Penser après les cours...!

Quand Molière parle de son travail d’auteur et de metteur en scène

Par cyberblaise - publié le dimanche 30 mai 2010 à 12:43 dans Théâtre

Dans L’Impromptu de Versailles , Molière qui est à la fois auteur, metteur en scène et directeur de troupe, se met lui-même en scène dans la pièce et nous parle de sa tâche.

http://elisabeth.kennel.perso.neuf.fr/moliere_auteur_et_metteur_en_sce.htm

Questions d ’entretien sur le théâtre (1S1), pistes pour le corrigé du DS

Par cyberblaise - publié le dimanche 30 mai 2010 à 12:21 dans Théâtre

Pour construire les personnages de Bérénice, un petit tour sur le blog d’un collègue:

http://www.weblettres.net/blogs/article.php?w=Elevation&e_id=23580

 

Les tâches du metteur en scène et d’autres métiers du théâtre:

http://artsalive.ca/fr/eth/director/

Liste de questions à préparer pour l’entretien sur le théâtre.

Par cyberblaise - publié le lundi 17 mai 2010 à 12:22 dans Théâtre

Questions d’entretien :

Le texte est-il selon vous l’élément le plus important au théâtre ?

Pensez-vous que les metteurs en scène ont le droit de se servir du texte d’un auteur tout en infléchissant le sens du texte ?


L’intérêt d’une pièce réside-t-il dans le seul fait qu’elle plaise et touche ?

Dans quelle mesure les évolutions techniques ont-elles pesé sur les conceptions que l’on se fait du théâtre ?

Qu’est-ce que le théâtre pour vous ? Comment définiriez-vous l’art théâtral ? Quelle est sa spécificité par rapport aux autres arts de la représentation ?

Pensez-vous que le théâtre cherche à représenter la vie ? Comment s’y prend-il pour le faire ?

Qu’appelle-t-on le théâtre dans le théâtre ? Quelle est sa fonction ?

Pourquoi y a t il un conflit de préséance entre l’auteur et le metteur en scène ?

A quoi reconnaît-on qu’un texte est théâtral ?

Comment expliquez-vous qu’il y ait un engouement des jeunes en France pour le théâtre alors que le goût de la littérature semble en déclin ?

 

Quelle est selon vous la tâche du metteur en scène ?

 

En quoi peut-on dire que le rôle du metteur en scène a changé dans le théâtre contemporain par rapport à ce qu’il était à l’origine de la mise en scène ?

 

Les costumes sont-ils importants dans une pièce de théâtre ?
Le théâtre n’est-il qu’un divertissement d’élite ?
Le cinéma a-t-il selon vous supplanté le théâtre ?
Est-il plus facile d’être comédien de théâtre ou de cinéma ?
Quelles qualités faut-il selon vous pour être un bon comédien ?

 

 

Les genres théâtraux: révision de vocabulaire

Par cyberblaise - publié le lundi 17 mai 2010 à 12:07 dans Théâtre

Pour réviser la définition des différent genres théâtraux, vous pouvez vous reporter au travail de ce  collègue: http://yael.boublil.free.fr/theatre.htm

Vous y verrez que la notion de "comédie" n’implique pas forcément le registre du comique!

 

 

Travailler le vocabulaire du théâtre

Par cyberblaise - publié le samedi 8 mai 2010 à 12:24 dans Théâtre

Voici un excellent lexique pour vous rafraîchir la mémoire et travailler le vocabulaire du théâtre.

http://www.cinethea.com/theatre_lexique.html

L’héritage antique du théâtre français (2nde2)

Par cyberblaise - publié le dimanche 28 mars 2010 à 12:50 dans Théâtre

Un site à explorer pour comprendre l’influence du théâtre antique sur le théâtre du XVIIème et du XXème siècle siècle:

http://www.crdp-nice.net/theatre/#antiquite.html

Qui est Dominique Blanc? la Phèdre de Chéreau

Par cyberblaise - publié le vendredi 19 mars 2010 à 12:54 dans Théâtre

 Pour découvrir l’actrice après ce rôle dont elle dit qu’il a causé chez elle une dépression

