Sélection littéraire, lycéens Schweitzer



La foule, du bruit, un bruit sourd dans tout le parc, on appelle ça le pays des rêves. Le parc Disney est une des plus grandes attractions touristiques de France.


20H, la fermeture du parc, et le début du travail de Daniel. C’est le gardien de nuit, lui seul connait le parc mieux que quiconque, il fait des rondes dans ce dernier toutes les nuits, il est monté dans chaque manège, a vu chaque parade, a participé à la construction de chaque attraction, il connait chaque personne qui y travaille. Il ne se lasse pas de cet emploi, il est toujours aussi émerveillé devant les manèges pour enfant.


Mais cette nuit là, il fit une découverte macabre.


Il commençait toujours sa ronde par la caverne du dragon. Celui ci était éteint à cette heure, mais parfois, Daniel le mettait en route et l’observait un certain temps, puis il continuait sa ronde. Aujourd’hui il n’avait pas le temps, il était déjà en retard.

En passant devant It’s a small world, le pays des poupées chantantes, il remarqua que l’attraction était en marche. Il se dit :  « Oh, un petit tour ne me coûtera rien ! ». En entrant dans un des bateaux, il remarqua que l’eau était teintée de rouge. À mesure que l’embarcation avançait, une sorte de crainte le rongeait. L’eau teintée de rouge .. Qu’est-ce que cela signifiait ? Le chant des poupées n’était plus. Il entrait dans le premier monde...


La mélodie des poupées joyeuses avait laissé place à un chant plus lugubre. Ce qu’il vit lui fit faire un bond. Les poupées avaient été étripées dans un bain de sang digne des plus grands films d’épouvante. L’acte était signé : Pirates of the Caribbean était inscrit sur les parois du monde miniature en lettres de sang.


Daniel s’attendait à tout sauf à ça, il était profondément choqué de ce qu’il venait de voir. Il partit en courant du bateau qui le transportait, pour se diriger vers l’antre des pirates. Ces derniers l’attendaient, l’atmosphère étant pesante, Daniel hésita quelques secondes avant de se jeter dans la caverne. Un des squelettes le saisit et l’accrocha au mur. Les autres faisaient un feu dans lequel Daniel périt.

Raphaël Z.



Critique: Opium Poppy, Hubert Haddad

Par critique1 - 17:37, mercredi 9 mai 2012 .. Déposé dans Sélection régionale .. commentaires : 0 .. Lien
  Opium Poppy est un roman de Hubert Haddad qui raconte la vie d’Alam,un jeune afghan pris entre la guerre et le trafic d’opium.

   Dès le début, beaucoup de descriptions et aucune intrigue. Nous ne saisissons pas l’histoire, nous ne comprenons pas la situation. Mais, lorsque le narrateur explique sa vie antérieure, on est de suite, transportés. Des combats sans merci, des civils qui meurent, des familles séparées, voilà ce que Alam décrit: son pays dévasté par la guerre. Ces épisodes du passé que retrace le narrateur, sont décrits à travers la vision d’un jeune garçon. Ceci est l’une des plus grandes qualités de ce roman. Au début, c’est un regard innocent, celui d’un pauvre garçon qui ne connaît rien à la vie, un regard simple celui d’un enfant: le lecteur est ainsi, aussi curieux que le garçon, nous voulons de même savoir ce qu’il se passe, ce qu’il advient de la vie de cet enfant. Au fil de l’histoire, nous nous demandons, nous lecteurs, quels choix a fait ou fera ce garçon.

   On est au présent, c’est-à-dire, Alam est en France et s’implique de plus en plus dans les affaires de groupes, d’armes, de drogue. Pourquoi fait-il cela? C’est dans cela que réside l’intrigue de ce livre.

  Hubert Haddad décrit les horreurs de la guerre et raconte la destinée terrifiante d’un jeune garçon, tout cela soutenu par une écriture soignée, travaillée qui nous révèle les horreurs de la vie d’un enfant qui fut remplie de souffrances et d’atrocités. Émouvant et à la fois terrifiant, Opium Poppy nous fait réfléchir sur le sort des victimes de la guerre, des enfants qui errent sans savoir où ils vont.


G.K



Critique du livre "Retour à Killybeggs" by P.L.S

Par critique1 - 17:04, mardi 8 mai 2012 .. Déposé dans Sélection régionale .. commentaires : 0 .. Lien

     Retour à Killybeggs : Critique by P.L.S !

 

  Sorj Chalandon nous entraîne dans une véritable aventure irlandaise poussée par un souffle historique mêlant ainsi le quotidien pittoresque d’une famlle irlandaise aux grands enjeux de son temps. Un livre asbolument sublime qui raconte l’histoire de Tyron Meehan qui vient à trahir l’I.R.A. Vacillant sur 3 générations, ce livre nous raconte "comment j’en suis venu à trahir". Par une écriture très rude à l’image de ses personnages, Sorj Chalandon restitue à merveille l’atmosphère de misère qui règnait en Irlande au siècle dernier. On regrettera seulement une mise en place un peu longue de l’intrigue mais on se raccroche finalement assez bien au récit grâce à une indéniable intimité entre le lecteur et le personnage et  à une montée de l’intensité qui dévoile peu à peu les zones d’ombres. En somme un livre remarquable.

 

 



Critique de "Manquant tomber" de Alain Lèvêque.

