Mon cours de français

CAILLEBOTTE, "Les Raboteurs de parquet"

Par Magiprof - publié le lundi 8 septembre 2014 à 04:16 dans À voir ou à lire absolument !

Pour notre travail sur le réalisme, nous avons vu un tableau d’Auguste RENOIR. Cette petite analyse permet un complément intéressant:

http://www.musee-orsay.fr/fr/outils-transversaux/galerie-video/1-minute-au-musee/les-raboteurs-de-parquet.html






  

AIDE pour les recherches biographiques

Par Magiprof - publié le mardi 6 mai 2014 à 07:06 dans Fiches Mme Merlen et aides
Sur les auteurs:
http://www.alalettre.com/index.php

Photo de Camus«Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : "Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués." Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier.»



METHODE-->
Fiche biographique

Auteur (date de naissance et date de mort)


Sa vie


- Lieux de naissance et de vie

- Etudes, métiers, activités
- Principaux évènements personnels
- Personnages ou évènements ayant marqué l’auteur

Son oeuvre


- Les genres littéraires


Choisissez dans cette liste : roman, théâtre, nouvelle, poésie. Indiquez un titre d’oeuvre pour chaque genre littéraire abordé par l’auteur


- Les sujet des oeuvres


Quels évènements, personnages, milieu , sentiments sont évoqués dans l’oeuvre de l’auteur?


- Le style


Quelles sont les caractéristiques principales de l’art d’écrire de l’auteur?



"La leçon de piano" (1993) de Jane CAMPION

Par Magiprof - publié le dimanche 13 avril 2014 à 16:56 dans À voir ou à lire absolument !

Palme d’or au festival de Cannes

Les mouvements de caméra sont formidables et apportent au sujet.



Au siècle dernier en Nouvelle-Zélande, Ada, mère d’une fillette de neuf ans, s’apprête à suivre son nouveau mari au fin fond du bush. Il accepte de transporter tous ses meubles à l’exception d’un piano qui échoue chez un voisin illettré. Ne pouvant supporter cette perte, Ada accepte le marché que lui propose ce dernier. Regagner son piano touche par touche en se soumettant à ses fantaisies.


http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19445235&cfilm=7807.html


Thé littéraire

Par Magiprof - publié le dimanche 6 avril 2014 à 03:37 dans Activités avec mes élèves
Nous avons préparé un "Thé littéraire" avec mes 2 classes de 4ème, mardi, autour d’un roman de Marie-Aude MURAIL, Oh boy!
Nous avons échangé, débattu autour de ce livre: merci à tous pour votre enthousiasme et à Mme Chaboud pour nous avoir accueillis au CDI.




NOUVELLE REALISTE n° 1: Un Mariage d’amour de ZOLA

Par Magiprof - publié le samedi 8 février 2014 à 07:42 dans Cours 4ème

Un mariage d’amour

Michel avait vingt-cinq ans lorsqu’il épousa Suzanne, une jeune femme de son âge, d’une maigreur nerveuse, ni laide, ni belle, mais ayant dans son visage effilé deux grands beaux yeux qui allaient largement d’une tempe à l’autre. Ils vécurent trois années sans querelles, ne recevant guère que Jacques, un ami du mari, don la femme devint peu à peu passionnément amoureuse. Jacques se laissa aller à la douceur cuisante de cette passion. D’ailleurs, la paix du ménage ne fut pas troublée ; les amants étaient lâches, et reculaient devant la certitude d’un scandale. Sans en avoir conscience, ils en arrivèrent lentement au projet de se débarrasser de Michel. Un meurtre devait tout arranger, en leur permettant de s’aimer en liberté et selon la loi

Un jour, ils décidèrent le mari à faire une par lie de campagne2. On alla à Corbeil3, et là, lors que le dîner eut été commandé, Jacques proposa et fit accepter une promenade en canot sur la Seine. Il prit les rames et descendit la rivière  tandis que ses compagnons chantaient et riaient comme des enfants.

Quand la barque fut en pleine Seine, cachée derrière les hautes futaies4 d’une île, Jacques sai­sit brusquement Michel et essaya de le jeter à l’eau. Suzanne cessa de chanter ; elle détourna la tête, pâle, les lèvres serrées, silencieuse et fris­sonnante. Les deux hommes luttèrent un instant sur le bord de la barque qui s’enfonçait en cra­quant. Michel, surpris, ne pouvant comprendre, se défendit, muet, avec l’instinct d’une bête qu’on attaque; il mordit Jacques à la joue, enleva pres­que le morceau, et tomba dans la rivière en appe­lant sa femme avec rage et terreur. Il ne savait pas nager.

Alors Jacques, prenant Suzanne dans ses bras, se jeta à l’eau de façon à faire chavirer la barque. Puis il se mit à crier, à appeler au secours. Il sou­tenait la jeune femme, et, comme il était excel­lent nageur, il atteignit aisément la rive, où plusieurs personnes se trouvaient déjà rassem­blées.

La terrible comédie était jouée. Suzanne, éva­nouie et froide, gisait sur le sable ; Jacques pleu­rait, se désespérait, implorant de prompts secours pour son ami. Le lendemain, les jour­naux racontèrent l’accident, et les amants ayant toujours été aussi prudents que lâches, la pen­sée qu’un crime avait pu être commis ne vint à personne. Jacques en fut quitte pour expliquer la large morsure de Michel, en disant qu’un clou de la barque lui avait déchiré la joue.

Il fallait attendre au moins treize mois. Les amants s’étaient concertés à l’avance et avaient décidé qu’ils agiraient avec la plus grande prudence. Ils évitèrent de se voir ; ils ne se rencontrèrent que devant témoins.

Le moindre empressement aurait peut-être éveillé les soupçons.

Jacques, pendant les huit premiers jours, alla régulièrement à la Morgue6 chaque matin.

Quand il eut retrouvé et reconnu sur une des dalles blanches le cadavre de Michel, il le réclama au nom de la veuve et le fit enterrer. Il avait commis froidement le crime, et il éprouva un frisson d’épouvante en face de sa victime, horriblement défigurée, toute marbrée de taches bleues et vertes. Dès lors, il eut toujours devant les yeux le visage gonflé et grimaçant du noyé.

Dix-huit mois s’écoulèrent. Les amants se virent rarement; à chaque rencontre, ils éprouvèrent un étrange malaise. Ils attribuèrent cette sensation pénible à la peur, à l’âpre désir qu’ils avaient d’en finir avec cette funèbre histoire, en se mariant et en goûtant enfin les douceurs de leur amour. Jacques souffrait surtout de sa solitude; les dents de Michel avaient laissé sur sa joue des traces blanches, et il semblait parfois au meurtrier que ces cicatrices brûlaient sa chair et dévoraient son visage. Il espérait que Suzanne, sous ses baisers, apaiserait la cuisson des terribles brûlures.

Quand ils crurent avoir assez attendu, ils se marièrent, et toutes leurs connaissances applau­dirent. Ils goûtèrent, pendant les préparatifs de la noce, une joie nerveuse qui les trompa eux­mêmes. La vérité était que, depuis le crime, ils frissonnaient tous deux la nuit, secoués par d’ef­frayants cauchemars, et qu’ils avaient hâte de s’unir contre leur épouvante pour la vaincre.

Lorsqu’ils se trouvèrent seuls dans la cham­bre nuptiale, ils s’assirent, embarrassés et inquiets, devant un feu clair qui éclairait la pièce de larges clartés jaunes.

Jacques voulut parler d’amour, mais sa bou­che était sèche, et il ne put trouver un mot; Suzanne, glacée et comme morte, cherchait en elle avec désespoir sa passion qui s’en était allée de sa chair et de son coeur.

Alors, ils essayèrent d’être banals et de causer comme des gens qui se seraient vus pour la pre­mière fois. Mais les paroles leur manquèrent. Tous deux ils pensaient invinciblement au pau­vre noyé, et, tandis qu’ils échangeaient des mots vides, ils se devinaient l’un l’autre. Leur cause­rie cessa; dans le silence, il leur sembla qu’ils continuaient à s’entretenir de Michel. Ce terri­ble silence, plein de phrases épouvantées et cruelles, devenait accablant, insoutenable. Suzanne, toute blanche dans sa toilette de nuit, se leva et, tournant la tête

« Vous l’avez vu à la Morgue? demanda-t-elle d’une voix étouffée.

- Oui, répondit Jacques en frissonnant.

- Paraissait-il avoir beaucoup souffert ? »

Jacques ne put répondre. Il fit un geste, comme pour écarter une vision ignoble et odieuse, et il s’avança vers Suzanne, les bras ouverts.

« Embrasse-moi, dit-il en tendant la joue où se montraient des marques blanches.

- Oh ! non, jamais..., pas là ! » s’écria Suzanne qui recula en frémissant.

Ils s’assirent de nouveau devant le feu, effrayés et irrités. Leurs longs silences étaient coupés par des paroles amères, par des reproches et des plaintes.

Telle fut leur nuit de noces.

Dès lors, un drame navrant se passa entre les deux misérables. Je ne puis en raconter tous les actes, et je me contente d’indiquer brièvement les principales péripéties.

Le cadavre de Michel se mit entre Jacques et Suzanne. Au lit, ils s’écartaient l’un de l’autre et semblaient lui faire place. Dans leurs baisers, leurs lèvres devenaient froides, comme si la mort se fût placée entre leurs bouches. Et c’étaient des terreurs continuelles, des effrois brusques qui les séparaient, des hallucinations qui leur mon­traient leur victime partout et à chaque heure.

Cet homme et cette femme ne pouvaient plus s’aimer. Ils étaient tout à leur épouvante. Ils ne vivaient ensemble que pour se protéger contre le noyé. Parfois encore ils se serraient avec force l’un contre l’autre, s’unissaient avec désespoir, mais c’était afin d’échapper à leurs sinistres visions.

Puis la haine vint. Ils s’irritèrent contre leur crime, ils se désespérèrent d’avoir troublé leur vie à jamais. Alors ils s’accusèrent mutuellement. Jacques reprocha amèrement à Suzanne de l’avoir poussé au meurtre, et Suzanne lui cria qu’il mentait et qu’il était le seul coupable. La colère accroissait leurs angoisses, et chaque jour, pour le moindre souvenir, la querelle recom­mençait, plus âpre et plus cruelle. Les deux assassins tournaient ainsi comme des bêtes fau­ves, dans la vie de souffrance qu’ils s’étaient faite, se déchirant eux-mêmes, haletants, obligés de se taire.

Suzanne regretta Michel, le pleura tout haut, vanta au meurtrier les vertus de sa victime, et Jacques dut vivre en entendant toujours parler de cet homme qu’il avait jeté à l’eau et dont le cadavre était si horrible sur une dalle de la Morgue. Il avait souvent des heures de délire, et il accablait sa complice d’injures, la battait, lui répétait avec des cris l’histoire du meurtre, et lui prouvait que c’était elle qui avait tout fait, en lui donnant la folie de la passion.

S’il n’avait eu peur de trop souffrir, il se serait coupé la joue, pour enlever les traces des dents de Michel. Suzanne pleurait en regardant ces cicatrices, et le visage de Jacques était devenu pour elle un objet d’horreur dont la vue la secouait d’un éternel frisson.

Enfin se joua le dernier acte de ce drame poi­gnant. Après la haine, vinrent la crainte et la lâcheté ; les deux assassins eurent peur l’un de l’autre.

Ils comprirent qu’ils ne pouvaient vivre plus longtemps dans la fièvre du remords ; ils voyaient avec terreur leur abattement mutuel, et ils tremblaient en pensant que l’un d’eux par­lerait à coup sûr un jour ou l’autre.

Alors ils se surveillèrent ; leurs souffrances étaient intolérables, mais ils ne voulaient pas la délivrance par le châtiment. Ils se suivirent par­tout, ils s’étudièrent dans leurs moindres actes ; à chaque nouvelle querelle, ils se menaçaient de tout dire, puis ils se suppliaient à mains jointes de garder le silence, et ils restaient soupçonneux et farouches. Vie terrible, qui les traînait dans toutes les angoisses du remords et de l’effroi.

