Oeuvres surréalistes

Femme d'0r ? (à la manière de Desnos)

Par nchamaille - publié le lundi 19 mai 2008 à 21:47 dans Poèmes des 205

L'amour rend aveugle mais je n'aurai jamais besoin d'apprendre le braille :

Cette femme c'est une guillotine elle m'a fait perdre la tête,

J'avais un coeur de pierre mais cette femme c'est un marteau-piqueur.

J'ai aussi un coeur d'or que j'montre jamais de peur qu'on m'le vole :

On s'est tellement serré les coudes qu'on s'est luxé l'épaule.

Une mamie charmante (à la manière de Desnos)

Par rdelarue - publié le lundi 12 mai 2008 à 11:29 dans Poèmes des 205

 Un chien marche dans le chemin

 A la recherche de son parchemin

 Dans lequel il a caché un ruban

 En chantonnant une chansonnette

Que chaque enfant chuchote

 Afin d'échapper à la sieste

 Passe une mamie guillerette, harnachée d'une robe à fleurette

 Reconnaissant le ruban sur la jupette de la mamychette

 Le chien heureux saute de joie en faisant des chinoiseries

 La mamie charmée par ce chien charmant, l'emmene dans sa chaumière,

 Et d'une chaussette lui fait une chemise de torse

 Pour le coucher dans une jolie niche chauffée

A la maniere de desnos

Par ddiop - publié le jeudi 8 mai 2008 à 10:29 dans Poèmes des 205

La personne en bonne santé qui a une maladie grave prend un RDV chez le medecin

Ce medecin a beaucoup de defauts mais il est parfait

Il a fait des etudes professionelle afin d'avoir son diplome général

Dans son cabinet ce medecin s'occupe de ceux qui n'ont aucun probleme de santé

 

La vive couleur du soleil rend la planete très sombre

Dehors il y a un clair-obscur

 

Dans cette plaine pointue il y a un terrain de football magnifique

Le meilleur joueur du terrain est le plus mauvais sur la pelouse

 

 

DIOP DJIBRIL à la maniere de DESNOS

Football (à la manière de Desnos)

Par omontembault - publié le mardi 6 mai 2008 à 14:43 dans Poèmes des 205

Faire vivre le coeur des supporters

On a comme objectif de toujours gagner même si cela est dur à faire

Oralement je vous le dis

Tous les matchs sont importants quand on les vit

But est le mot essentiel dans le coeur des joueurs

Attention aux adversaires, même sous la peur

La victoire est à notre portée

L'arbitre sera la seule personne à pouvoir juger

Opposition de la vie ( à la manière de Desnos)

Par brparot - publié le mardi 6 mai 2008 à 14:08 dans Poèmes des 205

 

 

Dans ces montagnes rondes

au silence hurlant

 

Dans ces plaines pointues

au versant plat

 

Dans ces villes de champs de blé

aux lampes eteintes éblouissantes

 

Je me balade de jour comme nuit sous ce soleil.

 

 

Dans ce ciel bleu

au soleil pluvieux

 

Dans cette traînée de paradis

au tracé tragique

 

Ces blocs tristes

aux couleurs joyeuses

 

Mon esprit s'enferme dans la liberté

 

La vie est longue mais infiniment courte.

Des poussières infiniment toi (A la manière de Desnos: écriture automatique et procédé d'opposition)

Par sarlhomme - publié le mardi 6 mai 2008 à 14:06 dans Poèmes des 205

 

Des poussières infiniment toi

 

 

La nuit claire s'étend,  douceureuse

Ce soir il neigera à Keïta

Les désanchanteurs ont sévi, la main de l'infini a sévi

Quel desespoir ravageur

Nous nous aimions pourtant d'une haine si douce

Pourquoi les hauts toits de l'amour ne chapardent-ils plus la douleur?