 

http://mobile.agoravox.fr/culture-loisirs/culture/article/dominique-blanc-en-toute-legerete-38665

 

Une interview au moment où la captation de la Phèdre de Racine , mise en scène par Chéreau passe sur Arte:

Phèdre, le plus beau des cadeaux

Patrice Chéreau lui a offert le rôle de Phèdre (ce soir sur Arte, 20 h 45). Depuis, l’actrice Dominique Blanc a retrouvé avec bonheur le chemin des studios. Entretien.

Vous devez votre premier rôle à Patrice Chéreau. Comment avez-vous réagi lorsqu’il vous a proposé de jouer Phèdre ?

Dominique Blanc. Je suis restée muette, et j’ai pleuré de joie. Je rêvais de cette héroïne depuis le cours Florent. Quand Patrice Chéreau est venu chez moi, j’étais persuadée qu’il souhaitait me proposer de faire une voix off sur un documentaire, ou de doubler le film " Intimité ". Il a été très direct, et m’a proposé Phèdre au bout de cinq minutes. Patrice Chéreau est un artiste que je respecte et que j’admire. Dans ce métier, il y a souvent des moments de doute. Et il y a, grâce à des gens comme lui, des moments de pure splendeur. Chéreau m’a confié mon premier rôle, un tout petit rôle, il m’a fait jouer dans plusieurs de ses films (la Reine Margot, Ceux qui m’aiment prendront le train…) Il me connaît, et il m’a vue grandir. Nous avons, je pense, une grande confiance réciproque. On va à l’essentiel et on vise l’excellence.

Votre interprétation de Phèdre donne à ce personnage une modernité totale. Comment la voyez-vous ?

Dominique Blanc. Phèdre me bouleverse. Elle est l’incarnation du désir féminin absolu, entier, absolu. Le plus effrayant, au début de mon travail, a été de concilier ces deux extrêmes, présents chez elle : le désir d’amour et le désir de mort. Phèdre aime Hyppolite depuis le jour de son mariage avec Thésée. Elle est victime d’une sorte de fatalité. Elle est prête à mourir en silence, et elle se tue d’ailleurs à petit feu depuis des années. Lorsqu’elle réussit, avec beaucoup de tendresse, à nommer ce sentiment, tout se déchaîne, en elle. Et notamment la haine de soi, qui l’entraîne vers les comportements les plus fous. Elle est ainsi prête à se faire tuer pour Hyppolite, et à le transpercer, dans le même mouvement.

Cette pièce de Racine est un classique, qui plus est en alexandrins. Comment lui insuffle-t-on de la vie ?

Dominique Blanc. Depuis 2 000 ans, toutes les cultures se racontent l’histoire de Phèdre. On en trouve la trace chez les Grecs, bien sûr, mais aussi en Égypte, en Chine. C’est assez incroyable. Et au XXIe siècle, ça continue. Tous les grands metteurs en scène se coltinent ce texte, toutes les actrices rêvent d’incarner ce personnage, qui a traversé tant d’époques et de comédiennes. Là aussi, les spectateurs nous ont fait un joli cadeau, en venant si nombreux. Ils étaient là dès trois heures de l’après-midi pour avoir des places. À chaque représentation, il faut donc les emmener tous pour un voyage dans le temps. Pour insuffler la vie et la démesure à ce texte très classique, nous avons cassé la beauté de l’alexandrin. Au bout de deux mois de jeu, j’étais encore comme une alpiniste qui a peur de dévisser à chaque instant. Parce que nous avons tous une idée très haute de notre métier. Le rôle de Phèdre est très physique, remuant, périlleux. La proximité des spectateurs dans la salle, dans le dispositif inventé par Chéreau, nous fragilise encore plus. Un jour, lors d’une représentation en Allemagne, au moment où Hyppolite (Éric Ruf) pointe son couteau sur moi, une personne a poussé un cri. Ça nous a complètement déstabilisés. D’ailleurs, cette violence, sur scène, nous oblige quasiment à beaucoup de douceur entre nous. Nous sommes huit comédiens, nous nous connaissions avant cette pièce, nous avons la même exigence, et nous sommes très soudés.