Par critique1 - 19:49, dimanche 6 mai 2012 .. Déposé dans Sélection régionale .. commentaires : 0 .. Lien

Ce recueil de poèmes dont les poèmes sont écrits par Alain Lévêque est préfacé par Yves Bonnefoy. Il comporte environ 100 pages dont la moitié est de la préface et l’autre des poèmes. L’auteur n’a pas de façon d’écrire un poème, je veux dire que ce n’est pas structuré comme le sont les poèmes écrits en alexandrins et ayant des rimes embrassées. Lui, à première vue, donne le sentiment de sortir comme ça de sa tête et qu’il les écrit comme il veut ayant plus ou moins de sens. Le poème "Hiver" est l’un de mes favoris. Il l’est car quand j’ai lu le titre j’ai vu que c’était en rapport avec la période dans laquelle nous étions quand j’ai écris la critique. Après, avoir lu plusieurs fois ce poème pour le comprendre, je sais maintenant qu’il a raconté ses souvenirs d’enfance et nous en fait part. Camille M.



Critique: Open Space de Patrick Bouvet

Par critique1 - 17:52, dimanche 6 mai 2012 .. Déposé dans Sélection régionale .. commentaires : 0 .. Lien

 Open Space de Patrick Bouvet


Ce livre surprenant par sa forme poétique pour un sujet sur l’entreprise est d’autant plus intéressant et intrigant. Sa mise en page lui donne un rythme très mécanique entraînant dans un univers de technologie. Il montre une société n’étant jamais satisfaite et voulant tout modifier, ce par les moyens de la chirurgie ou de la drogue.

« visages souriants

liftés

comme en résine

bouche maquillées

seins refaits

formes sauvages

au design implacable

il faut sans cesse

calculer

travailler

à l’exposition

de soi »

On comprend l’influence des jeux vidéo, de la nouvelle technologie et de l’américanisation, très présente par l’usage de termes en anglais, sur la nouvelle génération. On se rend également compte en lisant ce livre de la proximité entre le domaine du travail et du divertissement par ses transitions brutales, et difficiles à saisir, des passages sur la boite (entreprise) aux passages sur la boite de nuit.

Lors de la lecture, on reste très distant vis à vis des personnages qui n’ont pas de noms et qui ne montrent pas de sentiments. On vit l’histoire à travers le personnage nommé uniquement par « elle » sans s’identifier réellement à elle, ce personnage sans trait particulier représente un individu quelconque d’une société où les émotions ne sont pas montrées. On comprend alors que le personnage fait partie d’un tout et que l’histoire parle à travers lui de ce tout.

« elle scrute

la masse

à la recherche de sa propre image

mais elle ne se trouve pas

son corps est pourtant

collé aux autres

elle finit par abandonner

à défaut de de croire

en soi

on peut croire

en la foule »


La fin rend l’effet de la fin de vie d’une machine qui ne donne plus que quelques signaux de plus en plus faibles jusqu’à l’extinction totale de l’appareil, à chaque page le paragraphe de texte diminue pour ne faire plus que cinq lignes en sept mots et s’arrêter. Arrivé à la fin on est quelque peu déçu avec une impression de ne pas être repu, mais on a un point de vue différent sur le monde de l’entreprise et la société en général.

 

Léa D.



Critique de "Manquant tomber", Alain Lévêque (Camille V.)

Par critique1 - 17:26, dimanche 6 mai 2012 .. Déposé dans Sélection régionale .. commentaires : 0 .. Lien

 Manquant tomber est un recueil de poésie écrit par Alain Lévêque.

 

Il est vrai que je ne suis pas une spécialiste de la poésie, mais je trouve néanmoins que ce recueil est très intéressant. J’ai apprécié les poèmes car ils sont très contemporains : on retrouve certains lieux parisiens, comme la rue d’Alésia, le parc Montsouris, le quartier latin, le métro. Cela permet de se repérer, de comprendre ce que l’écrivain veut nous faire ressentir. Je trouve que l’on se sent plus facilement concerné par un poème que l’on comprend que par un poème qui est totalement abstrait pour nous. Ce qui m’a un peu dérangé au tout premier abord est l’apparente absence de structure dans les poèmes : les nombres de syllabes ne sont pas respectés, pas de rime, pas de strophes. Je dis « apparente » car on s’aperçoit au fil de la lecture que les vers se suivent avec une certaine logique, un rythme, une musicalité qui peut nous échapper au début. Ces poèmes nous offrent réellement une autre approche de la poésie, loin et proche à la fois de la poésie plus « classique ». Manquant tomber est sans conteste un très bon livre, à lire de toute urgence !

 

 Extrait du poème Les Trois Mains :

À toi, enfin, à toi plus qu’à tout autre, à toi d’abord,

Mozart, à toi qui, sans insister, sais dire au passage

tout ce que nous sommes, ô toi le plus prodigue,

le plus véritable des hommes, merci jusqu’à la fin de ma vie,

quand, cette pensée m’atterre, je n’entendrai plus,

du quinzième Quatuor en ré mineur, la silcilienne finale.

Ni le balancement à vif du menuet, ni le souffle,

plus puissant que le doute, du quatrième Quintette en ut.

Ni les glissades vers l’abîme, ni le sursaut étourdissant

du Quintette suivant, en sol mineur. Quand je n’entendrai plus

ni battre la révolte, ni l’accent du bonheur reconquis un instant

sur le vide. Ni, parmi tant d’angoisse, les accords, les caprices,

la joie de La Folle Journée, la confiance d’être, l’exaltation d’aimer.

Ni, après les épreuves, plus fort que la mort, le chant

des retrouvailles de Pamina et Tamino. Ni la souffrance,

ni le pardon de la Comtesse, ni le charme de Suzanne,

ni dans la nuit qui tombe la cavatine inquiète de Barberine.

D’autres, heureusement, t’écouteront, d’autres recueilleront

toutes ces voix, la tienne, que je n’ose qualifier

tant elle va loin en nous. Et à leurs mains de chair,

comme tu le fis aux miennes, tu passeras l’alliance et sa lumière.

 

Camille V.