Ils en vinrent chacun à l’idée de se débarras­ser d’un complice redoutable. Suzanne espérait vivre plus calme, lorsqu’elle ne verrait plus la joue couturée de Jacques, et Jacques pensait pou­voir tuer son premier crime en tuant Suzanne.

Un jour, ils se surprirent, versant mutuelle­ment du poison dans leurs verres. Ils éclatèrent en sanglots, leur fièvre tomba, et ils se jetèrent dans les bras l’un de l’autre. Ils pleurèrent long­temps, demandant pardon, comprenant leur infa­mie, se disant que l’heure était venue de mourir. Ce fut là une dernière crise qui les soulagea.

Ils burent chacun le poison qu’ils avaient versé, et expirèrent à la même heure, liés dans la mort comme ils avaient été liés dans le crime. On trouva sur une table leur confession, et c’est après avoir lu ce testament sinistre, que j’ai pu écrire l’histoire de ce mariage d’amour.

 

Émile Zola (1840-1902), « Un mariage d’amour », nouvelle publiée dans Le Figaro en décembre 1866

1. L’histoire proprement dite est reproduite intégralement. Seules ont été coupées une quinzaine de lignes introductives de Zola qui expliquent les circonstances de rédaction de cette nouvelle. 2. partie de campagne: promenade à la campagne. 3. Corbeil: ville située non loin de Paris, au confluent de la Seine et de l’Essonne. 4. futaies : forêt d’arbres. 5. en fut quitte pour expliquer : n’eut qu’à expliquer. 6. Morgue: institut médico-légal où l’on entrepose les cadavres à identifier.

 

Les points de vue

Par Magiprof - publié le jeudi 6 février 2014 à 07:08 dans Fiches Mme Merlen et aides

http://www.ralentirtravaux.com/lettres/cours/points_vue.php




http://www.ralentirtravaux.com/lettres/cours/points_vue_interne_externe_zero.php



 S’entraîner!

Rencontre avec Emdé - lundi 27 janvier 2014

Par Magiprof - publié le vendredi 31 janvier 2014 à 12:31 dans Activités avec mes élèves

Lundi, nous avons rencontré le carnettiste Emdé.


GRand moment de partage et d’émotion : merci à tous!!!


Voyagitude

http://voyagitudes.over-blog.com/


6ème H enthousiaste!! et quelques carnets de nos voyages imaginaires...




 

La 6ème D



Sigmar POLKE à Grenoble

Par Magiprof - publié le mercredi 15 janvier 2014 à 05:34 dans À voir ou à lire absolument !

Exposition virtuelle sur Victor HUGO

Par Magiprof - publié le jeudi 5 décembre 2013 à 10:43 dans À voir ou à lire absolument !

http://expositions.bnf.fr/hugo/index.htm



Exposition sur HOMERE

Par Magiprof - publié le jeudi 5 décembre 2013 à 10:40 dans À voir ou à lire absolument !

Exposition sur HOMERE
http://expositions.bnf.fr/homere/index.htm

MAUPASSANT MP3

Par Magiprof - publié le mardi 26 novembre 2013 à 05:46 dans Cours 4ème

"Tomboy" (2011) de Céline SCIAMMA

Par Magiprof - publié le mercredi 6 novembre 2013 à 11:46 dans À voir ou à lire absolument !

 

Laure a 10 ans. Laure est un "garçon manqué". Arrivée dans un nouveau quartier, elle laisse croire à Lisa et sa bande qu’elle est un garçon. Action ou vérité ? Action. L’été devient un grand terrain de jeu et Laure devient Michael, un garçon comme les autres… suffisamment différent pour attirer l’attention de Lisa qui en tombe amoureuse. Laure profite de sa nouvelle identité comme si la fin de l’été n’allait jamais révéler son troublant secret.



http://www.dailymotion.com/video/xhsg36_bande-annonce-tomboy-celine-sciamma-2011_shortfilms



http://www.weblettres.net/blogs/uploads/m/Magiprof/53884.pdf



http://www.youtube.com/watch?v=NHebAaxnxKM


En 2007, le succès déjà avec "Naissance des méduses"


http://www.dailymotion.com/video/x29brb5_bande-annonce-naissance-des-pieuvres_shortfilms"





     

VERMEER, La Lettre d’amour

Par Magiprof - publié le lundi 7 octobre 2013 à 09:23 dans À voir ou à lire absolument !

analyse vue en classe à regarder à partir de  7:30


 

http://www.dailymotion.com/video/xauusm_l-age-d-or-hollandais-de-rembrandt_creation

 

 

SOUTIEN / REVISION / APPROFONDISSEMENT

Par Magiprof - publié le lundi 16 septembre 2013 à 12:25 dans Fiches Mme Merlen et aides

Suite à notre travail sur la mémoire et sur l’apprentissage des leçons, je vous joins l’adresse d’un site où vous pourrez faire des tests dans de nombreuses matières, pour aller plus loin.

Français
http://www.123cours.com



Maths
http://mathenpoche.sesamath.net



Anglais:
http://www.lesincollables.com/index.php?p_m=incos&p_a=english



Histoire-géo
http://www.jeux-geographiques.com



Culture générale
http://www.lesincollables.com/index.php?p_m=incos&p_a=hebdo




Révisions pour le brevet
http://www.weblettres.net/brevet/index.php?page=fiches




http://www.webjunior.net/rubriques/dictionnaire.php

 

 http://www.webjunior.net/

 Restez concentré sur votre objectif : s’enrichir de connaissances !
Courage!
Mme Merlen

Site compagnon NATHAN Pour 6ème

Par Magiprof - publié le jeudi 12 septembre 2013 à 04:28 dans Fiches Mme Merlen et aides

 

 

Pour faire vos exercices en ligne en plus

http://www.nathan.fr/webapps/cpg3-0/default.asp?idcpg=1511&accueil=1

 

Site compagnon NATHAN pour 4ème

Par Magiprof - publié le jeudi 12 septembre 2013 à 04:27 dans Fiches Mme Merlen et aides

PROJET "Voyage de la France à la Nouvelle-Zélande"

Par Magiprof - publié le mercredi 28 août 2013 à 11:40 dans Activités avec mes élèves

A l’âge de seize ans, Julien Leblay est victime d’un grave accident agricole. Une vingtaine de poches de sang sont nécessaires à sa survie. L’année suivante il débute le vélo pour diminuer les séquelles d’un double pneumothorax.

Frustré de ne pas pouvoir donner son sang en tant qu’ancien transfusé, Julien décide de faire un "Tour du monde à vélo" et de dédier ses voyages à la promotion du don du sang, geste civique qui lui a sauvé la vie.

http://www.voyage-grand-coeur.org/voyageurs-au-grand-coeur.html


 http://j.leblay.free.fr/photos.html



Semaine de la solidarité internationale, du 16 au 24 Novembre 2013 : Réunissons nos idées pour rendre visible cette idée !!!
Bande annonce du film
http://www.youtube.com/watch?v=HCKueHp2kwE




 

LIVRETS de LECTURE faits par les élèves de 6è

Par Magiprof - publié le jeudi 6 juin 2013 à 08:42 dans Activités avec mes élèves
Venez voter pour les meilleurs livrets de lecture de 6èB et 6èC





Slam d’Arthur

Par Magiprof - publié le jeudi 6 juin 2013 à 08:32 dans Activités avec mes élèves
Vous devez vous procurer le lecteur flash d’Adobe
(Canal Rss de podcast)|Plusieurs élèves ont slamé (ou lu) leurs textes

Biennale du livre de jeunesse de Bourgoin, Samedi 25 mai

Par Magiprof - publié le jeudi 23 mai 2013 à 08:00 dans Activités avec mes élèves


Vous retrouverez le slameur "Motpaumés" que nous avons rencontré.

http://www.bdp38.fr/1813-biennale-de-litterature-jeunesse-a-livres-ouverts-.htm

Rencontre avec Emmanuel BOURDIER en 2013

Par Magiprof - publié le samedi 13 avril 2013 à 04:17 dans Activités avec mes élèves

Rencontre autour de son roman "Summertime blues", publié en 2011.


Nous avons travaillé avec le blog de la médiathèque et écrit des saynètes, jouées lors de la rencontre.


Liens pour Séquence 4 : Tristan et Iseut

Par Magiprof - publié le dimanche 24 mars 2013 à 09:14 dans Cours 5ème

BNF Exposition sur le roi Arthur et la chevalerie

Par Magiprof - publié le dimanche 24 mars 2013 à 09:09 dans Cours 5ème

"Les Misérables" de Victor HUGO adapté

Par Magiprof - publié le mardi 19 mars 2013 à 20:44 dans Cours 4ème
Voici une adaptation du roman de Victor HUGO, Les Misérables étudié cette année.

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19431290&cfilm=190788.html

et aussi "L’Homme qui rit" dont je vous ai parlé!
http://static.cotecine.fr/tb/Photos/1024x0/HOMME+QUI+RIT+PHOTO2.JPG


"Benda Bilili " (2010) de REnaud Barret et Florent de la Tullaye

Par Magiprof - publié le mardi 19 mars 2013 à 07:40 dans À voir ou à lire absolument !

2ème film de notre programmation, en direct de Kinshasa

http://zabeth.files.wordpress.com/2010/09/benda-bilili-affiche-france.jpg

http://www.cinefil.com/film/benda-bilili/bande-annonce



  

"L’Ecume des jours" de Boris VIAN adaptation

Par Magiprof - publié le lundi 4 mars 2013 à 19:57 dans Cours 3ème
Le 24 avril au cinéma

http://cinemur-cdn.s3-eu-west-1.amazonaws.com/movies/cache/600x800_226201.jpg
http://www.youtube.com/watch?v=kkgtLs0W8SI
 ou
http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19487939&cfilm=196832.html


Nouvelles fantastiques 2012-2013 de 4ème B

Par Magiprof - publié le mercredi 2 janvier 2013 à 11:20 dans Cours 4ème
Un soir je rentrais chez moi .Quand je passais devant le cimetière, j’entendis des bruits. Cela ressemblait à quelqu’un qui détruisait une tombe. En plus le portail de ce sombre et sinistre cimetière était ouvert. Mais je me dis que ce n’était point mes affaires et je me remis en marche sous cette nuit noire .Grâce aux rayons très faibles de la lune, j’aperçus la serrure de ma porte.

 Le lendemain, je rentrais chez moi, comme d’habitude, et  devant ce sinistre cimetière, j’entendis de nouveau ce bruit sourd et inquiétant .Je penchai la tête par les barreaux du portail, et je vis une ombre .Effrayé, je rentrais chez moi comme si de rien n’était, la peur au ventre, tremblant, des sueurs froides coulant le long de mon dos.
Le jour suivant, j’entendis encore ce bruit, mais il se rapprochait, j’entrouvris le portail, et je vis cette ombre qui avançait .Apeuré, je rentrai chez moi, paniqué. La nuit, par ma fenêtre, caché derrière le rideau, je vis un étrange personnage près du portail .Je ne distinguais pas son visage .Il s’approcha de moi. Terrorisé, je partis en courant. Il me poursuivit avec ses bras raides comme du bois. Je faillis m’évanouir, les jambes tremblantes, le souffle court.  Soudain une grande fumée rouge apparut devant moi ,et le diable en personne me dit « Tu vas mourir !!! hahaha ! » .
Puis plus rien, tout était noir. Etais-je mort ? Ou bien dormais-je ??????Je ne le savais point.
 Je ne le sais toujours pas à ce jour… J’écris sur un bout de papier trouvé dans ma poche et à la lumière d’une allumette. J’entends des pas qui se rapprochent. Viennent-ils pour moi? pour nous tous? Est-ce la fin de la race humaine??? Je ....

d’après la copie de Thibaut, 4ème B

Blog présenté vendredi 30 novembre (projet rencontre écrivain)

Par Magiprof - publié le dimanche 2 décembre 2012 à 14:15 dans Cours 4ème


Voici le lien
http://ziknbook.web38.fr/



Allez ici et partagez vos goûts!

