Elèves créateurs

Ecrire un fabliau

Par Mme Otsmane - 08:30, mardi 17 juin 2008 .. Déposé dans 09wRédiger un fabliau comique reposant sur un quiproquo .. commentaires : 19 .. Lien

Voici peut-être le travail d’écriture que les élèves de la 5ème E ont le plus apprécié.

Nous avions étudié une demi-douzaine de fabliaux (dont La Vieille qui graissa la paume du chevalier, Le Vilain qui voulait donner ses bœufs au loup, Brunain et Blérain, Les Perdrix) pour déterminer la structure du fabliau ainsi que ses visées comiques et satiriques. La Vieille qui graissa la paume du chevalier avait donné l’occasion de travailler sur les expressions à double-sens du Moyen Age jusqu’à nos jours.

Le travail d’écriture consistait à produire un fabliau en faisant reposer le ressort comique sur un quiproquo issu d’une expression à double sens.

 Ce travail d’écriture a été filé sur plusieurs séances :

(1)  choisir une expression à double-sens et réaliser le schéma actantiel du fabliau 

(2)  rédiger une introduction destinée à capter l’attention des auditeurs/lecteurs

(3)  rédiger le corps du fabliau en faisant alterner discours direct et discours indirect

(4)  opter pour une morale vraisemblable ou une morale postiche et la rédiger

(5)  à la maison (durant les vacances de février): présenter son fabliau à la manière d’un manuscrit ancien (enluminures, lettrines gothiques)

A l’issue de chaque étape, les productions étaient corrigées et donnaient lieu en début de séance suivante à une remédiation. Elles ont de plus été séparées par des séances de lecture et de langue.

            Les élèves ont choisi l’expression à double-sens qui les inspirait le plus : nombreuses sont celles qui proviennent du langage familier et qui peut-être détonnent avec le contexte du Moyen Age. De même certains aspects sociaux évoqués ne respectent pas la réalité de l’époque. L’essentiel était que les élèves trouvent leur plaisir à rédiger leur fabliau.

            J’ai été très amusée de constater que certains élèves avaient instinctivement perçu le caractère plutôt leste des fabliaux alors que les traductions proposées étaient adaptées à leur niveau. « Le Prévôt qui cherchait la petite bête », « La Vieille qui ramenait sa fraise » et « Le Seigneur qui aimait se rincer l’œil » sont des exemples malicieux de cette appropriation instinctive de la veine grivoise.


Vouloir décrocher la lune par Sarah R.


Ecrire un fabliau (février 2008)

Reyda K

 Le prévôt qui cherchait la petite bête

             Damoiselles, damoiseaux je vais vous conter l’histoire d’une vilaine pour vous amuser.

Cette vilaine n’avait que des problèmes car elle cherchait querelle à tout le monde. La seule personne qui savait comment éviter les problèmes avec elle était sa voisine Germaine.

Un jour, le prévôt demanda conseil à Germaine car il voulait savoir comment se faire respecter de la vilaine. Germaine répondit :

« Seigneur prévôt, si vous ne voulez plus avoir de problèmes avec ma voisine, cherchez-lui constamment la petite bête. Ainsi, elle comprendra à qui elle a affaire et vous laissera tranquille pour de bon ».

Alors, le prévôt rentra chez lui et la voisine retourna à ses tâches ménagères.

Le surlendemain, le prévôt décida d’entrer chez la vilaine par effraction afin de lui chercher la petite bête : il entra, l’empoigna par surprise et la dévêtit. Il ne trouva aucune bête, même petite. La vilaine hurla et ameuta toute la bourgade. Ce fut un scandale général. Le prévôt eut des problèmes toute sa vie.

            La morale est qu’il faut toujours réfléchir avant d’agir.

 

 

Caroline P.

             Oyez, oyez ! Je vais vous raconter l ‘histoire d’une vilaine qui voulait aider son amie.

L’amie de la vilaine, nommée Jeannette, avait perdu sa chaumière lors d’un incendie. La vilaine alla conter  au boucher la mésaventure de son amie. Il lui répondit :

« Si Jeannette est ton amie, tu ne peux pas la laisser ainsi. Rends-toi utile, va lui donner un coup de pouce ! »

Alors, la vilaine se rendit auprès de Jeannette. Dès qu’elle la vit, elle lui donna un coup de pouce sur la tête. L’époux de Jeannette très en colère secoua la vilaine : « Tu es folle ! Que fais-tu ? ».

