LE PLAISIR DU TEXTE

Nouvelle par Geoffrey R.

Par Lamartine - publié le mercredi 25 novembre 2015 à 05:00 dans Nouvelles fantastiques 4ème
La Femme en Blanc  

Je m’appelle James, j’ai 34 ans. Je suis, depuis un grave accident de voiture, paralysé des jambes ! Ma vie, maintenant, se résume à rester cloîtré dans mon appartement à Paris ne pouvant plus bouger mes jambes et n’ayant personne pour m’emmener  me promener. Je passe mes journées sur l’ordinateur ou à regarder la télévision. Et c’est justement en étant sur l’ordinateur que j’ai découvert un logiciel me permettant de visiter avec des images tous les endroits du monde. Je le lançai et visitai en premier Shanghai qui se situe sur les côtes de la Chine. Elle était belle cette ville, je me baladai, regardant les passants et vis une femme en blanc qui attira mon attention. Je me rapprochai d’elle mais ne vis pas son visage qui était flouté. Je repartis et décidai de visiter une autre ville, New York. Je me baladai dans les rues tout comme à Shanghai et vis sur la droite la même  femme qui semblait regarder en ma direction. Je fus, quelques instants, pris d’effroi devant ce que je voyais. Ne comprenant plus ce qui m’arrivait, je décidai d’éteindre mon ordinateur et d’aller regarder la télévision. Plus tard, je pris la décision de demander à mon ami de regarder au même endroit que moi sur son ordinateur, sa réponse me fit frémir : il ne la voyait pas. Je pris alors la décision de regarder près de la Tour Eiffel, là où j’habite. Je la vis prenant une photo en ma direction. J’eus un frisson de peur. Peut-être que je devenais fou à force de rester dans mon appartement ? Je regardais alors devant mon immeuble et là, devant la porte, je la vis qui regardait mon appartement. J’étais terrifié, comment cela était possible ? Peut être que c’était une blague de Google. Je ne pouvais pas visionner mon immeuble. Quelques secondes après, j’entendis sonner. Je quittai mon ordinateur et allai voir. Peut-être que c’était elle. J’ouvris et vis mon ami qui venait me rendre visite. J’éteignis mon ordinateur et je ne le rallumai plus jamais par peur de la revoir.  

Geoffrey Riera

Nouvelle d’Elisa J.

Par Lamartine - publié le mercredi 25 novembre 2015 à 04:56 dans Nouvelles fantastiques 4ème
La Forêt 

Je m’appelle Louis de Laneuve et j’ai quarante ans . Je vis dans une charmante demeure tout près de Versailles avec ma femme . Près de chez nous , il y a une magnifique forêt remplie de chênes blancs . J’en profite donc pour aller à la chasse avec mes chers amis et me promener aussi . Cela tombe bien, aujourd’hui nous sommes le 14 novembre 1859 , et j’avais rendez-vous avec mes collègues pour faire une partie de chasse près de ma demeure dans la forêt . Donc j’allai dans la forêt , pour le rendez-vous mais bizarrement , je ne les trouvai point . Ils n’ont pas pu me faire faux-bond ! pensai-je . Ils voulaient peut-être me faire une blague … Je marchai donc un peu plus loin pour voir s’ils n’y étaient pas , mais au lieu de les trouver , je vis , par terre , le chapeau préféré d’un de mes amis, piétiné , en lambeaux , comme s’il y avait eu un moment de lutte . Je commençai à m’inquiéter . Qu’a -t-il pu leur arriver ?! Je commençai à marcher plus rapidement , et mon coeur battait de plus en plus fort . J’étais tellement perturbé que je ne vis pas que je m’éloignais de plus en plus dans la profondeur de la forêt . Je n’arrivais pas à me convaincre que j’étais perdu tellement la peur que je ressentais me glaçait le sang . La nuit tombait peu à peu et la peur que j’éprouvais me rendait fou . Tellement fou que je croyais voir des ombres inquiétantes , sentir des souffles terrifiants sur ma nuque , je commençais à courir , tremblant de tous mes membres mais je me cognai sur une branche et m’évanouis . Quand je me réveillai , j’entendais une voix qui m’appelait . Elle me semblait inconnue . Mais je n’avais plus peur , j’étais même serein , heureux . Cette sensation me fit du bien . J’ouvris les yeux et je vis que j’étais allongé sur un sofa égyptien dans une sorte de caverne . Il y avait autour de moi , des centaines d’objets de petites ou de grandes tailles , de différentes formes et d’époques comme par exemple , un fossile datant de la préhistoire , des pièces de monnaie de tous les pays …. En regardant mieux , je vis une jeune femme qui me regardait . Elle avait des cheveux noirs comme les plumes d’un corbeau , des yeux verts , des bijoux et des bagues sur les bras et les doigts et était vêtue d’une tunique romaine démodée depuis fort longtemps .  Elle me dit : « Bonjour , si tu veux t’en sortir, prends ça , il t’indiquera la sortie . » Je n’eus pas le temps de répondre que tout avait disparu . A la place réapparut la forêt .
Entre mes mains, je sentis le petit objet qu’elle m’avait donné …

Nouvelle par Jonas M.

