LE PLAISIR DU TEXTE

Parodie du monologue de Don Diègue dans Le Cid par Maëvane 4e5

Par Lamartine - publié le mardi 16 juin 2015 à 02:49 dans Pastiches et parodies

Ô beaux yeux ! Ô souffrance ! Ô couleur menacée !

N’ai-je donc tant gratté que pour recommencer ?

Et ne suis-je malade à cause de mon allergie

Que pour voir en un jour mon produit parti ?

Mon ½il, qui tant de fois a souffert,

Tant de fois été chaud comme le fer,

Tu me donnes une vision floue, et ne fais rien pour moi ?

Ô cruel souvenir de mes yeux immenses !

¼uvre de tant de jours de soin intense !

Nouvel acharnement sur mon visage frêle !

Scintillants yeux d’où tombent mes larmes éternelles !

 

Parodie du monologue de Don Diègue par Marguerite 4ème 4

Par Marguerite - publié le mercredi 10 juin 2015 à 08:02 dans Pastiches et parodies
Ô fureur! Ô douleur! Ô c½ur déchiré!
N’ai-je donc tant souffert que pour être accablée?
Et ne suis-je blessée par autant d’injustice
Avec l’impression d’être dans un précipice.
Mes clés, qui tant de fois m’ont ouvert la porte,
Mes clés, qu’avec respect toute ma famille admire,
Trahissent donc ma confiance en disparaissant
Et me fendant le c½ur en me dehors laissant.

Parodie du monologue de don Diègue dans Le Cid de Corneille (Joseph Lenormand 4ème4)

Par Lamartine - publié le lundi 8 juin 2015 à 01:38 dans Pastiches et parodies

Don Diègue arrive sur scène en marmonnant des propos incompréhensibles. Soudainement et brusquement, il jette la bouteille qu’il tenait à la main.

Don Diègue : Eau sale ! Eau méprisable ! Eau de source ennemie !

N’ai-je donc tant vécu que pour cette agonie ?

Ne me suis-je abreuvé de liquides avinés

Que pour me voir, ce hui, lâchement assassiné ?

Ma langue qui, tant de fois, s’est délectée de kir ;

Ma langue qui, tant de fois, a évité le pire

Est gravement blessée de ce mortel tourment.

Le prix de mes erreurs serait celui du sang ?

Du sang de ce félon, de ce vil chacal,

Qui, par un stratagème hautement déloyal,

Fut proche de réussir l’action d’ôter ma vie,

Par un empoisonnement, par une tromperie.

Il sort d’une de ses poches une flasque en métal

Et toi, de mes envies, le brûlant instrument,

Pourquoi donc es-tu vide en ce dur moment ?

Ton réconfort m’aurait été bien précieux

Après avoir bu ce maudit breuvage aqueux.

Que de colère monte en mes veines palpitantes !

Tout mon corps humilié ne supporte point l’attente !

L’attente de ma vengeance, celle de mon honneur,

Qui me force, pauvre hère à voir souffrir mon c½ur !

Plus mon ennui est fort, plus ma volonté l’est :

Je veux faire souffrir ce stupide tavernier

Qui ne sait reconnaître manquant de jugement,

De bon sens, d’esprit et de discernement,

L’éclat pourpre, clair, luisant d’un grand cru délectable,

A celui, gris et morne, d’un poison exécrable.

Mais que dis-je, il me faut voir la réalité;

Mon  juste emportement m’a trop vite aveuglé

Et ma trop vieille main souillée par cette disgrâce

Ne peut se rebeller, reste impassible et lasse. (ou hélas !, cela dépend de l’interprétation)

Mon esprit si confus ne peut point réfléchir,

Et ma seule fidèle bouche peut encore vomir.

Comment se rebeller contre ce charlatan,

Ce renégat, ce traître, cet indigne manant,

Ce fourbe, ce parjure, cet infidèle menteur,

Ce félon hypocrite, ce perfide trompeur,

Avec mon âge, ma faiblesse et mon lumbago,

Sans pour autant me faire escroquer de nouveau ?

La honte m’envahit, je sens le déshonneur

Qui monte obstinément dans mon sang et mon c½ur,

Qui dissipe ma rage, qui mate ma rébellion,

Et qui, odieusement, vient ternir mon nom.

Mes ancêtres bafoués, doivent dans leurs linceuls,

Se retourner, honteux, et me laisser si seul

Que de mon corps meurtri, malmené et blessé

La douleur s’estompe et semble s’effacer,

Me laissant esseulé, empli de vains remords,

Mon esprit obsédé par ma future mort.

Mort horrible et affreuse, mort affligeante et vaine,

Mort injuste, s’engouffrant dans mes artères et veines.

J’aurais préféré partir d’une autre manière,

Me noyer, par exemple, dans le lit d’une rivière,

Me faire décapiter par un guillotineur,

Mourir dans un duel, contre un grand escrimeur,

Perdre la vie au cours d’une bataille épique

Nous opposant aux nobles combattants sémitiques,

Se faire pendre haut et court, aux yeux du peuple avide,

Mourir de chaud au milieu d’une terre aride,

Partir de ce monde, glacé dans une toundra,

Perdre une jambe, un ½il, une main ou un bras.

Toutes ces morts douloureuses, toutes ces solutions,

Me paraissent plus jouissives qu’une hydrocution.

Mais qu’entends-je ? que vois-je ? Une personne approche.

Elle vient, sans aucun doute, m’accabler de reproches.

Mais que dis-je ? Je connais ce costume étonnant,

C’est celui de Rodrigue, c’est celui de mon sang.

Viens, ô fils béni à l’extravagante coiffe,

Viens secourir ton père, viens abréger sa soif !

 


Joseph LENORMAND


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