LE PLAISIR DU TEXTE

Nouvelle fantastique novembre 2015 - Louis Damien Kapfer. 4eme 4

Par Lamartine - publié le dimanche 13 décembre 2015 à 07:11 dans Nouvelles fantastiques 4ème

 

Il était neuf heures, en ce matin de novembre 1992 au commissariat central de Paris. L’inspecteur Gralon venait d’arriver dans son bureau. Il s’assit derrière celui-ci, une tasse de café à la main.

 

Suzanne, son adjointe, entra et lui dit:

 

« -Bonjour inspecteur ! La victime de la séquestration est morte d’un arrêt cardiaque ce matin. Elle a écrit une lettre cette nuit, la voici.

 

-Vous l’avez lu?

 

-Non, on vous laisse la découvrir .

 

-Merci bien »  répondit l’inspecteur .

 

Suzanne sortit du bureau. Gralon fut étonné de cette mort car les médecins disaient que l’état de la victime s’était amélioré depuis son arrivé aux urgence .

 

Cette affaire sentait le souffre. Il ouvrit la lettre et lut ceci .

 

« Bonjour, je vous écris cette lettre car je dois vous prévenir avant qu’il ne soit trop tard. Vous êtes tous en grand danger .

Je m’appelle Léo Valquèz. J’ai vingt huit ans. Je faisais une randonnée dans la forêt de Fontainebleau avec mes amis : Victor Caltré, Nathan Faltrain, Elisabeth Camar et Thomas Talane. Nous étions le 13 novembre 1982. La nuit ainsi que la température tombèrent. Nous devions trouver un abri au plus vite.

 

C’est à ce moment-là que, comme par magie, un manoir apparut. Malgré sa mine austère, sa porte en acajou imposante et la multitude de ronces entremêlées un peu partout, il nous paraissait plus rassurant que cette forêt noire, à la merci du vent et de la pluie . Nous décidâmes d’y dormir. Nous entrâmes dans ce qui devait être à l’origine le hall. Tout semblait à l’abandon. Mais pourtant la lumière fonctionnait. Les meubles étaient recouverts d’une épaisse poussière mais le sol était immaculé. Nous nous installâmes pour la nuit dans le salon central. Au matin, nous essayâmes de sortir, mais les portes étaient bloquées. Songeant que l’humidité avait gonflé le bois, nous essayâmes de les forcer, mais plus nos coups étaient importants, plus la pièce semblait se rétrécir.

 

Soudain la pièce fut plongée dans le noir, et lorsque nous pûmes rallumer la lumière, Nathan avait disparu. La porte était ouverte. Prudemment, nous suivîmes le couloir ainsi dégagé. Nous arrivâmes dans une pièce jusque là inconnue, de la taille d’une nef d’église, cerclée de colonnes. L’humidité qui régnait nous glaçait le sang. Mais notre cauchemar ne faisait que commencer. Élisabeth découvrit, suspendu dans les airs, le corps de notre ami, sans vie. Nous restâmes là. Incapables de bouger durant plusieurs minutes. Puis, Thomas avança. Nous tous sur ses talons . Trop effrayés pour s’éloigner les uns des autres. De loin, nous croyions qu’il pendait mais maintenant on avait la certitude qu’il flottait.

 

Il lui manquait les membre inférieurs. Celui qui l’avait enlevé puis tué lui avait fait subir d’autre châtiments que je ne vous dirais pas, faute de courage. Nous l’avions encerclé. Il flottait et tournait doucement sur lui même, dans une espèce de bulle que l’on distinguait légèrement. Soudain, la bulle se brisa, laissant choir notre ami. Pris de panique, nous nous précipitâmes vers la porte. Celle-ci se refermait lentement. Nous courûmes encore plus vite. J’arrivai à la porte. Je tentai de la retenir mais c’était peine perdue, un mécanisme était en marche. Thomas puis Élisabeth réussirent à passer mais Victor resta prisonnier. Il tapa deux fois sur le lourd battant puis plus rien. Interloqués, nous attendîmes quelques minutes. Il régnait un silence de mort

.

 -Victor ? ...es-tu là?..., demanda timidement Élisabeth.

Elle eut pour seule réponse une voie sépulcrale disant

-Victor n’est plus ! 

 

Nous fûmes saisis d’épouvante, et décidâmes de fuir au plus vite. Mais aucune issue ne s’offrait à nous. Notre désespoir grandissait. Nous nous cachâmes dans une armoire du couloir. Les heures passèrent, ainsi prostrés, sans solution. Le sommeil finit par nous gagner. Lorsque nous reprîmes connaissance, nous cherchâmes une sortie durant toute la journée, sans résultat. Nous étions sur nos gardes mais nous ne fûmes pas attaqués. Nous reprîmes nos recherches. Après deux ou trois heures, j’entendis des bruits de pas.

 

Apparemment, je n’étais pas le seul car je pus lire dans les yeux de mes camarades la même horreur. À l’arête d’un mur, JE LE VIS ! Il était grand, avait une tête allongée sans peau. Il était effrayant avec ses traits creusés. Ses bras étaient touts petits. Terrorisé, je criais à mes amis de me suivre et prenais le devant sur eux. Au détour d’un couloir, Thomas hurla. Je me retournai, il avait le pied pris dans un piège à renard. Il était trop tard pour l’aider,   le monstre était sur lui. Nous continuâmes notre fuite. Par miracle, une fenêtre était ouverte et je saisis ma chance. Malheureusement, Élisabeth n’eut pas le temps de me suivre, la fenêtre claqua derrière moi.

Je perdis connaisance, et me réveillai dans cette chambre.