Vous avez remporté, avec cette mise en scène de Patrice Chéreau, un formidable succès public…

Dominique Blanc. Je crois que les gens ont besoin de racines, au pluriel et au singulier. Ils sont affamés d’histoires, et ils éprouvent de la passion pour la tragédie. Je jouais justement une tragédie pour la première fois de ma carrière. À la fin du spectacle, j’ai vu comme nous étions en contact direct avec le public, j’ai vu des hommes pleurer. Les femmes se donnent facilement le droit à l’émotion mais, pour les hommes, c’est beaucoup plus rare. Des cadres, des ouvriers, des jeunes et des moins jeunes laissaient couler leurs larmes, librement. Et ça, c’est le plus beau des cadeaux. Mieux que tous les superlatifs.

Vous n’avez pas peur que la télévision " appauvrisse " cette mise en scène ?

Dominique Blanc. La télévision est un moyen fortement démocratique de faire partager cette aventure, au contraire. D’autant que Chéreau ne veut pas de reprise de la pièce. Tourner avec huit comédiens, et cette énorme structure qu’il faut adapter à chaque lieu rencontré, c’est trop lourd. La seule trace de ce travail, c’est la télévision. Le public a été filmé, et il sera présent sur l’écran : les téléspectateurs se trouveront ainsi dans la même position que les personnes qui ont vu le spectacle sur scène : ils avaient une partie du public devant eux.

Quels sont vos projets ?

Dominique Blanc. Je dois jouer dans un premier film, cet automne. Mais nous cherchons encore les financements. Et j’ai du mal quitter Phèdre. On ne lâche pas un rôle et une femme pareils. Quand je lis des choses sur les voyages de la compagnie Renaud-Barrault, ou sur les tournées de Sarah Bernhardt, je me prends à rêver, comme lorsque j’étais enfant…

Entretien réalisé

Caroline Constant dans L’Humanité, 20 septembre 2003

 

 

Article du Monde sur Les spectacles de la comédie de l’Est du mois de janvier

Par cyberblaise - publié le samedi 16 janvier 2010 à 14:38 dans Théâtre

Colmar (Haut-Rhin) Envoyée spéciale

Longtemps, il y eut peu de théâtre à Colmar, où la musique a la part belle. Cela change avec l’arrivée de Guy-Pierre Couleau, qui signe sa prise de fonctions à la Comédie de l’Est en mettant en scène Les Noces du rétameur et La Fontaine aux saints, deux pièces méconnues de Synge (1871-1909). L’une d’elles, La Fontaine aux saints, est présentée pour la première fois sur une grande scène française. Toutes les deux nous emmènent dans un monde d’hier - les histoires se passent au début du XIXe siècle - qui croise celui d’aujourd’hui : il y a, chez les personnages, une ironie raide et une mélancolie de l’attente qui rappellent à la fois Samuel Beckett, grand admirateur de Synge, et Jon Fosse.

Guy-Pierre Couleau connaît bien ce théâtre. Quand il a créé sa compagnie, en 1999, après avoir été acteur, il a monté Le Baladin du monde occidental, la pièce la plus célèbre de l’Irlandais, avec Deirdre des douleurs. Il a décidé de revenir à son auteur de prédilection au moment où il ouvre une nouvelle page de son histoire : diriger un centre dramatique régional. A son arrivée à Colmar, en janvier 2009, Guy-Pierre Couleau a changé le nom de la structure, L’Atelier du Rhin, en Comédie de l’Est, pour marquer le renouveau du théâtre dans une ville qui accueillit l’un des tout premiers centres de la décentralisation, dans les années 1950.

