtième arrondissement de Paris, tout près de chez elle. Elle réussit à passer la grille fermée à double tour puis elle se mit à errer seule dans les allées, dans la nuit sombre de ce cimentière.
Épuisée, elle s’assit contre un arbre et éclata en sanglots. Elle répétait sans cesse que jamais elle ne rentrerait car tout cela était arrivé à cause des ces conflits. Puis, elle s’endormit.. Cela faisait déjà une semaine qu’elle était partie. Elle grignotait les quelques provisions qu’elle avait pris soin d’emmener en partant. Elle demeurait encore et toujours assise au pied de ce même arbre où elle avait passé ses nuits car elle voulait rester à l’abri des regards pour ne pas se faire remarquer.
A la nuit tombée, comme chaque soir depuis qu’elle se trouvait là, après avoir fait un tour dans les allées du cimetière, elle s’endormit contre son arbre. Mais cette nuit-là, ne sachant plus si elle était dans un rêve où dans la réalité, elle vit un homme qui s’approchait d’elle et après une courte réflexion, reconnut son père. Elle lui tendit la main, qu’il saisit immédiatement. Ce fut à cet instant qu’elle se rendit conte à quel point elle aimait son père. Il se mit alors à lui chuchoter à l’oreille que dans toute cette histoire, elle n’avait rien à se reprocher et que la seule et unique fautive était sa mère. Il ajouta que depuis le jour où il avait quitté ce monde, il ne s’était jamais sentit aussi libre ni aussi bien, mais qu’il avait quand même un énorme sentiment de manque envers sa fille chérie qu’il aimait tant. L’homme finit par préciser qu’il la voulait plus que tout auprès de lui.
Elle se réveilla en sursaut et mit longtemps avant de réaliser qu’elle était vraiment seule dans ce maudit cimetière. D’un coup, plein de questions lui montèrent à la tête, concernant sa famille, ceux qu’ils l’entouraient et tout simplement elle-même. Mais ce qui était sûr c’était que son père était définitivement parti et qu’elle ferait n’importe quoi pour le rejoindre. De suite, elle fouilla dans son sac et en sortit une feuille. Elle se mit alors à écrire sa lettre afin d’expliquer son mal-être et les causes de son acte. Cette lettre m’est destinée, à moi, sa petite sœur, la seule en qui elle avait confiance. Si aujourd’hui je vous lis cette lettre c’est pour accompagner ma sœur dans son dernier voyage, mais aussi pour que vous fassiez plus attention aux gens que vous aimez, pour ne pas vous retrouver dans la même situation que moi aujourd’hui, seule.
Guerreiro. A


S’ils avaient eu un guide

La forêt de Yellowstone est très vaste et peut être très dangereuse la nuit. Un groupe de voyageurs anglais avait entrepris de vivre une expérience inoubliable. Ils decidèrent de visiter cette forêt sans guide. Les animaux pouvaient  se balader sans aucune limite. Des centaines de félins et reptiles y vivaient et n’aimaient pas être derangés.

Ce groupe regardait la splendeur de parc quand ils décidèrent d’y camper pour la nuit. S’ils avaient eu un guide, ils auraient su que cela était interdit et très dangereux.
A la nuit tombée, autour d’un feu, ils se racontèrent leurs aventures. D’un coup, un rugissement très bruyant les pertuba. Le silence se fit rapidement et on pouvait ressentir la peur dans leurs yeux. Les feuilles par terre bougeaient, ce n’était pas le vent, un des voyageurs vit que c’était un cobra. Tous se levèrent et se mirent à courir tout en criant, ce fut encore une grave erreur car à cette heure-ci, les chemins étaient quasi invisibles. Lampe torche à la main, le plus vieux du groupe ouvrait la marche, guidant les autres mais, s’il avaient eu un guide, ils auraient su que l’entrée du parc était a l’opposé.
Ils coururent  pendant environ 30 minutes avant de s’arrêter, extenués. A la montre de l’une des deux femmes du groupe était affiché [1:30]. Le cauchemar ne faisait que commencer. Ils étaient terrifiés et certains se demandaient même s’ils reverraient la lumière du jour. A cause du  bruit qu’ils faisaient, ils reveillèrent une panthère enragée d’avoir été troublée dans son sommeil. Elle s’approcha du groupe des six voyageurs, camouflée par la nuit, et bondit sur l’une des femmes du groupe et la tua sur le coup. La panthère se précipita vers l’homme le plus vieux du groupe qui tenta de résister mais fut balayé par la puissance du félin.
Les quatre autres membres du groupe avaient fui et s’étaient réfugiés dans le tronc d’un arbre. Le lendemain, il manquait deux personnes et on pouvait voir du sang sur le sol. Les deux derniers survivants moururent de soif dans l’après midi à cause de la chaleur et du fait qu’ils n’avaient plus d’équipements.

