LE PLAISIR DU TEXTE

Acrostiches par Anaïs Forestier 6ème 2

Par Lamartine - publié le lundi 14 décembre 2015 à 12:06 dans Libre et varié

Au plus profond de moi, je ne t oublie pas ;

Non loin de ton coeur ;

Autrement je reste à tes coter


Ici nous ne sommes pas séparés, toi


Sarah et moi nous serons des amies pour toute la vie

 

 

N oublie pas mes paroles


Ici et plus loin


Les paroles et les souvenirs


Serons toujours là pour toi ne m oublie pas

 

 

Mademoiselle


Autrement de vos désirs une


Retenue sera attribué à


Isak car de se battre


A une conséquence


Malheureusement vous aussi aurez une retenue

 

 

Nils est mon frère et Mariam mon amie et Sarah aussi

 

Suite à un texte de Jules Barbey d’Aurevilly

Par Josephl - publié le dimanche 8 novembre 2015 à 10:27 dans Libre et varié

Les Voies du Seigneur ont beau être impénétrables, la tenue prostrée et la tête courbée de ces vénérables pieux indiquent que l’Eternel, dans son immense bonté, se montre à eux, leur parle, les éblouit de cette lumière qui n’apparait que dans les ténèbres.

Cependant, ce soir-là, un observateur attentif aurait remarqué dans cette maigre assemblée d’ombres lumineuses qu’une personne ne semblait pas à son aise. Grande, imposante, elle restait à l’écart des autres, droite sur une chaise. A vrai dire, elle serait passée inaperçu, n’était un reflet de sa broche éclairé par un rayon de lune. Dans la pénombre, on ne pouvait voir les traits de son visage couvert, par ailleurs, d’un grand capuchon noir. Ses amples manches flottaient légèrement à cause de la bise angevine qui faisait régner dans la pièce une froideur spectrale. Son pantalon souple et sombre était serré par une ceinture d’argent. Elle semblait tendue, à l’affût, prête à bondir. Ce ténébreux personnage se situait près d’un bénitier en marbre, à côté d’une porte dérobée percée dans l’un des murs de la nef.

Soudainement, une note d’orgue grave résonna dans le lieu saint : l’obscur individu se leva brusquement, laissant tomber bruyamment son siège. Passant outre les exclamations de certains fidèles sortis trop abruptement de leur torpeur, il s’élança en direction du ch½ur illuminé d’une multitude de cierges.

Au moment où il traversait la croisée du transept sonna une note aigüe et l’ombreuse personne s’arrêta aussi brutalement qu’elle était partie - hélas, elle se tenait dos à la nef, de telle sorte que je ne pus apercevoir son visage. Après avoir poussé quelques halètements sonores, elle redressa la tête en direction d’une statue du Christ crucifié.

Le Messie, sculpté en bronze, était cloué sur une croix en chêne. La peinture commençait à s’écailler et la rouille se confondait avec le sang du rédempteur. L’expression de souffrance de l’Agneau de Dieu prenait une toute autre dimension à la lueur des cierges, il n’avait plus rien d’un digne martyr : ce n’était plus qu’un être tourmenté et torturé, ne semblant pas même savoir si ce qu’il avait fait était juste. L’inconnu ne semblait pas affecté outre mesure par ce changement. Il poussa un long soupir, prit un cierge, remonta son col et alla vers un confessionnal dont le bois trop verni contrastait avec sa forme simple et son absence d’ornements. Il s’assit sur une marche blanchie par une décennie de piétinements.

Il était emmitouflé de telle sorte qu’on ne pouvait toujours distinguer ni son visage ni sa chevelure mais ses yeux m’étaient à présent visibles. Bleu, électriques, ils étaient injectés de sang. Les perles de sueur qui dégoulinaient sur leurs côtés m’indiquaient que la mystérieuse personne était fiévreuse. Ils parcouraient la pièce de long en large à une vitesse affolante. Ils s’arrêtèrent soudainement et devinrent vitreux. L’énigmatique personnage s’avança alors avec une extrême lenteur en direction du croisillon nord. Sa démarche se fit plus saccadée ; sa respiration, plus forte. Ses mains se mirent à trembler et la flamme de son cierge se fit moins lumineuse. On pouvait lire dans son regard un grand effroi. Pourtant, il n’y avait en face de lui qu’un simple mur et deux candélabres. Les dalles froides s’enchainaient, monotones, et les candélabres étaient des plus communs. Ce mur ressemblait en tout point à celui qui lui faisait face.

