La craie hâtive

Textes pour réviser l’oral (2)

Par Vega - publié le mardi 22 mai 2018 à 11:50 dans 01wFançais 1re
Bonjour, 
Vous trouverez dans cet article  les 12 textes que nous avons étudiés cette année en lecture analytique pour le bac -1re partie de l’oral : exposé- et qui sont joints au descriptif des lectures et des activités - familièrement appelé "la liste"- que je vous donnerai la dernière semaine de cours en juin.

Cliquez ici pour lire et télécharger les textes en .pdf

Incendies : Sitographie pour approfondir l’étude

Par Vega - publié le lundi 21 mai 2018 à 02:23 dans 01wFançais 1re
Bonjour, 
Je vous ai concocté une liste de liens (une sitographie) pour approfondir votre connaissance de l’auteur et de la pièce.
Vous avez quelques minutes pour lire ?Vous saurez tout sur Wajdi Mouawad en consultant cette biographie sur le site theatre-contemporain.net. Pensez à préciser qu’il a reçu le prix Sony Labou Tansi en 2004 pour Incendies, prix décerné à Limoges par des lycéens qui lisent du théâtre, lors du Festival des Francophonies fin septembre !

Vous êtes dans un endroit tranquille et vous voulez voir et entendre Wajdi Mouawad ?
Vous saurez comment l’idée de la pièce lui est venue en regardant cette petite vidéo.
Vous comprendrez le thème principal de la pièce : "L’amour est une décision", même quand on ne le ressent plus, dans cette courte vidéo d’à peine trois minutes
Vous découvrirez que l’écriture des lettres lui est venue après la lecture des courts romans d’Aki Shimazaki (Intertextualité !!)  dans cette dernière encore plus courte vidéo

Enfin, ces petits trailers présentent la pièce de théâtre Incendies dans plusieurs mises en scène :
Celle de Wajdi Mouawad lui-même, en 2003 (avec un texte de présentation de Wajdi Mouawad)
Celle-ci n’est pas une bande-annonce : Stanislas Nordey présente la pièce dans une interview.

Et pour clore notre rendez-vous avec ce grand auteur, je cite à votre intention quelques-unes de ses lignes, l’artiste, métaphore du scarabée, dans lesquelles il explique que l’art et la beauté peuvent naître du plus affreux :

"         Le scarabée est un insecte qui se nourrit des excréments d’animaux autrement plus gros que lui. Les intestins de ces animaux ont cru tirer tout ce qu’il y avait à tirer de la nourriture ingurgitée par l’animal. Pourtant, le scarabée trouve, à l’intérieur de ce qui a été rejeté, la nourriture nécessaire à sa survie grâce à un système intestinal dont la précision, la finesse et une incroyable sensibilité surpassent celles de n’importe quel mammifère. De ces excréments dont il se nourrit, le scarabée tire la substance appropriée à la production de cette carapace si magnifique qu’on lui connaît et qui émeut notre regard : le vert jade du scarabée de Chine, le rouge pourpre du scarabée d’Afrique, le noir de jais du scarabée d’Europe et le trésor du scarabée d’or, mythique entre tous, introuvable, mystère des mystères.
            Un artiste est un scarabée qui trouve, dans les excréments mêmes de la société, les aliments nécessaires pour produire les œuvres qui fascinent et bouleversent ses semblables. L’artiste, tel un scarabée, se nourrit de la merde du monde pour lequel il œuvre, et de cette nourriture abjecte il parvient, parfois, à faire jaillir la beauté."      Wajdi Mouawad

Bonnes révisions !

Le plongeon, de l’Antiquité étrusque à Marseille

Par Vega - publié le mercredi 16 mai 2018 à 07:49 dans 01wFançais 1re
Bonjour,
En complément de l’étude des plongeons dans le roman Corniche Kennedy, je vous propose deux images éloignées de plus de 2000 ans mais trsè proches en réalité.
La première est une photographie prise par Edouard Coulot et publiée dans le quotidien La Provence, qui se trouve ici.

La seconde est la fresque du plongeur de la tombe du Plongeur qui se trouve à Paestum, en Italie, dans la région de Campanie au sud de Naples.
En voici un détail, gros plan sur le plongeur :



Entrainement au commentaire littéraire : L’Horloge

Par Vega - publié le lundi 14 mai 2018 à 04:50 dans 01wFançais 1re
Bonjour,
Je recopie à votre intention deux exemples de paragraphes de commentaire littéraire, écrits par deux élèves de 1re STMG. On y retrouve un paragraphe qui démarre par un alinéa, l’énoncé de l’idée directrice, claire et expliquée, la présence de procédés littéraires, de citations bien insérées entre guillemets, analysée et commentée, et le paragraphe se termine par une reformulation de l’idée qui a le bon goût de ne pas juste répéter le début.