S’ils avaient eu un guide, ils seraient tous en vie.

Anthony De Almeida


Hermenier Elise 2nd 7

     C’était le 23 Juin 2003, le jour de mes vingt-cinq ans. Ma mère avait organisé un grand repas familial. Il y avait un homme que je ne connaissais pas. Il était grand, brun et barbu. Il m’affirma qu’il était un oncle assez lointain. Ma mère confirma qu’il était un proche de mon père. Ils se voyaient souvent avant sa mort l’été dernier. Je n’en sus pas plus. Le repas fut copieux et festif. L’heure d’ouvrir mes cadeaux arriva. Je reçus de nombreuses enveloppes, des vêtements et d’autres choses encore. Il était temps que les convives nous quittent.

     Une fois tous les convives partis, je commençai à ouvrir les enveloppes. La première contenait trente euros ainsi qu’un petit mot de la part de ma tante. La seconde contenait un billet d’avion à destination de Miami. Je partais samedi. Je courus chez moi préparer mes valises en remerciant celui ou celle qui m’avait offert ce billet. Je ne savais même pas de qui ce cadeau provenait mais je n’y prêtais pas d’importance. Samedi, jour du grand départ, ma mère m’accompagna à l’aéroport et je pris l’avion pour neuf longues heures.

     Le vol s’était bien passé, je récupérai ma valise et appelai un taxi qui me déposa dans un hôtel à trente minutes des Everglades. Il fallait que je visite cet endroit sensationnel et mystérieux. Après deux jours de repos à bronzer sur la belle plage de Miami Beach, je décidai de me rendre dans les Everglades. Je louai un bateau et pris le large en solitaire. L’endroit était vraiment magique. Je pus apercevoir quelques crocodiles et alligators. Quand tout à coup je vis au loin un objet qui flottait. Je m’en approchai et je pus comprendre que c’était un corps. Je le frappai doucement sur le dos avec une rame, sans réponse. Il était mort. Plus loin deux autres cadavres flottaient. Puis trois, puis quatre.

     Effrayé, je me rapprochais de la côte, me sentant plus en sécurité sur la terre ferme. J’entendis des bruits de feuillage, il y avait quelqu’un. Pris de panique, je ne savais plus où donner de la tête. J’entendis un seul coup de feu et je me vidais de mon sang. Etendu au milieu de nulle part, sans bouger, je pus apercevoir un grand homme brun et barbu s’enfuir dans la forêt. Je criais au secours avant de m’éteindre.

     Je me réveillai dans un lit, un homme s’approcha, vit que mes yeux étaient ouverts puis repartit. Une heure plus tard, une femme entra dans la pièce. Elle était assez vieille elle se mit à pleurer, Elle posa sur une petite table un journal. Celui-ci portait la date d’aujourd’hui : le 30 Novenbre 2011. Je compris que cela faisait plus de 8 ans que j’étais plongée dans le coma. Je n’avais aucun souvenir du passé. La vieille dame s’assit auprès de moi, elle me dit qu’elle était ma mère puis m’embrassa.


Le projet

Ce blog s'inscrit dans le cadre de la sélection littéraire des lycéens d'Ile de France à laquelle est inscrite la 2nde 7 du lycée Schweitzer. Le blog sera un outil de publication de critiques des ouvrages et de travaux d'écriture autour des cinq oeuvres en compétition.

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