J'en perds mon français !

LYRISME, poème collectif

Par profb - publié le mardi 26 juin 2012 à 20:47 dans POESIE

L’amour tendre d’une femme solennelle

La flamme brûlante de mon coeur

L’amour, une envie de bonheur

L’amour, passionnel et obsessionnel

Le bruit triste de la pluie

L’amour, une envie de pleurer

Le bruit violent des vagues

L’amour, une envie de se laisser partir

Un coeur battant à un rythme irrégulier

L’amour, une envie d’aimer

La vue de ton doux visage

L’amour, une envie de s’engager

Sensation immédiate de douceur

L’amour, joyeux et souriant

Un arc en ciel de bonheur

La joie, une envie de rire

Le froid glacial de l’hiver

L’angoisse, frisson gelé, envahissante

L’obscurité terrifiante de la nuit

La peur, noire et silencieuse

Le silence de la mort

La peur de l’enfer et du paradis

La mort terrible d’une personne

Tristesse et désespoir de toute une famille

La douleur insurmontable de la mort

Le désespoir, l’envie d’abandonner

Le goût désagréable d’un plat raté

Le dégoût, l’envie de s’en débarasser

Le bruit clapotant de la pluie

L’apaisement, serein et agréable

Le son exquis d’une mélodie

L’harmonie, douce et lente

La vue d’un paysage magnifique

L’admiration, silencieuse et paisible

 

                             Les élèves de la classe de 4ème 3

Exposé Alphonse de Lamartine

Par Ldimitri - publié le lundi 10 mai 2010 à 09:58 dans POESIE
Publiez sur Calaméo ou explorez la bibliothèque.
 
 
DIAPORAMA "L’AUTOMNE"
 

MUSIQUE : Adagio d’Albinoni de Remo Giazotto

Ecouter le poème "Fantaisie" de Gérard de Nerval.

Par profb - publié le vendredi 16 avril 2010 à 12:02 dans POESIE

Sur les pas des poètes II

Par Ldimitri - publié le samedi 3 avril 2010 à 22:44 dans POESIE

LE DRAME DE VILLEQUIER ...

 

 

Victor HUGO (1802 - 1885) dédie ce poème à sa fille Léopoldine morte noyée en 1843, avec son mari Charles Vacquerie à Villequier (Haute-Normandie, Seine-Maritime) alors qu’ils naviguaient sur la Seine. Non loin du lieu du drame, une statue de Victor Hugo, dolent, contemple avec peine le triste paysage.

 

DEMAIN, DES L’AUBE, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt, j’irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.


 


Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,

 

Et, quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.

 

- Victor Hugo, 3 septembre 1847

 

Les tombes de la famille Hugo au cimetière de Villequier.

Charles et Léopldine sont enterrés dans le même cercueil,

Victor Hugo est inhumé au Panthéon à Paris.  

 

Le lieu du drame

 

Plaque indiquant le lieu du drame

 

La maison des Vacquerie (Musée Victor Hugo) sur les bords de Seine.

 

VICTOR HUGO RECITE DEMAIN DES L’AUBE (MONTAGE)

 

 

CH. BAUDELAIRE : Harmonie du soir.

Par Ldimitri - publié le samedi 3 avril 2010 à 22:38 dans POESIE

A. de LAMARTINE : Le Lac

Par Ldimitri - publié le samedi 3 avril 2010 à 22:36 dans POESIE

CH. BAUDELAIRE : L’Ennemi

Par Ldimitri - publié le samedi 3 avril 2010 à 22:35 dans POESIE

CH. BAUDELAIRE : La Fin de la journée

Par Ldimitri - publié le samedi 3 avril 2010 à 22:27 dans POESIE

 

Admirable !

CH. BAUDELAIRE : Le Mort Joyeux

Par Ldimitri - publié le samedi 3 avril 2010 à 22:26 dans POESIE

CH. BAUDELAIRE : Obsession

Par Ldimitri - publié le samedi 3 avril 2010 à 22:20 dans POESIE

V. HUGO : On vit, on parle.

Par Ldimitri - publié le samedi 3 avril 2010 à 22:19 dans POESIE

A. RIMBAUD : Le dormeur du val

Par Ldimitri - publié le samedi 3 avril 2010 à 22:17 dans POESIE

Les Djinns de Victor Hugo

Par profb - publié le jeudi 1 avril 2010 à 23:40 dans POESIE

Les Elfes de Leconte de Lisle

Par profb - publié le jeudi 1 avril 2010 à 23:38 dans POESIE
Suivre le lien pour écouter le poème étudié en cours

Angsalvor-Nils_Blommer_1850.jpg

Ängsälvor « Elfes de la prairie », 1850, peinture de Nils Blommer.

Les Elfes

 

Couronnés de thym et de marjolaine,

Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

 

Du sentier des bois aux daims familier,

Sur un noir cheval, sort un chevalier.