Voici le travail d’Andréa :

                       L’horloge est vue comme un monstre effrayant.  Dès le premier vers, l’horloge est présentée comme« un dieu sinistre, effrayant, impassible». Cette personnification fait naître une angoisse dans le choix des adjectifs. Le second vers maintient cette sensation effrayante car elle est présentée avec un "doigt" qui "nous menace". La peur subsiste quand le poète parle du "cœur plein d’effroi". Puis l’horloge est animalisée, décrite comme un un vampire, un monstre : "chaque instant te dévore» « Sa voix d’insecte » « J’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde» « Mon gosier de métal ». Le choix des verbes "dévore, pompe" effraie. La "voix d’insecte", la "trompe immonde", le "gosier" sont répugnants. L’horloge puissante est indomptable: face à elle, l’homme ne peut rien. Le vers "qui gagne sans tricher, à tout coup ! C’est la loi» en est une illustration. L’horloge est destructrice comme un monstre peut l’être.

Et celui de Kennedy :
               L’horloge est un monstre effrayant. Dans le premier vers, l’horloge est décrite comme un " dieu sinistre, effrayant, impassible." La personnification fait ressentir un sentiment de peur à travers ces mots : "sinistre, effrayant, impassible". On peut voir dans le vers 7 qu’il y a le verbe "dévorer" dans "chaque instant te dévore" et que celui-ci peut s’associer à un animal ou à un monstre. Dans la troisième strophe, Baudelaire compare l’horloge avec un insecte : Elle est" rapide avec sa voix d’insecte" , il nous fait comprendre que l’horloge possède une trompe qui pompe les vies "et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde", c’est cruel ce que fait l’horloge et il n’y a que les monstres qui font des  choses cruelles.

Textes pour réviser l’oral

Par Vega - publié le dimanche 13 mai 2018 à 09:17 dans 01wFançais 1re
Bonsoir,
comme Léa me l’a demandé, voici les textes de la première séquence (argumentation) que vous pouvez imprimer pour vous entraîner, seul ou à plusieurs ; ils ne contiennent pas d’annotation.

Et voici les textes de la troisième séquence (poésie)
Bon travail !

Objets poétiques : HDA. Le nirvana des légumes, Ito Jakuchu.

Par Vega - publié le dimanche 6 mai 2018 à 05:20 dans 01wFançais 1re
Voici une reproduction d’une peinture que je vous propose d’étudier en complément de notre séquence sur les objets en poésie.

Adresse de l’image : https://i.pinimg.com/736x/15/42/a9/1542a9c5e9483f865242007ef101dd3c.jpg
Cartel :

Ito Jakuchu, Yasai nehanzu, (Le Nirvana des légumes), vers 1779, encre et couleurs légères sur papier, 181 x 96 cm, Musée national de Kyoto.

 

Quelques mots sur le peintre :

 Ito Jakuchū est considéré comme le plus original des peintres japonais du XVIIIe.  Né en 1716, mort en 1800, il est le fils aîné d’un marchand de légumes de Kyoto. Il étudie la peinture dans un monastère, s’y consacre à partir de 40 ans quand il laisse la gestion du commerce à son frère et se considère comme un koji, un adepte laïc du bouddhisme, pratiquant mais pas moine.


Que voit-on dans ce tableau ?

Cette encre sur papier est un rouleau à accrocher ; elle représente elle aussi une nature morte : des légumes. Le peintre a représenté un grand radis blanc dont la racine a fourché en deux parties, posé allongé sur un  panier, à côté d’un navet. Autour de lui, en deux demi-cercles on voit une ribambelle de légumes : champignon, navet, aubergine, oignon, courge. On dirait une nature morte classique, mais la disposition des légumes est étonnante et le titre nous montre qu’il y a un sens caché. En effet, le mot sanskrit nirvana désigne, dans la philosophie bouddhiste, l’état de paix suprême et d’extinction de la douleur obtenue par le Bouddha Sakyamuni après des années de méditation sous un arbre, lorsqu’il est enfin libéré du cycle des réincarnations. Lorsque le langage populaire fait du nirvana un synonyme de bonheur total, de plaisir extraordinaire, notamment sensuel, on est très loin du sens réel de paix intérieure.

Ainsi, cette nature morte possède un sens philosophique et moral : le radis allongé symbolise le Bouddha au moment où il atteint le Nirvana , le navet à son côté droit c’est sa mère, Maya, et les légumes disposés autour de lui représentent ses disciples.