Adaptation au cinéma de romans du XIXème siècle

Par Magiprof - publié le dimanche 2 décembre 2012 à 11:40 dans Cours 4ème
Chers élèves,
de nombreux romans sont adaptés au cinéma (avec plus ou moins de succès et de qualité). Voici les derniers:
- Anna Karénine de TOLSTOÏ (1877) ==> Roman russe ==> Cinéma Equinoxe 20-25 janvier


--> ce film sort le 5 décembre 2012 au cinéma

- L’Homme qui rit de Victor HUGO (1869) ==> Roman français



- Jane Eyre de Charlotte Bronté
(1847) ==> Roman anglais


- Bel Ami de Guy de Maupassant (1885)


Faites-moi part de vos découvertes!!!
M. Merlen

Bastien MOTSPAUMES, slameur

Par Magiprof - publié le lundi 12 novembre 2012 à 01:18 dans Activités avec mes élèves

Collège au cinéma 2012 - 2013

Par Magiprof - publié le lundi 24 septembre 2012 à 01:01 dans À voir ou à lire absolument !
Chers élèves,
cette année, les 3 films sont:
- au 1er trimestre : Les Raisins de la colère (1947) de John FORD
- au 2nd trimestre, Benda Bilili, film documentaire
- au 3ème trimestre, Le gamin au vélo (2011) des frères DARDENNE

Les raisins de la colère de John FORD
Les raisins de la colère (The Grapes of Wrath)
http://www.youtube.com/watch?v=7G9JgxcleMc&feature=player_embedded#!


Benda Bilili

http://www.youtube.com/watch?v=pM7FEzlbp5c

Le gamin au vélo des frères DARDENNE


http://www.youtube.com/watch?v=-jWOZ0ea690


MOLIERE, Les Fourberies de Scapin = acte I, scène 1

Par Magiprof - publié le mardi 26 juin 2012 à 17:45 dans Cours 5ème
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(Canal Rss de podcast)|Voici le fruit du travail des élèves de 5ème B : félicitations pour les comédiens !! ACTE I, Scène 1: La scène d’exposition --> Sylvestre et Octave

MOLIERE, Les Fourberies de Scapin = acte II, scène 3

Par Magiprof - publié le mardi 26 juin 2012 à 17:39 dans Cours 5ème
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(Canal Rss de podcast)|Toujours du travail et du talent !!! ACTE II, Scène 3: QUIPROQUO pour Léandre et Scapin, aidé par Octave.

MOLIERE, Les Fourberies de Scapin = acte II, scène 7

Par Magiprof - publié le mardi 26 juin 2012 à 17:30 dans Cours 5ème
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(Canal Rss de podcast)|Acte II, scène 7: la fameuse scène de la galère --> "Mais que diable allait-il faire dans cette galère?.." Merci à nos comédiennes !

Le Cid campeador : le mythe et la réalité

Par Magiprof - publié le mercredi 23 mai 2012 à 21:30 dans Cours 4ème
Pensez à regarder le lien d’une video avec le spécialiste Michel Del Castillo (à droite dans la rubrique LIENS ---------------------->

Poèmes 6ème

Par Magiprof - publié le mercredi 23 mai 2012 à 12:45 dans Cours 6ème

Choisissez un poème à apprendre parmi cette sélection:

1) Raymond Queneau
J’écrirai le jeudi j’écrirai le dimanche
quand je n’irai pas à l’école
j’écrirai des nouvelles j’écrirai des romans
et même des paraboles
je parlerai de mon village je parlerai de mes parents
de mes aïeux de mes aïeules
je décrirai les prés je décrirai les champs
les broutilles et les bestioles
puis je voyagerai j’irai jusqu’en Iran
au Tibet ou bien au Népal
et ce qui est beaucoup plus intéressant
du côté de Sirius ou d’Algol
où tout me paraîtra tellement étonnant
que revenu dans mon école
je mettrai l’orthographe mélancoliquement

 

2) Mon cartable Pierre Gamarra

Mon cartable a mille odeurs,
mon cartable sent la pomme,
le livre, l’encre, la gomme
et les crayons de couleurs.

Mon cartable sent l’orange,
le bison et le nougat,
il sent tout ce que l’on mange
et ce qu’on ne mange pas.

La figue et la mandarine,
le papier d’argent ou d’or,
et la coquille marine,
les bateaux sortant du port.

Les cow-boys et les noisettes,
la craie et le caramel,
les confettis de la fête,
les billes remplies de ciel.

Les longs cheveux de ma mère
et les joues de mon papa,
les matins dans la lumière,
la rose et le chocolat.





3) L’école de  Jacques Charpentreau
Dans notre ville, il y a
Des tours, des maisons par milliers,
Du béton, des blocs, des quartiers,
Et puis mon cœur, mon cœur qui bat
Tout bas.


Dans mon quartier, il y a
Des boulevards, des avenues,
Des places, des ronds-points, des rues,
Et puis mon cœur, mon cœur qui bat
Tout bas

Dans notre rue, il y a
Des autos, des gens qui s’affolent,
Un grand magasin, une école.
Et puis mon cœur, mon cœur qui bat
Tout bas.

Dans cette école, il y a
Des oiseaux chantant tout le jour
Dans les marronniers de la cour.
Mon cœur, mon cœur, mon cœur qui bat
Est là.

 
4) Claude ROY
L’enfant qui battait la campagne

Vous me copierez deux cents fois le verbe :
Je n’écoute pas. Je bats la campagne.

Je bats la campagne, tu bats la campagne,
Il bat la campagne à coups de bâton.

La campagne ? Pourquoi la battre ?
Elle ne m’a jamais rien fait.

C’est ma seule amie, la campagne.
Je baye aux corneilles, je cours la campagne.

Il ne faut jamais battre la campagne :
On pourrait casser un nid et ses oeufs.

On pourrait briser un iris, une herbe,
On pourrait fêler le cristal de l’eau.

Je n’écouterai pas la leçon.
Je ne battrai pas la campagne.
 
5)  Jean-Pierre Verheggen : "Chère vieille enfance"

1. Défier Hercule au badminton ! (en deux sets gagnants !)
2. Chevaucher Jolly Jumper dans la forêt de Sherwood ! 3. Sauver Tintin de la noyade (et Milou, des poissons-torpilles qui lui empoisonnent la queue)
4. Voter Bicot aux prochaines présidentielles !
5. S’inviter à la table du Chat Botté pour dévorer avec lui le marquis de Carabas transformé, le temps d’un repas, en souris d’agneau !
6. Cafter Brutus, l’ennemi juré de Popeye le marin et faire au sergent Garcia un croc-en-jambe de derrière les fagots (en profiter pour exiger de Zorro qu’il mette la main au portefeuille pour ce service rendu)
7. Confisquer aux sept nains leurs médicaments à base d’hormones de croissance (qu’ils restent petits, c’est mieux, surtout pour jouer à cache-cache dans le jardin !)
8. Prêter son GPS au Petit Poucet (ou du moins lui envoyer un texto pour le prévenir qu’il doit se méfier de ces salauds d’oiseaux qui bouffent le pain des pauvres !)

6) Luc BERIMONT -->( pour élèves qui ont des difficultés!)
 

1     La lune en son dernier quartier

       Dégustait un quartier d’orange.

       Le chat prend ses quartiers d’hiver.

       Les insurgés prenaient un quartier de la ville.

5     L’homme habitait les beaux quartiers.

       La guerre ne fait pas de quartier.

       Il est des quartiers mal famés.

       Le quartier général est prêt.

       Mon quartier de tarte est coupé.

10   Le quartier-maître rentre à pied.

       Noblesse ? En combien de quartiers ?


6) Raymond QUENEAU :

HOMOPHONIES HÉTÉROGÈNES

 

Peu d’hommes sont des saints, toutes les femmes en ont.

Le lait dans le pot s’en couvre d’une.

À la tour de Pise, nous allâmes en faire un.

Au fond du vase, on en apercevait.

En somme il en fit un non loin de sa préfecture.

Un sot qui en porte un se dirige vers son parc.

Vêtue de crêpe, elle en fit sauter plusieurs.

Sur les joues du mousse, le blaireau en déposait.

Devant le phare, timide, il en pique un.

 Retirant son voile, elle les mit.

Pour boire son vin le chah de Perse y mettait son tonneau.

Sous le pin, l’enfant le mangeait beurré.

Dans la bière, il en versait.

Jésus dit à Pierre : tu en es une.

 Le cygne en fit un.

7) Claude ROY

 

1     Le chat qui marche l’air de rien

       voudrait se mettre sous la dent

       l’oiseau qui vit de l’air du temps,

       oiseau voyou, moineau vaurien.

 

5     Mais, plus futé, l’oiseau lanlaire

       n’a pas sa langue dans sa poche,

       et siffle clair comme eau de roche

       un petit air entre deux airs.

 

       Un petit air pour changer d’air

10   et s’en aller voir du pays,

       un petit air qu’il a appris

       à force de voler en l’air.

 

       Faisant celui qui n’a pas l’air

       Le chat prend l’air indifférent.

15   L’oiseau s’estime bien content

       et se déguise en courant d’air.

 

FABLIAU 1: LE CURE QUI MANGEA DES MURES (XIIIème siècle), anonyme

Par Magiprof - publié le mardi 7 février 2012 à 20:10 dans Cours 5ème

« Un curé voulait se rendre au marché. Il fit préparer sa mule et se mit en chemin. L’automne s’éternisait, il faisait beau, un délicieux parfum flottait dans la douceur de l’air et le curé sur sa bête parcourait les pages de son bréviaire en levant de temps à autre son regard sur la paisible campagne. Il s’approchait du village, quand il remarqua, surgissant du côté de la route, un étroit chemin, avec par delà le fossé une haie chargée de mûres brillantes.

« Sainte Vierge, s’exclama l’homme, jamais je n’ai vu de tells fruits ! »

Il s’engage sur le chemin, juge de la profondeur du fossé, réfléchit un moment, mais il se décide : il avance sa mule et atteint le buisson. Il cueille avec gourmandise les mûres fondantes. Elles sont délicieuses, sucrées et aigres à la fois. Il se pique la main mais, tout à son péché, il remarque à peine la brûlure des épines. Il ne veut pas laisser perdre pareil trésor.

Cependant, les fruits les plus gros couvrent le sommet de la haie. Ils luisent à la lumière brillante du soleil. Pour s’en saisir, le curé se dresse en équilibre sur la mule ; il se campe bien sur ses deux jambes, et il savoure les mûres offertes. La mule est patiente, elle n’esquisse pas le moindre mouvement.

Satisfait et comblé, le curé contemple sa compagne. Il admire son air tranquille et ne peut s’empêcher de songer :

« La brave bête que voici ! S’il arrivait qu’un farceur se mette à crier « Hue », je chuterai de tout mon long dans le fossé ! »

Le maladroit ! Il avait songé à voix haute et avait dit « Hue ». La mule s’écarte du buisson, le curé perd l’équilibre et tombe à la renverse. Sa cheville s’est tordue et enfle, le fossé est glissant de terre humide, il ne parvient pas à se redresser pris dans les plis de sa soutane, il dérape. Il souffre, impossible de tenir sur ses jambes, il retombe. La mule l’observe, elle regagne la route. Elle a faim elle aussi. Au petit trot, elle regagne le presbytère sans plus attendre son infortuné maître.

Quand ils la voient arriver, seule, les valets sont pris d’inquiétude :

« Notre curé a eu un malheur, disent-ils. Partons à sa recherche, sans doute est-il en bien mauvaise posture ».

Ils se mettent en route aussi vite qu’ils peuvent et arrivent près du chemin. Le chapelain entend leurs pas précipités, il s’écrie :

« Holà ! Je suis dans ici, dans le fossé. J’ai des épines partout, portez moi aide !

- Mais que faîtes vous en pareil lieu, monsieur le curé ? Tenez vous bien....Par quelle infortune êtes vous parvenu en cet endroit si misérable ? La route est loin d’ici.