 

Cette nuit, je sens sa présence. Il est là. J’entends sa voix! Nous sommes tous DAMNES!!! »

 

      Là, s’achevait la lettre. Le commissaire ne comprenait plus rien. Ils avaient bien trouvé le corps de Léo dans la forêt. Mais aucun manoir et aucune disparition n’avait été signalée! Et comment ce quadragénaire pouvait n’avoir que vingt huit ans? Il ne pouvait avoir disparu depuis dix ans !…. Cette sombre affaire le poursuivrait longtemps .

Nouvelle par Simon

Par Lamartine - publié le mercredi 25 novembre 2015 à 05:34 dans Nouvelles fantastiques 4ème
Rédaction
 La nouvelle fantastique

 Tout commença le huit janvier 1749, un jour insipide, pluvieux ; de la boue mêlée de crasse s’était formée au sol, le soleil était caché sous un monceau de nuages noirs lâchant des torrents de pluies. Je revenais alors de chez un ami à Toulouse, auprès duquel j’avais fêté le nouvel an. Je me dépêchai de rentrer chez moi, sous la pluie et le vent battant. Je me souviens particulièrement de ce jour car quelle ne fut pas ma surprise lorsque, une fois rentré chez moi, de trouver un dépêche m’annonçant la mort d’un lointain cousin d’Amérique, dont j’ignorais l’existence, et dont j’avais hérité une petite fortune (20000 ducats). Elle me priait de me déplacer pour toucher ledit héritage. Ma position à Paris étant précaire (je louais à un ami sous sous sol, le temps de finir mes études) et bien qu’étonné de l’existence de ce cousin, je me réjouissais de cette rentrée d’argent. Mais pourquoi me léguait-il toute sa fortune ? J’étais pourtant un inconnu pour lui, comme lui pour moi... Je faisais donc immédiatement appel à un appareilleur (il me restait ici et là quelques économies) et me préparais au voyage. Pendant ce temps, je songeais à tout ce que je pouvais faire avec 20000 ducats ; le sang me montait à la tête, l’ivresse de l’argent me faisait devenir dédaigneux et arrogant ; en effet, et je n’ai pas honte de l’avouer, je suis de nature très orgueilleuse et cette richesse inattendue accentua tout d’un coup ce défaut qui était mien. Je ne suis pas un homme superstitieux, je n’ai jamais cru aux contes que l’on me racontait enfant, néanmoins les événements suivants ébranlèrent fortement ma conscience...L’appareilleur que j’avais payé, un homme robuste avec vingt ans de métier dèrrière lui, se brisa la jambe et quelques côtes en se faisant écraser pas un baril de rhume mal attaché. De plus, le même jour, environ une heure après avoir appris la nouvelle, un homme au teint basané, inconnu de moi jusqu’alors, et ayant appris mon infortune, me proposa pour une somme insignifiante un magnifique voilier déjà appareillé. Néanmoins, il me prévint qu’une malédiction planait sur ce navire depuis qu’un jeune couple, parti faire leur lune de miel à bord de ce bateau, fut retrouvé mort sur un récif de corail. La jeune mariée, griévement blessée, n’était pas encore morte lorsqu’on l’avait découverte ; elle avait réussi à murmurer quelques mots, mais personne n’était parvenu à les comprendre ; elle était morte quelques instants plus tard. Il me dit alors un détail qui ne m’avait point troublé alors mais qui, maintenant, me donne la chair de poule : le voilier avait été retrouvé intact juste à côté des corps sans vie... Je vous l’ai dit, je ne suis point de tempérament superstitieux, je ne crois pas à ces sornettes, aussi je sautai immédiatement sur l’occasion et, sans hésiter, j’acceptai. Je traînai sur le port et trouvai trois marins, à qui ce bateau ne faisait pas peur, qui acceptèrent d’embarquer avec moi. Ah ! Si seulement je n’avais pas accepté cette offre ! Si seulement je m’étais contenté de ce que j’avais et avais fait fi de cet héritage de malheur ! Je ne fis malheureusement aucun de ces choix là et , le navire étant prêt à prendre la mer, nous embarquâmes moi et mes trois compagnons le dix janvier au soir. La première nuit fut le théatre d’un phénomène étrange, inexplicable. Ma couchette étant située juste au dessous du pont, je fus réveillé au millieu de la nuit (je ne sus jamais l’heure, l’horloge de ma cabine étant arrêtée à minuit pile, comme par magie) par des bruits de pas précipités, sûrement deux personnes se poursuivant. Je remarquai, je ne sais si ce ne fut une hallucination, étant à moitié endormi, que la deuxième série de pas était plus légère, effacée, mais de la même vitesse. Qui pouvait-ce être ? Les seules personnes présentes à bord mesuraient une tête de plus que moi, et pesaient au moins le double de mon poids. Mais, soudain, je fus interrompu dans mes reflexions par un gémissement d’agonie, suivi d’un rire aigu, hystérique, un rire de femme. Ah ! Je n’oublierai jamais ce rire horrible, atroce, qui me transperça l’âme comme un couteau dans une plaie ! J’entendis alors le bruit d’un objet qui tombe à la mer. Je frissonnai, mais mes tempes était brûlantes. Qui pouvait-ce être ? Qui avait crié, qui était tombé à l’eau ? Mais n’était-ce tout simplement pas les hallucinations d’un homme n’ayant jamais pris la mer ?Je me réfugiai dans un sommeil lourd, sans rêve. Le lendemain, le plus robuste des trois marins que j’avais engagés avait disparu. Nous le cherchâmes toutes la journée, fouillant le bateau de la proue à la poupe, sans trouver aucune trace. Son lit n’était pas défait, il s’était volatilisé. Les deux marins commencèrent à croire cette malédiction, mais je les suppliai de ne pas faire demi-tour, réussissant finalement à les convaincre en leur offrant une prime supplémentaire à l’arrivée. Puis vint la nuit. Je ne réussis pas à dormir, hanté par des fantômes et des spectres que j’avais auparavant décidé d’ignorer. Puis, juste au dessus de moi, trois coups sourds retentirent, identiques les uns aux autres. Les ignorant, je réessayai de m’endormir, mais en vain. Trois coups retentirent encore, comme des coups de bâtons sur le pont. Je me résolus enfin à aller voir, surmontant ma peur naissante, et sortis sur le pont. Ce que je vis alors ne peut être décrit ; une femme, jeune de trente ans tout au plus, apparut devant moi. Son visage était celui d’une morte, sa bouche était déformée par un rictus de haine, ses beaux cheveux blonds étaient maintenus attachés derrière sa tête, et le plus terrifiant était qu’elle était translucide ! Je voyais à travers elle comme si elle n’existait pas, et que tout cela était le fruit de mon imagination, mais elle était bien là, cambrée devant moi, me menaçant d’un trident comparable à celui du dieu de la mer dans de vieilles légendes oubliées de tous. Je ne pus m’empêcher de songer à la malédiction, et à la jeune femmes que l’on avait retrouvée près du navire. Fou de terreur, j’essayai de crier, mais ma gorge était sèche. Je me mis alors à courir, à courir comme un fou, comme une proie essayant d’échapper à la mort. Malgré cela, j’entendais ses pas, se rapprochant sans cesse. J’entendais mon c½ur battre la chamade. Mon front bouillonnait. J’étais au bord de l’évanouissement. Puis, les bruits de pas ralentirent pendant une fraction de seconde, le temps qu’il me fallut pour reprendre mes esprits et me diriger vers un canot de sauvetage. Je ne sais comment je réussis à lui échapper, mais le fait est que je me retrouvais à bord du canot de sauvetage, seul au milieu de l’Océan, m’éloignant de plus en plus du navire maudit. Heureusement, je fus recueilli par un navire marchand à destination d’un comptoir en Amérique. Arrivé là bas, je découvris qu’il n’existait aucun cousin à moi, riche, et encore moins mort. Envolés, les rêves de richesse et de puissance ! Toute cette histoire était-elle une hallucination ? Suis-je devenu fou ? J’appris plus tard qu’un navire semblable au mien avait été retrouvé au large, échoué sur un banc de sable. Depuis ce jour, je ne parviens pas à fermer les yeux, tant la culpabilité me ronge, car c’est à cause de moi que trois hommes ont sûrement perdu la vie. J’étais persuadé que cette histoire n’était que le fruit de mon imagination, mais encore maintenant je doute et demande votre aide.