Par Lamartine - publié le mercredi 25 novembre 2015 à 04:46 dans Nouvelles fantastiques 4ème
J’étais dans la salle d’attente du psychologue avec qui j’avais mon premier rendez-vous. Ce soir d’hiver, celui qui a marqué ma vie, celui qui m’a troublé à jamais, annonçait une nuit sans lune. La vie des être humains est tellement insignifiante vis à vis des évènements négatifs que l’on rencontre tout au long de sa vie, qu’elle peut s’écrouler en un instant. Le docteur, un certain M. Fernandez, qui venait certainement d’Espagne, était très connu dans le milieu de la médecine et était reconnu pour les exploits qu’il avait accomplis : il avait guéri des personnes de la psychose hallucinatoire, une maladie qui donne des hallucinations parfois graves et entraîne des troubles nerveux. Je venais le voir car un ami me l’avait conseillé pour lutter contre ma schizophrénie. A peine étais-je entré dans le cabinet, que je me sentis transporté dans un autre monde. Je n’y prêtai guère attention sans savoir qu’une dizaine de minutes plus tard, j’allais regretter mon insouciance. La salle d’attente était vide et je m’installai confortablement dans un gros fauteuil. C’était une petite antichambre rectangulaire qui donnait sur une cour d’immeuble. Une large table basse en verre se situait au centre de la pièce et y étaient déposés quelques magazines de mode et des journaux d’actualités. Un lavabo se présentait à ma droite si bien que je bus un verre et le posai sur la table basse avant de continuer ma contemplation. Il y avait sur chaque mur deux portraits magnifiquement ornementés. Ils représentaient tous d’anciens nobles et de riches bourgeois sauf un, qui attira particulièrement mon attention. C’était une jeune femme blonde, sans doute une marquise ; elle était dotée d’une grande beauté. Son visage avait des traits tellement fins qu’il donnait mal à la tête de le fixer trop longtemps. Ses cheveux semblables à des fils d’or et son teint très pâle contrastaient avec sa magnifique robe de velours noir. Ses yeux bleu clair rappelaient les légendes de princesses parfaites. Je la regardai un moment puis, me ressaisissant, pris un des journaux posés sur la table et le lus pour patienter jusqu’à la consultation. Le temps fut long, très long. Plus il passait, plus je me demandais pourquoi une si belle peinture -et surtout d’une si belle femme- pouvait être exposée dans une antichambre et non dans un musée prestigieux comme le Louvre si bien que je me déconcentrai de ma lecture et commençai à rêvasser. Je crois bien que je m’endormis dans un sommeil profond... La suite est confuse. Un bruit me fit sortir de mon sommeil. C’était un craquement de bois. Je réfléchis et compris qu’il s’agissait d’un des tableaux. Je les contemplai un à un et remarquai que le tableau de la jeune femme était penché. Je voulus le remettre à sa place mais avant que je pusse faire un geste, le portrait grinça et je dus boucher mes oreilles pour ne pas m’évanouir de douleur. La toile commença à bouger comme si on lui donnait des coups par l’arrière. Un autre grincement retentit et fit vibrer le sol. Je ne vis pas la suite mais par les évènements suivants je déduisis que la femme était sortie de la peinture. Oui, la peinture avait pris vie. ` Je me pose la même question que vous, encore aujourd’hui : « Comment est-ce possible ? ». La femme était plus pâle que jamais. La beauté de son visage était inimaginable et je découvris son corps avec autant d’admiration mais quelque chose chez elle me faisait peur. Un côté sombre. Comme si la mort avait fait un pacte avec la vie pour créer cette créature qui ne pouvait être humaine. Je voulus lui parler mais ma gorge était sèche ; je voulus lui faire un signe mais mes membres était soudés. Je la regardai s’assoir délicatement. Le fauteuil grinça et le silence s’installa. Il m’était insupportable mais je dus le supporter pendant plusieurs minutes. Je sentais mes mains trembler de peur. Après quelques minutes de contemplation mutuelle, la femme du tableau se leva brusquement, se cogna à la table qui trembla et qui fit tomber mon verre. Le docteur me réveilla d’un profond sommeil mais je pris garde de ne pas lui parler de ma mésaventure pendant ma consultation. Il me prescrivit plusieurs médicaments puis m’invita à sortir. Je lui demandai qui était la jeune femme du tableau mais il ignora ma question pour me laisser à jamais dans le doute, l’incompréhension et surtout l’amour d’une femme inconnue et inaccessible. Quand je sortis, je passai par le vestibule et un détail ne m’échappa pas : des débris de verre gisaient par terre, à côté de la table basse.

Nouvelle par Adrien C.

