Elèves créateurs

Ecrire un dialogue théâtral argumentatif

Par Mme Otsmane - 10:49, jeudi 23 octobre 2014 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 0 .. Lien
Dans leur chapitre consacré à la représentation du conflit au théâtre, les élèves de 4ème ont lu un extrait de la scène 2 de l’Acte II d’Amphitryon 38 de Giraudoux. Après une nuit d’amour, Jupiter offre à Alcmène de devenir une déesse immortelle. Contre toute attente, cette dernière décline avec humour l’offre de Jupiter et parvient à faire l’éloge de la condition de mortel.
Après avoir observé la progression du dialogue qui tourne à l’avantage d’Alcmène, les élèves ont rédigé à leur tour un dialogue argumentatif sur les thèmes de la richesse, du pouvoir, de la célébrité et de la beauté.
Par équipe, ils ont d’abord recherché des arguments et contre-arguments pour chaque thème puis ils ont mis en forme leur dialogue.

Voici les dialogues rédigés par les 4è Alberti (ceux des 4è Gauguin seront publiés la semaine prochaine)


LA BEAUTÉ




NARCISSE: N’as-tu jamais désiré être belle?


MARIE: Certes non. Pourquoi faire?

NARCISSE: Pour être distinguée des autres femmes banales.

MARIE: Je le suis déjà en tant que simple épouse.

NARCISSE: Pour posséder un irrésistible pouvoir de séduction.

MARIE: Le charme véritable est intérieur et non extérieur.

NARCISSE: Pour susciter l’envie et l’admiration de tous les hommes.

MARIE: Et que toutes les femmes me haïssent? Non merci!

NARCISSE: Alors pour que ta beauté reste dans la mémoire de tous!

MARIE: Et que les gens ne retiennent rien de ma personnalité? A quoi bon?

NARCISSE: Ta beauté te sera utile pour réussir de nombreux projets.

MARIE: Je ne crains pas d’être laide. C’est ce que la vie m’a donné. Je veux vivre pour ce que je suis et non pour ce que les autres voudraient que je sois. Ne me parle pas d’être belle si tous les légumes ne le sont pas. Un légume qui n’a pas belle apparence est-il forcément mauvais? Je préfère que l’on m’aime pour mes qualités intérieures. Pourquoi me regardes-tu avec un air si admiratif?

NARCISSE: C’est que tu es la première femme que je côtoie à s’accepter réellement comme elle est.

Joëlia F., Samsha D., Léa G., 4ème Alberti



LA CÉLÉBRITÉ




LÉONARD: N’as-tu jamais voulu être célèbre?

MONA LISA: Évidemment que non. Pourquoi faire?

LÉONARD: Pour être populaire, connue, admirée de tous!

MONA
LISA : Je ne veux pas être connue de tous. Être entourée de mes véritables amis me suffit.

LÉONARD: Pour avoir la foule à tes pieds!

MONA: Et attirer tous les déséquilibrés qui composent une foule? Non merci!

LÉONARD: Pour rencontrer d’autres personnalités célèbres et côtoyer les meilleurs!

MONA: A quoi cela me servira-t-il? A boire du café préparé par les meilleurs? C’est trop amer pour moi. Je ne souhaite pas ce type de privilège. Je préfère rester dans ma toile, tranquille et ne pas me soucier de ce qui arriverait si un jour je perdais ma célébrité. Ici, je vois passer toutes sortes de personnes, âgées ou plus jeunes qui, même si elles ne viennent pas pour moi, me jettent au moins un regard, sans me sauter dessus. Comme je ne suis pas connue, je n’ai jamais peur de lire de la déception dans leurs yeux. Pourquoi ouvres-tu des yeux si étonnés?

LÉONARD: J’ai du mal à croire que c’est moi qui t’ai créée... On peut dire que tu as vraiment le sens de la persuasion!

Sarah C., Sarah A., Mélanie M., Amama S., 4ème Alberti



LA RICHESSE




CRÉSUS: N’as-tu jamais souhaité être riche?

ANNA: Non. A quoi cela sert-il?

CRÉSUS: A pouvoir tout posséder!

ANNA: J’ai déjà ce qu’il me faut, pourquoi désirer plus?

CRÉSUS: Avec ton argent tu pourrais aider les autres et tu serais aimée de tous!

ANNA: Les gens n’aimeront que mon argent et ne me verront pas comme je suis vraiment.

CRÉSUS: En étant riche, tu n’auras plus besoin de travailler!