 

Il est trop tard, hélas

Certes les armes sont bégnines, les plaies indolores

Mais il fuit, il court ventre à terre, égaré en chemin, cadavre à la mer

Ce soir il neigera à Keïta

 

Il faudrait une fois encore briser les barières

Danser en les collines enflammées

Tu dois devenir, ne pas partir

 

Mais c'est un combat de chair

Son sang me brûle les veines

Je sais qu'il me meurt à son tour

Ne pas le punir, ses désirs sont noirs, sa névrose est apothéose

Fin. L'amant est décédé, mais l'amour vit encore

Aube d'une nuit certaine

 

Ce soir il neigera à Keïta

Au sommet de la vallée, je m'abandonnerai au sort dérisoire de ceux qui croient encore

N'oublie pas ton sourire

La niaiserie fait mal, le pathétique fait rire

 

Consumés de l'intérieur, les amoureux émaciés casseront le vase des songes de cendre

 

Le parfum âcre du petit matin appelle la raison brillante et maladive à demeurer, subsister

Mais la mort survivra encore

Jusqu'au dernier inconscient

 

Indigestion d'indifférence

Ecoutons enfin le silence

Car la nuit claire s'étend

" Loup-Table " de Victor Brauner

Par nchamaille - publié le vendredi 11 avril 2008 à 10:17 dans La peinture

Loup-Table

http://www.centrepompidou.fr/education/ressources/ENS-surrealisme/Images/Brauner-XL.jpg

Peinture 54 x 57 x 28,5 cm

Peinte par Victor Brauner. Celui ci est né en 1903, il pratique une peinture figurative, mettant en scène des figures d'animaux fantastiques.
Il arrive en France en 1930, où il connaîtra le surréalisme et meurt à Paris en 1966.



Description de l’œuvre

Cette oeuvre est constituée d'une table ainsi que de plusieurs parties de l'anatomie d’un renard ( Sa gueule , sa queue et son postérieur ) . La table sert à remplacer les différentes parties non présentes du corps de l’animal, on remarque qu'un des pieds de la table à la forme d'une patte de renard et nous laisse perplexe. C’est un être hybride. On observe aussi qu’il a la gueule grande ouverte et menaçante en direction de sa queue.

 

Sens de l’œuvre


On observe que le renard veut bouger mais il ne peut pas à cause de son corps en bois, donc il s’effraie et devient très menaçant (Il montre ses dents et il a les oreilles en arrière). C’est le symbole de l’immobilité.

Son air menaçant et sa fourrure abondante nous évoquent la peur et la chaleur, nous pensons qu’il est immobilisé pour ne pas faire de mal.

La table, objet on ne peut plus familier et réconfortant car lié aux repas, à des moments vivants de notre existence, s’inverse se métamorphosant en animal agressif et en rogne.

Le mot "loup" dans le titre nous fait penser à un conte pour enfant et s’accompagne du fantasme cruel qu’a le loup de dévorer les humains. On peut trouver étrange que le loup ressemble en fait plus à un renard qu’au loup traditionnel gris ou noir, peut être pour mieux s’accorder avec la couleur du bois et renforcer l’effet voulu par l’auteur.

Au jour d’aujourd’hui cette peinture pourrait nous faire penser aux trafics de fourrure puisque la plupart de celle-ci est représentée en tant que table. La monstrueuse colère du renard  peut être une façon de dénoncer la chasse aux animaux sauvages.  On peut penser que le loup est menacé par l’homme. On confronte la nature sauvage avec le symbole de l’artificiel de la table, le loup est comme de plus en plus envahi intérieurement par l’homme.



Cette peinture est une œuvre surréaliste puisque c’est un être inexistant, un animal fantastique. C’est l’assemblage d’un objet et d’un animal sans rapport et point commun en premier abord. Un être hybride; notion propre au Surréalisme.


Cette œuvre nous a semblé intéressante à analyser puisque au fur et à mesure du temps ses significations peuvent changer. Et chaque individu peut l’interpréter comme bon lui semble…

Robin & Nicolas

peinture : " Ubu l'imperator " de Max Ernst .

Par jcardoso - publié le mardi 8 avril 2008 à 09:03 dans La peinture

Introduction :

 

       Max Ernst (1891 – 1976) était un peintre et un sculpteur allemand, il a fait partie du mouvement dada, surréaliste et pataphysique. En 1923 il peint l’œuvre « Ubu l’imperator ». Dans cette description nous décrirons l’œuvre, expliquerons quel est son sens, puis nous montrerons en quoi elle présente les caractéristiques du Surréalisme.

 

La Description : « Ubu imperator »

 

       "Ubu imperator" est une huile sur toile de 81 sur 65 cm. Elle marque l’entrée de son peintre dans le surréalisme.

Elle « représente » une armature rouge, on distingue aussi un bec de poule. Des éléments du corps humain sont également présents : des mains, des cheveux longs, de femme apparemment, et le point en bas de l’armature pourrait être le nombril. On observe aussi une pointe de toupie. L’ensemble est situé sur une plage ; et une aiguille lévite près de la main gauche.