Par Lamartine - publié le mardi 24 novembre 2015 à 05:14 dans Nouvelles fantastiques 4ème

Je m’appelle Émile, aujourd’hui, je fête mes 27 ans. Je suis avec toute ma famille, on fête mon anniversaire. On habite dans un immense chalet à côté de la ville. Nous habitons à six dans la maison, il y a moi, mes parents, ma petite s½ur et mes grand-parents. Ma mère rapporte le gâteau et le pose sur la table. Je découpe le gâteau et une bestiole bizarre sort du gâteau et vient m’agripper. J’attrape cette bestiole et je l’écrase avec ma chaussure. Après avoir mangé, je sors m’aérer. Je passe la porte et devant moi il y a des centaines d’insectes semblables à celui qui est sorti du gâteau tout à l’heure. Je cours vers la porte mais je ne sais pas pourquoi, elle s’est fermée.

Je décide de passer par la fenêtre. La fenêtre de la cuisine est au rez-de-chaussée.

Je la brise en mille morceaux, j’entre. Je cours vers le salon mais tout le monde est à terre sauf ma petite s½ur qui est assise. Elle a les yeux exorbités, tournés vers moi. La bougie s’est éteinte à cause du vent. J’ai des allumettes sur moi, je cours vers la bougie et je l’allume. Elle s’allume. OUF ! Je suis soulagé, je me retourne et je vois ma s½ur juste devant moi avec des grands yeux rouges. Tout à coup, j’entends un bruit assourdissant. Du sang coule de mes oreilles. Je sens une énorme fatigue, je tombe à terre et je m’endors. Je me réveille calmement. Je descends les escaliers qui mènent au salon, et je vois ma famille à table qui m’attend pour mon anniversaire. Je m’assois avec ma famille et nous mangeons. Mes parents et mes grand-parents partent dans la cuisine, et je suis seul avec ma s½ur. Elle se tourne vers moi et me regarde avec de grands yeux rouges. Mon c½ur bat à cent à l’heure. Je cours dans la cuisine et je vois la fenêtre brisée en mille morceaux.

Nouvelle par Hélyette

Par Lamartine - publié le mardi 24 novembre 2015 à 05:11 dans Nouvelles fantastiques 4ème

Rédaction sur le fantastique (Helyette CHANEL)


L’année dernière, ma troupe et moi nous jouions « Le Bourgeois Gentilhomme » dans un vieux théâtre d’un petit village. Le théâtre était vétuste et délabré, les sièges rongés par des souris, les rideaux déchirés, les décors brisés, il n’y avait aucune chandelle pour éclairer la scène. Le toit était troué mais, à mon grand étonnement, les tapisseries étaient intactes. Elles représentaient des pièces de théâtre ou des bals.

Après la représentation, nous allâmes nous coucher. Je n’arrivais pas à dormir malgré la fatigue. J’entendais les tic-tac de la pendule. Dehors, le vent soufflait et les volets claquaient. J’avais froid et je voulus prendre mon manteau mais je m’aperçus que je l’avais oublié dans le théâtre. Je descendis le chercher, j’essayai de faire le moins de bruit possible pour ne pas réveiller mes camarades. Dehors, le vent soufflait plus fort que je ne le pensais, j’avais du mal à progresser.

Quand j’arrivai au théâtre, je trouvai qu’il était délabré mais il avait un air mystérieux car avec ses murs délabrés, ses couleurs délavées, son toit abîmé. La lune éclairait l’intérieur, soudain, il faisait plus chaud. La lumière augmentait, je tirais ma montre : elle marquait minuit. Une grande secousse fit trembler le théâtre, mais ne le fit pas s’effondrer : les décors restèrent intacts. Les rideaux étaient propres, neufs, frais. La tapisserie et les peintures étaient plus brillantes. Le toit n’était pas troué, les balustrades semblaient fraîchement dorées, les sièges étaient neufs, leur velours rouge était flamboyant. Dehors j’entendis des bruits de chevaux, je sortis voir, à mon grand étonnement, la ville était nouvelle, intacte. Un homme m’interpela : « Madame, vous m’avez l’air bien seule, puis-je faire quelque chose pour vous ? Un bal est organisé ce soir au théâtre, voulez-vous m’y accompagner ? ». Etait-ce à moi qu’on parlait ? Oui. Je me retournai. Jamais en rêve je n’avais vu une personne si belle. Le teint de cet homme était pâle comme la neige, sa main lisse comme l’eau, ses yeux plus clairs que le ciel, sa bouche rouge comme le sang, ses jambes découvertes. Une nouvelle fois, sa blancheur me frappa. Je tendis ma main, poussée par quelque chose. Sans m’en rendre compte, l’instant d’après, nous dansions dans le théâtre. Je me sentais aussi légère que l’air. Nous dansâmes longtemps, je ne saurais dire combien de temps. Le chef d’orchestre annonça le dernier morceau. Plus le morceau approchait de la fin, plus je sentais sa main se refroidir, il était de plus en plus lourd. Avant la fin, nous allâmes nous asseoir. Soudain, il prit ma main et enfila une bague à l’annulaire gauche. Le morceau prit fin. Il me tendit un éventail puis s’enfuit. Avant la sortie, il s’écroula. Je sentis mon c½ur battre à tout rompre, je me précipitai pour le relever mais il avait disparu : un simple décor se dressait à l’endroit où l’homme s’était écroulé. Dans le théâtre, il y eut une nouvelle secousse. Cette fois-ci, le théâtre se délabra, les rideaux se déchirèrent, un trou se forma dans le toit. Prise de panique, je m’évanouis.