ANNA: Ne plus travailler et m’ennuyer à l’infini? Non merci! A force de tout avoir sans faire d’efforts, je crois que je n’aurais plus envie de rien. Et puis comme je suis fragile de l’estomac, je craindrais les indigestions! D’ailleurs, ni la bonne santé ni la longévité ne sont forcément garanties par  l’argent. Enfin et surtout, le véritable amour ne s’achète pas!

CRÉSUS: Tu es bien la première personne que je rencontre à penser comme cela!

Benjamin P., Léa BH, Manon C., Vincent D., 4ème Alberti



LE POUVOIR





AUGUSTE: N’as-tu jamais désiré avoir de l’emprise sur tout un peuple?


MORGANE: Certes non. Pourquoi faire?

AUGUSTE: Pour être respectée de tous!

MORGANE: Le respect de mon entourage me suffit.

AUGUSTE: Tu posséderas le pouvoir de diriger les gens à ta guise!

MORGANE: J’ai déjà bien du mal à diriger ma propre existence. Pourquoi intervenir dans celle des autres?

AUGUSTE: Tu pourras prendre toutes les décisions en ta faveur!

MORGANE: Et avoir peur de choisir? Et ne plus pouvoir dormir tant j’aurais peur des moindres conséquences de mes décisions? Non merci! Ce n’est pas que je crains le pouvoir, mais je n’en ai pas besoin. J’ai une vie ordinaire qui me convient très bien. Je n’ai aucune envie de sombrer dans la mégalomanie.

AUGUSTE: C’est la première fois que je vois refuser un tel cadeau!

Skander C., Slimane F., Abidesh T, 4ème Alberti






Ecrire un poème évoquant une émotion en lien avec une saison

Par Mme Otsmane - 10:43, jeudi 23 octobre 2014 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 0 .. Lien
Pour parvenir à composer leur poème, les élèves de 5ème ont lu des oeuvres poétiques d’époques variées, effectué des recherches mythologiques et observé des peintures et sculptures mettant en scène les saisons.
Ils se sont graduellement initié au langage poétique à l’aide de différents ateliers d’écriture (enrichir un champ lexical, créer des images à l’aide de figures de style, créer une impression sonore).

Voici quelques poèmes de la 5ème Balzac, ceux de la 5ème Flaubert seront publiés la semaine prochaine.


L’Hiver


Hiver par Mucha (1900)



Entourée d’arbres morts

La terre s’est vêtue de blanc
Je partage ses sentiments de peine
Dans la nuit blême qui m’assassine chaque soir

Chronos m’emprisonne dans sa cage de froidure
Et d’animaux endormis
Ma fin approche vite
Je la vois avancer à travers les feuilles mortes

Le froid me piétine de l’intérieur
Comme un lac sous la glace
Je meurs debout

Yann O., 5ème Balzac



En regardant par la fenêtre
J’ai vu l’hiver arriver.
J’ai regardé en l’air
Et j’ai croisé le regard de Saturne désespéré.

J’ai regardé les arbres
Les feuilles avaient disparu.
J’ai regardé dans la rue
Personne!
Rien que mon souffle suspendu.

En regardant dehors
J’ai vu défiler ma vie,
J’ai entendu
Les fenêtres claquer, le vent frapper

J’ai fermé les yeux
Les étoiles sont tombées
Et mon coeur s’est arrêté

Fini les douleurs, fini les malheurs

Amel M., 5ème Balzac



Je me nomme Chronos
Plus dur qu’Héphaïstos
Plus ivre que Dionysos
Je me nomme Chronos

Je répands la vieillesse et la tristesse
J’accable les humains de douleurs
Je les torture de langueurs

Je suis la mort incarnée
Les enfants que j’ai mangés
Viendront me terroriser
L’affliction ne m’abandonnera-t-elle jamais?

Mehdi K., 5ème Balzac




L’ÉTÉ


Été par Mucha (1900)


Je revis, je suis dans l’euphorie
Les champs de blé, les arbres à fruits
Sont récoltés et la chaleur revient
Comme l’oiseau qui regagne ses biens

En l’été chante la vie
La joie s’enflamme
Ma déesse Déméter
M’inspire de sa chaude lumière

Le sens de ma vie réapparaît lentement
Déployant ses couleurs de toute beauté
Tel l’arc-en-ciel envoûté

Emma L., 5ème Balzac



Cérès, ô ma déesse
Tu m’apportes une allégresse
A faire renaître le soleil
Dans mon coeur

Mais Cérès, ô ma déesse
Les abeilles me font peur
Je sens sourdre une menace
Qui réclame sa place

Cérès, ô ma déesse
Tes rayons sont ma force
Reste, lutte, je t’en prie!
De ta vigueur dépend ma vie