Son éperon d’or brille en la nuit brune ;

Et, quand il traverse un ravon de lune,

On voit resplendir, d’un reflet changeant,

Sur sa chevelure un casque d’argent.

 

Couronnés de thym et de marjolaine,

Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

 

Ils l’entourent tous d’un essaim léger

Qui dans l’air muet semble voltiger.

- Hardi chevalier, par la nuit sereine,

Où vas-tu si tard ? dit la jeune Reine.

De mauvais esprits hantent les forêts

Viens danser plutôt sur les gazons frais.

 

Couronnés de thym et de marjolaine,

Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

 

- Non ! ma fiancée aux yeux clairs et doux

M’attend, et demain nous serons époux.

Laissez-moi passer, Elfes des prairies,

Qui foulez en rond les mousses fleuries ;

Ne m’attardez pas loin de mon amour,

Car voici déjà les lueurs du jour.

 

Couronnés de thym et de marjolaine,

Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

 

- Reste, chevalier. Je te donnerai

L’opale magique et l’anneau doré,

Et, ce qui vaut mieux que gloire et fortune,

Ma robe filée au clair de la lune.

- Non ! dit-il. - Va donc ! - Et de son doigt blanc

Elle touche au coeur le guerrier tremblant.

 

Couronnés de thym et de marjolaine,

Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

 

Et sous l’éperon le noir cheval part.

Il court, il bondit et va sans retard ;

Mais le chevalier frissonne et se penche ;

Il voit sur la route une forme blanche

Qui marche sans bruit et lui tend les bras :

- Elfe, esprit, démon, ne m’arrête pas !

 

Couronnés de thym et de marjolaine,

Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

 

Ne m’arrête pas, fantôme odieux !

Je vais épouser ma belle aux doux yeux.

- Ô mon cher époux, la tombe éternelle

Sera notre lit de noce, dit-elle.

Je suis morte ! - Et lui, la voyant ainsi,

D’angoisse et d’amour tombe mort aussi.

 

Couronnés de thym et de marjolaine,

Les Elfes joyeux dansent sur la plaine.

Charles-Marie LECONTE DE LISLE   (1818-1894)



nothumb

Cercle des elfes, peinture à l’eau, début du XXe siècle.



Poème à écouter : Monsieur Prudhomme de Verlaine

Par profb - publié le jeudi 1 avril 2010 à 18:21 dans POESIE

Sur les pas des poètes

Par Ldimitri - publié le lundi 29 mars 2010 à 18:57 dans POESIE

 

En tout climat, sous tout soleil, la Mort t’admire
En tes contorsions, risible Humanité,
Et souvent, comme toi, se parfumant de myrrhe,
Mêle son ironie à ton insanité !

 

 - Charles Baudelaire, Danse macabre

 

 

Photographies réalisées par Ldimitri au cimetière du Père-Lachaise (Paris, XXe)

Charles Baudelaire " Une gravure fantastique"

Par profb - publié le dimanche 28 mars 2010 à 22:57 dans POESIE
Lien vers le site d’une université américaine qui montre la gravure dont Baudelaire s’est inspiré pour écrire le poème



J. Haynes

Death on a Pale Horse

Etching,
687 x 476 mm

1784

London, British Museum
1865-5-20-866



Poème : Monsieur Prudhomme.

Par profb - publié le dimanche 10 janvier 2010 à 19:51 dans POESIE
Voici le poème à recopier et apprendre.

Il s’agit d’un portrait satirique ou caricature.
Une caricature consiste à exagérer, pour s’en moquer, certaines caractéristiques physiques ou morales d’un personnage.
Verlaine présente ici la caricature du bourgeois bien-pensant de l’époque ; ses vêtements sont convenus et le rendent ridicule, il est à la recherche d’un gendre comme lui, conformiste et modéré, qui rejette la poésie  et les poètes.

Notes de vocabulaire :
grave : sérieux, charmille : voûte de feuillage, tonnelle, juste-milieu : partisan d’une politique modérée et prudente, pansu : qui a un gros ventre.



Monsieur Prud’homme

    Il est grave : il est maire et père de famille.
    Son faux-col engloutit son oreille. Ses yeux
    Dans un rêve sans fin flottent, insoucieux,
    Et le printemps en fleur sur ses pantoufles brille.

    Que lui fait l’astre d’or, que lui fait la charmille
    Où l’oiseau chante à l’ombre, et que lui font les cieux,
    Et les prés verts et les gazons silencieux?
    Monsieur Prudhomme songe à marier sa fille

    Avec Monsieur Machin, un jeune homme cossu.
    Il est juste milieu, botaniste et pansu.
    Quant aux faiseurs de vers, ces vauriens, ces maroufles,

    Ces fainéants barbus mal peignés, il les a
    Plus en horreur que son éternel coryza,
    Et le printemps en fleurs brille sur ses pantoufles.

                        Paul VERLAINE, Poèmes saturniens (1866)


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