A mon réveil, mes camarades me tamponnaient les tempes, nous étions dans le théâtre, je vis le jeune homme dans l’un des décors. Dans la main, je tenais l’éventail et la bague…

Nouvelle fantastique Yamna A.

Par Lamartine - publié le mardi 24 novembre 2015 à 05:08 dans Nouvelles fantastiques 4ème

Le violon


Monsieur Durand, un grand ingénieur, expliqua à son meilleur ami : « Tu sais, les choses vivent et parlent. » Et il raconta : « Je travaillais chez moi quand on sonna à la porte. J’allai ouvrir. Sur le seuil se trouvait une femme, âgée d’une soixantaine d’années. Elle me dit qu’elle venait de la part de mon père. Je fus tout ébahi que mon père prît contact avec moi. Ça fait maintenant presque trente ans que je n’ai pas vu ni parlé avec mon père. En pensant à ce long temps, je vis que la femme avait une boîte de violon dans sa main droite et une lettre dans sa main gauche. Je lui proposai de rentrer chez moi. Elle accepta ma proposition. Aussitôt rentrée, elle m’annonça qu’elle avait quelque chose de très important à me raconter. Nous nous assîmes sur le canapé, et elle commença à parler :

Je m’appelle Marguerite, et vous allez me croire folle. Mais je vous promets de ne vous raconter que ce que j’ai vu. Tout a commencé avec la mort de votre père, Robert Durand. – Oui, votre père est mort, je suis profondément désolée, toutes mes condoléances. Votre père était mon seul voisin, et moi sa seule voisine. Nous avions tous les deux une villa, l’une à côté de l’autre. Je ne connaissais pas vraiment votre père, je savais juste qu’il était un très grand violoniste. Chaque jour, je l’entendais jouer. Le jour de son enterrement, fort accablée, je décidai d’aller tout de suite me coucher. Une fois au lit, j’entendis une mélodie, mais pas n’importe laquelle. C’était le violon de Robert Durand. La musique était triste, comme si quelqu’un pleurait. D’abord je croyais que c’était mon imagination qui me jouait des tours après l’enterrement. J’avais peur, très peur. Le violon ne cessa de jouer. Alors, je décidai de me lever. En sortant de ma villa, j’entendis la mélodie de plus en plus clairement et ma peur augmentait de plus en plus, aussi. Je fus convaincue que ce n’était pas une hallucination de ma part. Même si Monsieur Durand ne recevait jamais de visite chez lui, il devait y avoir quelqu’un dans sa maison. Malgré ma peur qui augmentait et augmentait, j’allai voir ce qui se passait dans la villa voisine. Devant la porte, je sonnai plusieurs fois, mais personne n’ouvrit. Le violon continuait à jouer, et à ce moment-là, j’entendis encore plus clairement le violon de Robert Durand. Je ne sais pas pourquoi, ni d’où me vint la force. Je fracturai la porte qui était tout de même fermée à clé et je rentrai. J’ai appelé plusieurs fois pour savoir s’il y avait quelqu’un. Mais personne ne répondit. Alors, je pensai que la personne qui jouait du violon ne m’entendait pas. Je montai l’escalier, en suivant la mélodie. Et j’arrivai devant une porte que je jugeai être celle du bureau de votre père. J’ouvris la porte. Quand je vis ce qu’il se passait derrière la porte, la peur me traversa comme un courant électrique. Rien que de vous le raconter me fait frémir. Devant mes yeux, jouait un violon tout seul. L’archet dansait sur les cordes du violon sans qu’une main et un bras ne le fassent bouger. Le violon lui-même se berçait comme si une fureur mélancolique l’animait. Mes dernières pensées, avant que je ne défaille furent : "Un violon qui joue tout seul !"

Quand je me réveillai, je vis une lueur traverser les rideaux. Mes yeux se posèrent sur le violon qui, en jouant toujours, plana sur un bureau. Tout à coup, je vis sur le bureau une lettre adressée à un certain Martin Durand. Quelque chose, je ne savais point quoi, me dit que je devais ouvrir la lettre. Et je le fis. Dans la lettre, il n’y était écrit que quelques lignes : « Le violon est pour toi, mon fils. Prends-en bien soin, ça fait longtemps que ce violon attend d’être en ta possession. » La lettre était signée par Robert Durand.