 

Est-ce donc une peinture moqueuse ?

Pas du tout. Le peintre est un bouddhiste laïc, ancien commerçant qui vit retiré dans un monastère zen de Kyoto, après un incendie qui lui a fait perdre sa maison et sa fortune. Alors pourquoi avoir représenté Bouddha sous la forme d’un légume ?

D’abord Bouddha n’est pas un dieu mais un homme ; ensuite, dans le bouddhisme, on considère que tous les êtres vivants sont capables d’atteindre le nirvana, ce n’est pas réservé aux seuls humains : les légumes sont des êtres vivants. Enfin, la nature de bouddha est présente dans les choses les plus humbles. La forme du radis blanc, le daikôn, (le mot veut dire « grande racine », c’est-à-dire l’origine de toute chose) semble très humaine, il ressemble à un corps avec deux jambes : il est anthropomorphisé (il  est peint avec une l’apparence d’un corps humain). Les choses inanimées sont donc vivantes. Ainsi, représenter le bouddha sous la forme d’un radis blanc n’a rien de bizarre ou d’insolent : l’image de l’entrée dans le nirvana représentée par toutes sortes de légumes est donc la transformation tout à fait légitime d’une pensée fondamentale du bouddhisme.

 

Quels liens peut-on faire avec les poèmes de la séquence, et notamment celui de Ponge ?

Comme les poètes, le peintre utilise des objets courants et quotidiens de façon personnifiée.  Ces objets ont une valeur philosophique très loin de leur utilité triviale. On peut rapprocher ce tableau du poème de Ponge, « L’orange » : en apparence il évoque un objet comestible et banal, mais il montre un sens bien plus profond, qui ne se révèle qu’à celui qui cherche au-delà des apparences.  Ce tableau et ce poème prouvent que l’on peut s’inspirer de choses extrêmement banales pour symboliser une pensée riche, belle, philosophique, et que le monde n’est pas centré que sur les humains. Comme Ponge, Jakuchu prend lui aussi le parti des choses.

Cet article doit beaucoup à la lecture d’un article de Vera Linhartová, conservatrice au musée Guimet : La culture Ōbaku et le renouveau de l’art bouddhique au Japon à l’époque des Tokuwaga , Arts Asiatiques, tome 57, 2002, pp. 114-136.

Vous pourrez voir par vous-même des peintures de Ito Jakuchu en septembre 2018 au Petit Palais à Paris, on lui consacre une exposition de quelques semaines.

Voir l’article sur le site du Petit Palais.



Travail d’écriture créative : écrire à la façon de Zola

Par Vega - publié le samedi 5 mai 2018 à 10:31 dans 04wSeconde 2
Bonjour à tous,
Avant de partir  en Allemagne pour la réunion des coordinateurs, je vous ai préparé un travail d’écriture créative et de recherche que voici.

Dossier d’écriture créative : écrire comme Zola

 

En t’aidant de ta visite de l’exposition de la BNF sur Zola et le roman Au Bonheur des dames visible à cette adresse http://expositions.bnf.fr/zola/bonheur/index.htm , tu vas créer un dossier préparatoire à la manière de Zola et rédiger une page de roman : le début de ton œuvre.

Tu peux rendre ton dossier sur papier ou virtuellement par traitement de texte, mais l’extrait de roman que tu vas inventer sera obligatoirement tapé au traitement de texte.

Envoie ton texte et ton dossier dans un document .Pdf (aucun autre format de fichier ne sera accepté) à l’adresse piver (point) guillaume (arobas) gmail (point)com  avant lundi 14 mai à midi.

 

Déroulement du travail préparatoire : Il s’inspire de cette partie de l’expo : http://expositions.bnf.fr/zola/bonheur/dossierprep/index.htm

 

1- Commence par choisir le lieu précis et réel (une pièce dans une maison, une place, un coin de rue) où se déroulera ton intrigue, si elle se passe de nos jours - ce qui est préférable évidemment. Va y faire des repérages et prends des notes sur l’atmosphère, les bâtiments et objets, les façades, les formes, les couleurs selon la période de la journée etc. pour rédiger une future description.  Joins un plan de cet endroit à ton dossier.

 

2- Rédige une liste des personnages sous la forme d’un arbre généalogique ; tu peux t’inspirer de celui que Zola a créé pour les Rougon-Macquart, visible ici : http://expositions.bnf.fr/zola/grand/z075.htm

 

pour chaque personnage, indique prénom + nom, âge au début et à la fin de ton roman, ville d’origine, caractéristique principale (qualité ou défaut ou acte important).