Critique: "un ruban et des larmes" d’Alrette Frage aux éditions de Busclats

Par critique1 - 19:55, samedi 5 mai 2012 .. Déposé dans Sélection régionale .. commentaires : 0 .. Lien

Un ruban et des larmes est un livre analysant un procès en adultère se déroulant avant la révolution française. L’accusée est Anne-Sophie Branchu, qui est ici accusée d’avoir trompé son mari, un petit bourgeois parisien. Cependant, les preuves et témoignages retenus contre elle présentent des amants n’appartenant pas à son monde bourgeois, mais plutôt à un monde de nobles, un monde d’élite.
Où est donc la vérité?
Comme dit plus haut, ce livre est en réalité une analyse d’un dossier de procès, découvert dans les archives de l’époque, l’auteur y parle à la première personne.
Bien que l’introduction de ce livre soit un peu longue, Arlette Frage expliquant surtout pourquoi elle étudie ce procès ainsi que le contexte historique, le lecteur est rapidement plongé dans le procès et son intrigue.
Un petit livre facile à lire, recommandé aux amateurs d’enquêtes et de suspense.

Marine Gomez



Critique sur "l’Esprit de conversation"

Par critique1 - 14:39, mardi 1 mai 2012 .. Déposé dans Sélection régionale .. commentaires : 0 .. Lien
L’intérêt principal que j’ai eu pour ce livre , c’est surtout la façon dont les femmes de l’époque pouvaient penser , ou voir la société dans laquelle elles vivaient chacune a leur époque ; et surtout comment elles essaient d’échapper à leurs rôles de femmes déjà façonnés de l’époque .
Mais ce livre m’a plu aussi dans le sens où il montre que l’esprit de conversation se perd , alors que l’on devrait tous y prendre part , être attentionnés et attentifs à cet art pratiquement oublié.
Les points que j’ai le moins appréciés sont que ce livre présente plusieurs parties et on ne comprend par forcément le rapport entre celles-ci. Elles peuvent provoquer l’incompréhension chez le lecteur .Le lecteur va donc passer au dessus de certaines choses, à cause de cette incompréhension .Le deuxième point négatif serait sûrement que l’on a du mal à comprendre l’objectif précis du livre .

Charline T.   


Critique du livre "Vies Potentielles", Camille de Toledo

Par critique1 - 17:52, dimanche 29 avril 2012 .. Déposé dans Sélection régionale .. commentaires : 0 .. Lien

Vies Potentielles, Camille de Toledo

Fragmentés. Comme ces amants désembrassés, comme ces souvenirs qu’on défroisse du bout des lèvres, comme ces âmes inhabitées qui traversent nos vies à travers les mots de Camille de Toledo. La plume de cet auteur, à la présence désincarnée, semble révéler des personnages leurs failles et leurs imperfections, leurs douleurs insoupçonnées, leurs tourments infantiles, les désespoirs ordinaires de chacun et l’indifférence insondable de tous. Elle éveille les mémoires endolories, la plainte brûlante des morts, l’empreinte imperceptible des mondes anéantis.

 Vies Potentielles est de ces livres qui ne se résument pas. Comment saisir, même par toutes les nuances de la langue, par toutes les profondeurs du verbe, toutes les ambiguïtés de la parole, comment saisir tous ces instants volés, ces morceaux d’existence, ces fugaces éclats de vie que nous offre C. de Toledo ? Une infinité de personnages éphémères et anonymes se croisent, se mêlent et se défont au rythme de cette écriture décousue qui nous plonge dans l’absurdité poétique d’un monde qui tourne à vide, au cœur du silence d’une société qui ne sait plus s’entendre. Ce livre, c’est l’histoire d’une humanité détraquée dont le génie démesuré engendre l’anéantissement ; l’histoire d’un progrès futile qui mène à la déchéance et à la fission de l’homme ; d’un orphelin qui erre entre les couloirs désertés de sa mémoire et les espaces ignorés de ses fugues imaginées. C’est l’histoire de nos folies abstraites, de la vacuité de nos attentes, de nos agonies inconcrètes. Ce livre, c’est l’histoire de toutes nos Vies Porentielles.

My-Loan D.



Critique du livre Kampuchéa

Par critique1 - 17:31, dimanche 29 avril 2012 .. Déposé dans Sélection régionale .. commentaires : 0 .. Lien
Kampuchéa l’ouvrage écrit par Patrick Deville raconte l’histoire du Cambodge, les Temples d’Angkor, les khmers rouges, la guerre du Viet Nam et les procès des révolutionnaires. Une histoire très intéressante et passionnante. On découvre ce qui s’est passé au Cambodge il y a quelques années. Malgré quelques points négatifs comme des flash backs dans chaque chapitre, où l’on retourne au XIX° siècle, qui rendent parfois l’histoire incompréhensible et aussi la présentation de beaucoup de personnages successivement, sème la confusion, j’’ai bien apprécié cet ouvrage car il nous raconte l’histoire du Cambodge et aussi la référence ironique de l’année zéro avant ou après JC. Dans ce récit l’année zéro commence en 1860 après la mort d’Henri Mouhot, l’homme qui a découvert les temples d’Angkor pour la première fois. A partir de son décès, tous les événements son datés avant ou après HM. Ce qui m’a le plus choquée dans l’histoire est que le révolutionnaire Douch, a été jugé seulement cinquante ans après les faits, et pendant ces années, il a vécu dans la même ville que des familles de ses victimes. Marine C.


Corps fut

Par critique1 - 14:45, dimanche 29 avril 2012 .. Déposé dans Sélection régionale .. commentaires : 0 .. Lien
Cette poésie a été écrite par Isabelle Garon. Malheureusement, je tiens à dire que je n’ai pas compris cette poésie et je regrette vraiment d’avoir pris ce livre. La mise en page est originale mais laisse l’histoire difficile à comprendre. Cependant ce livre mérite d’être lu car les poésies n’occupent pas une place importante dans la littérature.


