LE PLAISIR DU TEXTE

Mc Donald’s

Par Elève - publié le mercredi 20 novembre 2013 à 08:23 dans Nouvelles argumentatives 3ème

McDonald’s.

 

  Cela faisait trois ans qu’il ne pouvait pas quitter son lit. Qu’il ne faisait rien d’autre que regarder la télévision et lire. Qu’il était rongé par la maladie. Qu’il jurait, pestait, rageait contre ce lieu immonde qu’était Mc Donald’s.

    Cela s’était passé quatre ans plus tôt. A cette époque, il était un jeune homme beau, intelligent, en bonne santé, et d’une minceur admirable, avec de beaux cheveux bruns qui comportaient quelques mèches blondes. Bref, il possédait un grand nombre de qualités. Mais, il avait malheureusement un très grand défaut : se rendre presque tous les jours au McDonald’s. Il aimait la nourriture, l’odeur de graillon, l’ambiance festive et gaie de l’endroit. Au bout d’un moment, il poussa même le vice jusqu’à y aller tous les midis et même  parfois le soir.

    C’est à partir de là qu’il commença à grossir. La prise continue et répétitive de plats trop gras, trop sucrés et trop salés commençait à lui détruire sa bonne santé. Il était régulièrement pris de vomissements, de malaises mais aussi de troubles mentaux. Mais il continuait de plus belle à prendre des menus « Maxi Best of » et des desserts à l’aspect dégoûtant et beaucoup trop sucrés. Le sel, présent dans les frites, les chicken nuggets et dans d’autres aliments en quantités gigantesques, lui bouchait progressivement les artères. Il lui arrivait parfois de tomber dans la rue ; les passants essayaient de l’aider à se relever mais il les insultait, proférait des menaces, leur disant qu’il pouvait très bien se relever seul.

     Jusqu’au jour où, après un repas au McDonald’s composé d’un menu « Maxi Best of », d’un menu «  Best of » et de trois desserts : deux sundaes et un Mc Flurry, il fit un sérieux malaise et tomba dans un coma temporaire.

    Lorsque son coma fut terminé, il passa une série de tests et d’examens. Ce fut lorsqu’il monta sur la balance qu’il se rendit compte de son immense erreur : il pesait environ 200 kg. C’est à partir de ce moment qu’il devint vraiment malade : cette découverte l’avait horrifié et son état mental en fut ébranlé. Après plusieurs visites, les médecins lui ordonnèrent de rester alité pendant quelques temps et de ne jamais retourner au McDonald’s.

Cela faisait trois ans que cela durait.

Il s’appelait Jean, avait 24 ans et sentait sa fin proche.    

 

 

       CV

8 décembre

Par Elève - publié le mercredi 20 novembre 2013 à 05:30 dans Nouvelles argumentatives 3ème

  Huit heures.

  Je suis en retard, et mon mari, Marc, également. Il me prépare le petit déjeuner en vitesse, je l’avale, et nous partons.
   Nous prenons le métro, descendons à la même station. Nos lieux de travail sont proches. Lorsque nous sortons du souterrain, nous passons devant une masse de gens, probablement une manifestation. Nous n’y prêtons pas attention. Pas le temps. Il m’embrasse lorsque nous nous séparons, et je me dirige vers mon bureau. Je contourne non sans mal la foule et arrive au travail.
   Il n’y a que des hommes à mon boulot. C’est une bande de misogynes, qui me regardent chaque jour avec dégoût. Probablement à cause de mon physique peu désirable. Je passe devant eux et entre dans mon bureau. Je pose mes affaires et m’installe.
   Je me fige.
   Il y a des inscriptions, écrites au stylo, sur le bois du meuble. On peut lire : On t’a vu arriver avec ton copain. Vous nous dégoûtez. Je garde mon calme et m’efforce de ne pas prendre ce message comme une menace. Je l’efface en frottant mon doigt sur le bois usé.