 

3- Rédige une fiche personnage détaillée pour le ou les personnages qui interviendront dans l’extrait que tu écris. Pour cela, observe les gens autour de toi :  écoute la manière de parler des gens que tu croises, note très exactement leur façon de prononcer (chui po lo = je ne suis pas là), leur posture physique, leurs vêtements etc.

Tu peux joindre une photo qui t’inspire, un dessin, un croquis etc. Si tu as trouvé l’image sur internet, copie/colle le lien de l’adresse de l’image.

 

nom, prénom

caractéristiques physiques

caractéristiques psychologiques

façon de réagir

manière de parler, tic de langage

 

4- La profession et le vécu. Renseigne-toi auprès de gens qui ont le même métier que ton ou tes personnages et joins ces informations à ton dossier.

Insère les éléments que tu choisiras dans ton extrait, pour montrer la dimension « vécue » de ton roman.

 

Quand tu auras terminé ces quatre étapes, tu auras la matière pour rédiger le début de ton roman à la manière naturaliste, aux temps du récit (imparfait/passé simple etc. Pas de roman au présent)

Ce début de roman respectera la présentation suivante : texte justifié (ctrl+j)d’au moins une page, corps 12 , police Arial. Il sera composé de 4 paragraphes et comportera, dans l’ordre de ton choix :

une description des lieux

une description du/des personnages

quelques lignes où les personnages parlent, de façon caractéristique

un évènement qui va déclencher l’histoire.


Bonnes recherches !

Travailler la littérature avec un livre électronique

Par Vega - publié le dimanche 29 avril 2018 à 05:23
Bonjour à tous,
Nous avons évoqué en classe de nouvelles manières de lire qui utiliseraient les technologies sans papier (pas pour toi Alicia, tu préfères les vrais livres  )
Laura et Quentin ont raconté leur expérience avec des livres écoutés et lus en même temps, ça semble extrêmement profitable. Je vous redonne le lien vers des sites où vous trouverez des livres à entendre.
http://www.litteratureaudio.com/
Vous y trouverez des milliers de livres à écouter, mais pas de choses très récentes ; c’est un très bon moyen de découvrir la littérature classique et patrimoniale, y compris des textes difficiles à lire comme ceux de Marcel Proust.

 Il existe aussi des programmes payants que je n’évoquerai pas ici, mais qui offrent un livre gratuitement pour le premier essai.

Beaucoup d’œuvres du programme de lycée sont libres de droits, puisque la mort de leur auteur les a faits tomber dans le domaine public : on peut les trouver gratuitement sur internet et les télécharger sans enfreindre la loi. Les livres contemporains sont parfois aussi disponibles en livres électroniques, mais ils sont payants.
Si vous avez un smartphone, un ordinateur ou une liseuse (K*bo ou K*ndle), vous pouvez donc lire gratuitement des milliers d’ouvrage de la littérature classique, dans des langues très variées, notamment ceux que nous étudions en seconde, première ou terminale. Les ebooks sont disponibles en plusieurs formats de lecture :
epub est le format le plus courant. On peut les lire sur PC et Mac avec une application gratuite, Adobe Digitale Editions, ou encore sur iPhone et iPad, sur smartphone et tablette Android avec plusieurs applications disponibles, par exemple Mantano reader (vraiment très bonne), Cool Reader, Aldiko reader, FBReader, et enfin sur toutes les liseuses sauf la K*ndle. C’est le format le plus agréable, qui restitue le plus grand confort de lecture tout en étant capable de gérer les notes de bas de page.
mobipocket, utililsé par la liseuse d’Am**zon, ce qui contraint son utilisateur à acheter chez le même vendeur virtuel de livres.
pdf, qui est utilisable sur toutes les plateformes. Cela semble idéal, mais en réalité, le fichier généré est .pdf est extrêmement lourd et occupe beaucoup d’espace dans un téléphone ou une tablette.

Quels en sont les avantages ?
1. C’est gratuit
2. Si vous avez votre téléphone sur vous, vous n’oublierez jamais d’apporter votre livre en cours
3. Vous pouvez transporter une centaine de livres dans une centaine de grammes, c’est pratique en déplacement
4. Vous pouvez choisir d’augmenter la taille des caractères si vous trouvez que les livres sont imprimés trop petit
5. Vous pouvez choisir le mode nuit, un fond sombre et des lettres en blanc, ce qui réduit la fatigue oculaire causée par les écran et la lumière bleue qui en émane
6. Last but not least, vous pouvez surligner les passages importants et annoter le texte avec vos remarques, ou avec les remarques sue nous faisons en classe. Certains éditeurs de texte proposent des couleurs de surlignement différentes pour différencier les thèmes, voir des post it virtuels de différentes couleurs.
6. Ça change les habitudes.