Critique du livre Aire du mouton, de Joël Baqué, aux éditions Pol.

Par critique1 - 14:33, samedi 28 avril 2012 .. Déposé dans Sélection régionale .. commentaires : 0 .. Lien

 

Des personnages principaux sans noms, c’est ce qui fait toute l’originalité de ce roman peu commun.

Aire du mouton c’est l’histoire d’un homme, d’une femme, d’un bord de mer; le mélange parfait pour une histoire d’amour. Mais l’auteur en a décidé autrement., décidant de sortir de ses clichés cinématographiques, des histoires d’amour précédées de rencontres parfaites.

Les débuts sont pourtant une piste vers ce qui ne sera jamais "une belle histoire". Les généralisations des classes sociales et la définition des caractères par un simple fait quotidien " Ceux qui mangent ce pain mou, prédecoupé et sous plastique [...] n’ont rien à faire à Knokke-le-Zoute."

L’auteur, par son ironie omniprésente dénigre chacun de ses personnages et les juge sur leurs faits et gestes: " l’homme marche donc dans le sable, en dégoulinant d’indices compromettants, vêtements inadaptés".

Jöel Baqué ne laisse aucune intimité à ces personnages, dévoile chaque détail, même le plus sordide de leur vie mais les laisse comme des inconnus aux yeux du lecteur par cette absence flagrante de nom; ce qui fait tout le paradoxe de cette oeuvre. De plus, une abondance de clichés très vite détournés fait de ce livre un exemple de cet art qu’est l’ironie: "[...] ils s’assoient en terasse [...] boivent leur thé[...] (il aurait préféré un café[...])".

Néanmoins, malgré cet humour quelque peu décalé, le livre garde un certain sérieux dans l’utilisation quasi constante de termes scientifiques, d’expressions de la langue française : "chassez le naturel, il revient au galop".

Aire du mouton doit donc son nom à une station autoroutière qui, d’après le personnage principal est un endroit où se font certains choix, comme rappeler la jeune femme pour tenter de la revoir. Mais au final, ce n’est qu’un endroit comme un autre et il ne changera pas le cours d’une histoire d’amour qui n’a pas lieu d’être.

 

Khadija. K



Critique du livre "Hymne" de Lydie Salvayre

Par critique1 - 14:22, vendredi 27 avril 2012 .. Déposé dans Sélection régionale .. commentaires : 0 .. Lien
L’étonnante Lydie Salvayre nous conte à travers son livre, la vie tourmentée d’un des musiciens les plus controversés de son époque. Le titre contenu en un mot, « Hymne » paru en 2011, résume à lui seul l’essence du roman de Lydie Salvayre. Grande amoureuse de Jimi Hendrix, celle-ci nous emmène à Woodstock année 69, dans cette Amérique de la guerre du Vietnam, de la ségrégation, et de la mort de Martin Luther King. C’est également l’Amérique de la douloureuse fin des années soixantes et le début des années 70 où tout volait en éclat. Hendrix est sans aucun doute l’artiste méconnu qui a cristallisé avec une grande justesse les souffrances les plus profondes de cette société Américaine. Quel meilleur symbole que l’hymne Américain, repris et refaçonné mais surtout transformé en un cri de révolte de toute une génération. The Star Spangled Banner chanté par Jimi Hendrix représente à lui seul le tournant essentiel dans l’histoire américaine que symbolise la fin des années soixante-dix et l’émergence d’une nouvelle mouvance musicale. Il y a certes des longueurs où l’auteur s’apesantit sur les descriptions d’un cri, ou d’un mouvement, ralentissant le récit où celui-ci aurait gagné à intégrer davantage d’actions. Néanmoins ce livre n’en est pas moins captivant, et posséde une rare sensibilité ainsi qu’une analyse très pointue et précise des sentiments d’un Jimi Hendrix timide, et introverti.


CRITIQUE "La Confession D’un fou" Leila Sebbar

Par critique1 - 14:45, jeudi 26 avril 2012 .. Déposé dans Sélection régionale .. commentaires : 0 .. Lien
" La confession d’un fou" Leila Sebbar (118 pages) J’ai choisi ce livre complètement au hasard et je ne regrette pas mon choix . Commençons par le résumé . Je vous donne celui du livre : " La parole d’un justicier solitaire . il parle de son père , assassiné , De sa mère , "la folle des Plateaux" . Des femmes , ses amours . Il tue à l’arme blanche , il se considère comme un criminel innocent , c’est là sa folie . Nous sommes dans une société corrompue du Sud ou de l’Orient . Mais nos sociétés sécrètent aussi cette violence . une fable d’aujourd’hui " ---------- Ce livre est une sorte de journal intime , pas d’une adolescente mais d’un criminel . Il n’y a pas de dates , seulement des numéros . Le rythme n’est pas régulier , l’organisation plutôt singulière . Comme 122 petits chapitres : certains de plusieurs pages , d’autres d’une ligne . Au début on a du mal à s’y faire . Je n’arrivais pas à comprendre . Premièrement ma plus grosse difficulté était de me situer dans le lieu et et le temps . Enfin surtout le temps , car le lieu c’est une société d’Orient . On le comprend plus ou moins même si ce n’est pas dit explicitement dans l’histoire . Ou peut être que le résumé me l’a dit ... Mais se situer dans le temps était beaucoup plus compliqué . D’après le résumé c’est une fable d’aujourd’hui . Mais mis à part certains éléments qui le confirment ( télévision , gilets parre-balles ) l’histoire parait beaucoup plus ancienne , voire même médiévale . Pendant toute la lecture du livre , je n’ai pas vraiment réussi à accrocher , à avancer . j’avait l’impression que l’histoire n’évoluait pas . Mais c’est vraiment après avoir tourné la dernière page , lu les dernières lignes et fermé le livre que j’ai enfin compris . C’est un sentiment que je n’avais jamais ressenti , quelque chose qui ne m’était jamais arrivé . Ce n’était pas vraiment une histoire , je pense que l’enjeu étais plus psychologique . CONCLUSION : C’est un livre troublant , poétique mais par dessus très difficile à comprendre et à cerner . C’est peut être ça qui fait toute sa beauté


