Voyage au bout de la première L

Le bac: quelques conseils

Par fcahen - publié le lundi 30 mai 2016 à 09:47
Quelques conseils pour passer le bac français sur France Culture: http://www.franceculture.fr/litterature/les-conseils-pratiques-pour-reussir-votre-bac-de-francais-ou-de-litterature

Et voici la preuve qu’il n’y a rien de tel que le passage du bac pour lutter contre les inondations!









Padlet "Le songe de Médée" de Preljocaj et "Cendrillon" de Reinhardt

Par fcahen - publié le lundi 23 mai 2016 à 11:50

Padlet "Jason et Médée" de José-Maria de Hérédia

Par fcahen - publié le lundi 9 mai 2016 à 11:39

LE Padlet de la deuxième lecture analytique du prince travesti

Par fcahen - publié le dimanche 3 avril 2016 à 22:01

le livre numérique autour de Voyage au bout de la nuit

Par fcahen - publié le dimanche 3 avril 2016 à 10:11

Le descriptif pour le deuxième bac blanc

Par fcahen - publié le mardi 29 mars 2016 à 01:39
Vous le trouverez en cliquant ICI.

Deux schémas du Prince Travesti par Marie et Katleen

Par fcahen - publié le lundi 28 mars 2016 à 10:04

Quelles sont les qualités de ces schémas? Comment les améliorer?



Bilan de notre explication de la scène 1 du Prince travesti

Par fcahen - publié le vendredi 25 mars 2016 à 15:01

Bilan de notre explication de l’extrait de la scène 1 du Prince travesti

Intro : Marivaux = dramaturge du début XVIIIème siècle, qui a écrit une quarantaine de pièces de théâtre ( Le jeu de l’amour et du hasard, La double inconstance, etc…) , et quelques romans (La vie de Marianne, Le Paysan parvenu). Il est une sorte de précurseur des Lumières. Son nom a donné le mot « marivaudage » qu’on associe à un dialogue amoureux léger et inconsistant, alors que ses pièces, dont le contenu est souvent sentimental, sont loin d’être sans profondeur ni tensions.  Voltaire disait de lui qu’il « pesait des ½ufs de mouche dans des balances en toile d’araignée » pour critiquer son goût du détail et de la nuance. Ici, c’est le début de la pièce, donc son EXPOSITION, et nous découvrons les deux personnages principaux féminins : la Princesse et Hortense. Ce qui nous étonne à première vue, c’est qu’Hortense semble déjà prendre plus d’importance que la Princesse.

I.                    En quoi est-ce une scène d’exposition ?

  1. L’identité des personnages, leur passé

    La Princesse : elle aime Lélio, dont elle a favorisé la carrière militaire, mais ne se pense pas autorisée à l’épouser

    Hortense : elle est veuve, jeune, son mari ne l’a aimée qu’un mois, elle est tombée amoureuse d’un inconnu qui l’a sauvée après une agression

    Lélio : il n’est pas noble, il fait une carrière brillante de militaire et joue un rôle politique : ses mérites sont grands. Voc mélioratif : « sages conseils » « sa valeur » « l’âme la plus généreuse » (hyperbole), repris par l’énumération d’Hortense « jeune, aimable, vaillant, généreux et sage » (répété dans deux répliques) « Amant, Ministre, Général, Mari »(remarquer les majuscules qui donnent de l’importance)

  2. Des données implicites sur l’intrigue de la pièce : la valeur programmatique de l’exposition

    Ce début crée pour le spectateur un horizon d’attente. Deux femmes jeunes sans amoureux en début d’une pièce : cela laisse entendre qu’à la fin elles auront rencontré l’amour. Ce sera une quête sentimentale : chacune des deux femmes souhaite que l’autre trouve l’amour. Il y aura donc une double intrigue qui contrevient un peu à l’unité d’action (deux héroïnes se disputant la vedette). Plusieurs élèves de la classe pensent que forcément, Hortense va rencontrer le jeune inconnu dont elle est tombée amoureuse, et certains subodorent qu’il s’agit de Lélio parce qu’elle dit « à moins que de trouver un autre Lélio ».  On peut remarquer aussi que l’identité de Lélio est un peu mystérieuse ; désigné par son prénom, on sait que c’est « un illustre étranger » : la pièce permettra peut-être d’en savoir plus à son sujet.