- Ah ! Le péché, le péché. J’avais beau me consacrer à la lecture de mon bréviaire, les mûres m’ont tenté. Je suis monté debout sur la selle ! Aidez moi à rentrer je vous en prie. Je suis épuisé de douleur.

Il ne faut jamais penser tout haut, Messeigneurs. »

FABLIAU 2 : LES PERDRIX (XIII ème siècle), anonyme

Par Magiprof - publié le lundi 6 février 2012 à 15:13 dans Cours 5ème

" Un jour, un paysan découvre par le plus grand des bonheurs deux perdrix, prises dans une haie, à côté de sa ferme. Elles se sont sûrement heurtées en vol, et ont terminé leur course, là raides mortes. Cela ne se produit que rarement.

L’homme, fier et satisfait de sa découverte les confie à son épouse pour qu’elle les cuisine tandis qu’il part inviter le curé se joindre à l’excellent repas dont la seule pensée lui met déjà l’eau à la bouche....Mais sa femme achève les préparatifs du festin bien avant que son mari ne soit revenu.

Elle retire les perdrix de la broche au bout de laquelle elles grillent à petit feu. L’odeur savoureuse de la chaire cuite lui caresse le nez. Elle détache un morceau de la peau rôtie pour goûter. Elle est de nature très gourmande, c’est là sa faiblesse. Quand Dieu lui fait don d’un fruit, elle ne le garde pas de côté ; oh ! Non elle se contente sur l’instant. La tentation est trop forte : elle ne peut contenir davantage l’envie de mordre dans les deux ailes d’une perdrix. Délicieuses ! La coupable est un peu inquiète tout de même. Elle sort dehors jusqu’au milieu de la rue pour s’assurer que son mari ne revienne pas encore. Personne !

"C’est grand dommage que de me faire attendre de la sorte, pense-t-elle. Comment puis-je faire de la bonne cuisine si mon homme tarde autant à rentrer ?

Le fumet qu’exhalent les oiseaux rôtis met son estomac à la torture. Si elle goûtait le reste ? Elle mange encore un peu d’une perdrix, si bien qu’il est à présent impossible d’en laisser. Du premier volatile, il ne reste bientôt plus que la carcasse.

Et le second ? Pourquoi ne pas en profiter aussi ? Elle sait bien de quelle manière elle trompera son époux s’il lui demande pourquoi les deux oiseaux ont disparu. Elle pourra toujours mentir et affirmer que deux chats sont venus ensemble à l’instant où elle les retirait de la broche : elle a voulu se débarrasser de l’une des deux bêtes qui approchait de trop près et profitant qu’elle soit ainsi occupée l’autre compère en a dérobé une ; elle s’est tournée vers lui, et c’est alors que le premier.... Chacun a pris la sienne. Elle n’a pas été très adroite certes, il faudra bien le reconnaître, mais en tout cas, oui, son récit sera plausible. Elle s’en retourne de nouveau dans la rue pour guetter la venue de Gombault. Toujours personne ! Sa langue endure mille tortures dans la bouche à la pensée de la seconde perdrix toute chaude sur le plat : vraiment elle deviendra folle si elle ne la dévore pas sur l’instant. D’abord la chaire du cou. Elle s’en lèche les doigts. Oui, mais à présent ?

"Je ne peux pas en rester la, songe-t-elle. Il faut que je finisse le tout. J’en meurs d’envie !

Bientôt il ne reste plus rien des deux petites bêtes.

Le paysan est enfin de retour. Il crie de la rue :

« Ma mie, sont-elles cuites ?

- Elles l’étaient, mais les chats les ont emportés. Je n’ai pas réussi....

- Que dis-tu là ?

Le mari se précipite sur son épouse comme un possédé. Sa colère est si grande qu’il veut la battre. Elle l’arrête :

« C’était une plaisanterie ! Recule, va. Je les ai mises au chaud, elles auraient été moins bonnes tièdes.

- Ah ! Par Saint Lazare, je me serais bien fâché si tu avais commis pareille étourderie !....On va sortir la nappe blanche puisqu’il fait beau. Prends mon meilleur gobelet de bois.

- Je vais le chercher. Toi, prépare ton couteau, il a grand besoin d’être aiguisé.

- C’est exact, j’y vais de ce pas.

Le paysan ôte sa chemise et s’approche de la meule, son couteau tout nu en main. Le curé arrive à cet instant, heureux à la seule pensée de se délecter d’une bonne perdrix. Il salue la dame mais elle le prévient aussitôt :

« Messire, fuyez au loin. Mon époux veut se venger de vous. Il prépare son couteau, il va vous couper les oreilles.

- Que racontez-vous là ? Il m’a dit qu’il avait deux perdrix à partager avec moi et que nous allions profiter ensemble de leur chaire délicieuse.

- Avez vous crû ses paroles ? Voyez-vous des perdrix ici ? Ce n’est point encore le temps de la chasse. Regardez-le là bas à sa meule.

- C’est vrai ! Je crois bien vous dîtes vrai.

Le curé n’attend pas. Son hôte est jaloux et violent, il le sait bien. Il s’enfuit sans demander son dû, et la femme appelle son mari :

« Eh, Messire Gombault.

- Sois patiente. Mon couteau n’est pas encore prêt.

- Arrive sans plus attendre.

- Que se passe-t-il ?

- Tu le sauras assez tôt.... Tu ferais mieux de courir si tu veux tes oiseaux. Le curé s’est enfui avec les perdrix. Vois-toi même !

- Avec mes perdrix !

Le paysan se précipite dans la rue, son couteau en main. Il court aussi vite que ses jambes le lui permettent. Il crie au curé quand il l’aperçoit :

« Vous ne les aurez pas pour vous seul celles là ! Vous ne les mangerez pas.

Le prêtre ne saisit rien de ce qu’il entend mais il se retourne et constate que Gombault le poursuit avec de grands gestes. La course l’épuise mais il accélère son pas. Il court à en perdre le souffle...Le vilain, plus rapide et leste, s’approche. Le curé sent qu’il va bientôt être rattrapé : sa soutane entrave ses mouvements. Heureusement il a de l’avance. Il parvient au presbytère et il s’y enferme. L’autre secoue la grille. En vain.

Le paysan s’en revient alors chez lui tout triste ; il interroge son épouse :

« Dis-moi ce qui s’est passé.

- Eh bien, le curé est arrivé puisque tu l’avais l’invité. Tu connais ses faiblesses....Il n’a guère fait attention à moi. Il a voulu contempler les perdrix. Je ne pouvais pas refuser car tu l’avais invité pour qu’il en mange une. Quand il les a aperçues, il s’est jeté dessus et il s’est enfui avec. Elles n’étaient plus assez chaudes pour le blesser. Tu as été absent longtemps. Que faisais-tu ? Je n’ai pas tardé à t’appeler.

- C’est peut être vrai, dit le paysan.

Cette histoire vous le montre : la femme est née pour tromper. Dans sa bouche, le mensonge devient vérité, la vérité devient mensonge. Pas besoin d’en dire davantage, j’ai fini le récit ».

FABLIAU 3: LE TESTAMENT DE L’ÂNE de Rutebeuf

Par Magiprof - publié le samedi 4 février 2012 à 20:16 dans Cours 5ème

« Un prêtre possédait une très belle paroisse. Comme il en tirait de bons revenus, il ne manquait pas de richesses : son grenier était plein de blé, ses coffres remplis de linge frais et propre, sa bourse chargée de pièces sonnantes.

Le prêtre partageait son existence solitaire avec un âne qu’il affectionnait tout particulièrement. La bête était docile, volontaire, énergique à l’ouvrage. Un jour, l’animal, déjà vieux et usé mourût. Le chapelain en conçut une grande peine et ne pouvant se résigner à confier la dépouille mortelle au boucher, il choisit de l’enterrer dans le cimetière du village, au milieu de ses paroissiens.

« Après tout, se dit l’homme, cet âne a autant mérité qu’un autre d’être enseveli en terre consacrée. »

L’évêque du diocèse était tout différent de son curé : il aimait le luxe, les belles fêtes, les réceptions somptueuses. D’un naturel généreux, il donnait sans compter et laissait filer sans prendre garde l’argent entre ses doigts. Naturellement, il ne détestait rien de plus que les prêtres avares, économes de leur fortune et cherchait toujours à les prendre en défaut. Aussi, quand il apprît que le malheureux chapelain avait enterré son âne fidèle dans le cimetière, il convoqua ce dernier, très en colère, avec à l’esprit l’idée qu’il pourrait tirer de lui une amende exemplaire.

Le prêtre, penaud, se rendît auprès de l’évêque. Celui-ci se fâcha :

« Mauvais homme, suppôt de Satan. As-tu un instant songé à ton âme ? Tu as agi en idolâtre païen, tu as scandalisé tes paroissiens. Que peux-tu répondre pour ta défense ?

- Monseigneur, me voilà bien mal à mon aise de comparaître ainsi devant vous à cet instant. Je suis ignorant de beaucoup de choses et je ne puis sur l’instant exposer à votre sage jugement les propos de ma défense. De grâce, pouvait m’accorder un délai de quelques jours pour me préparer à la tâche difficile qui est mienne ?

L’évêque hésita un instant : tout accusé avait droit de prendre conseil avant de comparaître devant son juge, il accepta donc.

« Reviens demain, mais sois à l’heure !

Le prêtre ne prît aucun repos de la nuit : il réfléchit et réfléchit encore. Estimant qu’il ne pourrait se tirer de cette bien vilaine affaire sans consentir un sacrifice, il décida de tromper par la ruse son évêque.

Le lendemain, il se présenta à son juge, dans le magnifique palais épiscopal du diocèse.

« Alors, dit le prélat, je t’écoute.

- J’ai péché Monseigneur, je le reconnais de bon cœur. Aussi, je vous demande de me recevoir en confession. C’est l’âme soulagée que je pourrai gagner le ciel et ses Saints.

L’évêque ne pouvait refuser la confession au pénitent qui en exprimait le vœu. Il s’éloigna à l’écart des oreilles indiscrètes, accompagné du curé. Celui-ci lui souffla :

« Je me soumettrais à votre juste décision si vous pensez que j’ai mal agi en enterrant mon âne en cimetière chrétien. Néanmoins, cet âne n’était pas ordinaire. Il était un modèle de vertu, obéissant, docile, tenace à la tâche. Il tirait mon chariot, portait son chargement sans grogner. En échange, je lui versais salaire comme tout bon valet. Vingt ans ont passé, il a économisé une grande fortune car il ne dépensait rien. Quand il a senti que son dernier jour venait à lui, il m’a demandé par testament de vous transmettre tout son avoir, à la condition ultime de l’ensevelir en terre chrétienne. Il voulait penser au salut de son âme. Il m’a remis cette pleine bourse d’argent à votre attention.

Et le curé tira des plis de sa cape un petit sac de cuir noué, contenant grand nombre de pièces. L’évêque s’empara de la bourse, considéra son poids puis de sa main libre accomplit le signe de l’absolution.

« La miséricorde de Dieu est immense et ses desseins sont impénétrables aux simples croyants que nous sommes tous. Va en paix mon fils.

Quiconque a un peu d’argent et de malice se sort de bien des tourments, croyez moi".

4ème C pour "Malaga" de Paul EMOND

Par Magiprof - publié le jeudi 26 janvier 2012 à 07:41 dans Activités avec mes élèves

Nous avons assisté à la représentation de la pièce de Paul EMOND "Malaga" par la compagnie TRAVERSES.

http://compagnietraverses.com/index.php

 

+ Document de la communauté de communes des Vallons de le Tour (suite à notre rencontre)

 

http://www.lesvallonsdelatour.fr/-Vallons-Mag

 

 

La pièce se jouera ensuite devant le public le 15 mars 2012, salle Equinoxe, si certains sont intéressés...

 

Préparation de la répétition de Malaga de Paul EMOND

par la compagnie Traverses

 

Paul EMOND est né en 1944 en Belgique.