La vilaine rentra chez elle en pleurant quand elle croisa le boulanger.

« Que t’arrive-t-il ?, demanda cet ami.

-Je me suis fait brusquer par Jean, l’époux de Jeannette, répondit-elle en reniflant.

-Pourquoi a-t-il fait cela ?

-J’ai donné un coup de pouce sur la tête de Jeannette et il m’a sauté dessus ! »

A ces mots, le boulanger éclata de rire :

« Mais donner un coup de pouce, c’est aider quelqu’un et non le frapper !

-Ah, d’accord ! Je vais de ce pas m’excuser ! », s’écria la vilaine qui comprenait à présent son tort.

A son arrivée sur les lieux de l’incendie, elle se mit à travailler d’arrache-pied pour aider le couple à reconstruire  la chaumière.

            Il faut toujours pardonner les bêtises de nos amis quand ils cherchent à nous faire du bien.

 

 Avoir la tête dans les nuages par Madolia D.

Paul B

             Je vais vous raconter l’histoire de John Smith, patriarche d’un village qui s’était fait voler un troupeau de vaches.

            Ce jour-là, les vachers avaient été retrouvés assommés. Les hommes du village partirent immédiatement à la poursuite des brigands qui furent rapidement localisés. Mais ils étaient trop nombreux pour les villageois peu armés. Le patriarche du village partit à la ville demander assistance au prévôt. Mais celui-ci refusa :

« Vieillard, si vous aviez ne serait-ce que surveillé vos vaches, rien de tout cela ne serait arrivé ».

Il lui fit comprendre là-dessus que l’entretien était terminé. De retour au village, John Smith, triste et abattu, raconta ce que le prévôt peu scrupuleux lui avait répondu. Après un conseil du village, on décida d’aller quérir Sire Toyons.

Le chevalier reçut le vieil homme avec on ne peut plus de courtoisie. Après l’avoir écouté, Sire Toyons lui répondit :

« Il faut prendre le taureau par les cornes : je vous envoie des hommes d’armes pour vous aider ! »

Le vieillard repartit à la tête d’une petite troupe de dix hommes. Arrivé à l’endroit où les brigands gardaient le troupeau, le vieillard se dirigea tout droit vers l’enclos provisoire et saisit le taureau par les cornes. L’animal s’énerva et envoya le vieillard contre un arbre. Les brigands restèrent sidérés par ce spectacle. C’est alors que les hommes d’armes de Sire Toyons attaquèrent. Ils firent merveille : les brigands s’enfuirent en un rien de temps à travers les bois.

            En retournant au village, John Smith, bien que meurtri, fut fêté en héros.

            « Les gens seuls ne font que rarement de grandes choses. Nombreux, renverser des tyrans devient chose facile. »

 

 

Tomber dans les pommes par Madolia D.

Solène C

Je vais vous raconter l’histoire d’un seigneur nommé Lavoilière. Ce Seigneur n’avit aucune autorité sur ses serviteurs et vassaux. Même son chien ne lui obéissait pas, seule, sa Dame l’écoutait.

Le seigneur Lavoilière avait peur qu’un jour ses chevaliers se retournent contre lui ; alors il demanda conseil à sa Dame. Elle lui répondit qu’il n’avait qu’à ramener sa fraise plus souvent. Le seigneur se dit que c’était une manière bien étrange pour se faire obéir mais décida de garder cette méthode en cas de grand besoin.

Le soir même, à la fin du repas, il eut envie d’une coupe de cidre. Il héla un serviteur :

« Jeune homme, que l’on m’apporte de quoi m’abreuver !

-Vous n’avez qu’à aller chercher de quoi vous abreuver par vous-même, rétorqua le serviteur.

-Mais enfin, je ne vous permets pas de me répondre !

-Fi donc ! », coupa l’insolent serviteur.