Nouvelle par Louise Baux

Par Lamartine - publié le mercredi 25 novembre 2015 à 05:29 dans Nouvelles fantastiques 4ème
Le Phare

 Les cheveux de M. MALLACK semblaient mouillés tant ils étaient gras. Ce gros bonhomme à l’air faussement jovial m’emmenait en barque jusqu’au phare. Le phare ou Jean était décédé, il y a trois jours. Le maire -M .MALLACK- de la commune à qui appartenait le phare- m’emmenait prendre les affaires de Jean afin de laisser un autre gardien emménager. Jean était mort. C’était moi qui avais voulu aller le voir lorsqu’ au bout de quatre jours il n’était pas revenu au village s’approvisionner en nourriture. Un voisin était allé voir ce qui se passait et il avait ramené sa dépouille. Pendu, le pauvre Jean. Ce phare de pleine mer appelé « le Pélican » par les habitants et « l’Enfer » par les marins était un phare typique du coin : vieux, délabré, décoloré par le temps et éloigné du port d’environ un kilomètre. Je devais emménager avec lui un mois après son arrivée mais il était mort avant. Perdue dans mes pensées,je n’avait pas entendu le maire : - « Vous savez, Marie,je peux vous faire gagner de l’argent en vous embauchant comme gouvernante » - « Vous en avez déjà cinq et elles ne servent que la nuit »  Le maire,gêné ,grommela. Enfin,on arriva au phare.Il déposa la barque et l’attacha à un récif. Puis il s’assit et dit : « Allez-y, Marie,je reste là » J’était bien contente de ne pas me promener avec cet abruti de maire pas plus beau qu’un bouledogue baveux. Je montais dans le phare et une fois arrivée dans la pièce de la couchette;je me sentis submergée par une vague d’émotion:la tristesse,la peur,la honte d’avoir laissé mon mari seul.Il était mort et enterré.Jamais je ne le reverrais.Des larmes coulaient sur mes joues quand j ’entrepris de ramasser toutes ses affaires. Après avoir rangé ses chaussures,je m’attaquai à son bureau. Et je vis une lettre qui m’était adressé : « Chère Marie, Au moment ou tu liras cette lettre je serai peut-être mort de peur,de solitude,du manque de ta présence,de noyade dans mes larmes ou de suicide. Un être me suit. Il pousse un long râle glaçant,froid,triste. Ces derniers temps il crie de colère de voir un inconnu chez lui. C’est alors qu’il se mis à transporter des objets et à les lancer sur le mur. Ces objets étaient animés par un vent invisible,inaudible. Ils semblaient semblaient voler comme des plumes avant de s’écraser sur le mur.Voilà,Marie, ne vient surtout pas t’installer içi. Ce lieu est hanté peut-être par un ancien gardien mort de peur lui aussi. Peut-être suis-je fou mais j’en doute. Ton Jean. » Le maire entra et dit : « Marie,vous avez fini ? » Je lui tendis la lettre. Il lut rapidement et déclara avec arrogance : « Votre mari était fou, c’était le vent marin » Mais soudain, en cet après-midi où il n’y avait pas un soupir, un soupçon de vent, on entendit clairement un souffle lointain, puis plus proche qui se transforma en râle. Puis il y eut un claquement sec : la barque venait de s’envoler sous nos yeux et elle se dirigeait comme une plume vers le large.
Et le râle se transforma en son saccadé.
Et le râle se transforma en rire de nous voir coincé là.

