Pensées et Balbutiements

Améliorer son orthographe? Comment?

Par Esperluette - 07:47, lundi 21 mai 2018 .. Déposé dans Réflexions sur nos pratqiues .. Lien


Je ne vais pas proposer de solutions miracles. L’idée est de travailler tous les jours les points faibles que vous avez déjà repérés dans vos dictées précédentes.


Votre lutin, avec les principales règles d’orthographe doivent vous aider à vous améliorer. La phrase du jour peut être déclinée chez vous également.


Je mets des adresses avec des sites à consulter.


Faites de fiches, marquez des exemples personnels, des belles phrases, des phrases rigolotes. Il suffit de retenir et d’appliquer la règle.


Le secret pour progresser est de pratiquer régulièrement, quotidiennement. Cela demande de la rigueur, de la discipline et de la motivation.


Des dictées réservées à la classe de 3e.

https://bescherelle.com/thematiques-dictees/3e


Des dictées réservées à la classe de 4e

https://bescherelle.com/thematiques-dictees/4e


N’hésitez pas à faire celles des classes de 6e et de 5e. L’idée est de pratiquer régulièrement et de progresser.


Des dictées réservées à la classe de 5e

https://bescherelle.com/thematiques-dictees/5e


Des dictées réservées à la classe de 6e


https://bescherelle.com/thematiques-dictees/6e


Des jeux également, par ici : Le dico-quiz

https://bescherelle.com/thematiques-jeux/le-dico-quiz

Des énigmes :

https://bescherelle.com/thematiques-jeux/les-mots-enigmes


Les mots et leur nature :

https://bescherelle.com/thematiques-jeux/le-basket-des-mots






Lire, livre, lecture

Par Esperluette - 10:24, samedi 19 mai 2018 .. Déposé dans Réflexions sur nos pratqiues .. Lien

 

Tâche complexe et lecture sont-ils devenus des synonymes?

Le débat est ouvert.


Donner envie de lire est, semble-t-il, à la portée de tous. Pourtant cela reste est défi de tous les instants. Ne vous est jamais t’il arrivé de croiser en salle des professeurs des énergumènes fantomatiques errants comme des âmes en peine?


Choisir un livre à conseiller, choisir le livre qui va emporter l’adhésion du plus grand nombre est la nouvelle quête du Graal de tout professeur de français.


Certains, certaines pensent avoir résolu la difficulté en donnant une liste de livres! Que nenni! Une fois cette liste établie et distribuée, le véritable défi ne fait que commencer!


Comment faire vivre cette liste, comment rendre compte d’un livre? Un adolescent, un élève a-t-il envie de parler d’un livre à l’ère numérique?

Comment lutter contre la réplique : "Madame, y’a Google!"


Mon désarroi est grand, parfois le renoncement me pend au nez et au dernier moment je dis : " NON!" Vous avez, nous avons un cerveau, ensemble réfléchissons, ensemble émettons des hypothèses, ensemble partageons nos doutes, nos émotions, nos peurs, nos ressentis. Quelquefois l’échange a lieu, quelquefois les questions fusent, j’apporte des réponses, je pose de nouvelles questions. Il m’arrive de sortir d’un cours découragée, frustrée mais aussi heureuse et souriante. Pourtant le doute est toujours là : ont-ils retenu quelque chose de ces heures passées avec eux?! Ont-ils envie à leur tour de parler d’un livre sans consulter "Google"? La lutte est impitoyable! Que pesons-nous face à Google?


Lire un extrait en mettant le ton? Oui, certes! Montrer une vidéo dans laquelle un comédien lit un texte? Encore une fois, oui certes! Inviter les élèves à lire en classe pour leur montrer qu’ils sont capables eux aussi de véhiculer un sens, une émotion. Oui, certes! Mais encore?


Rien. Nous continuons toutes et tous, à transmettre notre savoir, notre énergie, nos convictions, nos doutes, nos émotions.

Sommes-nous condamnés aux supplices de Tantale pour autant à chaque fois? Non!


Créer une lueur d’envie dans leurs yeux est-ce suffisants? Non, mais il faut cependant savoir de se contenter de ces petits bonheurs éphémères!


Pour terminer, voici un lien renvoyant à un compte-rendu de lecture sur La fille de 3e B de Christian Grenier. Je me réjouis de constater que ce livre a été sélectionné par plusieurs élèves même si ... Non! Je m’arrête et je remercie Mathias pour son abécédaire.


http://www.weblettres.net/blogs/uploads/e/Esperluette/58367.pdf



Comment progresser en orthographe et en grammaire?

Par Esperluette - 05:24, dimanche 8 avril 2018 .. Déposé dans Réflexions sur nos pratqiues .. Lien


            Depuis longtemps je voulais mettre en lien des exercices interactifs pour faciliter l’apprentissage des règles orthographiques.