  A midi, je vais à la cantine et, lorsque je m’assois à la table à laquelle je mange habituellement, les quatre autres occupants se lèvent et vont s’installer à une autre table.    J’ai l’habitude.
   C’est leur groupe qui a dû écrire sur mon bureau.
   Je mange en vitesse et retourne travailler. Le message n’est plus là, et ça me rassure.
A dix-huit heures, je sors. Tous mes collègues sont dans la rue, en train de fumer. L’un d’eux me bouscule et je tombe à la renverse. Je m’enfuis pendant qu’ils rient à gorge déployée.
   J’ai peur.
   Je prends le métro, continue à courir. Marc doit être à la maison. J’arrive à l’appartement et entre dans le salon. Marc est assis sur le fauteuil, il est à moitié nu. Cela me permet de voir ses jambes couvertes de bleus, son visage qui saigne en plusieurs endroits, ses arcades ouvertes, ses yeux qu’il peut à peine ouvrir. Avant même que je pose une question, il m’explique que ce sont les manifestants que nous avons croisés le matin même qui lui ont fait ça.
   Soudain, tout me paraît clair. Qui sont les manifestants, pourquoi ils l’ont tabassé.
En larmes, je me dirige vers la salle de bain, et me passe de l’eau glacée sur le visage.
En posant mes mains sur mes joues, je me dis qu’il faudra que je rase ma barbe.
   Elle ne me va pas bien.

                                                                                                                                                                                       MB

Par Elève - publié le jeudi 14 novembre 2013 à 10:13 dans Nouvelles argumentatives 3ème

 Il y a eu des groupes de personnes qui ont essayé d’arrêter les événements, qui ont essayé de prévenir. Mais ils sont tout de même arrivés au pouvoir.
Les personnes qui sont maintenant au pouvoir, ce sont des "psychopathes", a dit un jour mon père, qui les déteste.

Ces personnes défendent "une race pure" comme elles disent, elles défendent une nation "propre, vraie", elles disent aussi qu’elles arriveront un jour, grâce à leurs technologies et leurs nouvelles sciences, à développer un médicament qui guérira beaucoup de maladies.
Ces gens sont arrivés au pouvoir en soulevant une grosse partie de la population et en attaquant leurs prédécesseurs au pouvoir. La chose qu’ils haïssent le plus ce sont les étrangers, ils n’ont aucun scrupule pour les personnes différentes, qui ne peuvent faire partie de la "race pure". On raconte que quand un étranger est trouvé par leur police, il est frappé à mort.
La population, au départ très enthousiasmée par toutes ces idées de "pureté", est maintenant terrorisée par ces gens qui contrôlent la nation d’une poigne de fer. Des résistances ont été organisées mais n’ont pas duré, elles ont été démantelées par la force et des centaines d’exécutions ont lieu tous les mois à présent .
Mon père faisait partie des résistances. Des gens de la police sont venus le chercher hier, je n’ai aucune idée de quand il va revenir.
Ces gens au pouvoir, ils sont cinq d’après les quelques informations disponibles.
On les surnomme les "Racistes".


 I.G.

Thirteen

Par Lamartine - publié le jeudi 14 novembre 2013 à 10:09 dans Nouvelles argumentatives 3ème

Je me souviens de cette année comme si c’était hier, l’année de mon entrée au lycée en 2641. Tout le monde la connaissait dans le lycée, d’abord pour sa beauté et ensuite pour le mystère qu’elle dégageait. Son regard était bien souvent vide et ses lèvres immobiles. Elle s’appelait Thirteen, je me suis toujours demandé qui avait eu l’idée de l’appeler ainsi. Elle vivait chez le professeur Chen.

Thirteen ressemblait à un ange qui avait perdu ses ailes. Personne n’osait lui parler, mais un jour, pendant la pause déjeuner, je pris mon courage à deux mains et m’assis à ses côtés. Nous étions là, assis sur ces vieilles chaises en luvalium (matière obtenue en mélangeant des oeufs de poules radiactives et de l’uranium) à regarder cette agitation omniprésente d’un déjeuner de lycéens. J’ai pris sa main et quand la sonnerie a retenti, je ne l’ai pas lâchée et l’ai accompagnée à notre salle de cours.

Une fois la dernière heure finie, elle m’a fait signe de la suivre jusqu’a chez elle. Arrivé sour son porche, je l’ai embrassée. Soudain j’ai vu une lueur dans ses yeux. Elle m’invita à entrer et une jeune fille, tout à fait semblable à Thirteen, lui indiqua de "descendre". La jeune fille s’appelait Marie-Anne. Assis autour d’un thé, je lui ai demandé la raison de cette ressemblance, elle me fit le même signe qu’à Thirteen.