Alors notre pauvre seigneur se tut. Il alla voir la cuisinière et lui demanda une fraise. Cette dernière lui en donna une, très étonnée. Le seigneur se rendit dans la cour où il rassembla tous ses serviteurs et vassaux. Il tendit alors sa fraise. Tout le monde se demandait ce qu’il faisait et le dévisageait d’un air moqueur. Mais lui défia tous les regards en criant :

« Je ramène ma fraise ! Obéissez-moi tous ! »

Tout le monde se mit à rire en se moquant du pauvre Lavoilière qui ne comprenait rien à ce qui se passait. Il rentra dans son château pour réprimander sa Dame :

« Tu m’as menti ! »

Elle lui répondit :

« Mais non, enfin ! Tu ne comprends rien ! Quand je t’ai conseillé de ramener ta fraise, cela voulait dire qu’il fallait que tu parles sans attendre ton tour, que tu t’imposes ! »

Alors Lavoilière tout honteux s’excusa.

Désormais, à chaque occasion, il ramenait sa fraise et obtenait toujours le dernier mot. Depuis tous ses serviteurs et même son chien lui obéissaient.

            Avant de reprendre une personne sur ce qu’elle dit, demandez vous toujours si vous avez bien compris ce qu’elle voulait dire.

 

           

Amaury F

            Je vais vous raconter l’histoire du seigneur Jumaury Faumias qui allait se marier.

Il avait trouvé pour la noble pucelle qu’il aimait la plus belle bague de fiançailles de son comté. Mais son rival, le seigneur voisin, réussit à lui voler la bague car il avait été depuis toujours amoureux de la promise du seigneur Jumaury. Ce dernier discuta avec son conseiller qui lui conseilla d’aller trouver Perlin, le mage fou.

Jumaury alla donc le voir et lui demanda conseil. Perlin lui répondit :

« Dévorez tous les livres de ma bibliothèque et vous apprendrez comment récupérer la bague ! »

Jumaury se mit alors à manger les livres un par un. Perlin était trop occupé par ses potions pour voir ce que faisait Jumaury. Lorsque celui-ci lui fit remarquer qu’il avait terminé ce repas spécial, Perlin se retourna et s’écria :

« Malheureux, qu’as-tu fait ?! » Puis, il se calma et ajouta : « Je vais te donner la bague mais ne remets plus jamais les pieds ici, tu es un bien trop piètre disciple ! » Le mage formula une incantation et un aigle apparut tenant la bague dans ses serres. Jumaury put se marier le lendemain.

            Si vous avez un problème, dévorez un livre et il sera résolu.



 Dévorer un livre par Sarah R.

 

Claire G

            Oyez, oyez ! Je vais vous conter, pour vous amuser, l’histoire d’un beau damoiseau pourtant bien sot qui cherchait à obtenir la main de sa belle.

Roland du Payotin, car tel était son nom, soupirait pour Jeanne de Lavoilière. Mais le père de cette dernière était fort cupide. Aussi, quand le jeune homme lui demanda la main de sa belle, De Lavoilière lui réclama la somme mirobolante de dix mille écus. Le jeune homme abattu sortit du château la mine bien basse. Un serviteur lui demanda la raison de sa tristesse. Roland lui raconta ses malheurs. Le serviteur lui dit :

« Ecoutez-moi bien : j’ai entendu dire qu’à Paris, il y avait un puissant seigneur qui avait le cœur sur la main : il vous aidera sûrement ! ».

Après l’avoir remercié avec de bons deniers, Roland sella son cheval puis partit vers Paris. Il fit le tour de la capitale, s’arrêtant chez tous les seigneurs puis repartant sans même leur adresser la parole. A chaque fois, il réclamait une audience : quand il était reçu dans la grande salle, il s’avançait vers le seigneur et lui prenait la main. A chaque fois, il soupirait puis s’en allait. Jusqu’au jour où l’un des seigneurs, étonné, l’interpella :

« Ne partez point jeune homme ! que cherchiez vous dans ma main ?

-Je cherchais votre cœur, répondit Roland.

-Mon cœur ?, s’écria le seigneur de plus en plus étonné.

-Oui, pour épouser celle que j’aime, je dois rapporter une somme importante. On m’a conseillé d’aller trouver un seigneur à Paris qui avait le cœur sur la main ».