J’ai donc décidé d’exaucer le dernier v½u de Robert Durand et le premier v½u du violon. Je n’arrivais pas à croire ce que j’avais vu. Dès que j’ouvris la lettre, le violon arrêta de jouer et se posa sur le bureau. Vous pouvez croire que je suis folle, mais prenez le violon. »

Sur ces mots, Marguerite se leva et se dirigea vers la porte de mon appartement. Je t’assure, j’étais trop étonné pour faire quoi que ce soit et restai assis. Quand la porte de mon appartement se ferma, je sortis de ma transe. Avec le violon de mon père dans les mains, je courus vers la porte pour rattraper Marguerite. Mais celle-ci avait disparu. Je rentrai chez moi pour digérer toute cette affaire. C’est vrai que mon père jouait du violon. Mais ce qui m’étonne est qu’il m’a offert son violon, pourtant nous ne nous sommes plus vu depuis trente ans et n’étions pas en bons termes. Je ne sais pas si je peux croire cette Marguerite. Mais au fond, cela n’a aucune importance. Depuis, je ne la revis plus, mais je lui envoyai une lettre avec un seul mot : « merci ! ».


Nouvelle fantastique Anna Henry

Par Lamartine - publié le mardi 24 novembre 2015 à 05:06 dans Nouvelles fantastiques 4ème

La malédiction de la funambule


Cet hiver là, je devais me rendre pour le nouvel an dans la demeure d’un ami, dans le Nord-Pas-de-Calais. Soyez assurés que si j’eusse été informé de ce qui allait se passer dans les prochains jours, je serais resté chez moi. J’étais donc sur la route et, bien que le vent n’ait pas soufflé de la journée, en début de soirée, alors que je touchais presque à mon but, des rafales plus puissantes les unes que les autres se mirent soudain à entraver chacun de mes mouvements. Je me débattis autant que je pus à mesure que le ciel s’obscurcissait si bien que j’arrivai à destination avec une heure de retard. Mon hôte, soucieux de mon bien-être déclara, dès que nous eûmes terminé notre soupe que nous allions nous coucher de bonne heure. Vous vous doutez bien que je n’ai pas résisté longtemps et, après avoir salué mon ami, je montai dans ma chambre.

Dès que j’eus franchi le seuil de la porte, je remarquai quelques éléments pour le moins étranges : des images de chapiteau de cirque ornaient les mur et un tutu de danseuse traînait par terre. Bien que je fus au courant que mon ami avait été autrefois directeur de cirque (occupation qu’il avait arrêté, il y a bien longtemps pour d’obscures raisons), je fus saisi d’un malaise inexplicable. Je décidai donc de dormir. Je me tournai et retournai dans mon lit sans parvenir à trouver le sommeil. Les rideaux, bousculés par le vent, projetaient sur le sol des ombres oblongues qui, par l’effet de mon imagination se transformaient en créatures oniriques. Ce manège dura si longtemps que je finis par décider de faire une petite balade dans le jardin.

Une fois arrivé en bas, je vis, grâce à la lumière de la lune, la falaise sur laquelle était perchée la maison et m’approchai du bord. Sous mes pieds s’étendait la mer dans toute sa splendeur. Mais j’étais conscient que le moindre petit faux pas pouvait mettre fin à mes jours. Je retournai devant la maison et je vis quelque chose qui me coupa le souffle : entre deux imposants cèdre s’étendait une corde fine comme une toile d’araignée, mais, le plus incroyable était au-dessus : Une frêle silhouette marchait sur ce fil d’argent mais basculait dangereusement, comme tiraillée entre deux mondes, deux réalités de la vie.

J’accourus pour secourir cet enfant. Le vent soufflait sur le fragile et fébrile funambule qui, tout à coup, perdit équilibre et tomba à terre en hurlant. Je approchai, bien que tout mon être me hurlait de m’enfuir : mon c½ur battait la chamade et mon estomac se tordait de douleur à cause de la folle épouvante qui s’emparait de moi. Une fois que je fus près de l’enfant qui était en fait une fillette d’à peine 8 ans, je m’agenouillai près d’elle et lui prit la main : elle était blafarde et froide comme la glace. Tout à coup, la jeune fille ouvrit les yeux et un frisson de frayeur me parcourt : dans ses yeux, on pouvait lire de la souffrance, mais en même temps une joie enfantine, des moments de créativité sans limite mais également des épisodes de profonde dépression, une humeur constamment changeante et une vie malheureuse.

Soudain elle me parla :

- Délivre-moi s’il te plaît, je souffre depuis trop longtemps.

Et je m’entendis répondre malgré moi - grossière erreur que j’ai faite :

- D’accord.

Alors, elle plongea sa main à l’intérieur de ma poitrine, comme si j’eusse été fait d’air et de vide et me maudit à jamais : elle transvasa son mal en moi puis, juste après, disparut. Je pris alors mes jambes à mon cou et regagnai ma chambre. Inutile de vous préciser que je n’arrivais pas à dormir de la nuit.

Le lendemain, je me levai donc après ma nuit blanche et allai prendre mon petit déjeuner. J’étais, ce matin là, de fort bonne humeur mais c’était une humeur qui ne dépendait pas de moi, comme si elle avait d’une conscience propre et agissait à sa guise.