Je poussai la porte qui menait à la cave. Thirteen gisait dans la treizième cage, branchée à un ordinateur qui affichait une série d’images : moi riant, moi en cours, moi la raccompagnant, moi l’embrassant.

Marie-Anne me rejoignit, me prit par la taille et me dit : "Elle est moi, mais moi, je parle". Cette phrase résonna dans ma tête, puis dans mon coeur.

J’étais tombé amoureux d’un clone.

 

- Jeanne

La pluie disparue

Par Elève - publié le jeudi 14 novembre 2013 à 09:44 dans Nouvelles argumentatives 3ème

Un jour, un marcheur qui visitait le pays, arriva dans un village totalement abandonné. En effet, le paysage n’était que sécheresse et aridité. Les rues étaient désertes et le silence y régnait.

En réalité ce village était bel et bien habité, mais, depuis plusieurs années, la chaleur avait tout désséché, et avait effacé le sourire des gens, si bien qu’ils s’étaient enfermés chez eux et n’en sortaient plus.

Mais ce matin là, le petit Max Richelieu sortit de chez lui et fit quelques pas sous le vent étouffant qui lui brûlait la figure. Max était un petit garçon frêle et maigrichon. C’était un enfant rêveur et qui détestait la chaleur plus que tout. Il n’avait jamais eu beaucoup d’amis, on lui disait qui’il rêvait trop et qu’il lisait tout le temps. C’est vrai qu’il lisait beaucoup mais, aujourd’hui cela lui rendait la vie plus facile, depuis que plus personne ne jouait dans les parcs et ne se promenait dans les ruelles. Il passait la majeure partie de son temps, plongé dans d’énormes pavés trouvés dans la cave de son père.

A ce moment là, il n’était pas dehors par hasard. Cette nuit, il avait fait un rêve heureux. En effet, il avait rêvé que l’époque ancienne reviendrait. Il s’en souvenait, des plaines luxuriantes qui s’étendaient indéfiniment.

Il arriva jusqu’au parc laissé à l’abandon où jouaient autrefois des enfants joyeux. Cette fois, il avait comme un pressentiment, une pensée heureuse. Tout allait redevenir comme avant. Il s’assit sur l’une des balançoires et attendit. Quand il était petit, il pouvait  se faire balancer pendant des heures. Il pensait voler, voler,voler. Et il riait, il était heureux. Il regarda devant lui, et l’image qu’il vit lui rappela un de ses livres. C’était l’histoire d’un village, envahi par la sécheresse et d’un petit garçon qui avait, comme lui l’espoir que tout s’arrangerait.  Puis, il se rappela la fin désastreuse de ce récit qu’il avait dévoré pendant des semaines. Il se leva. Cette époque ne reviendrait pas, il l’avait compris. La végétation, la pluie ne seraient plus jamais là. C’était trop tard. Il partit du parc sans tourner la tête et rentra chez lui, penaud.

Ce qu’il avait de mieux à faire était d’accepter son destin.

In Vitro

Par Elève - publié le jeudi 14 novembre 2013 à 09:44 dans Nouvelles argumentatives 3ème

 Il leva la tête en entendant des bruits de pas s’approcher. Ils résonnèrent sur les dalles de marbre et s’arrêtèrent devant lui. Il y eu le cliquetis des clefs, le déclic de la serrure et le grincement de la porte qui s’ouvrait, plongé dans l’obscurité.

 L’homme en blouse blanche le prit violemment par le cou et le tira hors de la cage. Il lui cria un ordre et ils avancèrent vers la sortie. Tous les autres le regardaient. Il cligna plusieurs fois des yeux avant de s’habituer au brusque changement de lumière produit par les LEDs surpuissantes.

 Tout était blanc. Le sol, les murs, les meubles. Une odeur de mort et de désinfectant flottait dans l’air. Il fronça le nez. Un autre homme en blouse blanche arriva dans la pièce, une corde à la main. Ils le regardèrent en silence.

 Il émit un bruit sourd et recula, apeuré. Les grands hommes au regard glacé le bloquèrent dans un coin de la pièce et lui passèrent la corde au cou. C’était le cas de le dire.

 Ils l’emmenèrent dans une vaste pièce qui sentait encore plus mauvais que les autres. Non, meilleur maintenant. Qu’est-ce qui sentait ainsi ? On le hissa sur une table. Ca y est, il la vit. une assiette pleine de viande fraîche. Il se jeta dessus en grognant  et la dévora en un instant. Des jours qu’il n’avait rien mangé.