Un événement imprévu : la grève des trains à destination de Bruxelles.
Une salle d’attente dans une gare, en fin de soirée. Barat et Astrid sont assis dans un coin.


Flambard entre, furieux. Cette grève, c’est la catastrophe. La catastrophe dans toute son horreur. Demain, à 9 heures, très précisément, il doit être au Palais de Justice. Son divorce. Après, c’est fini. Il sera enfin divorcé ! Sinon, il devra tout recommencer et Madame Flambard risque de rester Madame Flambard. Alors là! Barat, lui, est confiant. Envers et contre tout, il reste optimiste. Il y a des jours moins favorables, le tout est de garder le cap ! Le prochain train pour Bruxelles est à 6h12. Demain matin, ils prendront l’avion à Zaventem et demain soir, un ciel tout bleu ! Le Paradis ! Malaga, ils y seront ! Astrid n’est pas du tout de cet avis. Cet avion, c’est sûr, ils vont le rater. D’ailleurs, maintenant, tout lui est égal. Royalement égal ! De toute façon, son vrai nom, c’est Anna. Mais Lucien n’aime pas l’appeler Anna. Parce que Anna, c’est aussi le nom de sa mère, à lui Lucien, alors il l’appelle Astrid. Mais pourquoi n’est-ce pas sa mère, après tout, qu’il appelle Astrid ? Amanda, seule, toujours seule, tournait en rond dans sa chambre. Le soir, ici, il n’y a pas grand chose à faire. Alors, quand elle a vu Flambard, les jambes à son cou, courir vers la gare, elle est venue là, pour s’amuser. Comme elle le dit toujours, là où il y a de la société, il y a du rire. Pourtant, sa soeur lui disait toujours qu’elle avait tort de s’exhiber comme un produit en solde. Pour ce que ça lui a valu à sa soeur de lui répéter ça ! Au jour d’aujourd’hui, c’est elle qui s’exhibe. Elle fait le clin d’oeil aux clients derrière une vitrine.

A Seraing, quatre singuliers personnages, comme assoiffés par ce temps qui leur est, malgré eux offert, vont libérer leurs confidences, leurs revendications, leur folie, avec avidité, gourmandise, impudeur. Sans contraintes, apparemment, puisque demain, ils reprendront la route. Là où ils s’étaient arrêtés ? Comme prévu ? Pas sûr.

 

Je vous laisse repérer les personnages. Nous déduirons lundi matin leurs caractéristiques pour comprendre les mécanismes du théâtre contemporain, différent de celui de Molière.

 

Bon week-end à ceux que je ne croiserai plus.

Mme Merlen

 

CONJUGAISON 6ème

Par Magiprof - publié le mercredi 11 janvier 2012 à 20:53 dans Cours 6ème

voici le fichier de conjugaison:

- verbe : SAVOIR (page 15)

 

http://www.weblettres.net/blogs/uploads/m/Magiprof/32030.pdf

 

collège au cinéma 2011 -2012

Par Magiprof - publié le vendredi 6 janvier 2012 à 21:16 dans Cours 4ème

FILM 1:

 "This is England" de Shane MEADOWS.

Lien: http://dai.ly/oCI1rz

 

- FILM 2

 

 de Kim Rossi Stewart

Lien: http://www.dailymotion.com/video/x94q9g_libero-bande-annonce-vost-fr_shortfilms

 

 

 

FILM 3:

-

 

"L’apprenti" de Samuel COLLARDEY

Lien : http://www.youtube.com/watch?v=kf5ALTXTyvY

 

 

Anthologie de poèmes

Par Magiprof - publié le jeudi 1 décembre 2011 à 16:35 dans Cours 4ème

Comme je sais que vous êtes ravis, je joins le dossier avec les poèmes dont quelques défis (poèmes en prose).

Voici le lien pour l’anthologie de poèmes 4ème:

 

http://www.weblettres.net/blogs/uploads/m/Magiprof/31871.pdf

 

A imprimer si vous le souhaitez pour revoir les mouvements artistiques.

 

Mme Merlen

Le Petit Chaperon rouge revisité

Par Magiprof - publié le mercredi 23 novembre 2011 à 08:37 dans À voir ou à lire absolument !

Gustave Doré (analysés en classe)

 

 

 

 

 


 


 

 

 

 

VIDEO (Publicité Chanel, 1998, par Luc BESSON)

 

--> http://www.dailymotion.com/video/xxurw_shortfilms

 

This is England et le ska

Par Magiprof - publié le jeudi 17 novembre 2011 à 08:07 dans À voir ou à lire absolument !
(Canal Rss de podcast)|

Suite à nos cours, je rajoute quelques musiques pour les intéressés.

 

 

http://www.weblettres.net/blogs/uploads/m/Magiprof/30788.mp3

 

 

"Le Cauchemar" de FUSSLI analysé

Par Magiprof - publié le dimanche 6 novembre 2011 à 14:53 dans Cours 4ème

 

Dans le cadre de notre séquence sur le fantastique, 2 analyses:

- FUSSLI

http://www.telerama.fr/scenes/une-oeuvre-a-la-loupe-le-cauchemar-de-fussli,65088.php#element_outils

 

- l’expressionisme à travers MUNCH

4ème A et 4ème C: séance 10

Par Magiprof - publié le mercredi 21 septembre 2011 à 22:55 dans Cours 4ème

Travail personnel d’analyse d’image.

Affiche de la journée mondiale contre la peine de mort (2009)

 

1) Quelle est la nature du document?

Qui s’adresse à qui?

2) Que peut signifier le choix du jeu de la marelle?

3) Quelles sont les couleurs du dessin? Que symbolisent -elles?

4) Quels liens peut-on faire entre cette affiche et la lettre de Victor Hugo?

Peine de mort

Par Magiprof - publié le mercredi 21 septembre 2011 à 09:59 dans À voir ou à lire absolument !

 

 

 

Marie-Aude Murail interprétée par Adrien,Tom et Théo, 4ème F

Par Magiprof - publié le samedi 18 juin 2011 à 12:03 dans Cours 4ème
Vous devez vous procurer le lecteur flash d’Adobe
(Canal Rss de podcast)|

Voici une courte video de la pièce créée par 3 élèves lors de la rencontre avec l’écrivaine. Il manque le début. Ils s’inspirent de "La fille du Dr Baudouin".

 

Merci à eux pour leur prestation!

 

Mme Merlen

Esclavage

Par Magiprof - publié le samedi 7 mai 2011 à 14:05

Les Chats Persans: hymne à la liberté!

Par Magiprof - publié le samedi 7 mai 2011 à 03:04 dans À voir ou à lire absolument !

"Le Patient anglais" (1997) d’Anthony MINGHELLA

Par Magiprof - publié le mercredi 13 avril 2011 à 17:01 dans À voir ou à lire absolument !





"Libero" (2006) de Kim Rossi STUART

Par Magiprof - publié le mercredi 13 avril 2011 à 16:39 dans À voir ou à lire absolument !

Vu en 2011 dans le cadre de "Collège au cinéma", ce film remue car il traite un thème difficile : la famille et ses difficultés. Les relations des parents rejaillissant sur l’enfant, au regard bouleversant.

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18706032&cfilm=111203.html



Portraits par NADAR

Par Magiprof - publié le dimanche 10 avril 2011 à 20:01 dans Cours 4ème

Ce photographe nous a permis de garder une trace des grands artistes et écrivains du XIX ème siècle.

 FLAUBERT

 

 Charles BAUDELAIRE

 

 Eugène DELACROIX

 

 Victor HUGO

 Sarah BERNHARD

 

 Théophile GAUTIER

 Guy de MAUPASSANT

 

 

Cléo de Mérode (danseuse)

Artiste Vik Muniz ( "Wasteland" est un documentaire sur cet artiste qui sort mercredi)

Par Magiprof - publié le lundi 21 mars 2011 à 09:20 dans À voir ou à lire absolument !

Vik MUNIZ est un artiste contemporain qui reprend des oeuvres d’art célèbres en les transformant avec des objets contemporains.

 




 dans un bidonville

 

 Médusa (rappel du Caravage dont nous avons vu des oeuvres)

 Mona Lisa

 

 Saturne (nous avons aussi vu Goya)

 

Alors, soyez curieux!!!

 

Banksy, artiste graffeur

Par Magiprof - publié le mercredi 16 mars 2011 à 17:19

Chers élèves,

toujours dans vos découvertes artistiques.

 

Après l’artiste Ernest Pignon-Ernest dont nous avons parlé, voici un artiste de rue, BANKSY qui crée des oeuvres surprenantes et illicites.

 

à vous de juger...

 

 

 La liberté désirée sur le mur de la honte qui sépare Palestine et Israël (grosse prise de risques de l’artiste car c’est interdit)

 

 idem

 

 

 

 

Nouvelles lectures pour 5ème D

Par Magiprof - publié le jeudi 10 mars 2011 à 21:09 dans Cours 5ème
(Canal Rss de podcast)|

Séquence 5: "Rire et se moquer" (Au M.A, le fabliau, le Roman de Renart et au XVIème siècle: Gargantua de RABELAIS).

 

Pour la rentrée, il faudra lire La Farce du cuvier en BD.  (contrôle de lecture, le 14  mars)

 

Ce sera l’occasion de voir le comique au théâtre et d’enchaîner sur la séquence 6.

 

Pensez aussi à acheter un des livres d’Eric BOISSET qui sera présent à la Biennale du livre de jeunesse de Bourgoin et à qui vous pourrez faire dédicacer votre roman.

En voici quelques uns:

  

 

Je vous expliquerai lundi.

Bon week end.

MM

Sortie cinéma

Par Magiprof - publié le mercredi 9 mars 2011 à 20:34

 

En lien avec la journée de la femme: un nouveau film sorti aujourd’hui (femmes anglaises réclamant le même salaire que les hommes car elles faisaient le même travail)

 

 

http://www.youtube.com/watch?v=h-OggnGYzV8

 

8 MARS: Journée de la femme

Par Magiprof - publié le mardi 8 mars 2011 à 22:44

 

Journée de réflexion sur votre place dans la société, garçons et filles. Ce n’est pas une lutte l’un contre l’autre mais bien ensemble contre l’obscurantisme.

Les femmes ne votent que depuis 66 ans et ont du se battre pour obtenir des droits.

 

Prenez le temps de réfléchir à tous ces combats, à toutes les violences qui sont encore faites aux femmes, en France, comme dans le monde.

 

Veut-on vivre dans une société qui inflige cela à ses femmes et qui ne repense pas son mode de fonctionnement, acceptant les clichés "sexistes" ?

 

  

 

 

 

http://www.journeedelafemme.com/

 

 

Roman de science-fiction

Par Magiprof - publié le mardi 15 février 2011 à 12:13

Et encore un bon roman adapté au cinéma!!

 

Après Shutter Island, voici "Never Let me go" de Kazuo Ishiguro (qui est anglais!!).

 

http://www.youtube.com/watch?v=qaBAGlzK7d0

 

 

5ème: liste de 25 poètes pour la création d’une ANTHOLOGIE = 1 chacun

Par Magiprof - publié le vendredi 11 février 2011 à 19:50 dans Cours 5ème

 

Chers élèves de 5ème D,

 

voici une liste de poètes et poétesses, dont vous avez choisi un poème.

Pendant ce temps, continuez à lire VERLAINE, Romance sans paroles.