  3. Les thèmes, le registre de la pièce

    Le personnage de la Princesse fait penser à la tragédie (dont les personnages sont nobles, souvent régnant) mais sa familiarité avec Hortense (qui a un prénom bourgeois réaliste) et le sujet sentimental font penser davantage encore à la comédie. Il y a un mystère à résoudre (qui est l’inconnu aimé par Hortense ?) Un thème important de la pièce sera donc l’amour mais on peut aussi penser que la pièce sera aussi traversée par le problème des inégalités sociales, car elle pose de façon assez frappante la question de l’importance relative des deux héroïnes

II.                  Entre la Princesse et Hortense, quel est le personnage le plus important ?

  1. L’importance de la Princesse

    Elle parle en premier et Hortense est sa subordonnée, elle l’appelle car elle est à son service (dame de compagnie) pour répondre à ses questions. La princesse exerce une vraie autorité politique car elle commande au chef de l’armée, comme elle le dit. »Celui qui commandait l’armée l’engagea par mon ordre ». Conscience forte de ses devoirs « il ne sied pas toujours de se servir de ses privilèges » : elle est digne.

  2. Faiblesses de la Princesse

    Elle avoue « ses faiblesses » et pour elle l’amour est présenté comme un chagrin d’emblée « j’aime, voilà ma peine ». Conflit c½ur/devoir « il me faut un Prince »= dilemme assez traditionnel au théâtre. Elle parle moins qu’Hortense au total, qui prend de plus en plus d’importance, et son profil apparaît davantage comme un cliché du théâtre traditionnel (on l’imagine dans une robe empesée…)

  3. Hortense : un personnage en apparence plus modeste

    Elle est désignée par un prénom ordinaire, peu donné au théâtre, un prénom réaliste de la société de l’époque (alors que l’identité de la princesse se dissout derrière son rang, elle n’est qu’une princesse). C’est une veuve : pas évident de vivre seule dans la société d’alors, elle a besoin de protection, ce que lui offre la princesse dont elle dépend. Son rôle : distraire la Princesse avec son humour, ce à quoi elle parvient « vous êtes toujours badine » « quel fonds de gaîté ! » et lui offrir de la compagnie pour ses confidences.

  4.  Hortense un personnage qui semble plus important que la princesse finalement

    Elle n’est pas conventionnelle. Alors que la princesse semble venir du théâtre du XVIIème, Hortense est moderne et semble appartenir au genre romanesque ( mésaventure des brigands, du mariage qui n’a pas marché, etc… elle a toute une vie déjà derrière elle) Elle prend plus la parole, elle est brillante, comme le montrent les figures de style qu’elle emploie dans ses tirades . Par exemple pour décrire son mariage, accumulations : «  sentiments, langueurs, soupirs, transports, délicatesses, douce impatience » antithèse : pleurs de joie/ torrents de larmes » et gradation ascendante « m’adorant/m’idolâtrant/ plus qu’idolâtre » à laquelle répond une gradation descendante après le mariage « le 1er mois elle fut violente », le seconde = plus calme », le troisième « elle baissa », le 4ème « il n’y en avait plus ». Alors que le personnage de la jeune première au théâtre est traditionnellement celui de l’ingénue, elle est l’inverse, complètement désillusionnée par rapport à l’amour.  Cela la rend touchante et pathétique. Nombreux points communs avec Marianne, du roman « La vie de Marianne » de Marivaux : agression du carrosse par des voleurs, désillusion amoureuse, solitude, intelligence.

     

     

 

 

Corrigé de la dissertation

Par fcahen - publié le jeudi 24 mars 2016 à 14:21

Plan de dissertation

SUJET : l’intérêt pour un dramaturge des tirades et des monologues dans une pièce de théâtre

  1. La construction de la pièce

  1. Une question de rythme

    Des moments qui se détachent et qu’on retient, et qui provoquent une rupture rythmique par rapport aux échanges dialogués normaux. Ex : la tirade du nez de Cyrano que tout le monde connaît interrompt l’intrigue et c’est une sorte de spectacle dans le spectacle, Cyrano prend la place de l’acteur de théâtre qu’il a interrompu pour improviser cette tirade qui défie son adversaire.