Parmi les vingt employés de la Comédie de l’Est, il y a six acteurs permanents. Ce sont eux qui prennent en charge Les Noces du rétameur et La Fontaine aux saints, dont Guy-Pierre Couleau fait un diptyque. Comme toute l’oeuvre de Synge, ces pièces sont nées d’une expérience fondatrice : les voyages de l’auteur dans les îles d’Aran, "où on doit moissonner au couteau à cause des rochers", selon le poète Yeats qui avait rencontré son compatriote à Paris, en 1899, et lui avait conseillé de quitter la ville : "Laissez là Paris. Vous ne créerez jamais rien en lisant Racine (...). Vivez là-bas comme si vous faisiez partie des gens de l’île, exprimez une vie qui n’a jamais trouvé à s’exprimer."

Ainsi Synge, le jeune homme bien né et sauvage, s’est-il frotté aux vents des îles d’Aran, à ses gens âpres nourris de légendes, à sa langue gaélique. Les histoires qu’il a entendues sont devenues des pièces, qui ont souvent fait scandale à leur création, les nationalistes considérant que l’auteur se moquait des paysans et des pêcheurs irlandais. On les voit, tous ces gens, dans Les Noces du rétameur et La Fontaine aux saints. Ils vivent à la croisée des chemins, paient leur tribut à la misère, affrontent le dieu catholique quand ils ne l’insultent pas, et ne se font pas de cadeaux.

Mais ils rêvent, et leurs rêves sont vastes comme un ciel mouvementé et indéfini. Dans Les Noces, le rêve prend la forme d’un mariage que deux pauvres rétameurs, volontiers voleurs, voudraient obtenir d’un révérend vicieux. Dans La Fontaine, un couple d’aveugles mendiants rêvent de voir, ne serait-ce qu’une heure. Un saint leur offre la vue, qui s’avère un désastre : le monde est laid et partout règne "la mauvaiseté", comme l’écrit Françoise Morvan, la traductrice de Synge, qui est allée puiser dans le breton des équivalents au gaélique. S’il se comprend du point de vue de la recherche de l’authenticité, ce choix sonne bizarrement à l’oreille, qui, bien que la traductrice s’en défende, entend souvent un patois gavé de "pareil comme toi".

Mais cela n’empêche pas les personnages de vivre leur vie, au-delà de la vie. Ils sont à la fois totalement terriens, et souvent odieux, ce qui rajoute à leur charme, et emportés vers un ailleurs qu’ils ne sauraient définir. Guy-Pierre Couleau les met en scène sur de légers ponts de bois dessinant les vallées et les tourbières d’Irlande. Il voit en eux des "vagabonds assoiffés de soleil et vérités frustes" et dirige les comédiens comme tels, ce qui n’incite pas toujours à la légèreté. Mais il y a de belles images, comme celles où les personnages apparaissent en ombres chinoises, avec des marionnettes qui semblent dire, à la manière de Synge : on est bien peu de chose.


Les Noces du rétameur/La Fontaine aux saints,

de Synge. Mise en scène : Guy-Pierre Couleau. Avec Xavier Chevereau, Flore Lefebvre des Noëttes, Carolina Pecheny, Pascal Durozier, Philippe Mercier, Anne Mauberret, Jérémie Reecht. Comédie de l’Est, 6, route d’Ingersheim, Colmar (Haut-Rhin). Tél. : 03-89-24-31-78. Du mardi au vendredi, à 19 heures ; le samedi à 18 heures. Jusqu’au 23 janvier. De 10 € à 19 €.

Brigitte Salino

 

 

En savoir plus sur Bernard-Marie Koltès, visitez Remue-net

Par cyberblaise - publié le mercredi 25 novembre 2009 à 14:06 dans Théâtre

Ce blog est une invitation à se cultiver après les cours pour mes élèves du lycée Camille See de Colmar. J'aimerais qu'il devienne le lieu d'approfondissement des petites digressions qui font le charme des cours et aussi l'occasion d'échanger nos bonheurs de lecture et des informations sur les événements culturels susceptibles de nourrir notre vie.
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