  En effet, il nous arrive à tous d’hésiter à un moment donné. Comment choisir entre "leur" et "leurs", entre "tous" et "tout"?


J’ai trouvé un site qui permet de faire quelques exercices interactifs en ligne. Ainsi, chez soi ou ailleurs, nous pouvons nous exercer à notre rythme.


Le site est très complet. Il faut donc prendre le temps de s’y perdre un peu, pour ensuite mieux l’apprivoiser.

https://www.ccdmd.qc.ca/fr/exercices_interactifs/


Et pour en finir un petit bijou pour les plus curieux d’entre vous!


http://ddlf.fr/



As-tu fait tes devoirs ?

Par Esperluette - 16:03, mercredi 21 mars 2018 .. Déposé dans Réflexions sur nos pratqiues .. Lien

Combien de fois cette question a-t-elle été posée à des enfants profondément désespérés ? Je n’ai pas l’intention de vous donner de réponses. Il me plait, aujourd’hui, pour un instant, très court instant seulement, de me glisser à l’intérieur du cerveau d’un élève, d’un adolescent.

Nous voici donc en plein marasme puisqu’à l’intérieur du cerveau adolescent, effervescence il y a !

En effet, il ne peut pas « perdre » son temps sur son téléphone à entretenir sa flamme et étudier la scène 3 de l’Acte I du Cid ! Non ! Même s’il est question de flamme dans Le Cid de notre cher Pierre Corneille, il faudrait être en complet décalage avec son époque pour croire que le mot « flamme » résonne dans la tête adolescente de la même façon.

Quelques siècles nous séparent tout de même ! Pourtant, il est toujours question dans cette pièce des mêmes préoccupations. Rodrigue aime Chimène, Chimène aime Rodrigue. Ils sont jeunes et insouciants, ils sont nobles et amants, ils représentent la continuation de deux lignées.

Enfin pour rafraîchir la flamme de notre mémoire quelques citations extraites du Cid. Elles viennent toutes de l’Acte II, scène 4. Evidemment, le jeu est de retrouver qui parle à qui !

Citation 1

« Ce n’est pas qu’en effet contre mon père et moi
Ma flamme assez longtemps n’ait combattu pour toi ;
Juge de son pouvoir : dans une telle offense
J’ai pu délibérer si j’en prendrais vengeance. »

Citation 2

« Mais il me faut te perdre après l’avoir perdu ;
Cet effort sur ma flamme à mon honneur est dû ;
Et cet affreux devoir, dont l’ordre m’assassine,
Me force à travailler moi-même à ta ruine. »

Citation 3

« Quand on saura mon crime, et que ta flamme dure,
Que ne publieront point l’envie et l’imposture ! »

Vous l’aurez compris dans la tête d’un adolescent d’aujourd’hui, le mot flamme ne signifie rien de tout cela ! Une flamme est pour lui synonyme de feu, c’est tout au moins la réponse à laquelle nous sommes en droit de nous attendre ! Malheureusement, je crains quelques remarques désespérantes du type : « J’ai perdu toutes mes flammes avec Chimène, pardon, avec Charlotte ! » Vous avez trouvé à quoi je faisais allusion ?

Toutes ces dérives pour aboutir au mot devoir, en fait !

Effectivement, nous venons de passer quelques jours en Alsace aux cours desquels nous avons visité La Boisserie, maison de campagne du Général de Gaulle à Colombey-les-Deux- Églises, nous avons également découvert le camp de concentration du Struthof et passé une journée à Verdun.

Le devoir de mémoire est – semble-t-il – important. Il faut donc l’entretenir et rester vigilant.

Voilà pourquoi, je voulais partager avec vous ces mots de Primo Levi écrits juste après la Préface de son livre le plus connu Si c’est un homme.

 

"Vous qui vivez en toute quiétude

Si C’est un homme

Vous qui vivez en toute quiétude
       Bien au chaud dans vos maisons
       Vous qui trouvez le soir en rentrant
       La table mise et des visages amis,
       Considérez si c’est un homme
       Que celui qui peine dans la boue,
       Qui ne connaît pas de repos,
       Qui se bat pour un quignon de pain,
       Qui meurt pour un oui pour un non.
       Considérez si c’est une femme
       Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
       Et jusqu’à la force de se souvenir,
       Les yeux vides et le sein froid
       Comme une grenouille en hiver.
       N’oubliez pas que cela fut,
       Non, ne l’oubliez pas:
       Gravez ces mots dans votre c½ur.
       Pensez-y chez vous, dans la rue,
       En vous couchant, en vous levant;
       Répétez-les à vos enfants.
       Ou que votre maison s’écroule;
       Que la maladie vous accable,
       Que vos enfants se détournent de vous."

PRIMO LEVI

Ce poème sobre mais juste, ces mots forts et terribles résonnent dans notre humanité. N’oublions jamais que l’enfant, l’adolescent, la jeune femme, le jeune homme, la femme, l’homme, la vieillarde, le vieillard est en danger à chaque fois que son intégrité physique et morale est bafouée.