 

- Moyen Age – XVI° siècle :

1) Charles d’Orléans "Dieu qu’il la fait bon regarder" --> Guillian

2)  Clément Marot "De l’amoureux ardent"--> Mélanie

3) Rutebeuf "Que sont les amis devenus" --> Aïmen

4) Joachim DU BELLAY "Heureux qui comme Ulysse" --> Lidrick

5) Pierre de RONSARD "Madrigal" --> Quentin

 

- XIX° siècle :

6) Victor Hugo "Demain dès l’aube" --> Emilie

7)  Alfred de Musset "A Mademoiselle" --> Ophélie

8) Marceline DESBORDES-VALMORE "Dors-tu?" --> Geoffray

8) Charles Baudelaire "Le chat" --> Elisa

9) Charles Cros "Intérieur"--> Lison

10) Paul Verlaine "Il pleure dans mon coeur"--> Yasmina

11) Tristan Corbière "Guitare"--> Emma

12) Arthur Rimbaud "Rêvé pour l’hiver" --> Sema

 

- XX° siècle :

13) Guillaume Apollinaire"Fête" --> Guillaume

14) Max Jacob"L’amour du prochain" --> Jeanne

15) Robert Desnos "Couplet de la rue Saint-Martin" --> Basile

16) Eugène Guillevic "J’ai vu le menuisier" --> Marjorie

17) Paul ELUARD "La courbe de tes yeux" --> Mélina

18) Jacques Prévert "Les enfants qui s’aiment" --> Alizée

20) Raymond Queneau "Rue Paul Verlaine" -->Fahri

21) Claude Roy ’La nuit" --> Ozcan

22) Boris Vian "Ils cassent le monde" --> Elodie

23) REVERDY "Horizon" --> Valentina

24) Jules SUPERVIELLE "C’est vous quand vous êtes partie" --> Arthur

25) Aimé CESAIRE "Partir" --> Soufyan

Andrée Chedid a écrit la chanson "Je dis M" de Mathieu Chedid (son petit-fils)

Par Magiprof - publié le mercredi 9 février 2011 à 22:55 dans Cours 4ème
J’ai les méninges nomades
J’ai le miroir maussade
Tantôt mobile
Tantôt tranquille
Je moissonne sans bousculade

Je dis Aime
Et je le sème
Sur ma planète
Je dis M
Comme un emblème
La haine je la jette
Je dis AIME, AIME, AIME

Du Sphinx dans mon rimeur
Paris au fil du cœur
Du Nil dans mes veines
Dans mes artères coule la Seine

Je dis Aime
Et je le sème
Sur ma planète
Je dis M
Comme un emblème
La haine je la jette
Je dis AIME, AIME, AIME

Pour le dehors le dedans
Pour l’après pour l’avant
Je dis AIME, AIME, AIME

Pour le dehors le dedans
Pour l’après pour l’avant
AIME, AIME, AIME...

AIME, AIME, AIME...

Pour le dehors le dedans
Pour l’après pour l’avant
Pour le dehors le dedans
Pour l’après pour l’avant

Je dis Aime
Et je le sème
Sur ma planète
Je dis M
Comme un emblème
La haine je la jette
Je dis AIME, AIME, AIME


 

Printemps des poètes 2011

Par Magiprof - publié le mercredi 9 février 2011 à 22:36 dans Cours 4ème

Andrée Chedid , la poétesse franco-libanaise, vient de mourir ...

 

 

Toi-Moi

Par l’univers-planète
un univers à toute bride
Par l’univers-bourdon
dans chaque cellule du corps

Par les mots qui s’engendrent
Par cette parole étranglée
Par l’avant-scène du présent
Par vents d’éternité

Par cette naissance qui nous décerne le monde
Par cette mort qui l’escamote

Par cette vie
Plus bruissante que tout l’imaginé

TOI

Qui que tu sois

Je te suis bien plus proche qu’étranger.

 

Andrée Chedid ("Visage Premier" - Flammarion 1972)

 

 

Une image mobile peut-elle être poétique?

Par Magiprof - publié le vendredi 4 février 2011 à 22:45 dans Cours 4ème
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(Canal Rss de podcast)|

Au délà des paroles de la chanson, quels éléments sont implicites?

 

Ce clip video a été réalisé par une équipe de création de courts métrages iséroise. Chaque image a été mise bout à bout (travail long) et qui donne un effet décalé. On reste dans notre thème du rêve.

à vous de juger!!

 

 

Oren Lavie, Her Morning Elegance -->en plus grand:

http://www.youtube.com/watch?v=2_HXUhShhmY

 

 

Ernest PIGNON ERNEST à Lyon!

Par Magiprof - publié le vendredi 4 février 2011 à 11:55

Chers élèves,

il y a une exposition sur Ernest Pignon Ernest (travail sur Rimbaud en classe) à la Croix Rousse à Lyon, jusqu’au 25 février 2011.

 

Voici le lien pour ceux qui pourront y aller, j’en serai!

http://www.lyon.iufm.fr/1294236912933/0/fiche___actualite/&RH=1244471233566

 

Et son site ...une merveille (je sais, ça me fait cela mais pas vous!)

http://www.pignon-ernest.com/

 

 

Vous avez dit "récit policier" ...

Par Magiprof - publié le vendredi 28 janvier 2011 à 16:14 dans Cours 4ème
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(Canal Rss de podcast)|

Comme vous révisez sérieusement pour lundi, voici une vidéo sur un "Crime pas parfait du tout"... et Wam!

Courage!

M.Merlen

Heureux qui comme UIysse de RIDAN d’après DU BELLAY

Par Magiprof - publié le vendredi 28 janvier 2011 à 16:00 dans Cours 5ème
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(Canal Rss de podcast)|

voici la vidéo que nous avons vue en classe pour la séance 3 LECTURE sur la découverte du Sonnet et d’un poète de La Pléiade. La Renaissance inspire beaucoup les artistes!!

M.Merlen, muse qui amuse

BIENNALE du livre jeunesse

Par Magiprof - publié le lundi 17 janvier 2011 à 16:02

"Image, Imagine, Imaginaire" tel est le thème de la 4ème édition de la Biennale A livres ouverts qui aura lieu les 27 et 28 mai 2011 dans le nord Isère avec au programme une journée de rencontres entre les auteurs invités et leurs jeunes lecteurs, un salon du livre, des animations dans des lieux partenaires tout au long de la semaine précédent le salon.

Informations à suivre....

 

AUTEURS:

- Eric BOISSET pour mes 5ème

- Berlie DOHERTY, Cher inconnu

- Elisabeth COMBRES, La mémoire trouée

- Sigrid BAFFERT, Cibles mouvantes

 

-

Exposition à la BNF sur la légende arthurienne

Par Magiprof - publié le mercredi 5 janvier 2011 à 10:28 dans Cours 5ème

Chers élèves de 5ème,

 

je vous joins le raccourci pour aller visiter virtuellement l’exposition sur la légende arthurienne. Vous retrouverez les enluminures que je vous ai montrées et d’autres.

 

http://expositions.bnf.fr/arthur/

 

Pensez à votre recherche sur les couples mythiques (pour mardi 11 janvier) dans la continuité de notre roman Tristan et Iseut.

 

 

 

M.Merlen

Voyage Lecture 4ème F

Par Magiprof - publié le mercredi 5 janvier 2011 à 10:22 dans Cours 4ème

Petit rappel des oeuvres du projet "Voyage Lecture" avec la rencontre de l’écrivaine Marie-Aude MURAIL:

 

1)       Baby-sitter blues

2)       Un séducteur né

3)       La fille du Dr Baudouin

4)       Dinky rouge sang

5)       L’assassin est au collège

6)       D’amour et de sang

7)       Maïté Coiffure

8)       Simple

9)       Le tueur à la cravate

10)   Oh, boy !

11)   BONUS : Sans sucre, merci

12)   BONUS : Papa et maman sont dans un bateau

 

Pensez à compléter notre baromètre de lecture, salle 101.

 

Voici le site officiel de Marie-Aude MURAIL si le coeur vous en dit:

http://marieaude.murail.pagesperso-orange.fr/#

 

Agatha CHRISTIE, Dix Petits Nègres

Par Magiprof - publié le dimanche 28 novembre 2010 à 10:09 dans Cours 4ème

 

Livre à lire pour le jeudi 6 Janvier 2011 (contrôle de lecture!!!)

 

Apparemment, il y a un jeu. Si quelqu’un l’a, je veux voir!!!

DELACROIX, La Mort de Sardanapale (1848)

Par Magiprof - publié le mardi 23 novembre 2010 à 10:15 dans À voir ou à lire absolument !

Excellente lecture!!!!

Par Magiprof - publié le dimanche 21 novembre 2010 à 08:07 dans À voir ou à lire absolument !


 

à lire et qui vient d’être adapté au cinéma. Donc lisez-le avant.

 

LIEN pour voir la Bande d’annonce: à méditer pour jeudi 18 Novembre. http://diaphana.fr/film/no-et-moi

 

No et moi

 

Film à voir en ce moment : sortie mercredi 13 octobre

Par Magiprof - publié le dimanche 10 octobre 2010 à 16:03 dans Cours 3ème

Elle s’appelait Sarah d’après le roman de Tatiana de Rosnay.

 

Paris, mai 2002. Julia Jarmond, journaliste pour un magazine américain, est chargée de couvrir la commémoration de la rafle du Vel’ d’Hiv. Au cours de ses recherches, elle est confrontée au silence et à la honte qui entourent le sujet. Au fil des témoignages, elle découvre, avec horreur, le calvaire des familles juives raflées, et en particulier celui de Sarah.

 

 Contre l’avis des siens, Julia décide d’enquêter sur le destin de la fillette et de son frère. Soixante ans après, cela lui coûtera ce qu’elle a de plus cher. Paris, le 16 juillet 1942 : la rafle du Vel’ d’Hiv’. La police française fait irruption dans un appartement du Marias. Le petit Michel, paniqué, se cache dans un placard, et sa grande soeur Sarah, dix ans, l’enferme et emporte la clé en lui promettant de revenir. Mais elle est arrêté et emmenée avec ses parents.

 

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19136679&cfilm=171087.html

 

Sortie au Musée de GRenoble 4ème 1 et 4ème3

Par Magiprof - publié le lundi 4 octobre 2010 à 19:01

 

 

Film à voir: excessif mais du grand Tarantino!

Par Magiprof - publié le mardi 21 septembre 2010 à 21:52 dans Cours 3ème

Inglourious Basterds   

Inglorious Basterds.

 

Ce film bouleverse les attentes...

 

 Dans la France occupée de 1940, Shosanna Dreyfus assiste à l’exécution de sa famille tombée entre les mains du colonel nazi Hans Landa. Shosanna s’échappe de justesse et s’enfuit à Paris où elle se construit une nouvelle identité en devenant exploitante d’une salle de cinéma.
Quelque part ailleurs en Europe, le lieutenant Aldo Raine forme un groupe de soldats juifs américains pour mener des actions punitives particulièrement sanglantes contre les nazis. "Les bâtards", nom sous lequel leurs ennemis vont apprendre à les connaître, se joignent à l’actrice allemande et agent secret Bridget von Hammersmark pour tenter d’éliminer les hauts dignitaires du Troisième Reich. Leurs destins vont se jouer à l’entrée du cinéma où Shosanna est décidée à mettre à exécution une vengeance très personnelle...

E. POE, Le Masque de la mort rouge

Par Magiprof - publié le vendredi 10 septembre 2010 à 21:59 dans Cours 4ème

E. POE, Le Masque de la Mort rouge

 

La Mort Rouge avait pendant longtemps dépeuplé la contrée. Jamais peste ne fut si fatale, si horrible. Son avatar, c’était le sang, la rougeur et la hideur du sang. C’étaient des douleurs aiguës, un vertige soudain, et puis un suintement abondant par les pores, et la dissolution de l’être. Des taches pourpres sur le corps, et spécialement sur le visage de la victime, la mettaient au ban de l’humanité, et lui fermaient tout secours et toute sympathie. L’invasion, le résultat de la maladie, tout cela était l’affaire d’une demi-heure.

Mais le prince Prospero était heureux, et intrépide, et sagace. Quand ses domaines furent à moitié dépeuplés, il convoqua un millier d’amis vigoureux et allègres de coeur, choisis parmi les chevaliers et les dames de sa cour, et se fit avec eux une retraite profonde dans une de ses abbayes fortifiées. C’était un vaste et magnifique bâtiment, une création du prince, d’un goût excentrique et cependant grandiose. Un mur épais et haut lui faisait une ceinture. Ce mur avait des portes de fer. Les courtisans, une fois entrés, se servirent de fourneaux et de solides marteaux pour souder les verrous. Ils résolurent de se barricader contre les impulsions soudaines du désespoir extérieur et de fermer toute issue aux frénésies du dedans. L’abbaye fut largement approvisionnée.