Et les inconvénients ?
1. On perd la sensualité de l’objet-livre. On n’a pas le poids de l’objet ni l’odeur du papier ni le contact de la reliure, il n’y a rien à toucher hormis l’écran.
2. C’est plus difficile à partager (mais pas impossible non plus)
3. Ça change les habitudes.

Ça vous tente d’essayer ?
Dites-moi en commentaire si vous utilisez l’une ou l’autre de ces propositions, et quels changements vous constatez.


Le Déjeuner sur l’herbe, Manet

Par Vega - publié le vendredi 27 avril 2018 à 12:01 dans 04wSeconde 2
Le document issu de vos observations est ici :

Entraînement à l’EAF : bien rédiger l’intro à l’oral

Par Vega - publié le vendredi 20 avril 2018 à 12:36 dans 01wFançais 1re

C’est le même principe que pour le commentaire, mais en plus long puisque vous connaissez l’auteur, voire l’œuvre entière, et que vous avez eu le temps de vous y préparer en faisant des recherches précises.

Ce sont les premiers mots que vous allez prononcer : ils donneront tout de suite  l’image du candidat que vous êtes - une bonne image, bien sûr ! Traitez-la donc avec soin, en l’écrivant en très grosses lettres sur une seule page.

 Ne la lisez pas le nez collé, regardez votre interlocuteur dans les yeux.

 Pour être complète et efficace, elle vous prendra un peu plus d’une minute (90 sec) pour la dire, sans compter le temps de la lecture expressive du texte.

La structure reprend le modèle de l’entonnoir que nous avons vu en classe, du plus général au plus proche du texte.

 

L’auteur, son époque, son mouvement, les raisons de sa célébrité

L’œuvre, date, ce qu’elle « raconte », son fondement

L’extrait, sa situation dans l’œuvre, son intérêt

LECTURE EXPRESSIVE À VOIX HAUTE

Question/ Problématique  posée

Plan : idées liées à la quest°

 

La structure ressemble donc à ce modèle :

[Insérez le nom + métier : romancier/dramaturge/poète/essayiste/écrivain] a vécu [dates ou siècle] et appartient au [nom du mouvement]. Il est célèbre pour [titres d’œuvres/ motifs de sa gloire/éléments biographiques]

[titre de l’œuvre] a été publiée en [date, circonstances précises de l’écriture ou de la publication] . L’intrigue /L’intérêt repose sur [Gn + résumé l’œuvre ou thèmes]

L’extrait que nous allons commenter [référence de l’extrait] se situe [expliquez le moment où il intervient dans l’œuvre]. Ce passage / cette scène constitue [insérez une phrase qui explique l’intérêt de cet extrait]

LECTURE EXPRESSIVE

[Recopiez la question qu’on vous pose, avec le ?]

Nous commencerons par observer que…, puis  nous verrons que…. Enfin nous montrerons que …

 

Exemple d’intro sur Montaigne, « De l’amitié » :

Le philosophe et moraliste Montaigne est né en 1533 et mort en 1592 ; il a vécu à la Renaissance. Il est célèbre pour avoir été maire de Bordeaux, pour son immense culture antique et surtout pour son amitié avec l‘écrivain Étienne de la Boétie.

Les Essais est son œuvre majeure. Elle se présente comme la première autobiographie française, sans cesse réécrite par son auteur, dans laquelle il approfondit la connaissance qu’il a  de lui-même. C’est une œuvre humaniste. Montaigne y aborde des sujets très divers, personnels ou politiques, en essayant de se débarrasser de ses préjugés. Il écrit, comme il le dit, «  à sauts et à gambades », sans plan établi, en mélangeant les thèmes, avec une grande liberté de pensée.

Le chapitre « De l’amitié » narre son amitié extraordinaire avec La Boétie. C’est l’occasion pour le moraliste de réfléchir sur cette amitié après la mort de son ami. Dans notre extrait, Montaigne raconte les circonstances de leur rencontre et cherche à expliquer sa conception de l’amitié.

[Lisez le texte, comme un acteur,  jusqu’à ce que votre examinateur vous interrompe.]

En quoi cette amitié est-elle exceptionnelle ?

Nous analyserons ce caractère exceptionnel en commençant par observer que les deux amis ne font qu’un ; puis nous montrerons que Montaigne la considère comme une amitié voulue par le destin.

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