 



A propos de grammaire...Vous faites comment??

Par Esperluette - 04:13, mercredi 14 février 2018 .. Déposé dans Réflexions sur nos pratqiues .. Lien

 


 

Comment rendre une leçon de grammaire vivante et intéressante? Voilà la question à laquelle je pensais en expliquant la différence entre une proposition subordonnée relative et une proposition subordonnée complétive!


J’aurais pu commencer en leur demandant s’il voyait une différence entre :


Je pense à la lettre d’amour que je vais t’écrire.


Je pense que je vais t’écrire une lettre d’amour.


Vous y croyez, vous,  à ce tour de passe-passe? Et si je venais avec un chapeau haut-de forme et une baguette magique? Ma leçon de grammaire aurait-elle plus d’intérêt?


A méditer ! Donc j’ai fait une leçon de grammaire ordinaire !


Et  si je demandais aux élèves d’écrire une lettre? Une lettre de quoi ? En forme de quoi ?


Une lettre de motivation? Pour quoi faire ?


Une lettre de rêve? Une lettre pour rêver? Une lettre en forme de poème pour rêver? Une lettre en forme de nuages ?


A méditer !


Bon admettons qu’ils prennent du plaisir à écrire cette lettre, ce poème, ce rêve, ce nuage! Ce n’est certes pas gagner !


Si je dis! Attention! Concours de la plus belle lettre, du plus beau poème, du plus beau rêve, du plus beau nuage! Là, ils sont en droit d’attendre une récompense? Moi naïvement, je leur répondrais, le plaisir d’écrire et de lire votre ½uvre devant la classe! Sauf que lire son travail devant la classe, ce n’est pas une partie de plaisir ! C’est de la torture! Voilà à quoi nous en sommes réduits : obliger les élèves à se produire sur scène! Pourtant, j’ai comme l’impression parfois qu’ils y prennent goût!


La mise en scène se précise.


Bien ! C’est parti ! Je dois un peu les guider ? Non ? Si, et me voici en train de mimer l’élève modèle !


 


- Vous devez vous tenir les pieds bien ancrés au sol ! Et là, je les entends chuchoter : Des fois qu’on ait envie de s’envoler!


Et vlan, c’est mon cours qui part en fumée! Je le ranime, donc avec :


  • Ça c’est fastoche, vous savez le faire !


Le voilà rassurés, un peu, beaucoup…


 


 -Bon d’accord ! Maintenant plus compliqué ! Vous devez faire semblant de regarder la classe en regardant le mur!


Oui, là, il me faut vraiment être la plus convaincante possible, car ils sont tous en train de me regarder, interloqués ! Le regard de la classe est tout à coup un immense point d’interrogation !


- Et surtout, vous devez placer votre voix ! Vous devez parler fort ! Votre voix doit transpercer le mur de la salle d’à côté!


A ce moment-là, ou même plus tôt, j’ai perdu la moitié de la classe ou toute la classe.


Le moment fatidique  est donc arrivé ! Je dois désigner le volontaire qui doit se sacrifier pour le bien de tous !


La sentence tombe alors ! Dure, impitoyable, inéluctable ! Le condamné est désigné; il ne peut plus esquiver ! Enfin, si, il essaie. D’une voix étranglée et soudain amnésique, il s’exclame : "Moi? Mais pourquoi moi?". Et là, je fais mes yeux de dragon accompagné d’un sourire enjôleur et pour sonner le glas ma voix devient nette, glaciale, tranchante :


  • On rigole moins tout à coup !!


Le condamné alors se lève. D’un pas trainant, et, à grand renfort de jérémiades, il arrive au tableau qui lui parait tout à coup bien trop près, se tourne vers la classe, tente une dernière fois de demander grâce :


- Promis, Madame, je ne rigolerai plus jamais de ma vie!


Gros soupirs à fendre le c½ur, mais le mien est de pierre, pas de chance. Quelques gloussements épars, je regarde la foule avide de voir le condamné échouer, car la foule est sans pitié! Elle est compacte, solidaire, avide de savoir comment le supplicié va mourir! Elle ne le considère plus comme un frère, il ne fait plus partie du groupe, il est passé de l’autre côté, jeté en pâture, dans la fosse aux lions! Elle n’attend que le faux pas pour s’esclaffer, pour donner le coup fatal. Elle est ainsi la foule : sans pitié !


Jamais !


 Puis d’un geste théâtral, je me tourne vers l’élève, plus pâle que la mort et je le quitte sur :


- Nous t’écoutons !


La mise à mort commence!


 


Fin du cours.






Le projet

Ici, les élèves viendront déposer leurs travaux d'écriture. Le but est de publier et de partager modestement des pensées, des envies, des coups de c½ur, des ébauches de pensées.

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