Alicia V., 5ème Balzac



L’Été m’a pris par surprise
Et m’a écrasé de sa chaleur
Je crus que c’était mon heure

Le Soleil est furieux contre les humains
Je me suis battu, j’ai résisté
Ma colère contre Déméter soutenait mes pieds
Et j’ai perdu

A l’extérieur je languis de chaleur
A l’intérieur je suis glacé
Je deviens aveugle et sourd
Ma vie s’est consumée

Zied M., 5ème Balzac









Mise en voix d’un poème de Ronsard

Par Mme Otsmane - 11:19, lundi 20 octobre 2014 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 0 .. Lien
Cinq élèves de la 5ème Flaubert se sont prêtés au jeu d’enregistrer leur voix après leur récitation expressive d’un sonnet des "Derniers vers" de Ronsard (1585).
Bonne écoute!




Méchantes nuits d’hiver, nuits filles de Cocyte
Que la Terre engendra, d’Encelade les soeurs,
Serpentes d’Alecton, et fureur des fureurs,
N’approchez de mon lit, ou bien tournez plus vite.

Que fait tant le Soleil au giron d’Amphitrite?
Lève-toi, je languis accablé de douleurs;
Mais ne pouvoir dormir c’est bien de mes malheurs
Le plus grand, qui ma vie et chagrine et dépite.

Seize heures pour le moins je meurs les yeux ouverts,
Me tournant, me virant de droit et de travers,
Sur l’un sur l’autre flanc je tempête, je crie.

Inquiet je ne puis en un lieu me tenir,
J’appelle en vain le jour, et la mort je supplie,
Mais elle fait la sourde et ne veut pas venir...







"Méchantes nuits d’hiver..." par Rodi A.

Par Mme Otsmane - 11:17, lundi 20 octobre 2014 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 0 .. Lien


"Méchantes nuits d’hiver..." par Kélia B. et Kayan H.

Par Mme Otsmane - 11:15, lundi 20 octobre 2014 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 0 .. Lien


"Méchantes nuits d’hiver..." par Sarah L. et Maxance B.

Par Mme Otsmane - 11:10, lundi 20 octobre 2014 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 0 .. Lien


Jouer une scène du "Cid"

Par Mme Otsmane - 16:40, vendredi 3 octobre 2014 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 3 .. Lien
Pour leur premier travail de récitation, les 4ème ont mis en scène le duel verbal qui oppose le Comte à Don Diègue à la scène 3 de l’Acte I du Cid de Corneille.


https://www.youtube.com/watch?v=R7zEefY1amQ&feature=youtu.be
Le duo Joelia F. et Léa BH en 4ème Alberti






La sortie des 5e Flaubert au Louvre et aux Tuileries

Par Mme Otsmane - 16:54, mercredi 1 octobre 2014 .. Déposé dans 10wSorties, voyages .. commentaires : 5 .. Lien

Le reportage sur la sortie par Kayan H et Maxance B.

Le 26 Septembre 2014, nous, les 5e Flaubert, élèves du collège Willy Ronis, sommes partis à Paris pour visiter le jardin des Tuileries et le musée du Louvre sur le thème des Saisons.

Mais commençons par le début !

Nous sommes partis vers 8h en direction la gare de Champigny. Une fois dans le RER, nous avons pris la direction de Châtelet les Halles pour rejoindre la ligne 1 du métro jusqu’à Concorde.

Dans le Jardin des Tuileries, notre professeur de Français nous a présenté notre première activité : trouver les statues autour du bassin octogonal en lien avec les Saisons.



Sur une terrasse des Tuileries avant de commencer le parcours d’orientation


Pomone, la nymphe aimée par le dieu Vertumne.
Pour parvenir à séduire Pomone, Vertumne
prit successivement la figure d’un laboureur, d’un moissonneur, d’un vigneron et enfin d’une vieille femme.


En nous dirigeant vers le musée du Louvre, nous avons appris que le palais des Tuileries avait été brûlé au XIXème siècle.



Sous l’Arc de Triomphe du Carrousel, la pyramide du Louvre est en vue!

Nous voici au Louvre et nous commençons notre cycle de visite : nous partons d’abord à la découverte d’Arcimboldo (aile Denon) qui représente les différentes saisons sous la forme de têtes composées.

Ensuite, nous nous dirigeons vers l’aile Richelieu pour observer les saisons de Poussin qui représentent à la fois des heures du jour et des scènes de l’Ancien Testament.