  2. L’avancée de l’intrigue

    Les paroles sont parfois équivalentes à des actes et sont déterminantes dans la pièce pour faire avancer l’action ; Ici Phèdre avoue ses sentiments à son beau-fils Hippolyte, c’est un moment crucial de la pièce où ses aveux mettent au jour l’aspect monstrueux de ses sentiments. La pièce n’aurait pas évolué sans ce dévoilement fatal. Elle sait que ses mots la condamnent.

  3. La connaissance des personnages

    Le monologue n’a rien de réaliste, mais on a accès aux pensées des personnages alors qu’autrement on ne saurait rien de leurs tourments. Dans Le Cid les stances de Rodrigue nous montrent qu’il est déchiré par un dilemme : qui choisir, entre son père et Chimène ? On voit que finalement, le héros fait le choix de la défense de l’honneur familial. Cette connaissance approfondie des sentiments des personnages s’accompagne d’une intensité émotionnelle particulière, que nous allons approfondir ensuite.

  1. Intensité émotionnelle

  1. Morceau de bravoure pour l’acteur

    Les grands acteurs voulaient être mis en valeur dans des tirades ou des monologues dans lesquels on ne verrait qu’eux, avec de grands textes lyriques, tragigues ou pathétiques dans lesquels ils peuvent briller. Pour que ces acteurs les plus en vue jouent leurs pièces, les auteurs avaient donc intérêt à écrire de longues tirades qui leur plaisent et les mettent en valeur. Dans L’Avare, et le monologue d’Harpagon met en valeur le jeu d’acteur farcesque de Louis de Funès qui a lui-même financé et co-réalisé le film.

  2. La poésie de l’auteur, l’expression des sentiments poussée à son comble

    Le fait qu’un personnage parle longtemps va permettre une expression subtile de ses sentiments, leur intensité, une vraie analyse des rouages du c½ur des personnages. Le dispositif particulier de la pièce de Pascal Rambert Clôture de l’amour  permet à Stan et Audrey, les deux protagonistes, de s’exprimer séparément très longuement et d’aller au bout d’eux-mêmes et de leurs émotions. Cela donne beaucoup de force à la pièce qui aurait été plus banale sous la forme d’une scène de ménage ordinaire. Quand Marguerite guide le roi de Ionesco dans Le Roi se meurt vers la mort, on se rend compte que ce trajet imaginaire qu’elle décrit, métaphorique, est très poétique.

  3. La force de conviction et le pouvoir cathartique du théâtre

    Les diatribes[1], comme celle de Ruy Blas face aux nobles d’Espagne dont il dénonce les turpitudes, sont aussi des moments intenses qui emportent l’adhésion du spectateur, qui a envie, lui aussi de se révolter contre l’ordre établi, à l’image de V.Hugo face à Napoléon III. Dans Hamlet « to be or not to be » attire le spectateur dans un vertige existentiel : le rapport du personnage seul sur scène face au spectateur est plus intime, en face à face. On dit aussi que les scènes intenses « purgent les passions » des spectateurs : c’est la catharsis[2].



[1] Diatribe : discours violent prononcé contre quelqu’un ou quelque-chose

[2] Catharsis : le fait qu’en regardant un spectacle violent, un spectateur soit comme soulagé de ses propres pulsions de violence

Notre livre numérique sur Louise Labé "Louise Labé et nous"

Par fcahen - publié le lundi 21 mars 2016 à 18:39

Nous y ajouterons encore des choses: lectures enregistrées et analyses détaillées des deux poèmes vus en classe.

Mais l’essentiel de vos créations y est. Cliquez sur l’image pour réviser tout ce qu’il faut en prévision du bac français concernant Louise Labé.

Clôture de l’amour

Par fcahen - publié le jeudi 17 mars 2016 à 03:56

Retrouvez la page Padlet sur laquelle se trouvent vos avis sur Clôture de l’amour et nos explications de textes en cliquant sur l’image.