Nouvelle par Margot

Par Lamartine - publié le mercredi 25 novembre 2015 à 05:24 dans Nouvelles fantastiques 4ème
Rédaction sur le fantastique
 (Margot RAKOTONDRAVAO 4°4)

 Nous étions le vendredi 13 octobre, ma représentation de théâtre venait de se terminer. Le théâtre était à Paris Place de l’Odéon à côté d’un cimetière. Il contenait environ trois cents places. Ce soir là, la salle était pleine à ne plus pouvoir voir les spectateurs du fond. Comme chaque soir, je rangeais mes affaires dans ma loge située derrière la scène. Tout à coup, j’entendis un bruit qui venait de la scène, comme si quelque chose était tombé. J’allai voir ce qui s’était passé : c’était une des caisses de costumes qui s’était renversée. Je sentis un courant d’air froid, je me mis à trembler, j’eus l’impression que mon c½ur battait à tout rompre lorsque je vis un des fauteuils se déplier puis se refermer ! Avais-je perdu la raison ? Puis les rideaux se fermèrent tout seuls, la lumière s’éteignait et se rallumait sans arrêt. Je sortis en courant du théâtre, la respiration coupée. Je ne dormis pas de la nuit, j’appréhendais le lendemain. Le lendemain, je racontai le soir dernier à mes camarades de théâtre. Ils me dirent que j’étais folle et que j’étais victime d’un délire ou de cauchemars éveillés. Le soir, après la représentation, la troupe et moi allâmes dîner dans un restaurant pour fêter les un an de notre pièce. Nous avions mangé du homard et bu du champagne. Après ce dîner copieux, je rentrai au théâtre pour ranger les dernières affaires. J’étais malheureusement obligée d’y retourner car c’était ma responsabilité. Soudain, j’entendis des craquements, les sifflements du vent sous la porte d’entrée, le tic-tac de l’horloge. J’étais seule dans le théâtre quand un événement inexplicable se produisit. Je crus apercevoir une robe sortir seule de la caisse. Je me frottai les yeux pour vérifier ce phénomène mystérieux. Oui ! Je l’ai vu ! Une robe volait ! Etait-ce un fantôme ou l’effet du champagne ? Je me cachai sous un fauteuil lorsque j’entendis un minuscule « bouh » ! Je me retournai et vis… un fantôme ! C’était comme un spectre transparent. Je criai et allai me réfugier sur le balcon. Je vis le fantôme monter. Je tremblais d’effroi, je ne sentais plus mes jambes. Je le perdis de vue. Je me penchai pour voir s’il n’était pas redescendu. Soudain je sentis une main me frôler le dos et… le choc… Je tombai… Depuis le théâtre a fermé. Plus tard on révéla que tous les comédiens qui avaient joué dans ce théâtre y avaient péri. On ne savait pourquoi. Se serait-ils suicidés ou un fantôme les aurait peut-être…poussés ?

Nouvelle par Octave

Par Lamartine - publié le mercredi 25 novembre 2015 à 05:23 dans Nouvelles fantastiques 4ème
C’était le 13 janvier 1826, il y a près de 40 ans. Mais malgré le temps qui a passé, je m’en souviens comme si c’était hier, car cette horrible terreur, que dis-je, cette épouvantable horreur s’est gravée au plus profond de mon être, et me suivra même dans la mort, j’en suis sûr. Mais bon, je vois que vous commencez déjà à vous ennuyer. Je disais donc, c’était le 13 janvier 1826, en milieu de matinée. Je revenais tout juste de chez un de mes créanciers, Jules Mansart, dont j’étais un grand débiteur (je lui devais près de 500 louis d’or, c’est dire). Je m’étais assis à mon bureau, me disant qu’un jour, il faudrait bien que je me décidasse à vendre ma maison, une des plus belles de Paris, malheureusement. J’étais donc à mon bureau, las, soupirant et fatigué, quand un de mes valets me dit avec un air catastrophé : «Oh Monsieur, votre cousine, sa maison a brûlée pendant la nuit ! –Allons donc ! En plein hiver ? Et avec toute la neige qui est tombée cette nuit ? Vous moquez vous de moi ? » Je l’avoue, la plaisanterie de mon valet ne me plaisait guère. Il le vit, mais s’entêta, pourtant. «Oui Monsieur. Seule la concierge a survécu. –Décidément, c’est bien fâcheux. J’irai la voir après le déjeuner, dis-je. –Qui ça ? La concierge ? ne put s’empêcher de lâcher mon valet, ahuri. –La concierge ! La concierge ! Une domestique ! Mais ma cousine, voyons. –Mais…elle est morte, Monsieur. –De quoi !? criai-je. Mais vite, dépêchez, un fiacre ! » Je commençai sérieusement à me faire du soucis pour ma cousine. Je partis donc avant même de déjeuner et arrivai vers midi. Je fus avant tout très surpris. Le toit de la maison était à demi effondré, les murs noirs de suie, les fenêtres et vitraux étaient brisés, la porte calcinée. Je me précipitai mais avant que j’eusse franchi la porte, la concierge s’interposa, me priant de ne pas rentrer, me disant que ce pouvait être dangereux. « Assez », lui répondis-je en me dégageant, et je rentrai, malgré ses avertissements, dans la maison. Sitôt la porte refermée, je m’arrêtai afin que mes yeux s’accommodent à l’obscurité. Je profitai de cette pause pour regarder autour de moi mais tout me sembla en parfait état. Puis, était-ce fatigue illusion ou vérité ?, j’entendis un air de violoncelle que jouait souvent ma cousine. Je me dirigeais au hasard dans la maison, cherchant la source de l’air, ou peut-être pas : j’étais dans une espèce de transe et n’étais pas pleinement conscient, sinon, j’aurais déjà fui. Mes pas me menèrent au salon du deuxième étage, sans pourtant que je me rappelle avoir gravi les escaliers. La musique semblait provenir de derrière la porte. Je pouvais presque sentir les vibrations des cordes. Pourtant, la musique paraissait lointaine, aussi, et douloureuse bien que l’air fût joyeux. J’ouvris la porte. Et je la vis. Sa peau, entièrement recouverte de minuscules craquelures, semblait avoir un peu bruni et possédait quelques cloques, mais dans la joie et le soulagement de la revoir, je ne le remarquai pas tout d’abord. «Oh, mademoiselle de Garande, dis-je, je suis si content de vous revoir. –Moi aussi, cher cousin. Mais s’il vous plaît, pourriez vous ouvrir les fenêtres ? Il fait si chaud ici.» En effet, bien que l’air du dehors soit glacial et que la cheminée soit éteinte, l’atmosphère était étouffante et la chaleur infernale, si bien qu’on se serait cru en enfer. Une fois les fenêtres ouvertes, je voulus lui baiser la main, mais le contact me brûla, et là où j’avais touché sa main, une cloque apparaissait déjà. Je sursautai, mais elle ne le remarqua pas. J’avais les yeux exorbités et étais pris de sueurs froides. Je regardai son visage où des cloques se formaient sous mes yeux. «Cousin, je meurs, je brûle.» me dit elle dans un râle d’agonie, et à peine eut-elle fini sa phrase qu’elle se transforma en torche vivante et que toute les cloques dont elle était désormais couverte éclatèrent, révélant la chair calcinée mise à nu. Je criai…et me réveillai. «Calmez vous, Monsieur, me dit mon valet. Je voulais juste vous réveiller car vous allez être en retard chez Monsieur Mansart.»
Je voulus me lever, mais, prenant appui sur mes mains, je sentis un élancement au bras droit. Je regardai ma main.
Elle était cloquée.