 Mais ce n’était pas le viande. Du moins pas de la vraie. Il regretta aussitôt d’avoir mangé cette mixture. Sa bouche était pâteuse, il avait mal à la tête, terriblement mal, et ses poils se hérissaient.

 Les hommes blancs ne voyaient pas qu’il allait si mal, trop contents que leur viande In Vitro ne l’ait pas tué. Du moins pas tué sur le moment.

- Test Cobaye /5 réussi, fit l’un avec un sourire. Ramenez le cabot dans sa cage, et assurez vous qu’il passe la nuit, Walter, je veux commercialiser ce produit au plus vite. Amenez-moi n° /6.

 L’autre homme poussa le chien apathique de la table. Il tomba lourdement sur le sol en gémissant et retourna dans sa cellule en boitant.

Une Bouteille sur l’océan Indien

Par Elève - publié le jeudi 14 novembre 2013 à 09:43 dans Nouvelles argumentatives 3ème

                   Trouville le 9/10/2011

  Je me promenais sur la plage, un matin de novembre.

Il faisait froids et venteux. Je marchais, comme à mon habitude, les pieds à moitier dans l’eau, et les vaguelettes me chatouillaient les orteilles.

   Je m’appretais à rentrer, quand je vis quelque chose briller sur le sable. Intriguer je m’approchais, m’attendant à un coquillage, ou avec un peu de chance à un crabe.

      J’attrapais donc délicatement la chose et à ma grande surprise, je découvrit non pas un crustacé mais une bouteille. "Bah! me dis-je... encore un touriste irrespectueux!" et je me dirigeait vers la poubelle la plus proche.

     en chemin, j’observais la bouteille avec dégout en évitant de me demander  ce qu’elle avait bien pu contenir, car j’en était sur ce n’etait pas une bouteille d’eau .

 Mais poussé par la curiosité, je regardais tout de même l’étiquette.

    Celle-ci n’etait as rédigée en alphabet latin, mais en indi. de plus en plus intrigué j’otais un peu de sable du verre et me rendis compte que cette bouteille contenait quelque chose de solide.

    UNE LETTRE!!

Une lettre qui avait surement dut voyagée vus l’etat de la bouteille!

 Ma raison me disait que cette lettre n’était qu’une blague d’enfant qui y avait écris je ne sais quoi, mais mon instinc me oussais a lire ce manuscrit.

   Je rentrais donc chez moi en courant, bouteille dans une main et tongs dans l’autre.

Je débouchait fébrilement la bouteille, et sortis tant bien que mal une feuille jaunis mais tout de même a peu près seche;

 

La différence.

Par Elève - publié le jeudi 14 novembre 2013 à 05:41 dans Nouvelles argumentatives 3ème

Il était six heures et grand temps qu’elle se réveille. Elle bondit du lit et se précipita dans la cuisine pour préparer le petit déjeuner des enfants. Elle se fit réchauffer un café et l’avala en un rien de temps. Elle regarda l’heure et n’ayant pas le temps de prendre une douche, elle s’aspergea de déodorant et attacha ses cheveux en un beau chignon. En deux temps trois mouvements, elle se dessina le contour des yeux avec un crayon et se tamponna le visage de poudre. Elle ne s’habilla pas tout de suite pour une raison qu’elle connaissait bien.

Vite, vite elle courut vers la chambre des enfants qui était parfaitement rangée par ses soins de la veille et ouvrit les volets en chuchotant doucement : "C’est l’heure de se réveiller... Allez mes chéris."

"Oh maman... J’ai la flemme d’y aller! " grogna sa fille aînée.

"Pourtant il le faut bien ! Je t’ai préparé des tartines comme tu les aimes et tes habits sont dans la salle de bain. Ça m’aiderait beaucoup si tu pouvais habiller ton frère!" lui dit elle

"Alors là tu peux rêver ! " cria l’adolescente en claquant la porte de la salle de bain dans laquelle elle allait passer un temps interminable.