Planning des cours

Par fcahen - publié le mardi 15 mars 2016 à 01:06

Planning de la séquence de travail

Objet d’étude : LE THEATRE

Thème :  L’AMOUR AU THEATRE entre jeu de masques et mise à nu

 

SEMAINE

lundi

mardi

jeudi

Du 7 au 12.03

Lecture analytique 1 de Clôture de l’amour

Lecture analytique 2 de Clôture de l’amour

absence

Du 14 au 19.03

Devoir en classe type dissertation

Bilan autour de Clôture de l’amour

Recherches autour de Marivaux

Du 21 au 26.03

Acte 1 du Prince travesti de Marivaux : lecture analytique n° 1

Comparaisons de mises en scènes du Prince travesti

Correction du devoir

Du 28.03 au 02.04

Acte 2 du Prince travesti de Marivaux : lecture analytique n°2

Devoir en classe : commentaire écrit

Repères d’histoire du théâtre

Du 4 au 9 avril

Présentation au choix d’un extrait du Prince Travesti joué devant la classe ou d’une vidéo ou un diaporama dans une maquette, faite dans une boîte à chaussure

Acte 3 du Prince travesti : lecture analytique n°3

Fin de l’explication du mardi + conseils/révisions pour le bac blanc

Du 11 au 16 avril

Semaine des BACS BLANCS : oraux et écrit

 Cours banalisé

Cours banalisé

 

Le bilan de notre "battle" autour de Stan (Clôture de l’AMOUR de Pascal Rambert)

Par fcahen - publié le mardi 8 mars 2016 à 01:48

Bilan des analyses des élèves. Premier extrait de Clôture de l’amour, p.28-29(les élèves ont fait 2 équipes, 1 pr défendre Stan l’autre pour l’enfoncer)

A.      STAN EST SUBLIIIIIIIIME !

  1. Honnêteté de ses propos, directs, il est explicite

    « je n’ai plus de désir pour toi », « je te regarde et je n’ai plus de désir » « les choses doivent être dites » : nécessité de franchise

    Il bannit l’hypocrisie et s’attaque à un tabou : la fin des sentiments amoureux. Il ne tire pas de fierté de ses propos « je n’en suis pas fier »ni de plaisir sadique « aucun plaisir à te dire cela »

  2. La portée générale de ses propos, profonds philosophiquement : l’amour a-t-il encore un sens, sans désir ?  il dénonce l’aliénation amoureuse « l’amour est une secte »( présent de vérité générale) : l’amour emprisonne, c’est un idéal trompeur.

    On peut le trouver nihiliste : « tu ne me fais plus rien », avec triple répétition de RIEN ; nombre très grand de formules négatives dans le texte (je ne veux pas, je ne peux pas, je n’ai plus de désir, je n’en suis pas fier….)

  3. Les souvenirs de l’amour Il ne méprise pas Audrey puisqu’il en fait un portrait assez élogieux. « tes manières d’oiseau »= métaphore poétique valorisante, « ce son incroyable » « l’analyse pertinente » « jugement drôle » « vision acide ». Il ne sous-estime pas ce qu’elle a été pour lui en se rappelant les geste de l’amour au conditionnel passé (mais c’est un temps de l’irréel ) : « je me serais précipité », « j’aurais saisi », « je t’aurais serrée »

  4. Lui-même souffre : « pains de plomb dans mon corps » « aucun plaisir »il est victime de cette idylle, de son absence de désir constatée

  5. Une certaine beauté de la prosodie :

    Beaucoup d’anaphores ou d’épiphores, un élan dans les mots qui sont repris de façon poétique et lancinante

     

     

     

B.      Mais non !!! STAN EST REVOLTANT !!!!!!!

  1. Stan est un égoïste ! On remarque qu’à l’initiale des lignes, « Je » est de loin le mot le plus fréquent. Il prend en compte ses sensations mais pas celles d’Audrey

  2. Ses paroles sont violentes et agressives Son flot de paroles est ininterrompu, c’est accentué par l’absence de ponctuation, l’absence de mots de liaisons entre les phrases abruptes, l’absence de toute atténuation : au contraire, il insiste sur ce qui fait le plus mal en répétant volontairement les expressions les plus fortes : « plus de désir », « j’en sors », « plus rien ». On dirait qu’il déverse tout spontanément, sans construire ses propos : on peut trouver qu’il manque d’égards pour elle. Il dévalorise l’amour : « over fougueux » « attouchements »

  3. Beaucoup d’importance est donnée au corps : le désir (mot répété ) existait plus que l’amour, pour lui. L’effet d’accumulation des parties du corps d’Audrey énumérées (ta peau ces attaches ces doigts…) renforce cette impression qu’elle était surtout un corps, puis le vocabulaire en haut de la p.29 « taille et bouche » « ta poitrine », « mon corps »