Le seigneur éclata de rire.

« Celui qui t’as conseillé cela entendait tout autre chose, mais comme tu m’as bien amusé, je te la donne cette somme ! »

Et le seigneur lui donna dix mille écus. Roland rentra chez lui et épousa son aimée.

 

 

Alicia A

 Je vais vous conter l’histoire d’une noble pucelle qui avait été invitée au bal par un damoiseau de la région.

Cette noble ne tenait pas à se rendre à cette invitation. Elle décide de demander conseil à sa sœur aînée : Juliette. Elle frappa deux fois à la porte et entra dans sa chambre. Sa sœur se tenait assise devant sa console.

« Cher sœur, dit-elle d’une petite voix, j’ai besoin de votre aide car me voilà dans l’embarras. Le damoiseau le plus riche de la région me convie au bal ce soir et je n’ai point envie de m’y rendre».

Sa sœur la prit par la main et lui dit :

« Lauraine, tu n’es pas obligée de t’y rendre. Tu n’as qu’à lui poser un lapin ».

La pucelle remercia chaleureusement sa sœur et se décida à appliquer son conseil. Elle envoya un page dans une ferme voisine. Quand il revint avec un lapin, elle ordonna à son courrier d’apporter ce lapin au sieur de Fiehlong.

Le lendemain, elle reçut une lettre accompagnée de deux lapins ! Voici ce que contenait cette lettre :

« Chère Lauraine, je suppose que m’offrir cet animal est signe que je vous plais. Vous ne pouviez point vous rendre au bal et c’est ainsi que vous vouliez vous excuser. Je vous envoie à mon tour deux lapins pour vous montrer combien je vous suis attaché. Mes plus plates excuses, le sieur Fiehlong ».

La pucelle satisfaite envoya une lettre à sa sœur pour la remercier de son aide. Elle se rappela toute sa vie que pour ne pas se rendre à un rendez-vous le lapin porte bonheur.

            Les conseils des plus grands que soit s’avèrent toujours utiles même si parfois on peut mal les appliquer, telle est la morale que ce fabliau voulait vous présenter.

 

Inès K

     Je vais vous raconter l’histoire de deux amis rongeurs qui s’est passée il y a bien longtemps. Leur nom étant peu commun, je vais vous les citer : Boule de Poil et Boule de Graisse.

Boule de Poil et son ami désiraient se rendre à la grande fête traditionnelle organisée par la reine des rongeurs. Seulement, pour pouvoir participer à cette fête, il fallait être tiré à quatre épingles. Boule de Graisse informa son ami de cette condition mais Boule de Poil préféra l’ignorer : ils se rendirent donc tous deux à la fête, revêtus de leur tenue de travail qui, à leurs yeux, était gracieuse et scintillante.

Quand ils arrivèrent devant la porte du palais, ils remarquèrent qu’un garde en surveillait l’entrée. Boule de Graisse murmura :

« Je t’avais prévenu ! Nous ne sommes pas tirés à quatre épingles : on ne nous laissera pas entrer. » Ils s’approchèrent du garde, un dénommé Boule de Muscles, qui était paré de toute son armure : l’heaume, le haubert, l’écu, l’épée et même les éperons ! Les deux amis lui demandèrent :

« Noble Boule de Muscles, nous sommes venus assister à la soirée donnée par la reine, laissez-nous entrer ». Mais le garde leur fit remarquer qu’ils n’étaient pas tirés à quatre épingles ; il les renvoya donc.

Boule de Poil revint plus tard, tiré à quatre épingles : deux en haut, deux en bas. Boule de Graisse avait fait de même. Le garde les vit arriver et éclata de rire :

« Ha, ha, sacrés farceurs ! Apprenez donc à ne pas prendre les expressions au pied de la lettre. Rentrez chez vous et oubliez cette soirée ! »

Hommes ou animaux, ce fabliau vous apprendra qu’il ne sert à rien de vouloir fréquenter des gens trop différents : même si vous vous conformez à leur sept volontés, ils ne vont accepteront pas !

