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AIDER SON ENFANT DANS SA SCOLARITE

Par superprof - publié le lundi 17 mai 2010 à 20:25

AIDER SON ENFANT VERS UNE REUSSITE SCOLAIRE

 

 

Les parents et l’école ont la commune mission de transmettre une éducation et un héritage culturel aux jeunes générations

 

 

 

Les objectifs

 

·        d’aider les jeunes à acquérir des méthodes susceptibles de faciliter l’accès aux savoirs

·        élargir leurs centres d’intérêt et valoriser leurs acquis

·        accompagner les parents dans le suivi de la scolarité de leurs enfants

 

Le rôle des uns et des autres dans la co-éducation :

 

L’école doit être en mesure de pouvoir :

- expliquer ses attentes, montrer les progrès des enfants, présenter les supports de l’apprentissage et les enjeux pédagogiques ;

- faire entrer des adultes non enseignants (intervenants extérieurs, retraités, parents bénévoles) à l’intérieur de l’école pour des activités précises, qui ont un sens du point de vue des apprentissages (bibliothèque, ludothèque..) ;

- faire circuler les objets culturels de l’école dans les familles (prêt d’ouvrages, travaux réalisés par les élèves…) ;

 

Du côté des parents :

 De leur côté, les parents peuvent très largement contribuer à la réussite scolaire de leurs enfants. A la maison, il existe une série de ce que l’on pourrait appeler des « gestes éducatifs » qui vont participer de cette entrée du monde de l’école dans la famille :

-          manger à table ensemble, se raconter la journée (langage d’évocation) qui permet de faire le lien entre le présent et le passé.

-          présence de l’écrit à la maison (livres, albums, documentaires, dictionnaires, recettes, journal télé, quotidiens, hebdomadaires…) qui permet de faire le lien entre l’ici et l’ailleurs.

-          raconter une belle histoire / un conte à son enfant, des albums sans texte si l’on est pas à l’aise avec la lecture du français, qui permet de se familiariser avec la culture de l’écrit

-          Avoir des jeux / jouets éducatifs, pour pouvoir se distraire seul ou ensemble (autonomie) mais aussi faire l’apprentissage de règles.

-          pratiquer des loisirs partagés pour mieux connaître le territoire, se repérer dans l’espace, faire le lien entre  les savoirs scolaires et les savoirs liés aux lieux de culture (musées, cinéma, théâtre)

-          fréquenter des lieux associatifs (centres sociaux, associations) pour favoriser les échanges avec d’autres parents, d’autres enfants, d’autres cultures.

 

Les loisirs en dehors de la maison :

La poursuite d’une activité extérieure est toujours intéressante car l’enfant fait l’apprentissage d’un lieu tiers qui n’est ni l’école ni la famille et qui pourtant a des exigences éducatives. Cela permet à l’enfant de comprendre que le vivre ensemble nécessite toujours des règles et de s’apercevoir que certaines sont communes avec celles de l’école ou de la maison. Les règles ne sont pas dictées par les adultes en fonction de leur bon plaisir mais de l’intérêt général. Il faut éviter à l’enfant  que « c’est comme ça », chercher à lui expliquer lorsque c’est nécessaire mais en même temps on ne va pas tout expliquer non plus.

 

Pour l’accompagner, lui montrer qu’ils suivent sa scolarité, les parents peuvent notamment demander à l’enfant :

-          de lui montrer les devoirs à faire . Cette seule vérification est capitale car elle montre l’intérêt que vous portez à son travail.

-          de lui faire expliquer ce qu’a demandé l’enseignant. Vulgariser, expliquer avec ses propres mots, c’est déjà apprendre. Et, si un problème de compréhension se pose régulièrement , on peut ainsi agir plus rapidement et aviser l’enseignant  

-          de toujours l’encourager à essayer de faire par lui-même en se référant à la leçon apprise en classe (remémoration). Vous pouvez , si vous en avez le temps  donner un petit coup de pouce dans la réalisation des devoirs, mais n’oubliez jamais que l’enseignant ne donne pas de devoirs au parents ! Un travail inachevé mais dans lequel l’élève aura essayé de se confronter à un problème et d’aller le plus loin possible sera toujours préféré à un travail trop « accompagné » par le parent soucieux de bien faire mais qui donnera l’illusion que l’élève a assimilé alors qu’il n’en est rien. Beaucoup de temps sera ainsi perdu car l’enseignant croira que l’élève n’a pas besoin d’explication puisqu’il a tout juste…  

 

L’attention que lui porte le parent dans le domaine des devoirs et de la journée de cours est ressentie par l’enfant comme une marque d’intérêt et de contrôle (dans le bon sens du terme) pour ce qu’il fait en classe. A condition évidement de ne pas rajouter des devoirs supplémentaires (inutiles et même néfastes, puisque c’est à l’enseignant de donner des leçons) afin de laisser une place pour le jeu, la détente, des activités et des loisirs partagés.