Nouvelle par Jade Hunet

Par Lamartine - publié le mercredi 25 novembre 2015 à 05:22 dans Nouvelles fantastiques 4ème
En ce 1er mars 1965, je devais rendre mon article, sur les camps d’extermination, pour le lendemain à huit heures au journal. J’étais allée chez des historiens, des antiquaires afin de recueillir des témoignages, lorsqu’une idée me vint en ouvrant un livre dédicacé. Je me rendis, aussitôt, au mémorial de la Shoah. Je fis une liste des noms des victimes d’un convoi daté du 23 octobre 1943 pour les inscrire sur une page de journal et ainsi leur rendre un hommage. Je m’apprêtais à sortir lorsque je vis une dame d’un certain âge me faisant signe de m’approcher d’elle; cette dame avait des rides recouvrant tout son visage, un nez aquilin, des yeux éteints, ses mains agrippaient une canne comme si celle-ci la tenait en vie. Puis elle remonta sa manche me laissant voir un tatouage, une ligne de chiffres. J’eus un choc et compris instantanément son histoire. - Bonjour mademoiselle... Que cherchez vous dans ce lieu de mémoire? - Je dois rendre un article sur les camps d’extermination et je cherchais des informations. Euh.. vous, je n’ose vous demander... Puis je vous interviewer? - Il y a des choses qui ne se racontent pas... Et puis je suis trop lasse! Prenez mon étoile. Faites attention cela peut comporter des risques, vous savez. - Je ne comprends pas! - Tenez, tenez, prenez-la ! Elle me confia son étoile. Je la pris la main tremblante. À peine relevais-je la tête, qu’aussitôt je ne la vis plus! « Bon sang, comment a-t-elle pu partir aussi vite? Elle avait bien une canne! » Je regardai avec anxiété de chaque côté de la rue, mais personne! Je me surpris, en train de fixer cette étoile avec une intensité qui me troublait. Je courus au Journal, montai les escaliers quatre à quatre jusqu’à mon bureau. Je sortis les notes historiques que j’avais récupérées auparavant et l’étoile de ma poche intérieure. Je passai alors ma journée sur cet article, mais ne trouvai rien à écrire. Épuisée, je sentis une fatigue s’abattre sur moi. Ma joue se posa sur l’étoile. Soudain un cri me réveilla. « Levez vous! » C’était en allemand. Effrayée, je levai la tête, et me retrouvai dans un dortoir, rempli de personnes horrifiées, ravagées, apeurées. Mais où étais je? Deux Allemands, en uniformes, surgirent et nous ordonnèrent de les suivre. Nous étions les uns derrière les autres, plus la file avançait, plus les cris étaient stridents. Quand ce fut mon tour je ne pus retenir un hoquet d’effroi. Un homme menaçant m’agrippa le poignet avec un bâton ensanglanté. Essayant de m’enfuir, je fus rattrapée violemment. Il me marqua, et là, la brûlure mêlée à la peur me firent hurler comme je ne l’avais jamais fais. Dans ma tête, je réalisai soudain que j’étais à Auschwitz ... Comment était ce possible? Je n’étais ni juive, ni née à cette époque! Je me remémorais la scène: un homme avait crié Rosa Cohen. Mais... Je m’appelle Victoria Martin! Au milieu de cette horreur, je repensais à la fois à ces Allemands qui riaient de notre malheur, et à ces pauvres personnes enfermées dans le même sort que moi: maigres, les joues creusées, les peaux couvertes de crasse, des cernes violettes sous les yeux, épuisées, affamées. Un jour, à mon grand étonnement, on nous annonça le droit de prendre une douche, trente personnes suivirent le kapo. Le lendemain, un SS ordonna à la même heure à quarante autres personnes de le suivre. J’avais saisi que les douches étaient synonyme de mort. Je devais absolument m’enfuir d’ici. Secrètement je me rendis au baraquement où il y avait ma couche, et pris la seule chose que j’avais pu garder: cette étoile. Je courus à perdre haleine, essayant tant bien que mal d’escalader les barbelés, mais je n’y arrivais pas. Un soldat hurla mon numéro, j’étais fichue. Il me roua de coups, si forts, que je me retrouvai à terre, mon étoile contre ma joue, et là, ce fut le trou noir. J’ouvris lentement les yeux, ne sachant plus où j’étais. À ma grande stupéfaction, je reconnus les murs de mon bureau! J’étais toujours sur ma chaise. Ma table de travail était comme je l’avais laissée. Je me levai et regardai, troublée, mon corps, sans aucune blessure. J’avais seulement la marque de l’étoile sur ma joue et j’étais sauve! - Bravo, c’est court....parfait, en si peu de temps! En général quand on a peu de temps, on fait long. - C’est le temps d’un rêve. Bien que répondant à mon rédacteur en chef, je ne pouvais que fixer mon bras et là choquée, j’aperçus l’empreinte du tatouage. Comment cela se faisait il? Qui étais- je? Qui était Rosa Cohen alors?