  4. Audrey n’est pas vue comme un sujet mais comme un objet

    D’ailleurs il ne veut surtout pas qu’elle bouge : « reste où tu es reste où tu es Audrey / je croyais que tu avais bougé »

    L’énumération des parties du corps la désigne comme un assemblage, avec les démonstratifs qui la mettent à distance « ces doigts cette bouche ces yeux » « ce son »

  5. Il est lâche :  « mon corps le refuse » il ne s’estime responsable de rien, son corps décide à sa place « je n’en ai pas le désir » : il subit son désir passivement

Les phases préparatoires de notre "projet Louise"

Par fcahen - publié le dimanche 6 mars 2016 à 07:09

Voici un lien avec notre premier Padlet et vos jolis exposés documentaires:


Voici ensuite vos travaux sur les poèmes et quelques-uns de vos travaux créatifs.


Pour la rentrée des vacances de Février

Par fcahen - publié le mardi 9 février 2016 à 23:30

Travail autour d’un « roman d’amour » au choix pour la rentrée des vacances de Février

 

Choisir un roman parmi cette liste et le lire :

Manon Lescaut, L’abbé Prévost

La Princesse de Clèves, Marguerite de Navarre

Les Liaisons dangereuses, Choderlos de Laclos

La Duchesse de Langeais, Honoré de Balzac

L’Education sentimentale, Gustave Flaubert

Adolphe, Benjamin Constant

La Dame aux camélias, Alexandre Dumas fils

La faute de l’abbé Mouret, Emile Zola

Le Diable au corps, Raymond Radiguet

Belle du Seigneur, Albert Cohen

L’Ecume des jours, Boris Vian

L’amour et les forêts, Eric Reinhardt

 

Travail d’écriture

  1. Invention. Imaginez l’article d’un magazine « People » qui dévoile l’histoire d’amour contenue dans le roman

  2. Ecrivez ensuite votre avis personnel argumenté sur le livre : vous a-t-il plu ? Pourquoi ?

 

PS : les élèves qui veulent lire plusieurs romans pourront rendre des devoirs supplémentaires plus tard, je leur noterai volontiers

Retrouvez "Je vous emmène" d’Eric Reinhardt

Par fcahen - publié le mardi 9 février 2016 à 11:15

Cliquez sur l’image.



Synthèse des travaux de groupes sur « Je vous emmène »


Après avoir étudié le fait que cette ½uvre hybride soit la réécriture d’une scène appartenant à un  précédent roman d’Éric Reinhardt  (Cendrillon) nous avons étudié le fait qu’elle soit aussi une réécriture contemporaine du TOPOS romanesque de la scène de rencontre


II. La réécriture contemporaine d’un TOPOS romanesque : la scène de première vue


  1. La mise en place des éléments


  • Le cadre est très contemporain, celui de la gare, et les métiers des personnages les font voyager (cantatrice pour elle, homme d’affaires pour lui; même si on peut remarquer le statut atemporel du métier de la femme, contrairement à lui). Les bruits réalistes de la gare sont audibles dans la bande-son dès qu’on entend les dialogues, alors que le récit est illustré par une sorte de musique de ch½ur aux connotations sacrées .

  • Les personnages.

    -La femme : une inconnue, mystérieuse, vraiment fascinante, dont on ne connait pas du tout les états d’âme à cause du point de vue interne qui nous fait adopter les perceptions de l’homme. On a l’impression qu’elle est presque un fantasme, un idéal, car elle parle peu, on ne sait rien de son identité. Ne serait-elle pas une ALLEGORIE ? «  Elle était le miracle qu’il attendait depuis toujours » (elle est un peu le concept de la femme parfaite) Elle ne parle presque pas, et semble surtt communiquer mystérieusement par le regard.

    - l’homme, Laurent Dahl: très sensible, représentatif de l’homme moderne, mais aussi un financier ; ds Cendrillon c’est l’équivalent de Jerôme Kerviel, un trader qui manipule des milliards. On sait tout par son point de vue. Les deux pers appartiennent à un niveau socio-culturel supérieur.