livre: "Un pas de côté (dans la rumeur du monde)", d’Olivier Targoula

Par critique1 - 14:22, jeudi 26 avril 2012 .. Déposé dans Sélection régionale .. commentaires : 0 .. Lien
C’est un roman qui raconte simultanément l’histoire de plusieurs personnages à un moment de leur vie où ils ne se sentent pas à leur place dans la société: Gildas Ciel-Calé, un représentant d’une maison d’édition à la retraite qui excelle au tir sportif mais échoue durant une longue période qui le fait douter de lui-même; Marc Erhlanger qui fait des doublures voix mais souffre de n’être "qu’une voix juste dans un corps faux" ; et Cléo Wilman qui est une doublure lumière (pour remplacer des personnes célèbres dans des films) mais qui sait aussi que sa peau ne résistera pas à la lumière à laquelle on l’expose. Mais face à ces personnages qui ont peur de ce qu’ils sont et de ce qu’ils veulent devenir, l’auteur place deux autres personnages: Varini, un footballeur surdoué qui ne joue qu’une mi-temps sur deux pour ne pas éveiller de jalousie chez ses coéquipiers et une femme qui a gagné à un jeu de hasard et qui n’attend rien de la vie. La rencontre de ces différents personnages va mettre en confiance ceux qui doutent d’eux-mêmes et leur montrer "que la vie devient possible". On peut penser que l’auteur cherche à montrer comment on choisit les opportunités de la vie et ce qui nous fait avancer dans des situations délicates. Ce livre m’a plu car il est simple à lire et reprend des situations qui peuvent arriver dans la vie de n’importe qui ce qui le rend réaliste et on peut parfois se sentir concerné par les tristesses et les différents états de détresse des personnages.


Sollicianno

Par critique1 - 14:58, mardi 24 avril 2012 .. Déposé dans Sélection régionale .. commentaires : 0 .. Lien
Sollicciano. Une histoire où se trouve au centre du récit une femme aux agissements mystérieux et au passé trouble, Norma-Jean, qui semble partager quelques uns des troubles de sa célèbre homonyme. "Sollicciano" est en réalité le nom de l’établissement pénitentiaire proche de Florence, en Italie, où, condamné pour meurtre, Marco, ancien élève de Norma-Jean est incarcéré. C’est alors un secret en forme de lacune qui entoure les motivations et agissements de cette héroïne quinquagénaire et glamour, elle, si mystérieuse, entretenant une relation "en miroir" assez étrange avec son mari, qui est également son ancien psychanalyste. Qu’est-il arrivé à Norma-Jean lorsque, adolescente, elle fréquentait un marin comme petit-ami ? Plus tard au cours de sa vie, elle est devenue professeur de philosophie, elle a épousé un psychanalyste, et après qu’un de ses élèves - Marco - a tué sa volage dulcinée au coeur de l’amphithéatre, elle part le suivre et lui rend visite tous les jeudis (jour qu’elle attend avec impatience) en Italie, à Sollicciano. Quelles sont ses motivations ? Qu’est-ce qui pourrait la pousser à revoir ce jeune assassin pour qui elle a tant de fascination ? Au début du récit, le lecteur pense avoir affaire à une héroïne un peu fade, plutot maniaque et sans fantaisie. Mais très vite on comprend que cette femme est peu banale, et d’ailleurs "Norma-Jean" (Prononcé "Norma-Djine") comment ne pas penser à Marylin et à son tragique destin, et hors du commun ? Comment imaginer une vie banale et simple pour une femme au prénom si évocateur ? C’est alors peu surprenant d’apprendre qu’elle est la principale cause des disputes entre Jean et Karl, son meilleur ami (et d’ailleurs, l’auteure écrit de belles pages sur cette amitié..) Telles sont les questions que se pose le lecteur, auxquelles l’auteure ne répond qu’à l’aide de chapitres construits en spirale (ou en labyrinthe), répondant à des questions et en soulevant d’autres, laisse quelques interrogations sans réponses, les enrichissant de dédoublements, manipulations et autres retournements, la profusion de mystère alimentant une époustouflante progression dramatique, ainsi qu’une sorte de "suspense psychologique" à travers les reflets de l’amour de la folie et des mystères infinis de l’inconscient, sujet relativement complexe, mais remarquablement bien mené par l’auteur, qui rend le livre et l’histoire faciles et fluides à la lecture. Je vous invite donc à lire ce livre dont je ne dévoilerai rien de l’intrigue tant le plaisir est intense, et surprenant, de se laisser emmener dans la palpitante et presque cinématographique construction de ce grand roman polyphonique, tel un thriller haletant, que j’ai lu rapidement, tant le destin de cette femme m’a fasciné, ainsi que le suspense était incroyablement bien mené, formant un puzzle dont les pièces se remettent en place parfaitement au cours des chapitres, laissant entrevoir un tableau d’horreur, mêlant amour, folie, inconscient et crime passionnel, le tout enrubanné par la nonchalance et l’insouciance presque terrifiante de cette héroïne bien particulière qu’est Norma-Jean. Jenna S.