Nouvelle par Jules

Par Lamartine - publié le mercredi 25 novembre 2015 à 05:19 dans Nouvelles fantastiques 4ème
Le Bassin Maudit

 Cela faisait maintenant deux jours que je marchais, seul et dépourvu, sur ce chemin peu fréquenté des Pyrénées; et il ne devait pas être loin de minuit lorsque je tombai sur une maisonnette étrange, qui semblait être abandonnée depuis au moins un siècle. Voyant là un refuge où je pourrais dormir cette nuit, je m’approchai des fenêtres et tentai de regarder à travers. Malgré tous mes efforts pour les nettoyer, il me fut impossible de voir quoi que ce soit, la saleté les recouvrant d’un rideaux épais des deux côtés. Je marchais alors vers la massive porte de bois noir dans l’espoir incongru qu’elle ne fut pas verrouillée, lorsqu’une petite fenêtre que je n’avais pas remarquée claqua bruyamment, comme si un coup de vent un peu plus fort que les autres l’avait brusquement fermée. N’y prêtant pas trop d’attention, je m’approchai un peu plus de la porte lorsqu’un second claquement sec retentit. Je me figeai. Soudain, l’illumination se fit : si l’on regardait de plus près l’architecture de la maisonnette, il semblait logique que la fenêtre qui avait claqué tout à l’heure ait sa jumelle de l’autre côté de la maison ! J’en déduisis que c’était la fenêtre de derrière qui avait claqué à son tour. Je crois qu’une partie de moi-même savait que je cherchais une explication plausible à tout prix, mais je me refusais à l’écouter. Bien que moyennement satisfait par cette explication, je reportais à nouveau mon attention sur la porte et refis un pas vers elle. Je sentis mes entrailles se geler : un troisième claquement retentit. Je ne croyais pas au surnaturel et je me refusais à penser que quelques êtres étranges et maléfiques hantaient cette maison. Réprimant ma panique grandissante, je m’assis sur la bordure du chemin, ne pouvant me résoudre à pénétrer dans la maisonnette. Le temps passait lentement et le froid m’assaillit, faute de mouvements, et je pus rester longtemps assis là. Ma respiration formait de la buée devant mes yeux et me troublait la vue. Je portais mon regard sur la maisonnette et aperçus tout de suite que quelque chose clochait. J’observai plus attentivement et remarquai que la porte était entrouverte. Je ne sais si le froid aurait suffis, mais ce fut le « coup de pouce » qui me permit de vaincre ma peur : je me levai et me dirigeai rapidement vers la porte. Je pénétrai à l’intérieur avec précaution et m’arrêtai sur le seuil. La maisonnette se constituait d’une seule grande pièce au rez-de-chaussée et d’un étage qui faisait sûrement office de grenier. La pièce du rez-de-chaussée où je me tenais était plongée dans la pénombre. La saleté recouvrait les murs et le carrelage humide. Je jetai un regard circulaire sur la pièce et remarquai que tout le centre était occupé par un imposant bassin dont les parois de bronze reflétaient le peu de lumière de la pièce. Fasciné, je m’approchai de ce bassin qui semblait immaculé. Je me penchai au-dessus et me figeai, abasourdi : le bassin semblait ne pas avoir de fond ! Et, comble de la stupéfaction, un véritable trésor semblait flotter entre deux eaux : des bijoux, des colliers, des diamants, de l’or… le tout semblait avoir été déposé là à mon intention. Depuis petit, je menais une vie de vagabond, et l’argent ne m’avait jamais souri. Je voyais donc en ce trésor une possibilité de me renflouer, une chance de revenir à la société, cette belle société… A peine cette pensée traversait mon esprit que je m’étais déjà décidé : cette maison était abandonnée depuis des lustres et ce trésor n’appartenait évidemment à personne, or j’en avais grandement besoin ; que fallait-il ajouter de plus ? Je tendis la main et effleurai l’eau du bout de mes doigts : elle était gelée et me glaçait les os. Je la retirai avec précipitation, mais c’était déjà trop tard. Une ombre semblait serpenter depuis le fond du bassin -s’il y en avait un- et en sortit lestement. L’ombre avait la forme d’un jeune homme, qui aurait bien pu être moi, en plus imposant. Elle s’avança et me dit d’une voix qui me transperça et me gela les entrailles : « Tu as touché l’eau du Bassin Maudit ! Je te désigne comme le nouveau gardien du Bassin Maudit, mon successeur ! Sache que si le Bassin Maudit n’a pas de gardien, toute la vie sur la Terre sera engloutie par le Bassin ! Tu as dix jours pour réfléchir à ma proposition. Si tu acceptes, tu seras le gardien du Bassin Maudit pour l’éternité ! Si tu refuses, tu mourras ! ». Il acheva son discours avec une telle force qu’il me sembla que le feu des enfers brûlait en lui ! L’ombre s’évanouit dans une gerbe d’eau glacée. J’entendis soudain dix coups sourds et me souvins qu’il me restait dix jours avant de choisir entre ses deux propositions. Je restai debout, terrifié, glacé, pendant longtemps, ou peut être pas,je n’avais plus la notion du temps. Je finis cependant par m’arracher à ma terreur et m’enfuis en courant le plus loin possible de ce bassin. Je tentai de me raisonner, de croire à une hallucination… Désormais, lorsque je me réveille le matin, j’entends des coups sourds : d’abord neuf le lendemain de ma mésaventure, puis huit, puis sept… au moment où j’ai décidé d’écrire mon histoire, celle que vous lisez présentement, je n’ai entendu qu’un seul coup sourd ce matin. Je ne sais où je vais me réveiller demain matin, peut-être serai-je mort, peut-être ai-je rêvé toute cette histoire, ou peut-être suis-je fou… Seul l’avenir me l’apprendra.