 

Le sens :

 

       Le peintre a voulu représenter le père Ubu, un symbole de l’autorité inventé par Alfred Jarry. Les mains représenteraient celle de la musique qui, quand elles sont plongées dans les racines du rock,  trouvent la simplicité qui est le témoignage lucide d’une société absurde qu’il faut peindre à défaut de changer.

Conclusion :

 

       Cette définition rejoint les caractéristiques du surréalisme et l’opinion de ces artistes. C'est pour cela que nous avons choisi cette oeuvre, on remarque bien les superpositions d'images et le titre reste cohérent lorsque l’on sait ce que Max Ernst a voulu représenter : un ancien musicien. Cependant la particularité du surréalisme est que chaque personne peut avoir une vision différente d’une même peinture il est donc impossible de savoir réellement si c’est ce que le peintre a voulu nous faire passer.

 

 

http://collection.centrepompidou.fr/mediaNavigart/plein/3I/01/3I01609.JPG

 

 

Divagation adolescente (écriture automatique)

Par qcristofari - publié le mardi 8 avril 2008 à 09:03 dans Poèmes des 205

Ascendance intempestive de mon être,

Enorme charpente de chair,

Désir.

 

 

Prison des mots, angoissante soumission spirituelle.

 

 

Ô chèvre de mes nuits, sais-tu que la chatte a quatre papattes.

Minuit éveillé, tardif selon l'heure, attendu et redouté, l'abandon ne pense plus en sa compagnie fantomatique.

Perdition.

 

 

Ô chèvre du maquis, chevrotine et chevrolet, prend garde au révolté qui s'en va te rejoindre.

Fuite dérobé. Escapade de changement.

Hardeur vivace, joie et ascenseur.

Eruption, il neige soudain. Une averse. Ascendante descente au enfer.

 

             Iréalité du réveil déception de vivre.

             Mortelle morosité.

             Pauvre chèvre.

"La chambre d'écoute" de Magritte

Par Erwan - publié le mardi 8 avril 2008 à 08:42 dans La peinture
L’œuvre choisie est un tableau de René Magritte (1898 - 1967), peintre belge ayant rejoint les surréalistes en 1927.

La Chambre d'écoute
- 1958 - Huile sur toile - 38x45cm



Description de l’œuvre

Trois éléments apparaissent d’emblée au spectateur : une pomme, une pièce qui pourrait être une chambre (rapport avec le titre) et une fenêtre.

La pièce vide, non meublée est envahie par une pomme verte gigantesque. Surdimensionnée, elle emplit l’espace entier du sol au plafond. Elle bouche la seule issue (la fenêtre). Coincée dans cette pièce qui semble proportionnellement minuscule la pomme statique semble pourtant bien vivante à cause à sa couleur vive.

A l’arrière plan et sur la droite se dresse un mur de pierres grises comme dans les châteaux du Moyen-âge par exemple. La couleur du plafond est identique à celle des murs, mais il n’est pas en pierres apparentes. Le sol lisse et uniforme est de couleur marron foncé. Ces couleurs jouent un contraste important entre le vert de la pomme, le bleu de la mer et du ciel, et le gris - marron de la pièce, que l’on pourrait comparer à des sons différents, de fonds pour ces derniers, et un son principal, omniprésent pour la pomme qui emplit toute la pièce, d’où le titre de l’œuvre, « la chambre d’écoute ».

Sur la gauche, on entrevoit une ouverture, une demi-fenêtre voutée taillé dans pierre ouvrant directement sur la mer et le ciel de couleur bleue dans une perspective limitée, qui semble être la seule ouverture de la pièce, car en examinant les ombres de la pomme sur son environnement, la lumière vient uniquement de cette ouverture. On peut interpréter cela comme le fait que le bruit vient de la mer (ou du ciel) ou alors s’échappe par cette issue unique

Sens de l’œuvre

            Nous assistons là à une perturbation de l’ordre réel : on ne retrouve pas la pomme dans la nature mais emprisonnée dans une pièce, dans laquelle elle est surdimensionnée. Cette pomme disposée dans un environnement nouveau perturbe le regard du spectateur et l’ensemble devient incompréhensible pour quelqu’un qui cherche la réalité ou qui est habitué aux visions banales et quotidiennes.