Pendant la journée, je me promenais dans le château avec mon ami et, tout à coup, ce que je vis me coupa le souffle : dans un des couloirs, il y avait un tableau de la fillette funambule de cette nuit. Je demandai alors à mon hôte qui était-ce et il me répondit avec une mine grave :

- C’est ma fille. Elle était la funambule de mon cirque. Elle était incroyablement douée mais fut atteinte un jour d’une maladie inconnue des médecins : son humeur était constamment changeante : un jour elle était gaie comme un pinson et le suivant, elle était morne et triste c’est bien qu’un jour, en proie à un désespoir plus fort que les autres, elle se jeta du haut de la falaise.

Je sus à ce moment-là que j’étais destiné à vivre avec cette malédiction car, en délivrant la fillette, c’est moi qui m’étais condamné.


Nouvelle fantastique Merlin Chao

Par Lamartine - publié le mardi 24 novembre 2015 à 05:02 dans Nouvelles fantastiques 4ème

Il y a bien longtemps, alors que la mort tragique de ma pauvre femme remontait à peine à un an, l’envie me prit de déménager car mon ancienne maison me rappelait trop le deuil de ma fiancée.

Je vendis donc ma maison et, en attendant que l’acte fût signé, je séjournai à l’hôtel pendant deux mois. "L’ échiquier" était un bel hôtel, et je connaissais bien son patron : M. Aric. Lorsque je passai ma première nuit à l’hôtel, M. Aric me proposa de faire une partie d’échecs. j’acceptai, et M.Aric me montra le fameux jeu qui faisait la fierté de l’hôtel. Il était magnifique, tout de cristal et de marbre noir mais curieusement, il m’ inspirait de la peur. Les pièces avaient l’air de souffrir et seul le roi, au teint basané et aux yeux incrustés d’émeraude, semblait serein. Je faillis renoncer à la partie pour cette raison mais je me repris et nous commençâmes. M. Aric était un joueur redoutable. Je lui dis que je n’étais pas assez en forme pour continuer, et lui proposai de continuer le lendemain. Il m’avait déjà pris deux pièces et moi une seule.

Le lendemain, je fus réveillé par un énorme vacarme. En descendant à l’entrée, je constatai une foule de journalistes et de policiers. Plus tard, j’appris la raison: trois clients avaient été assassinés pendant la nuit. M.Aric alla à ma rencontre:

-"Comme c’est terrible, me dit-il, et quelle mauvaise publicité pour l’hôtel! Je dois me changer les idées. Pourquoi ne continuerions-nous  pas notre partie d’échecs ?"

Cette fois, je reprenais la main. Je lui pris une pièce. Un groom au teint basané et à l’oeil mauvais interrompit notre partie en demandant à M.Aric de le suivre immédiatement car il y avait un sérieux problème. Je ne pus m’empêcher de les suivre discrètement. Le groom conduisit M.Aric vers une petite salle derrière le réfectoire. Quand il ouvrit la porte, je faillis m’évanouir. Une femme était poignardée, le visage terrifié par ce qu’elle avait dû voir avant sa mort. Sa vue me remplit de mauvais souvenirs. Elle était brune comme ma fiancé. Et le couteau était planté au même endroit, au milieu du dos. M.Aric n’en menait pas plus large. Il était blanc comme la morte.

-" C’en est trop, je ferme l’hôtel !

Sortant de ma cachette, je m’écriai :

-Et quand ça?

M.Aric, pas surpris le moins du monde, me répondit :

- Je ne sais pas, le plus tôt possible. Quand nous aurons fini notre partie, par exemple."

Le soir venu, nous continuâmes la partie comme si c’était la seule chose qui puisse le réconforter de ces horribles meurtres. Je lui pris une pièce et nous nous arrêtâmes là car il se faisait tard.

En retournant dans ma chambre, j’entendis un bruit derrière moi. Il faisait sombre et ce bruit m’intriguait. Je m’approchai donc de sa source. Soudain, il me sembla que quelque chose d’énorme bougeait. Pris de panique, je m’ élançai à travers les couloirs. Mais je trébuchai contre le tapis et tombai dans un bruit de verre : mes lunettes de lecture s’étaient brisées. Affolé par le noir et par la chose qui semblait s’approcher de plus en plus, je me mis à chercher à tâtons une lampe ou une bougie dans une armoire. Lorsqu’enfin j’allumai une bougie, la chose se tenait devant moi.

C’était un homme grand qui, sans que je sache pourquoi, pourquoi me terrorisait. Soudain, je compris : c’était le portrait craché du roi des échecs, avec son teint basané et ses yeux vert émeraude. Sauf que celui-ci mesurait plus de deux mètres.

-"Bonjour Louis, c’est bien toi qui joues avec mon jeu d’échecs?

Je protestai.