Nouvelle par Léo

Par Lamartine - publié le mercredi 25 novembre 2015 à 05:18 dans Nouvelles fantastiques 4ème
LE JOUR MAUDIT

 Je me réveillai en sursaut, transpirant de partout. Je m’assis sur mon lit tout en repensant à ce rêve, ce rêve si effrayant… Si réel… Une horrible chose me poursuivant, dans tous les recoins du monde, avec ses yeux jaunes, prête à bondir sur moi… Je frémis d’horreur rien que d’y penser. Je me levai, et tentai maladroitement quelques pas, trop engourdi par le sommeil, je tombai. Ce fut ma bonne qui me rattrapa, Catherine Durond, petite femme issue du quartier ouvrier, logeant dans une modeste chambre à côté de la Gare du Nord. -“Ça va monsieur?’ me demanda-t-elle, souriante. -“Ça peut aller…” Je n’étais pas très bavard, et je sortis de ma chambre à coucher sans autre forme de procès. Durant toute cette journée, mon rêve me hanta. Même lorsque je comptais mon argent, mon activité favorite normalement, je ne fis que penser à cette créature… Je pensai que l’air de Paris me ferait du bien, je sortis donc pour une promenade sur les bords de Seine. Durant cette promenade vivifiante, j’aperçus quelques oiseaux, une péniche vide, une calèche passer… Aussi, je tirai profit d’une nouvelle acquisition. Un calendrier grégorien magnifique, que j’eus pour quelques sous. Un sourire illumina le visage du marchand lorsque il se rendit compte que je ne réclamais pas la monnaie. Je rentrai, dînai et m’assis dans mon fauteuil tout en rappelant cette journée, maussade, gâchée par le souvenir de cet horrifiant rêve. Ce fut ma chère Catherine qui me rappela l’heure. -“Dieu du ciel, monsieur il est onze heures!” Elle avait raison, je me couchai et m’endormis profondément.     Cette chose horrible me poursuivant, j’étais perdu, je n’en pouvais plus, mes cris restaient en travers de ma gorge, mon coeur battait si fort que j’avais l’impression qu’on l’entendait à des kilomètres, la bête se rapprochait… Je courais, courais, trébuchais, courais…     Et je me réveillai en sursaut, transpirant de partout. Je m’assis sur mon lit tout en repensant à ce rêve, ce rêve si effrayant… Si réel… Je me levai et marchai. « Décidément, ce rêve me rend amputé”. Je tombai. Ce fut Catherine qui me rattrapa au vol. -Ça va, monsieur? (Curieux, elle se répète). -Ça peut aller… De plus en plus étrange, j’avais maintenant l’envie de me promener. Je sortis et marchai. Un vol d’oiseaux passa au-dessus de ma tête. “Tiens , la même péniche…” Une calèche passa… “Non non, ce n’est pas vrai!” J’allai vers le kiosque à journaux afin d’en examiner la date, 23 décembre 1867, la même date que hier!!! “Ce n’est pas possible”, je courus comme un fou, j’étais le seul à me rendre compte que cette journée, ce rêve, de répèterait à jamais, à l’infini..
 “ Je suis condamné”, oh mon Dieu!” La peur rôdait et s’était désormais emparée de moi à jamais…

Nouvelle par Oscar

Par Lamartine - publié le mercredi 25 novembre 2015 à 05:12 dans Nouvelles fantastiques 4ème
Le Chandelier