            La présence de cette pomme peut être ressentie comme une menace pour certains : et si ce fruit était le reflet de l’homme qui a grandi, s’est développé dans le même environnement et qui ne peut plus s’échapper? Ou encore en changeant de point de vue sur l’œuvre (cf la note en fin d’exposé) une pièce qui exprimerait l’évolution technologique qu’ont les hommes, et qui dégrade et empiète sur la nature. Ce qui est représenté par l’emprisonnement de la pomme. La fenêtre qui appelle le regard, cette échappée vers la mer et le ciel, évoquant l’infini et le mystère, est devenue un rêve inaccessible. Et pourtant il y avait peut être quelque chose derrière…

            D’autre part à cause de sa ressemblance avec une pièce à l'architecture médiévale, et de la sensation de hauteur prodiguée par la vision offerte au travers la fenêtre on pourrait penser que cette pièce est en fait la cellule d'un donjon et que les couleurs qui peuvent représenter des sons différents sont en réalité (si l'on considère notre point de vue comme véridique) enfermés. On peut alors ressentir des sentiments de claustrophobie, d'enfermement.

            Si le parallélisme entre les couleurs et les sons influencé par le titre de l'œuvre ne satisfait pas, on pourrait considérer que la chambre d'écoute n'est qu'une tête trop petite qui ne permet pas d'accueillir des idées en pleine croissance (les sons ou couleurs), qui s'amplifient, tout en gagnant en force et en conviction. On a d'ailleurs comme l'impression que les couleurs de la pièce sont austères, et essayent par conséquent d'empêcher la croissance de la pomme. Nous sommes même allés jusqu'à penser que la fenêtre, cette ouverture qui soulage ce sentiment de claustrophobie, représente le mouvement surréaliste. Cela signifierait que ce mouvement permet l'épanouissement spirituel et une plus forte liberté de penser. Il soulagerait donc la tête de l'auteur en permettant son expression artistique.

            Ayant déjà fait remarquer le contraste des touches de couleurs, nous tenons à souligner le fait que la couleur de la pomme est verte et non rouge. Ceci peut être interprété de différentes manières; soit la pomme n'est pas mûre et elle pourrait à l’ avenir, encore grossir, jusqu'à exploser littéralement la pièce afin s'échapper telle une pensée ou une idée non définie imprécise qui s'enfle tout en gagnant en cohérence et force. Mais on pourrait ignorer cet indice, si l'on considère qu'il existe des variétés de pommes qui sont vertes lorsqu'elles sont mûres.

Œuvre choisie et mouvement surréaliste

            Cette œuvre présente les caractéristiques du surréalisme car elle n’est pas la réalité, c’est un rêve, une anormalité, une erreur de la nature. Ce tableau étrange et énigmatique fait penser à un rêve ou à un cauchemar. Il répond à  une des préoccupations majeures du surréalisme qui est de manifester le merveilleux en organisant la rencontre d’éléments disparates. Ce tableau refuse les contraintes logiques de l’esprit et exprime bien, comme toute œuvre surréaliste, cette sensation de l’impossible telle qu’on peut l’éprouver dans le rêve.

            Nous avons choisi cette œuvre car elle représente bien l’étrange et l’insolite à partir d’une image bien réelle - la pomme - en la mettant en situation surréelle. L’effet de surprise est bien là. Magritte fait naître le mystère dans cette toile, on la regarde comme une énigme. Ce tableau réveille le spectateur, le fait réfléchir grâce au décalage entre l’objet « pomme » et sa représentation. A première vue le titre ne montre également aucun lien entre ce qu’il signifie littéralement et l’œuvre en elle-même, cela intrigue une nouvelle fois le spectateur. Tout en déclenchant la surprise, on y retrouve aussi la poésie qui nous transporte dans le monde des rêves grâce à l’échappée vers la mer et le ciel. Cette poésie appelle le mystère ici. La confusion est complète. La logique bouleversée par rapport à notre quotidien. Cette peinture pose des questions mais on a du mal à trouver les réponses.

Note

Nous avons exposé nos idées et nos explications selon notre point de vue : la pomme est plus grosse que nature. Mais cependant, le tableau est libre d’être interprété de n’importe quelle manière, par exemple, c’est la pièce qui a été réduite à l’échelle d’une pomme réelle. Libre à vous d’en décider. Après tout le surréalisme permet aux personnes d’interpréter les œuvres à leur manière.


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