Critique d’ Avant le silence des forêts de Lilyane Beauquel

Par critique1 - 14:49, mardi 24 avril 2012 .. Déposé dans Sélection régionale .. commentaires : 0 .. Lien

Née en 1953, à Nancy Lilyane Beauquel est une romancière française. Elle publie son premier roman en 2011, Avant le silence des forêts, aux éditions Gallimard. Agrégée de Lettres, elle enseigne en milieu scolaire et universitaire. Elle prétend ne pas avoir d’attache particulière à la Première Guerre Mondiale, mais c’est pourtant sur ce thème qu’elle va s’attarder dans son premier roman. En effet, Lilyane Beauquel nous plonge dans la vie de Simon un jeune bavarois appelé à combattre pour son pays, l’Allemagne. Dans cette critique nous allons d’abord analyser la très bonne qualité esthétique de l’œuvre puis essayer d’expliquer le manque criant de rythme et d’intrigue.

           Nous sommes en 1915, et nous allons voir, dans un premier temps, comment l’auteur réussit à  nous immiscer dans une atmosphère de guerre atroce tout en gardant une voix douce, ce qui permet au lecteur de lire avec plaisir ce roman qui traite pourtant d’un sujet assez horrible. Tout d’abord ce livre est un chef d’œuvre littéraire constitué d’unr multitude de figures de style comme l’oxymore « éclat tranquille » (p.107), de pertinentes comparaisons « Et me voici revenu au combat, comme un travailleur à son établi » (p.141), des allégories « le silence s’épaissit » (p.185). Mais outre ces figures de style abondantes Lilyane Beauquel use d’autres procédés pour rendre son texte somptueux avec par exemple des descriptions à couper le souffle. Ici le personnage principal voit pour la première fois la France :

« Les premières sensations en France restent gravées dans mon cœur. Les plaines et les vallons pimpants sortent d’un baluchon dénoué dans l’instant et poussent gentiment leurs perspectives vers les clochers et les villages. La lumière vient de partout, sans lever de soleil visible, lente et sans oblique, se gardant d’être excessive. Les frissons de menthe se dissimulent dans la courbe de la rivière, presque immobile dans sa transparence tempérée de brume. (…) La forme des collines est familière, une sauvagerie primitive bouscule la grâce des fermes aux dimensions modestes, les routes et les chemins lorrains sont cahotants et les forêts s’appliquent  à garder leur mystère quand les champs se rapprochent d’elles. »

Dans cet extrait, on peut en effet observer une très grande qualité littéraire et des procédés très travaillés comme par exemple la curieuse et remarquable expression « les frissons de menthe ».

Enfin, le dernier point montrant le travail esthétique de  l’écrivain est la mise en page. Le roman est constitué de plusieurs chapitres qui ne dépassent pas trois pages, certains faisant même une demi-page seulement. Chaque chapitre est introduit par un mot simple qui résume le contenu de ce qui va suivre. De plus les relations entre chapitres ne sont pas très visibles (cf. deuxième partie du devoir). Tout ceci nous donne l’impression que chaque chapitre est une œuvre presque indépendante longuement travaillée, comme si ce roman était en réalité un recueil de poème. Lilyane Beauquel nous offre de magnifiques tableaux peints avec soin.

           Ce texte est donc très bien écrit mais manque cruellement de rythme, d’intérêt. Comme nous avons pu le voir dans la première partie, les chapitres sont très courts et on ne voit parfois pas de lien entre les chapitres. Par exemple, page 103, nous avons droit à un chapitre de 15 lignes intitulé « officier » qui nous décrit comme son nom l’indique l’officier type de l’époque. Au chapitre suivant, on a droit cette fois à deux pages traitant de l’aspect des mains de Simon et de ses compagnons, le chapitre d’après intitulé « scarabée », qui fait lui 16 lignes nous apprend les jeux d’insectes auxquels jouent Simon et ses camarades.

Cet exemple de suite de chapitres sans cohérence apparente nous montre bien que l’auteur ne fait pas de travail particulier sur l’intrigue. Il n’y a pas d’alternance de moments forts d’espoirs et de moments faibles de désespoir. On ne retrouve pas d’atmosphère dramatique, ni de retournement de situation et les fins de chapitres ne donnent pas envie de lire la suite puisqu’ils ne sont ni accrocheurs ni prometteurs de révélation. Tout cela rend ce livre assez ennuyeux puisque le seul intérêt se résume à une belle écriture.

On est donc loin du texte romanesque, du roman réaliste (type Balzac ou Maupassant) ou encore de la littérature à succès américaine et britannique (type Connely ou Hornby) où l’intrigue est au centre des préoccupations puisque elle doit être vraisemblable et rythmée. On se rapprocherait plus du roman existentialiste (type Sartre) puisque ce genre a la forme d’un récit à la première personne, voire d’un journal (ce qui est le cas ici ; journal de Simon) et que les thèmes de la solitude, de l’angoisse, et de la difficulté à trouver un sens à la vie sont souvent abordés ; ce qui est le cas ici à cause de la guerre.

Enfin ce roman nous montre aussi un bon exemple du roman français d’aujourd’hui puisque la forme romanesque est remise en question. En effet, le roman est désormais plus vu comme un genre capable d’accueillir, d’intégrer des expérimentations de langage.

            On peut donc conclure que ce livre est un chef d’œuvre littéraire qui plaira sans aucun doute aux amoureux de la littérature et de la langue française. En revanche le manque d’intrigue et de rythme décevra les férus du style romanesque qui risquent de s’ennuyer.