  1. L’importance de l’instant

    Le travail de cette scène montre toute la profondeur de l’instant décisif du franchissement : Laurent Dahl en est conscient, il l’anticipe à l’avance en imaginant  à l’avance tout ce qu’il pourrait lui dire. « Laurent Dahl aurait donné dix ans r obtenir la grâce d’un entretien : pas slt qq phrases ms une conversation véritable de 4h qui seraient les 4 premières des milliers d’heures qu’il vivrait par la suite avec lui ?(…) son existence tt entière suspendue à l’amorce d’un entretien ferroviaire ». On constate ici l’importance des termes évoquant la durée qui s’opposent à cette idée de simple « amorce » qu’est le franchissement.

     (Accumulation de paroles imaginaires, en italiques dans le texte, toutes assez stupides, qui montrent la dramatisation de ce moment)

    La dilatation de la durée est aussi visible avec la phrase poétique qui semble suivre les cahots du train « une question en mouvement, lente et douce » avec une accumulation de termes «  de temps, d’espace, de vitesse, d’invariance, d’attraction, de trajectoire, de chaos, d’accident… etc… »

     Puis au moment de le vivre, il en est empêché par un instant d’hésitation « je vous accompagne à votre taxi en tout cas »

    Ët il essaie ensuite de rattraper désespérément cet instant raté « attendez une minute »

    Dans la mise en scène, la profondeur de cet instant du franchissement est traduite par la profondeur de la scène et la distance de l’éloignement de la danseuse Marie-Agnès Gillot.

  2. Les raisons de l’échec de la rencontre


  • Le stress de Laurent Dahl qui l’empêche de vivre pleinement l’instant présent et de la suivre : un garçon qui semble hyper-sensible, et qui réfléchit trop pour vivre simplement les événements.

  • Le mode de vie professionnel de Laurent Dahl : ce sont les valeurs capitalistes « raisonnables » (l’anniversaire d’un investisseur ) qui retiennent l’impulsion de la passion et gâchent l’histoire d’amour «  Business. Affaires » : ses phrases nominales minimalistes, pour parler à la femme de sa vie sont tt le contraire du discours amoureux qui conviendrait.

  • Dans la mise en scène le côté « cathédrale » du décor immense et dépouillé, les ch½urs quasi-mystiques donnent l’impression que ce moment se situait pourtant en dehors de la réalité commune, et c’est comme si le personnage restait trop attaché à des considérations terre à terre : il n’a pas pu être à la hauteur du moment sublime.


CONCLUSION :


Comparaison avec « L’inconnue » de Villiers de L’Isle-Adam : c’est un texte du XIXème siècle qui a bp marqué E. Reinhardt car il l’a entièrement inséré ds son dernier roman. On peut trouver des pts co entre les 2 textes : l’opéra (lieu de rencontre de la nouvelle, alors que « JVE » met en sc une cantatrice) le coup de foudre du jeune homme, la femme fatale et somptueuse, le mot «inconnue » qui revient svt,  le fait qu’après la déclaration de l’homme qui leur avoue sa fascination, les deux femmes ne le rejettent pas et même semblent l’aimer, mais qu’une sorte de fatalité tragique les éloigne finalement. Dans l’I la femme est sourde, ds JVE, elle est quasi-muette. Mais les deux ½uvres restent assez différentes, l’empêchement ds l’I est lié à la surdité de la jf, alors que ds JVE c’est l’hésitation de LD qui l’emmène à l’échec. Deux récits de coups de foudre bouleversants qui échouent à devenir une véritable histoire d’amour.


Travail sur le thème de l’amour dans la poésie

Par fcahen - publié le jeudi 28 janvier 2016 à 01:41

Vous devez proposer à un éditeur le chapitre d’un manuel de littérature de première sur des poésies d’amour en réalisant un groupement de 6 textes de votre choix. Soit vous choisissez des textes de toutes les époques, et d’auteurs différents (autour d’un thème, par exemple « la rencontre amoureuse dans la poésie à travers les siècles », « la passion » ou « la rupture » etc…)  , soit vous choisissez un courant littéraire précis (l’amour pour les auteurs romantiques, ou l’amour pour les auteurs surréalistes…) ou encore vous choisissez un grand auteur précis (l’amour pour Ronsard, ou l’amour pour Baudelaire…etc…)

Quand vous avez choisi ces textes que vous recopiez, vous les « appareillez » comme pour un manuel : chacun doit être accompagné d’une illustration dont vous préciserez la source. (Vous pouvez la réaliser vous-même…) Vous devez inventer trois questions de lecture pour chacun des textes, qui mettront en valeur leurs aspects les plus importants et joindre une petite biographie des auteurs choisis.