-Ne fais pas l’innocent, reprit-il d’une voix menaçante, c’était une question rhétorique. Car je sais tout! Je sais que tu a poignardé ta femme, il y a un an. Et tu sais pourquoi ? Parce que je suis le diable! Mais toi, sais-tu que c’est en jouant à mon jeu que tu as tué tous ces gens? Chaque pièce est associée à un client de l’hôtel et à chaque fois qu’on prend une pièce, la personne associée meurt, par mon intermédiaire bien sûr. Et aujourd’hui, c’est ta propre pièce que tu as prise. Mais je te propose un marché car tu es la seule personne de l’hôtel capable de l’accepter : Termine la partie, fais un carnage! En échange, je te laisse vivre et je trouve un bouc émissaire pour tous ces meurtres. Réfléchis bien!

Et le diable disparut sous une épaisse fumée noire. Mes sentiments étaient mitigés, je n’avais aucune envie de faire tuer d’autres personnes, mais de là à en mourir moi-même... Je ne parvins pas à dormir de la nuit tant j’étais torturé par ce cruelle dilemme.

Le lendemain matin, ma décision était prise : j’allai voir M. Aric pour lui demander de terminer la sanglante partie. Inutile de vous en dire plus. Il y eut sept autres morts. Mais ne me prenez pas pour un assassin. Pendant les jours qui suivirent, je réussis à me convaincre que le diable n’avait jamais existé, et que le nombre de pièces prises et le nombre de morts étaient une coïncidence.

Une semaine plus tard, on retrouva le tueur en série. Quand j’appris ça, j’achetai immédiatement le journal. La photo de la une était celle du groom au teint basané, menotté et encadré par deux policiers. Lorsque je fouillai dans la poche de ma redingote pour chercher mes lunettes de lecture, je m’aperçus qu’elles étaient brisées. D’ailleurs, le diable n’avait-il pas dit qu’il trouverait un bouc émissaire?

Le double obsédant

Par Elève - publié le lundi 19 janvier 2015 à 06:51 dans Nouvelles fantastiques 4ème
     Oh ! du papier ! un crayon ! Je vais pouvoir écrire ! Mais, oserais-je le faire ? Ou plutôt, pourrais-je le faire ? Et, si j’écris mes horribles pensées, ne me prendra-t-on pas pour un fou ? Ne m’obligera-t-on pas à revoir les méchants messieurs en blanc ? Ne me piquera-t-on pas de nouveau ? C’est fort probable. Mais je me lance tout de même dans l’écriture d’un sujet que l’on ne veut pas évoquer.

C’était il y a un an. Ne serait-ce pas plutôt deux ? Oh, Dieu, j’ai perdu toute notion du temps qui passe ! Je disais donc, il y a un an de cela, alors que j’étais chez moi afin d’écrire une rédaction, je dus aller, fatale erreur, chercher une feuille au salon.
     Dans cette pièce se situe un miroir de haute taille. De nombreuses traces de rouille couvrent ses contours naguère d’un rouge éclatant et une fine couche de poussière s’amoncelle sur l’étain fissuré de sa vitre. J’eus le malheur de regarder d’un ½il distrait cette antiquité décrépite.
     Devant moi ne se dressait pas le morne reflet de ma vie, mais un animal vaguement humanoïde qui haletait par respirations saccadées. Pris d’un soudain effroi, -que dis-je ?-, d’une affreuse épouvante, je reculai promptement en hurlant.
     Alors, l’être reflété qui, jusque là, n’avait pas bougé d’un cil, se redressa et me fixa. Ses yeux hagards, furibonds et d’un bleu électrique, m’anéantirent en me transperçant, et ce, malgré l’énorme tignasse blonde qui les recouvrait. Malgré le fait qu’il fût dans une glace, je pouvais presque percevoir son souffle rauque, toucher le pus qui sortait de ses multiples cicatrices, sentir le sang qui coulait de son nez. Ses vêtements en lambeaux ne cachaient pas son frêle corps adolescent couvert de griffures et d’autres balafres.
     Ce morceau de chair fumant et sanguinolent m’inspirait la plus profonde des horreurs. J’étais tétanisé à la vue de cette affreuse créature. Elle me criait quelque chose, sans doute une menace de mort. Grâce à cette macabre pensée, je pus détourner mon regard de l’hypnotisante créature et m’enfuir. Mais Elle était partout : je revoyais Sa figure hurlante dans chaque vitrine de magasin, dans chaque rétroviseur... Mes derniers souvenirs sont flous, mais je me souviens encore d’hommes en blanc, et d’une douleur au bras. Puis je ne me souviens plus de rien...

     Maintenant, je suis dans une pièce carrée, blanche, avec un miroir remplaçant l’un des murs. J’ai tenté de m’évader puis de me suicider maintes fois, mais je n’ai gardé de ces épreuves que de multiples cicatrices. J’ai déchiré mes habits en signe de rébellion et mes cheveux ne sont plus qu’un immense fouillis. Et, tous les jours, je hurle sur le miroir . J’essaie de me prévenir de ne pas venir dans cet enfer. Mais, personne ne m’entendra jamais...