Notre mère de famille alla donc habiller son fils de trois ans et l’installa devant les dessins animés du matin et lui apporta sa compote. Comme prévu, il lui recracha la moitié sur sa chemise de nuit. Elle alla donc rapidement s’habiller : elle enfila avec soin des collants de peur de les filer et mit sa robe et sa paire de talons, usés mais confortables. Cela lui fit penser à la soirée d’hier qu’elle avait passée à repasser le linge...elle trouva, caché par son fils, sous un rideau, les clefs et le pass navigo de son mari, elle les prit et alla les déposer sur le vide poches.

Quand sa fille sortit de la salle de bain, elle lui fit remarquer qu’elle devrait mieux se couvrir pour la saison et moins se maquiller pour son age. La réponse fut brève: "Nan mais ça va !" suivit d’un autre claquement de porte (celle de l entrée cette fois). Ensuite elle couvrit son fils d’un gros manteau, d’un bonnet et d’une écharpe. Elle sortit avec lui dans un bras et son lourd sac dans l’autre...

Notre courageuse femme déposa son fils a la crèche et repassa chez elle car elle avait oublié l’écharpe de son mari dans son sac. Elle en profita pour lui déposer un tendre baiser sur le front. Une fois dans la rue, elle courut après son bus, son talon droit craqua, elle se tordit la cheville. Il ne manquait plus que ça! Mais elle avait tout prévu et avec fierté sortit une paire de ballerines et un bandage de son sac.

Quand elle arriva au travail, tout le monde lui fit remarquer son retard et sa tenue vestimentaire négligée. Elle fit mine de ne rien entendre et se mit à l’œuvre.

Il se leva de mauvaise humeur, on l’avait réveillé. Il se dirigea vers la douche. Il était en retard car il avait préféré se rendormir quand sa femme s’était levée. De toute façon, personne de l embêterait au bureau, ils le respectaient trop. Dès qu’il eut fini, il s’enduisit le visage de mousse à raser et lentement, passa la lame sur sa peau.
Ensuite, il enfila son peignoir, ses pantoufles et alluma la machine à café. Cela faisait maintenant une heure qu’il aurait dû être au bureau mais ça ne le préoccupait pas. Quand son café fut prêt, il s’installa devant la télévision et posa ses pieds sur la table. Excepté le bruit du match de foot rediffusé, un silence régnait dans l’appartement. La chambre des enfants était rangée et vide. Quel bonheur de se sentir ordonné!

Plus tard, il enfila sa belle chemise repassée et étendue avec soin dans la penderie et sortit de l’appartement, sans oublier son pass navigo et ses clefs posés dans le vide poche. Il faisait froid dehors mais il découvrit avec plaisir que son écharpe avait bien été rangée dans sa mallette. Il descendit les marches du métro et s assit sur le quai. Quand le métro arriva peu de temps après, il était bondé de monde. Il restait cependant une place au fond que notre ami remarqua immédiatement. Il y déposa son derrière après avoir bousculé quelques personnes. A la station suivante, une dame âgée monta avec difficulté dans le wagon et chercha une place pour s’asseoir. Elle regarda dans sa direction mais il fit mine de ne rien voir et descendit trois stations plus tard.

Une fois arrivé, il prit  l’ascenseur et monta jusqu’au sixième étage où il marcha le long du couloir et croisa plusieurs  personnes qui lui lancèrent " Bonjour monsieur! Avez vous passé un bon week-end?" Il hocha négligemment la tête et se mit lentement au travail.

Après sa magnifique et très facile journée, il rentra impatient de trouver chez lui, un dîner prêt, des enfants lavés, couchés et une femme disponible,apprêtée et attentionnée. Mais au lieu de cela il trouva sur le pas de la porte deux petites valises côte à côte et un mot posé sur l’une d’elle.

Il lut :

" Bonsoir mon chéri, j’espère que tu as passé une agréable journée. Comme tu peux le voir, je t ’ai préparé quelque chose: tes valises. Malheureusement je t’annonce que ce sera la dernière chose que je ferai pour toi. Débrouille toi bien.

Ta chère attentionnée."


M Bréant

Travaux d'écriture d'élèves du collège Lamartine à Paris.
«  Novembre 2017  »
LunMarMerJeuVenSamDim
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
27282930 

Liens

Derniers commentaires

- Commentaire sans titre (par Lamartine)
- Paola (par Visiteur non enregistré)
- : (par Visiteur non enregistré)
- Commentaire sans titre (par Lamartine)
- Travail d'arsene (par Lamartine)

Canal RSS

Abonnement




Hit-parade