Enfin, vous expliquerez dans un petit texte adressé à l’éditeur les raisons de votre choix pour ce chapitre de manuel. Je vous conseille de rendre ce travail sous forme numérique pour qu’il soit plus joli. Vous pourrez l’emmener le jour de l’oral du bac et le montrer à l’examinateur, pendant l’entretien.

 

Travail à rendre impérativement le lundi 1er février. Aucun retard ne sera toléré.

 

Votre étude de la rencontre entre Julien Sorel et Mme de Rênal

Par fcahen - publié le jeudi 21 janvier 2016 à 22:24

Rabelais: Gargantua

Par samyan - publié le lundi 4 janvier 2016 à 11:38

        Gargantua

Gargantua est le deuxième roman est le deuxième roman de Francois Rabelais parut en 1534.

Ce roman relate les années d’apprentissages et les méfaits de guerre du géant Gargantua.

Sa structure est comparable à celle de Pantagruel parut en 1532 mais néanmoins d’une écriture plus complexe. Il est d’une grande richesse lexicale, et d’une écriture souvent crue.

 


Illustration de Gargantua par Gustave Doré.

 

Gargantua est le fils de Grandgousier et Gargamelle. Il naît de l’oreille de sa mère Gargamelle après onze mois de son oreille.

La taille hors-normes de Gargantua permet à Rabelais de décrire nombre de situations burlesques.

            Résumé

Immédiatement le nouveau-né est mort de soif et réclame  «  à boyre ». Surpris et amusé par une telle soif  , Grandgousier, son père , s’exclame : «  Que grand (gosier) tu as » , ce qui vaudra à l’enfant d’être appelé Gargantua.

Entre trois et cinq ans , Gargantua est élevé assez librement. Il bénéficie ensuite d’une éducation délivrée par des pédagogues traditionnels . Puis il se rend à Paris pour recevoir  l’enseignement de Ponocrates. En chemin, l’énorme jument qu’il monte, chasse les taons de sa queue avec une telle puissance, qu’elle détruit toute la forêt de Beauce.

Arrivé à Paris, Gargantua s’amuse à dérober les loches de Notre Dame pour les accrocher au cou de sa jument.

Le royaume de Grandgousier est envahi par Picrochole. Grandgousier ne parvenant pas à ramener Picrochole à la raison, il appelle son fils Gargantua à la rescousse. Ce dernier prend la tête des combats. Il est aidé par Frère Jean des Entommeures, dont le courage est exemplaire. Le fils de Grandgousier est victorieux et Picrochole doit s’enfuir. Gargantua  fait un discours de morale politique. Il indique également que le royaume du vaincu reviendra à son fils dont l’éducation sera confiée à Ponocrates.

La victoire est célébrée à l’Abbaye de Thélème dont la devise est « Fay ce que vouldras »   , un adage pronant le libre arbitre entre le vice et la vertu.


Le Surréalisme

Par louannemet - publié le lundi 4 janvier 2016 à 11:27

Le surréalisme est un mouvement littéraire, culturel et artistique du XXe siècle, comprenant l’ensemble des procédés de création et d’expression utilisant toutes les forces psychiques (automatisme, rêve, inconscient) libérées du contrôle de la raison et en lutte contre les valeurs reçues.

Louis Aragon, André Breton, Paul Éluard, Philippe Soupault, Pierre Reverdy.

 

Les caractéristiques des oeuvres surréalistes sont principalement la surprise et la juxtaposition inattendue mais de nombreux artistes et écrivains surréalistes expliquent leur travail comme étant une expression philosophique d’abord et avant tout. André Breton ne pouvait être plus clair en affirmant que le surréalisme était avant tout un mouvement révolutionnaire.

Le surréalisme est né des activités Dada de la Première Guerre mondiale dont le noyau était à Paris. À partir des années 20, le mouvement se propagea dans le monde entier, affectant les arts visuels, la littérature, le cinéma, la musique, la langue ainsi que la pensée politique, la philosophie et la théorie sociale.

 


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Blog de la première littéraire du lycée Maximilien Perret, qui démarre autour d'un projet de lecture du roman de Louis-Ferdinand Céline Voyage au bout de la nuit... notamment avec la création de diverses "vraies-fausses" archives imaginaires du roman, par les élèves.
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