Grâce à ces précautions, les courtisans pouvaient jeter le défi à la contagion. Le monde extérieur s’arrangerait comme il pourrait. En attendant, c’était folie de s’affliger ou de penser. Le prince avait pourvu à tous le moyens de plaisir. Il y avait des bouffons, il y avait des improvisateurs, des danseurs, des musiciens, il y avait le beau sous toutes ses formes, il y avait le vin. En dedans, il y avait toutes ces belles choses et la sécurité. Audehors, la Mort Rouge.

Ce fut vers la fin du cinquième ou sixième mois de sa retraite, et pendant que le fléau sévissait au-dehors avec le plus de rage, que le prince Prospero gratifia ses mille amis d’un bal masqué de la plus insolite magnificence.

Tableau voluptueux que cette mascarade! Mais d’abord laissez-moi vous décrire les salles où elle eut lieu. Il y en avait sept, une enfilade impériale. Dans beaucoup de palais, ces séries de salons forment de longues perspectives en ligne droite, quand les battants des portes sont rabattus sur les murs de chaque côté, de sorte que le regard s’enfonce jusqu’au bout sans obstacle. Ici, le cas était fort différent, comme on pouvait s’y attendre de la part du duc et de son goût très vif pour le bizarre. Les salles étaient si irrégulièrement disposées que l’oeil n’en pouvait guère embrasser plus d’une à la fois.

Au bout d’un espace de vingt à trente yards il y avait un brusque détour, et à chaque coude un nouvel aspect. A droite et à gauche, au milieu de chaque mur, une haute et étroite fenêtre gothique donnait sur un corridor fermé qui suivait les sinuosités de l’appartement. Chaque fenêtre était faite de verres colorés en harmonie avec le ton dominant dans les décorations de la salle sur laquelle elle s’ouvrait. Celle qui occupait l’extrémité orientale, par exemple, était tendue de bleu, et les fenêtres étaient d’un bleu profond. La seconde pièce était ornée et tendue de pourpre, et les carreaux étaient pourpres. La troisième, entièrement verte, et vertes les fenêtres. La quatrième, décorée d’orange, était éclairée par une fenêtre orangée, la cinquième, blanche, la sixième, violette.

La septième salle était rigoureusement ensevelie de tentures de velours noir qui revêtaient tout le plafond et les murs, et retombaient en lourdes nappes sur un tapis de même étoffe et de même couleur. Mais, dans cette chambre seulement, la couleur des fenêtres ne correspondait pas à la décoration. Les carreaux étaient écarlates, d’une couleur intense de sang.

Or, dans aucune des sept salles, à travers les ornements d’or éparpillés à profusion çà et là ou suspendus aux lambris, on ne voyait de lampe ni de candélabre. Ni lampes, ni bougies; aucune lumière de cette sorte dans cette longue suite de pièces. Mais, dans les corridors qui leur servaient de ceinture, juste en face de chaque fenêtre, se dressait un énorme trépied, avec un brasier éclatant, qui projetait ses rayons à travers les carreaux de couleur et illuminait la salle d’une manière éblouissante. Ainsi se produisait une multitude d’aspects chatoyants et fantastiques. Mais dans la chambre de l’ouest, la chambre noire, la lumière du brasier qui ruisselait sur les tentures noires à travers les carreaux sanglants était épouvantablement sinistre, et donnait aux physionomies des imprudents qui y entraient un aspect tellement étrange, que bien peu de danseurs se sentaient le courage de mettre les pieds dans son enceinte magique.

C’était aussi dans cette salle que s’élevait, contre le mur de l’ouest, une gigantesque horloge d’ébène. Son pendule se balançait avec un tic-tac sourd, lourd, monotone; et quand l’aiguille des minutes avait fait le circuit du cadran et que l’heure allait sonner, il s’élevait des poumons d’airain de la machine un son clair, éclatant, profond et excessivement musical, mais d’une note si particulière et d’une énergie telle, que d’heure en heure, les musiciens de l’orchestre étaient contraints d’interrompre un instant leurs accords pour écouter la musique de l’heure; les valseurs alors cessaient forcément leurs évolutions; un trouble momentané courait dans toute la joyeuse compagnie; et, tant que vibrait le carillon, on remarquait que les plus fous devenaient pâles, et que les plus âgés et les plus rassis passaient leurs mains sur leurs fronts, comme dans une méditation ou une rêverie délirante. Mais quand l’écho s’était tout à fait évanoui, une légère hilarité circulait, par toute l’assemblée; les musiciens s’entre-regardaient et

souriaient de leurs nerfs et de leur folie, et se juraient tout bas, les uns aux autres, que la prochaine sonnerie ne produirait pas en eux la même émotion; et puis, après la fuite des soixante minutes qui comprennent les trois mille six cents secondes de l’heure disparue, arrivait une nouvelle sonnerie de la fatale horloge, et c’étaient le même trouble, le même frisson, les mêmes rêveries.

Mais en dépit de tout cela, c’était une joyeuse et magnifique orgie. Le goût du duc était tout particulier. Il avait un oeil sûr à l’endroit des couleurs et des effets. Il méprisait le décorum de la mode. Ses plans étaient téméraires et sauvages et ses conceptions brillaient d’une splendeur barbare. Il y a des gens qui l’auraient jugé fou. Ses courtisans sentaient bien qu’il ne l’était pas. Mais il fallait l’entendre, le voir, le toucher, pour être sûr qu’il ne l’était pas.

Il avait, à l’occasion de cette grande fête, présidé en grande partie à la décoration mobilière des sept salons, et c’était son goût personnel qui avait commandé le style des travestissements. A coup sûr, c’étaient des conceptions grotesques. C’était éblouissant, étincelant; il y avait du piquant et du fantastique, beaucoup de ce qu’on a vu depuis dans Hernani. Il y avait des figures vraiment grotesques, absurdement équipées, incongrûment bâties; des fantaisies monstrueuses comme la folie; il y avait du beau, du licencieux, du bizarre en quantité, tant soit peu de terrible, et du dégoûtant à foison.

Bref, c’était comme une multitude de rêves qui se pavanaient çà et là dans les sept salons. Et ces rêves se contorsionnaient en tous sens, prenant la couleur des chambres, et l’on eût dit qu’ils exécutaient la musique avec leurs pieds, et que les airs étranges de l’orchestre étaient l’écho de leur pas.

Et de temps en temps on entend sonner l’horloge d’ébène dans la salle de velours. Et alors, pour un moment, tout s’arrête, tout se tait, excepté la voix de l’horloge. Les rêves sont glacés, paralysés dans leurs postures. Mais les échos de la sonnerie s’évanouissent, ils n’ont duré qu’un instant, et à peine ont-ils fui, qu’une hilarité légère et mal contenue circule partout. Et la musique s’enfle de nouveau, et les rêves revivent, et ils se tordent çà et là plus joyeusement que jamais, reflétant la couleur des fenêtres à travers lesquelles ruisselle le rayonnement des trépieds. Mais dans la chambre qui est là-bas tout à l’ouest aucun masque n’ose maintenant s’aventurer; car la nuit avance, et une lumière plus rouge afflue à travers les carreaux couleur de sang, et la noirceur des draperies funèbres est effrayante; et à l’étourdi qui met le pied sur le tapis funèbre l’horloge d’ébène envoie un carillon plus lourd, plus solennellement énergique que celui qui frappe les oreilles des masques tourbillonnant dans l’insouciance lointaine des

autres salles.

Quant à ces pièces-là, elles fourmillent de monde, et le coeur de la vie y battait fièvreusement. Et la tête tourbillonnait toujours, lorsque s’éleva enfin le son de minuit de l’horloge. Alors, comme je l’ai dit, la musique s’arrêta; le tournoiement des valseurs fut suspendu; il se fit partout, comme naguère, une anxieuse immobilité. Mais le timbre de l’horloge avait cette fois douze coups à sonner; aussi il se peut bien que plus de pensée se soit glissée dans les méditations de ceux qui pensaient parmi cette foule festoyante. Et ce fut peut-être aussi pour cela que plusieurs personnes parmi cette foule, avant que les derniers échos du dernier coup fussent noyés dans le silence, avaient eu le temps de s’apercevoir de la présence d’un masque qui jusque-là n’avait aucunement attiré l’attention. Et, la nouvelle de cette intrusion s’étant répandue en un chuchotement à la ronde, il s’éleva de toute l’assemblée un bourdonnement, puis, finalement de terreur, d’horreur et de dégoût.

Dans une réunion de fantômes telle que je l’ai décrite, il fallait sans doute une apparition bien extraordinaire pour causer une telle sensation. La licence carnavalesque de cette nuit était, il est vrai, à peu près illimitée; mais le personnage en question avait dépassé l’extravagance d’un Hérode, et franchi les bornes, cependant complaisantes, du décorum imposé par le prince. Il y a dans les coeurs des plus insouciants des cordes qui ne se laissent pas toucher sans émotion. Même chez les plus dépravés, chez ceux pour qui la vie et la mort sont également un jeu, il y a des choses avec lesquelles on ne peut pas jouer. Toute l’assemblée parut alors sentir prondément le mauvais goût et l’nconvenance de la conduite et du costume de l’étranger. Le personnage était grand et décharné, et enveloppé d’un suaire de la tête aux pieds. Le masque qui cachait le visage représentait si bien la physionomie d’un cadavre raidi, que l’analyse la plus minutieuse aurait difficilement découvert l’artifice. Et cependant, tous ces fous joyeux auraient peut-être supporté, sinon approuvé, cette laide plaisanterie. Mais le masque avait été

jusqu’à adopter le type de la Mort rouge. Son vêtement était barbouillé de sang, et son large front, ainsi que tous les traits de sa face, étaient aspergés de l’épouvantable écarlate.

Quand les yeux du prince Prospero tombèrent sur cette figure de spectre qui, d’un mouvement lent, solennel, emphatique, comme pour mieux soutenir son rôle, se promenait çà et là à travers les danseurs, on le vit d’abord convulsé par un violent frisson de terreur ou de dégoût; mais une seconde après, son front s’empourpra de rage.

- Qui ose, demanda-t-il, d’une voix enrouée, aux courtisans debout près de lui; qui ose nous insulter par cette ironie blasphématoire? Emparez-vous de lui, et démasquez-le; que nous sachions qui nous aurons à prendre aux créneaux, au lever du soleil!

C’était dans la chambre de l’est ou chambre bleue, que se trouvait le prince Prospero, quand il prononça ces paroles. Elles retentirent fortement et clairement à travers les sept salons, car le prince était un homme impétueux et robuste, et la musique s’était tue à un signe de sa main.

C’était dans la chambre bleue que se tenait le prince, avec un groupe de pâles courtisanes à ses côtés. D’abord, pendant qu’il parlait, il y eut parmi le groupe un léger mouvement en avant dans la direction de l’intrus, qui fut un instant presque à leur portée, et qui maintenant, d’un pas délibéré et majestueux, se rapprochait de plus en plus du prince. Mais par suite d’une certaine terreur indéfinissable que l’audace insensée du masque avait inspirée à toute la société, il ne se trouva personne pour lui mettre la main dessus; si bien que, ne trouvant aucun obstacle, il passa à deux pas de la personne du prince; et, pendant que l’immense assemblée, comme obéissant à un seul mouvement, reculait du centre de la salle vers les murs, il continua sa route sans intrruption, de ce même pas solennel et mesuré qui l’avait tout d’abord caractérisé, de

la chambre bleue à la chambre pourpre, de la chambre pourpre à la chambre verte, de la verte à l’orange, de celle-ci à la blanche, et de celle-là à la violette, avant qu’on eût fait un mouvement décisif pour l’arrêter.