Joseph LENORMAND 4e4

Par Elève - publié le vendredi 16 janvier 2015 à 17:16 dans Nouvelles fantastiques 4ème
J’étais à la troisième année de mes études. Pendant cette troisième année, les élèves de l’université partaient six mois à l’étranger pour apprendre une nouvelle langue et découvrir une civilisation. Je choisis l’Inde. J’arrivai par avion, après un voyage qui m’avait semblé interminable, à Mumbaï. Cette ville en plein développement regorgeait d’activité, une ébullition permanente y régnait. Je m’installai dans le studio pour étudiants qu’on m’avait attribué, posai toute mes affaires dans la pièce et sortis à la découverte de la ville. Je m’émerveillais de toutes les nouvelles choses que je voyais, que je sentais, que j’entendais. Des taxis jaunes passaient dans tous les sens en klaxonnant les hommes, qui traînaient derrière leurs vélos des chariots remplis à ras bord de diverses marchandises. Parmi les immeubles désaffectés qui bordaient la route s’élevaient de larges palais aux styles orientaux qui paraissaient être des perles rares dans un tas de gravats. Ils étaient ornementaient de sculpture de déesses sacrées qui semblaient méditer en silence et d’éléphants aux immenses oreilles alourdies par le poids d’anneaux d’or qui brillaient au soleil. Le tout était d’une minutie extraordinaire et de couleurs flamboyantes. Les bruits de klaxons se mêlaient aux voix des femmes parlant entre elles dans une « langue rivière » comme je me mis à l’appeler, elle était fluide et claire comme un chant? J’aurais pu m’arrêter là, au milieu de ce trottoir couvert de déchets où reignaient ces femmes aux robes couleurs de feu, pour m’enivrer de ce chant, de cet air qui me faisait tourner la tête. Et puis il y avait cette odeur, cette odeur d’épices et de pain chaud qui flottait dans l’air autour de moi? Tout aurait été parfait si une chaleur accablante ne m’étouffait pas. Je suais et bientôt je dus m’obliger à faire le chemin inverse pour me changer. Mais je me rendis alors compte que cette euphorie citadine m’avait emportée dans un dédale de rues qui m’étaient bien sûr totalement inconnues. J’étais perdue. Seule dans cette grande Mumbaï. Mon chemisier collait à ma peau et ma respiration était de plus en plus difficile. Mes chaussures me serraient et des cloques se formaient, le tissu de ma chaussette frottait contre ma peau. Bientôt il me fut insupportable de faire u pas de plus. Un étrange malaise m’envahissait. La fièvre montait. C’était la nuit. Devant moi, une fille boitait. Elle portait un chemisier rouge qui lui collait à la peau et elle paraissaient totalement perdue dans cette immense Mumbaï. Elle marchait exactement dans mes pas. Elle avait la même coupe de cheveux que moi, les mêmes reflets roux dans les cheveux, elle faisait la même taille que moi, elle avait le même grain de beauté dans le creux de la main que moi. Ce n’était pas possible. Je divaguais. Ce n’était pas possible. La lourdeur de la chaleur continuait à m’assaillir. Elle s’arrêta au même moment que moi, à bout de force devant les portes vitrées d’un grand immeuble moderne. Je nous regardaient, mon double et moi. Perdues. Dans cette grande Mumbaï. Des sons presque imperceptibles dans le brouhaha alentour sortirent de sa bouche. Puis le silence se fit. Plus un bruit. Elle attendait une réponse mais je n’avais pas saisi un quart du neuvième de sa question. Qu’attendait-elle de moi ? Le doute s’installait. J’avais chaud. Très chaud. Trop chaud. J’avais l’impression que mon corps fondait doucement tandis que je me concentrais pour concentrer le peu de bon sens qui me restais pour répondre à cette question. Le trouble était là. Pourquoi peiner à répondre à sa propre question ? Car je le savais, là devant, c’était moi, mais tout s’embrouillait, dans le miroir des portes du bâtiment en face de nous il y avait des reflets, un ou deux, les deux miens, le sien, le mien, les deux siens, les nôtres, les leurs, tout se brouillait, tout se mêlaient. J’essayais de garder la tête claire mais cela m’était totalement impossible? Et pui devant moi, mon visage dans la glace qui attendait sa réponse, je ne comprenais plus rien. Un courant d’air m’effleura, alors tout se calma, mon cerveau reprenait lentement ses fonctions. Ma peau calcinée par le soleil refroidissait et ce fut comme si on me berçait. Je fermai les yeux une seconde et quand je les rouvris, mon double avait disparu? Avais-je tout imaginé ? Ou est-ce que mon double avait bel et bien posé cette question qui restera a jamais un mystère ? Je pris un de ces taxis jaunes pour rentrer à mon studio. Par la fenêtre défilait la ville beaucoup plus calme dans le silence et la fraîcheur de la nuit, ou peut-être était-ce mon imagination.

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Travaux d'écriture d'élèves du collège Lamartine à Paris.
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