Etre tiré à quatre épingles par Inès K

 

Joséphine A

             Je vais vous raconter l’histoire de Gérald le vilain et de sa femme Yvette qui devaient partir en terre anglaise pour leur voyage de noces. Mais la mère d’Yvette, Gertrude, s’opposait à ce voyage car elle craignait que sa fille trompe son époux avec les hommes du navire. Gérald en revanche ne comprit pas la bonne intention de sa belle-mère. Comme il ne voulait pas renoncer à ce voyage, il lui proposa hypocritement de l’emmener.

Une fois à bord, la mère d’Yvette voulut mettre en garde son gendre :

« Merci de m’avoir emmenée petit paysan ! Mais prenez garde, votre femme vous pouvez la perdre car… ». Gérald ne lui laissa pas le temps de terminer sa phrase : il jeta Gertrude à la mer pour se débarrasser d’elle.

Yvette applaudit son mari :

« Merci mon chéri ! Enfin débarrassés de la vieille ! »

Ils arrivèrent en terre anglaise. Gérald était heureux d’être arrivé à destination et Yvette s’en était donné à cœur joie durant la croisière. Tout le monde était content.

            La morale est qu’il faut éviter de ramener sa fraise, surtout quand on est vieille.

 

Amine O

 Je vais vous conter l’histoire d’une pucelle et d’un seigneur pervers.

La jeune damoiselle vivait dans un petit lotis. Elle avait perdu son travail de serveuse dans une taverne. Elle finit par s’endetter par la suite. Un jour, le prévôt vint pour prélever l’impôt, or la damoiselle n’avait pas un sou. Le prévôt fut impassible :

« Puisque tu ne peux pas payer, je vais te prendre tes objets de valeur. Je te laisse encore un délai de sept jours. Si tu ne paies pas ce que tu dois, je te jetterai au cachot ».

Quand le prévôt fut parti, la jeune fille sombra dans le désespoir. Elle se demandait si elle n’allait pas quitter ce monde quand quelqu’un frappa à la porte : c’était Ginzo, le maître ruiné de l’ancienne taverne. Elle lui fit part de la menace du prévôt. Ginzo l’écouta puis lui tint à peu près ce langage :

« Va voir le seigneur Zadamine Abedee, il est très riche. J’ai entendu dire que si une jeune damoiselle lui permettait de se rincer l’œil, il lui donnait une très grande somme d’argent ».

La jeune damoiselle prit son courage à deux mains et se rendit sur les terres de ce seigneur. Elle avait pris un pot dans sa besace. Sur le chemin, elle aperçut une rivière, alors elle prit son pot et le remplit d’eau. Arrivée au château, elle se fit conduire dans la chambre du seigneur. Il dormait. Elle s’approcha de lui et lui versa le contenu du pot sur la figure. Le seigneur se réveilla en sursaut.

« Pourquoi fais-tu cela ?, s’exclama-t-il.

-On m’a dit de vous rincer l’œil !

-Mais celui qui t’a rapporté ce conseil entendait tout autre chose. Commence par te dévêtir !

-Mais vous êtes un pervers ! »

Comme le seigneur s’apprêtait à lui forcer la main, elle saisit une dague qui était posée sur la table du chevet et le frappa. Les serviteurs du château furent heureux d’être débarrassés d’un tel maître. Ils protégèrent la damoiselle des mains de la justice et lui permirent de s’emparer de toutes les richesses qu’elle désirait.

 Se rincer l’œil pour satisfaire des désirs peu honnêtes n’est pas la meilleure des choses : mieux vaut aller se le rincer dans une rivière.



La Farandole des fabliaux

Par Mme Otsmane - 08:22, mardi 17 juin 2008 .. Déposé dans 09wRédiger un fabliau comique reposant sur un quiproquo .. commentaires : 2 .. Lien

Voici en images les fabliaux ornementés par les élèves.

Ils avaient pour consignes de respecter la disposition en colonnes des manuscrits médiévaux, de produire une enluminure et d’utiliser des lettrines gothiques en début de paragraphe.



La Farandole des fabliaux




 
Séverine A




 

Madolia D



 

Yannis A






Caroline P







Solène C






Paul B






Reyda K




Nathan H




Claire G






Naouelle H



Camille A






Inès K.






Sarah R






Thierry de R


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