Ce fut alors, toutefois, que le prince Prospero, exaspéré par la rage et la honte de sa lâcheté d’une inute, s’élança précipitamment à travers les six chambres, où nul ne le suivit; car une terreur mortelle s’était emparée de tout le monde. Il brandissait unpoignard nu, et s’était approché impétueusement à une distance de trois ou quatre pieds du fantôme qui battait en retraite, quand ce dernier, arrivé à l’extrémité de la salle de velours, se retourna brusquement et fit face à celui qui le poursuivait. Un cri aigu partit, et le poignard glissa avec un éclair sur le tapis funèbre où le prince Prospero tombait mort une seconde après.

Alors, invoquant le courage violent du désespoir, une foule de masques se précipita à la fois dans la chambre noire; et, saisissant l’inconnu, qui se tenait, comme une grande statue, droit et immobile dans l’ombre de l’horloge d’ébène, ils se sentirent suffoqués par une terreur sans nom, en voyant que sous le linceul et le masque cadavéreux, qu’ils avaient empoigné avec une si violente énergie, ne logeait aucune forme humaine.

On reconnut alors la présence de la Mort rouge. Elle était venue comme un voleur de nuit. Et tous les convives tombèrent un à un dans les salles de l’orgie inondées d’une rose sanglante, et chacun mourut dans la posture désespérée de sa chute.

Et la vie de l’horloge d’ébène disparut avec celle du derner de ces êtres joyeux. Et les flammes des trépieds expièrent. Et les Ténèbres, et la Ruine, et la Mort rouge établirent sur toutes choses leur empire illimité.

Exposés sur les artistes du XVIIème, XVIIIème et XIX ème siècle

Par Magiprof - publié le lundi 6 septembre 2010 à 05:23 dans À voir ou à lire absolument !

Exposé "Histoire des arts"

Chaque élève fera un exposé –fiche de présentation de l’artiste choisi en se posant la question:

« Pourquoi cet artiste fait-il parti de notre culture commune ? », en quoi a-t-il marqué son époque ? Faites un bref résumé de sa vie, puis analyser une de ses œuvres que vous aurez choisie. (Je vous donnerai évidemment une fiche d’aide)

LE CARAVAGE

George de LA TOUR

REMBRANDT

Frères LE NAIN

Diego VELASQUEZ

Jan VERMEER

Pierre Paul RUBENS

Nicolas POUSSIN

Antoine WATTEAU

Jean-Baptiste CHARDIN

François BOUCHER

Jean-Honoré FRAGONARD

Jacques-Louis DAVID

CANOVA

J-A-D   INGRES

Francisco GOYA

Caspar David FRIEDRICH

Eugène DELACROIX

Théodore GERICAULT

Gustave COURBET

J. M. W. TURNER

Jean-François MILLET

Edouard MANET

Claude MONET

Camille PISSARO

Gustave CAILLEBOTTE

Auguste RENOIR

Auguste RODIN

Edgar DEGAS

 

 

 

Rentrée 2010 -2011

Par Magiprof - publié le jeudi 2 septembre 2010 à 17:35

Chers élèves,

je vous rappelle que vous devez commencer vos lectures cursives et acheter un porte-vue (40 vues pour les 5ème, 60 vues pour les 4ème / 3ème ) pour y glisser tous les bilans de l’année.

 

Pensez aussi à acheter un dictionnaire si ce n’est pas déjà fait, avec l’étymologie des mots, les antonymes et synonymes. Ce sera pour la maison donc il peut être un peu épais!

 

Bon courage pour cette rentrée.

 

Mme Merlen

Sortie Musée des Beaux-Arts de Grenoble et Vizille avec 4ème1 et 4ème3

Par Magiprof - publié le vendredi 4 juin 2010 à 22:31 dans Cours 4ème

Chers élèves,

voici quelques photos qui reprennent les oeuvres que nous avons vues sur le Parcours 8: De l’impressionisme à l’art moderne.

Pensez à remplir vos questionnaires de travail.

 

1) Jules-Jean Antoine LECOMTE DU Nouÿ, Homère mendiant, 1881

 

2) Claude MONET, Coin de l’étang à Giverny (1917)

3)  Henri-Edmond CROSS, Le Cap Layet (1904)

 

4) MATISSE, Intérieur aux aubergines (1911)

 

5) DELAUNAY, Hommage à Blériot (1914)

Sortie au Musée des Beaux-Arts de Grenoble avec les 6ème4

Par Magiprof - publié le jeudi 20 mai 2010 à 10:57 dans Cours 6ème

 

"Mythologie dans la peinture du XVIIème au XIXème siècle"

 

VERONI, Danaé

 

L’Enlèvement de Proserpine par VIEN

 

Triptyque sur Homère avec L’Odyssée à gauche, L’Illiade à droite

 

Pénélope et le chien fidèle d’Ulysse

 

 

 

 

Promenade dans le musée avec le groupe et découverte de l’art contemporain

 

 

Ben au MAC

Par Magiprof - publié le lundi 10 mai 2010 à 18:05

Et non, Ben n’est pas au Mac Do mais au musée d’Art Contemporain de Lyon avec une bonne exposition de ses oeuvres.

 

http://www.mac-lyon.com/mac/

 

Les paroles rapportées

Par Magiprof - publié le lundi 10 mai 2010 à 06:20 dans Cours 4ème

On peut rapporter différemment des paroles :

I) Les paroles rapportées directement: Discours DIRECT

Les paroles sont rapportées comme si elles étaient prononcées par l’énonciateur lui-même :

elles sont séparées du reste de la phrase par la ponctuation : deux points, guillemets, tirets

elles peuvent être accompagnées d’une phrase incise, avec un verbe de parole (dire, croire, estimer...)

« Quel beau garçon! dit-elle avec enthousiasme»

 

II) Les paroles rapportées indirectement: Discours INDIRECT

Les paroles sont rapportées par l’intermédiaire du narrateur et donc modifiées:

elles sont intégrées à la phrase dans un rapport de subordination( que )

la présence d’un verbe introducteur dans la proposition principale est obligatoire.

La concordance des temps doit être respectée.

 

Elle dit qu’il est charmant.

Elle a dit qu’il était charmant. ==> Tout passe au passé (imparfait)

 

Elle dit qu’elle ira au cinéma mardi soir.

Elle a dit qu’elle irait au cinéma mardi soir. ==> Tout passe au passé (conditionnel)

 

! Pensez à ne pas mettre de guillemets au discours indirect!

Printemps des poètes 2010

Par Magiprof - publié le dimanche 14 mars 2010 à 14:42

Voici le lien pour voir les animations pour le Printemps des poètes:

 

http://www.printempsdespoetes.com/index.php?rub=programme&page=139

 

 

 

Shutter Island

Par Magiprof - publié le lundi 8 mars 2010 à 18:31 dans Cours 4ème

l’adaptation du roman de Denis Lehanne par Martin Scorsese:

 

 

 

Nous allons commencer la préparation d’une analyse d’image de presse pour début Avril.

à vos stylos...

"Bright Star" de Jane Campion, enfin à Bourgoin!

Par Magiprof - publié le lundi 8 mars 2010 à 09:30 dans À voir ou à lire absolument !

"Un objet de beauté est une joie sans fin"  John Keats
 

 

Bande d’annonce:  http://www.brightstar-lefilm.com/

"I almost wish we were butterflies

 and liv’d but three summer days -

three such days with you I could fill with more delight

than fifty common years could ever contain."

John Keats

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=18925202&cfilm=111831.html


Paul Eluard, "L’amoureuse"

Par Magiprof - publié le jeudi 10 décembre 2009 à 15:30 dans Cours 4ème

Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s’engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.

 

Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s’évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.

Paul ELUARD, "Au coeur de mon amour" (1923)

Par Magiprof - publié le jeudi 10 décembre 2009 à 15:21 dans Cours 4ème

Un bel oiseau me montre la lumière
Elle est dans ses yeux, bien en vue.
Il chante sur une boule de gui
Au milieu du soleil.

***

Les yeux des animaux chanteurs
Et leurs chants de colère ou d’ennui
M’ont interdit de sortir de ce lit.
J’y passerai ma vie.

L’aube dans les pays sans grâce
Prend l’apparence de l’oubli.
Et qu’une femme émue s’endorme, à l’aube,
La tête la première, sa chute l’illumine.

Constellations,
Vous connaissez la forme de sa tête.
Ici, tout s’obscurcit :
Le paysage se complète, sang aux joues,
Les masses diminuent et coulent dans mon cœur
Avec le sommeil.
Et qui donc veut me prendre le coeur.

***


Je n’ai jamais rêvé d’une si belle nuit.
Les femmes du jardin cherchent à m’embrasser —
Soutiens du ciel, les arbres immobiles
Embrassent bien l’ombre qui les soutient.

Une femme au cœur pâle
Met la nuit dans ses habits.
L’amour a découvert la nuit
Sur ses seins impalpables.

Comment prendre plaisir à tout ?
Plutôt tout effacer.
L’homme de tous les mouvements,
De tous les sacrifices et de toutes les conquêtes
Dort. Il dort, il dort, il dort.
Il raye de ses soupirs la nuit miniscule, invisible.

Il n’a ni froid, ni chaud.
Son prisonnier s’est évadé — pour dormir.
Il n’est pas mort, il dort.
Quand il s’est endormi
Tout l’étonnait,
Il jouait avec ardeur,
Il regardait,
Il entendait.
Sa dernière parole :
« Si c’était à recommencer, je te rencontrerais sans te chercher. »

Il dort, il dort, il dort.
L’aube a eu beau lever la tête,
Il dort.

Le fantastique: doute entre une interprétation logique ou irrationnelle

Par Magiprof - publié le mercredi 18 novembre 2009 à 23:33

 

Pendant tout le film, le spectateur ne sait pas s’il y a des fantômes dans la maison ou si le personnage principal est fou.

--> FANTASTIQUE (registre)

La saison de la Turquie en France (juillet 2009 à mars 2010)

Par Magiprof - publié le dimanche 15 novembre 2009 à 16:52

Du 1er juillet 2009 au 31 mars 2010, la Turquie sera l’invitée de la France avec la Saison de la Turquie en France. Plus de 400 événements culturels, économiques et intellectuels permettront de découvrir l’effervescence, la jeunesse et la modernité de ce pays, trop méconnu en France et souvent réduit à de faux clichés. Préparée en étroite collaboration par la Fondation pour la Culture et les Arts d’Istanbul (IKSV) et Culturesfrance, sous l’égide des Ministères des Affaires Etrangères et des Ministères de la Culture des deux pays, la Saison de la Turquie en France aura également à cœur de témoigner auprès du public, des liens historiques et vivants unissant la France et la Turquie, marqués par une amitié renouvellée remontant au XVIème siècle.


Faisant écho au succès du « Printemps Français » organisé dans différentes villes turques en 2006, cette Saison se donne pour mission d’encourager les échanges et le tourisme culturel mais aussi les coopérations entre les institutions culturelles et artistiques et les organisations non gouvernementales turques et françaises. Parallèlement, elle ambitionne de favoriser les interactions à tous niveaux en vue de renforcer et de pérenniser le dialogue en matière de coopération éducative, scientifique et académique, ainsi que dans le domaine économique.


Avec sa population parmi les plus jeunes et dynamiques du monde, la Turquie se définit non seulement avec sa richesse patrimoniale et historique mais aussi avec son dynamisme créatif, son évolution sociale et sa structure à multiples facettes. La programmation de la Saison de la Turquie en France vise à refléter toute la diversité de sa culture en soulignant la volonté de changement et d’ouverture d’une Turquie mosaïque et mettre en exergue l’apport de la Turquie à la culture européenne.


De nombreux événements seront organisés dans les grandes villes. A Bourgoin Jallieu, spectacle "Un éléphant dans le noir" (le mardi 10 Novembre 2010) ouvre la saison.

 

La Saison de la Turquie en France se poursuivra bien au- delà de mars 2010 grâce aux nombreuses collaborations artistiques franco-turques qui seront programmées à Istanbul, capitale européenne de la culture en 2010 et à Marseille, capitale européenne de la culture en 2013.


VOIR:

http://www.saisondelaturquie.fr/

 


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