L’étrange individu, cependant, avait la tête relevée et paraissait avoir du mal à réprimer une envie de fuir. En effet -et je ne l’avais jamais remarquée jusqu’à présent- il y avait une imposante statue de l’Eternel surplombant la paroi de la nef, dominant l’Eglise toute entière. Il avait les bras ouverts en un signe de bénédiction et l’on voyait sur Sa bienveillante figure un grand sourire. Son regard pur, Ses mains fines, Sa tenue droite et Son air bon auraient donné l’envie à tout barbare athée de se convertir. Il était grand, superbe, splendide, magnifique, sublime. Toute son attitude exprimait le pardon et la miséricorde. Un rayon de lune éclaira soudainement la statue

        L’inconnu se crispa - comme si il avait rencontré le diable - puis s’enfuit si précipitamment que sa broche tomba avec un tintement métallique. Sans s’arrêter, il poursuivit sa course et disparut par la porte dérobée.

Poème de l’Aber Wrac’h

Par Marguerite - publié le vendredi 26 juin 2015 à 11:29 dans Libre et varié
J’ai été naviguer
Sur un catamaran,
J’ai été pagayer
Sur un kayak blanc,
Mais il s’est retourné,
Et l’eau était glacée.

Charlie hebdo

Par Elève - publié le mardi 13 janvier 2015 à 04:58 dans Libre et varié
Des gens sont morts car ils défendaient et diffusaient leurs idées. Si ces gens dont le métier repose sur la liberté d’expression (et la liberté de la presse) ne peuvent plus l’exercer, alors plus personne en France ne pourra l’exercer. En tuant ces journalistes, les islamistes ont touché à certaines libertés de gens de tout un pays (et même du monde!). Heureusement que les hommes n’autorisent pas ces offenses (à leurs libertés) et se battent (de façon pacifique) pour que cela ne se reproduise plus.

Acrostiches

Par Elève - publié le mardi 13 janvier 2015 à 02:42 dans Libre et varié
Jean Cabut, dit "Cabu"

C½ur rieur et regard doux,
A la plume si légère,
Bon copain, mais malheureux père,
Un grand homme s’est éteint dans ce monde de fous.


Bernard Verlhac
, dit "Tignous"

Tant d’humour dans son crayon,
Irradiant la bonne humeur,
Grande gueule, mais bon garçon
N’ayant pas l’âme d’un tueur.
Ô Tignous tu es parti,
Un triste jour de janvier, mais
Sache que tes idées vont persister.


Stéphane Charbonnier, dit "Charb"

Crayons, feuilles et esprit,
Humour trash et fantaisie.
Avec ces armes dérisoires,
Remplies de ton humour parfois noir,
Bon nombre de personnes tu as fait trembler.


Georges Wolinski

Whisky et petite pépées,
Ont été, pour toi le bonheur.
"L’obsédé" comme on te nommait,
Il est clair que tu étais rieur.
Nonobstant ton coup de crayon,
Scindé d’un humour salace,
Karaté d’idées sagaces,
Il y avait, en toi, la passion.

Joseph Lenormand, 4e4

Le Bonheur

Par Elève - publié le vendredi 7 février 2014 à 09:01 dans Libre et varié
Qui sait ce qu’est le vrai bonheur ? Je ne parle pas du mot si galvaudé mais de cette terreur nue. Même aux âmes esseulées, il apparaît voilé et les plus tristes d’entre nous en gardent toujours un souvenir ou une illusion. -Joseph Conrad

Travaux d'écriture d'élèves du collège Lamartine à Paris.
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