 Il y a une semaine, il m’est arrivé la chose la plus étrange que j’aie jamais vécue. C’était un lundi, en été, lors d’une période de grosse chaleur. Il était deux heures de l’après-midi environ et j’attendais des amis qui devaient venir prendre le thé à la maison. J’étais dans ma chambre, et je lisais une nouvelle fantastique de Guy de Maupassant intitulée ’’ Le Horla’’. Il faisait très chaud, la fenêtre était fermée pour ne pas laisser rentrer la chaleur. Quand soudain, je sentis une présence à côté de moi. Je levai les yeux de mon livre, mais rien ne bougeait. Tout était normal : mon lit bien fait, l’horloge et la table de nuit au bon endroit avec le chandelier, un magnifique chandelier d’argent d’une valeur inestimable que m’a rapporté mon frère Hugues de Venise, éteint sur la table. Mais j’étais sûr, aussi sûr que du jour et de la nuit, que quelque chose ou quelqu’un était là, bien vivant, â côté de moi. Je me replongeai dans ma lecture. Je sentis alors, contre ma joue gauche, une chaleur, une chaleur comme si l’on me mettait une bougie allumée près de mon visage. Je regardai donc à ma gauche et je vis, je vis clairement, le chandelier éteint s’allumer tout seul, puis s’éteindre, puis se rallumer ! La sueur coulait de plus en plus sur mon front, un sentiment d’angoisse m’envahissait et je fus pris soudainement d’une peur indescriptible. Tout à coup, un bruit me fit sursauter et je crois que je fus au bord de l’infarctus. Je ne tardai pas à comprendre que c’était seulement mes amis qui sonnaient à la porte. Mais je n’osais plus bouger : mes jambes étaient paralysées par la peur. Mais il fallait que j’y aille. Ils sonnèrent une deuxième fois. Cette fois, je réussis à me lever. J’éteignis le chandelier en vitesse et allai ouvrir la porte. Quelques minutes plus tard, nous fûmes tous dans le salon, une tasse de thé à la main. Nous discutions de littérature quand j’en vins à parler de la nouvelle que je lisais. Sur ce, j’allai la chercher dans ma chambre, à l’autre extrémité de ma grande et luxueuse maison. À l’intérieur, il faisait noir : les volets étaient fermés. Mais j’y voyais quand même car le chandelier que j’avais éteint il y a maintenant vingt minutes était rallumé. Soudain, la porte se claqua derrière moi ! Je me retournai machinalement vers la porte. Et je vis, dans le reflet du miroir qui l’orne, le magnifique chandelier d’argent s’éteindre puis s’envoler dans les airs. Je me retournai de suite et je le vis tourner, vriller et voler joyeusement. Les cloches de la chapelle, à quelques rues de chez moi, se mirent à sonner. Le chandelier se tourna vers la fenêtre comme si on l’avait appelé et se dirigea vers elle. Soudain, les volets s’ouvrirent à la volée puis les carreaux de la fenêtre se brisèrent tout seuls. Le chandelier avançait doucement vers la fenêtre. Je le fixais, la sueur coulait de plus belle sur mon front, mes jambes tremblaient comme si elles étaient sur le point d’exploser. Et le chandelier sortit, se tourna vers moi, alluma ses bougies puis les éteignit. Je pris cette action comme un signe d’au revoir ou d’adieu. Et il partit vers la chapelle. Et j’entendis une voix m’appeler plusieurs fois... Et je me réveillai. Mes amis étaient là, avec moi. Je sentis quelque chose d’humide contre mon front : c’était un gant de toilette mouillé que l’on m’avait mis pour me réveiller. Je compris que toute cette histoire n’était qu’un rêve. Je me levai en disant que j’allais bien et que nous pouvions aller prendre le thé. Nous nous dirigeâmes vers la porte et avant de sortir, je jetai un coup d’oeil par la fenêtre et je vis, sur la croix de la chapelle, le chandelier d’argent qui me regardait puis me fit un signe avec ses bougies. Je ne pus m’empêcher de sourire.

Oscar Grebille

Nouvelle par Jeanne D.

Par Lamartine - publié le mercredi 25 novembre 2015 à 05:05 dans Nouvelles fantastiques 4ème
Duquesnoy Jeanne 4°4

 La nouvelle fantastique

 Je me présente, je me nomme Charles Lélignia de la Huchette, et par mon nom, vous aurez deviné que je suis issu d’une grande famille d’aristocrates. Donc, comme je vous disais, je suis un noble bien enrichi. Je vivais avec ma femme Marie et mes enfants. Notre logis bordait la belle mer de Normandie et il se situait au milieu de nulle part. La demeure couleur crème surplombait un sentier qui menait à la mer. Des branches de lierre grimpaient sur le crépi rugueux. Cette propriété était composée banalement de quatre fenêtres rectangulaires donnant chacune sur une chambre, une magnifique porte d’entrée sculptée en bois de chêne et surtout de deux minuscules oeil de boeuf au grenier inhabité. L’intérieur était luxueux avec de beaux lits à baldaquin installés dans chaque chambre, des chemises de velours de XVI ème siècle et de beaux tableaux peints par de grands artistes de toutes époques. Mais cela n’est qu’un détail de mon histoire car mon désespoir commença… Au printemps dernier, je restai chez moi seul tandis que ma femme et mes enfants étaient partis se promener par cette belle journée ensoleillée. Je m’assis dans un élégant sofa bleu saphir abandonné par M. Hastrema lorsque sa femme fut emportée par la marée lors une journée passée à la plage et je commençai à lire. Mais, un grincement affreux détourna mon attention. Ce crissement fut terrible et résonna dans mes tympans. Je me remis sur mes jambes tremblantes et je marchai avec prudence vers l’escalier du grenier. Je remarquai alors que la porte qui auparavant se trouvait verrouillée, se trouvait alors entrouverte. Un léger courant d’air souffla sur moi comme une respiration, et des ombres se dessinaient sur le vieux papier peint poussiéreux grâce à la lumière qui filtrait des étroites fenêtres rondes. Je constatai avec désespoir que rien, humain ou animal n’était là. A partir de ce jour-là, plus rien ne se produisit, mais j’oubliai de vous conter. Le soir de cet étrange incident, je montai dans cette pièce mystérieuse, et alors je remarquai qu’un cheveu long et blond était resté collé sur le rebord d’une fenêtre. Ma femme me questionna pour savoir pourquoi j’avais des angoisses, mais je fus silencieux pour ne pas l’inquiéter. Jusqu’à ce jour. Oh! Quel jour affreux, ce grincement de même, mais il était plus intense encore. Toujours au grenier cependant cette fois, un capharnaüm : les cartons poussiéreux, le bric à brac, tout fut retourné. Des livres oubliés par le temps, un petit cheval en bois dont j’avais oublié l’existence, des vêtements datant de l’époque dernière… Lorsque je contai cette aventure à mon entourage, tous me dirent que c’était impossible qu’un être pénètre dans ma demeure ; néanmoins, un cousin éloigné me raconta que la femme de Monsieur Hastrema, contrairement à ce que tous pensaient, n’avait pas été emportée par la mer et qu’elle cherchait le mobilier de sa chambre à coucher. Je me rappelai alors qu’un de mes amis avait récupéré pour peu la commode de la chambre de Mme Hastrema et qu’il avait été pillé il y a plusieurs mois. On avait pris ça pour un cambriolage de vagabonds. Alors, nous partîmes, mes enfants, ma femme et moi pour le sud, pays bien moins chic mais sûr car nous craignions les représailles.

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Travaux d'écriture d'élèves du collège Lamartine à Paris.
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