L’enseignant de son côté doit rester vigilant à ne jamais donner aux élèves des éléments qui n’ont pas été vus en  classe et à limiter le temps de travail personnel demandé à la maison, pour que celui-ci reste raisonnable (surtout pour les élèves en difficulté).

 

Quelques outils utiles et concrets  dans lesquels « jeter un œil » :

 

1-    l’agenda ou le cahier de texte : c’est le lien indispensable ( avec le carnet de liaison ) le prolongement du cours à la maison.

Attention, le choix de l’agenda est plutôt réservé aux bons élèves. Le cahier de texte, s’il n’est pas « pré daté » offre l’avantage d’une vue panoramique sur tous les devoirs à faire pour chaque jour. Un élève en difficulté ne pensera pas à anticiper en feuilletant les pages de son agenda.

 

2-    Le cahier de texte de la classe : il est aussi à l’usage des parents qui peuvent ainsi vérifier le programme, le contenu de chaque cours et les devoirs à faire

 

Si cela fait quelques temps que votre enfant n’a pas de devoirs dans l’une ou l’autre matière, il ne faut pas attendre et aller vite jeter un œil sur le cahier de texte de la classe…

 

 

Les bons « moteurs » qui font avancer et les freins à eviter :

 

  • l’estime de soi :

 

 favoriser l’estime de soi est la chose la plus importante. Penser qu’il n’est pas utile de féliciter l’élève parce qu’il a été efficace en faisant ses devoirs ( parcequ’on pense que cela va de soi, ou qu’il est censé être autonome ) est une erreur. Surtout avec les élèves les plus jeunes. En effet, au primaire il y a peu ou pas de devoirs, alors, arriver à les gérer en 6ième est une performance…Rappeler à son enfant qu’il travaille bien, courageusement, de son mieux, avec les capacités dont il dispose, lui évitera de baisser les bras et de se décourager. En effet, la masse de travail à l’entrée en 6ième peut  donner envie de renoncer et de lâcher prise. C’est en laissant s’installer le découragement et le manque de marques d’encouragement que l’élève se désinvestit durablement. Rien n’est pire que de voir un enfant qui n’est plus touché par la moindre remarque.

Il faut toujours flatter un progrès ( et il n’y a pas de petits progrès, il n’y a que des progrès tout court ! )

 

 

  • Eliminer de son discours la « génétique de l’échec » :

 

Non, ce n’est pas parce que l’on a été un « cancre » en maths, français…etc que son enfant aura des difficultés. Par contre, le fait de dire tout haut : « tu as eu un 7, de toute façon, moi aussi j’étais pas très fort en… » va inconsciemment entraîner une logique de l’échec et une justification de la difficulté qui va être de fait légitimée et donc très difficile à traiter car le parent est le premier référent de l’enfant, donc, le plus important.

 

 

  • savoir repérer les signes qui doivent amener parents et enseignants à se concerter et à travailler de concert :

 

les « plaintes corporelles » :

 

-        fatigue et troubles du sommeil

-        maux de tête, de ventre

-        difficultés de concentration

-        nombreux passages à l’infirmerie

-        marques corporelles

 

     les modifications du comportement :

 

-        chute brutale des résultats ou surinvestissement

-        absentéisme, retards, « clowneries incessantes »

-        laisser aller dans l’hygiène et l’apparence

-        transgressions et conduites à risque

-        isolement, repli sur soi, abandon des activités extérieures

-        vision négative de soi, du monde, de l’avenir

-        variation de l’humeur, angoisses, rituels

 

 

  • faire sentir à l’élève la collaboration entre parents et enseignant

 

Le discours de l’école et celui de la maison ne doivent pas diamétralement se contredire, autrement l’élève sent une faille dans laquelle s’engouffrer, ou tout simplement sombre dans une incompréhension de règles et d’exigences trop éloignées les unes des autres, et ,de fait, incohérentes et inapplicables pour lui. L’enseignant explique généralement ce qu’il attend de l’élève, son mode de fonctionnement, son seuil d’exigence , qui peuvent varier d’une matière à l’autre au collège. Si certaines choses paraissent obscures, mieux vaut aller discuter sans attendre avec l’enseignant plutôt que de montrer son désarrois à la maison en laissant faire, mais en agissant durablement à distance sur la conduite de son enfant en classe et sa perception de l’enseignant . La coéducation ne résulte que d’une bonne collaboration, ou tout du moins, d’une compréhension réciproque.

 

 

 

 


     LA PYRAMIDE DES BESOINS :

 

 

 

Besoin de réalisation de soi

 


Les besoins en développement                                           plénitude psychologique

De la personne

 

 

Besoin d’être reconnu

 


                                                                                                     Estime, pouvoirs

                                                                                                     honneurs

Besoin d’appartenance et de relations

 


                                                                                                          fraternité,

                                                                                          solidarité, convivialité

 

Les besoins pour le

Maintien de la vie

Besoin de sécurité

Biologique et sociale

 

                                                                                                                Survie, confort

                                                                                                              tranquillité 

 

 

 

Besoins physiologiques

 

 


                                                                                                                        entretien

                                                                                                          de la vie matérielle

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                        


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