 

S.R



jeux d’oiseaux dans un ciel vide

Par critique1 - 14:24, mardi 24 avril 2012 .. Déposé dans Sélection régionale .. commentaires : 0 .. Lien
Dans ce livre Fabienne Raphoz essaie de réinventer la poésie, en vain. Le manque de rimes, le manque d’histoire de beauté poétique et la typographie différente à chaque poème rend ce livre insupportable et terriblement ennuyeux. Sans oublier ces centaines de noms d’oiseaux répertoriés dans les poèmes, qui donnent encore plus envie au lecteur de se défaire de ce livre au plus vite. Le mélange entre l’anglais et ces noms d’oiseaux rend ce livre plus ridicule qu’il ne l’est et complètement dénué d’intérêt. Pour finir, je vous déconseille ce livre si vous êtes un amoureux de la littérature, car après avoir lu ça vous n’aurez plus l’envie de retoucher un livre !


Le rêve ! Disneyland (ou bien le cauchemar ?)

Ma journée au parc Disneyland se déroulait normalement à la seule exception que je n’avais jamais vu une telle marée humaine .Le jour arrivait à son terme alors que la nuit commençait à s’installer, mes amis qui m’accompagnaient se sentaient trop fatigués pour continuer les attractions .Je m’aventurai donc seul dans « Big Thunder Mountain » aussi appelé « Train de la Mine », un décor à base de résine ressemblant étrangement à la roche du grand Canyon.
En arrivant dans le wagon, je remarquai qu’aucune autre personne n’était montée dans le train, je trouvais cela étrange mais pas plus, l’attraction se passait, alors sans aucune émotion, aucun cri hystérique, je ressentais même une sorte d’ennui .Une fois l’attraction terminée, je me dirigeai vers les écrans où étaient exposées les photographies de l’attraction, j’aperçus mon visage dans le 8ème wagon, j’avais le regard vide, tel un cadavre .
C’est à ce moment là que je constatai que le parc était entièrement vide. Commençant à prendre peur je sortis mon portable pour rejoindre mes amis, or, un logo sur mon écran m’indiquait qu’à l’endroit où je me trouvais il n’y avait pas de réseau .M’inquiétant encore plus je m’approchai de la sortie de Frontiereland, Frontiereland étant une partie de Disneyland telle qu’il y en à quatre : Frontiereland, Adventureland, Fantasyland et Discoveryland .La sortie n’était qu’à quelques mètres lorsque j’entendis des bruits venant du « Phantom Manor » aussi appelé « Manoir Hanté », tout à coup je ressentis une sorte de soulagement .Je m’approchai donc du Manoir Hanté criant à intervalles réguliers : « Il y a quelqu’un ? » Question qui restait pour l’instant sans réponse .
Arrivé à l’entrée lugubre de l’attraction, que j’avais faite plutôt dans la journée, j’allai vers la fenêtre de la maison et je frappai trois petits coups contre le carreau espérant une réponse à ma question. Soudain, dans un grand sursaut, j’observais un visage morbide qui avait tiré les rideaux en un instant pour me présenter cette face à moitié brûlée et pousser un cri digne d’un film d’épouvante .Le visage se retira et à ce moment je me demandai dans quelle situation bien étrange je m’étais retrouvé, puis je me souvins avoir vu ce visage dans l’attraction. En même temps que j’y réfléchissais, la grande porte d’entrée du Manoir s’ouvrit, je vis en sortir une armée de zombies, fantômes et squelettes armés de lames tranchantes .Cet essaim de monstres se dirigeaient vers moi, pris de panique, je courus de toutes mes forces en direction de la sortie, ils firent de même. Pendant la course poursuite je n’eus le temps de me demander ce qui était en train de se passer.
La troupe me rattrapant et moi fatiguant, j’allai me réfugier dans les magasins de l’entrée placés dans une magnifique représentation de Main Street. Caché derrière la caisse, je me penchai sur la question de ce réveil de chimère mécanique, ne trouvant aucune explication rationnelle je me mis à pleurer, m’étonnant moi-même, moi qui d’ordinaire n’avais pleuré que très rarement. Malheureusement mes pleurs avaient attiré les monstres dans le magasin où je me trouvais. Ils ne mirent que très peu de temps à trouver ma cachette, le squelette arriva vers moi et me planta sa lame dans la poitrine, suivi d’un zombie qui commençait à déchiqueter la chair de mon bras. Alors que je les suppliais tout en me débattant, eux ne m’écoutaient pas, ils continuaient. Je me sentais partir, ayant pour dernière vision de la vie la peluche Stitch et autre porte clefs Mickey. Je vis tout à coup une lumière blanche m’aveugler, une voix m’appela, à de multiples reprises, était-ce le paradis ?, je le pensais jusqu’à ce que je vois le visage de la personne qui m’appelait, elle me tira pour me relever et me demanda si j’allais bien, je lui répondis que oui tout en lui demandant où j’étais, pour qu’elle me réponde que l’on se trouvait à la fin de la queue du Train de la Mine.
Enfin je compris, je m’étais en fait évanoui et tout cet enfer n’était qu’un mauvais rêve. Je la remerciai en lui disant que j’étais tout de même apte à faire l’attraction. La file d’attente touchait à sa fin et j’étais impatient de rentrer dans le train, une fois arrivé au bout, une dame me demanda d’aller porte 8. Le train arriva, je rentrai dans le wagon tout se passait normalement, en tout cas autrement que dans cet horrible cauchemar. Le train démarra et c’est seulement à cet instant là que je me posais cette question : <> Alexis.Q


Amazonie

J’étais tout seul et je ne savais pas ce que j’allais faire. C’était comme si j’étais dans une prison sans porte ni fenêtre; à l’intérieur d’un cube plat; tout à coup, je vis quelques arbres devant moi. Plusieurs centaines d’arbres. C’était la forêt amazonienne. Et il y en avait de toutes sortes. Quelqu’un se présenta devant moi. Cet homme s’appelait Nafoufeti. Il venait d’Egypte. Il  avait aussi visité des pyramides. En me voyant, il me fit un signe de tête. Ses yeux étaient aussi verts que les feuilles des chênes et ses cheveux aussi châtains que leur écorce. Dans ses mains se tenait un objet pas plus gros qu’un poing. Cet objet était de couleur pourpre et brillait comme un diamant. C’était une pierre philosophale.
L’homme prit la parole: «Cette pierre que tu vois là, mon garçon, c’est la pierre philosophale; elle peut transformer n’importe quel métal en or. Je l’ai trouvée dans un sarcophage sacré au cœur d’une pyramide. Ce sarcophage couvrait un homme nommé Toutankhamon! C’était lui qui se servait de la pierre quand il était encore vivant. Moi, j’étais son plus grand fidèle. Je lui parlais souvent des Grecs car la pierre philosophale était avant tout la propriété des grecs. Il me dit "Je mourrai sûrement avant qu’ils ne la retrouvent. Et quand ils me verront, la pierre n’aura plus de valeur ni pour moi, ni pour eux. C’est à toi maintenant de la garder. Va voir en Amazonie car ce sont les Incas qui s’en servent aussi bien que les Grecs. Et quand il mourut, je le couvris d’un sarcophage, je lui pris la pierre et partis en Amazonie. Là, encore, la pierre philosophale n’avait pas encore perdu son prix! Sais-tu, mon garçon que cette forêt est infestée de bêtes dangereuses! Et bien, grâce à cette pierre, elle nous protégera de tout danger. De plus, les incas m’ont parlé d’une ancienne légende qui dit que celui qui rapportera la pierre au sommet d’une des pyramides amazoniennes, sera l’homme le plus puissant du monde et au moment de sa mort, il deviendra un dieu puis toutes les reproductions de son corps seront vendues dans tous les supermarchés, magasins et boutiques du monde. Mais, contrairement à ce qu’on pourrait croire, ce n’est pas facile car il y a un empereur qui règne sur les pyramides; il refuse de recevoir des objets étrangers sur ses terres. le meilleur moyen de détourner son attention, c’est de lui apporter un bérimbau". je fis une drôle de tête. Le mot "bérimbau" résonnait encore dans ma tête jusqu’à ce que...

Tout était devenu noir; je mis quelques secondes encore à me rendre compte que tout cela n’était qu’un rêve. En fait, j’étais dans mon lit mais je fus surpris de voir mon réveil. Il était quinze heures et dix-sept minutes. Pourquoi aurais-je dormi jusqu’a quinze heures? Aurais-je fait plusieurs fois le même  rêve? Aurais-je même dormi pendant plus d’un jour? Aurais-je attrapé une maladie du sommeil ? Je sautai soudain de mon lit, la porte s’ouvrit sans même que j’aie le temps d’abaisser la poignée. Peut-être que la pierre philosophale existait vraiment et que je rêvais d’un événement que j’avais déjà vécu. J’étais sans doute mort.

Me voilà donc en train de descendre l’escalier en me cassant la figure. Pourtant  bien sûr je ne me cassai rien. pas même une bosse, un bleu ou une égratignures, rien. Au moment où j’ouvris la porte de l’extérieur, que vis-je? Des dizaines et des dizaines d’arbres de tous les côtés. Mon jardin avait changé. Et là, devant moi, Nafoufeti qui tenait toujours la pierre philosophale. J’étais bien dans la foret amazonienne. Je n’avais pas rêvé. Je m’étais peut être évanoui en entendant le mot « bénimbau » sonner dans ma tête. Mais pourquoi avais-je vu mon réveil ? Pourquoi avais-je vu une porte s’ouvrir ? La perte de conscience m’avait-elle donné des hallucinations ? Tout en me posant ces questions je lançais à Nafoufeti: « L’aventure est entre mes mains !!! » Et je lui pris la pierre. Au bout de quelques secondes, je m’arrêtai et un personnage apparut devant mes yeux. Il était d’une laideur atroce et ses yeux étaient écarlates. Devinez qui ? C’était l’empereur Inca. Il était même encore plus grand que ces arbres. Il me cria «Viens m’affronter si tu en es capable petit » Je me retournai. Nafoufeti avait disparu. Je me tournai vers L’empereur qui avait ouvert son énorme bouche en rugissant « déé-vvvoorrron-leeeeu !! » (dévorons-le). Il allait me manger, c’était sûr ! Sa bouche s’approchait de plus en plus de moi ! Au moment où elle se referma sur moi pour me croquer tout devint de nouveau noir. Je ne voyais plus rien. Déjà dans l’estomac de l’empereur ? Certainement. J’avais pourtant les yeux à peine ouverts, mais je vis tout à coup, une lueur qui indiquait un écriteau vert luisant. Il était écrit "q2B". La première lettre était minuscule. mais que signifiait "q2B"? Peut-être était-ce le nom de l’empereur? Mais pourquoi était-ce écrit dans son estomac? Je mis un long moment à comprendre, mais en réalité il était écrit "Neuf heures et vingt-huit minutes". C’était mon réveil et moi j’étais dans mon lit. Je venais de sortir de mon rêve secondaire. Toutes ces histoires de pierre philosophale, de pyramides, d’Incas et d’empereur, tout cela me dépassait franchement. La seule chose qui me soulageait, c’était que cela ne risquait pas d’arriver. Et même si ça devait arriver, je ne voyais pas pourquoi je prendrais autant de risques. Alors je me posai un moment pour me demander si je n’étais pas en train de faire un troisième rêve, mais j’étais bien dans la réalité.

"Le petit déjeuner est prêt!", annonça ma mère dans la cuisine. Un rêve n’a rien de si bon ni de si mauvais.


Tanguy H.



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