Enfin, nous nous rendons au pavillon Sully mais les salles du XVIIIème siècle étaient fermées ce matin là. Les élèves qui ont travaillé sur Lancret nous ont quand même lu leur exposé: ce peintre montre les plaisirs en plein air liés à chaque saison.



Devant le cycle des Saisons d’Arcimboldo



NiKola et Denis devant "L’Automne" de Poussin


Barbara et Tugbanur devant "Le Printemps" de Poussin


Kayan devant "L’Hiver" de Poussin

Nous avons profité de notre parcours à travers les salles pour voir la Joconde, la victoire de Samothrace, des antiquités égyptiennes et le Louvre médiéval.




Idir, Rodi, Nirvan, Salima et Andréa devant des sarcophages



Tugbanur, Barbara, Sarah et Margot devant la maquette du Louvre médiéval

Nous avons terminé par un pique-nique près de la pyramide et des fontaines aux alentours de 13h.



Dernière photo de groupe avant de rentrer à Champigny!



L
es coups de coeur des élèves





Au jardin des Tuileries, c’était intéressant de voir les saisons représentées en forme humaine (allégories). On a pu découvrir des histoires mythologiques comme celle du dieu Vertumne et de Pomone.
Salima G.





L’oeuvre que j’ai préférée est située dans l’aile Denon: c’est "L’Été" d’Arcimboldo. Je trouve amusant de représenter l’été sous la forme d’un bonhomme joufflu et souriant. On reconnaît l’été grâce aux fruits et légumes de saison et les épis de blé.
Salima G.





Mon oeuvre préférée est "Le Printemps" d’Arcimboldo car cette oeuvre est très colorée, très fleurie, très joyeuse. A travers les mille fleurs, on arrive bien à distinguer le visage du personnage.

Marine T.




L’oeuvre que j’ai préférée est "L’Été" de Nicolas Poussin. En effet, la scène représente la rencontre de Ruth et de Booz dans un champ de blé. Ils donneront naissance au grand-père de David, lui-même l’ancêtre du Christ. L’Eté est suggéré par la scène de moisson et la lumière du soleil.
Ibrahim A.





Mon oeuvre préférée est "L’Hiver" de Nicolas Poussin qui représente le Déluge. C’est la nuit, c’est triste, on voit à l’arrière-plan l’Arche de Noé. J’ai choisi cette oeuvre car j’aime bien les couleurs sombres.

Denis D.

Les personnages représentés sont fatigués, leurs vêtements sont déchirés. Le ciel est lugubre et l’eau est sombre. Ce tableau est vraiment réussi, les couleurs choisies correspondent à la saison.
Barbara VDL





J’aime l’oeuvre de Nicolas Lancret "Le Printemps" qui représente une scène joyeuse. On y voit des oiseaux, des fleurs et des jeunes gens amoureux.
Idir B.





Durant la visite, j’ai préféré le tableau représentant "l’Été" par Nicolas Lancret. Les paysans représentés sont joyeux, ils font une ronde près des champs de blé.
Kayan H.





L’oeuvre que j’ai préférée est "l’Hiver" de Nicolas Lancret. La scène est chaleureuse: on voit des patineurs s’amuser sur un lac gelé.
Maxance B.






Créer une impression sonore

Par Mme Otsmane - 16:51, lundi 22 septembre 2014 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 6 .. Lien
  Pour aboutir à la création d’un poème à la fin du chapitre "Le Chant des Saisons", les élèves de 5e pratiquent plusieurs ateliers d’écriture. Dans les textes que nous vous présentons ci-dessous, nos petits écrivains se sont exercés à créer du sens à partir de sons, en essayant d’imiter le souffle du vent par l’utilisation d’allitérations en "f" et "v".



Sans effort, le vent siffle

Emportant une feuille

Et parfois même un grand meuble.

Ses rafales, d’une puissance sans égale,

D’une vitesse sans limites,

Vont vite.

Très fuyant, trop rapide,

Le vent représente la vie

Et la fougue de celle-ci

Jacques M., 5ème Balzac


Voici le vent qui arrive,

Les rafales se déchaînent

Et sifflent à travers les nuages,

Spectacle majestueux dans le ciel.

A grande vitesse, il souffle

Et soulève les feuilles d’automne

Tel un cheval fougueux.

Andréa DS, 5ème Flaubert


Le vent siffle dans les branchages

Et vente de long en large.

Le feuilles frémissent et jaunissent.

Le vent en rafales

Va vite, il est brutal.

Les vivants fuient en l’entendant.

 Vent fougueux, vent malheureux...

Shaïna M., 5ème Balzac


Au matin, quand je me réveille

J’entends siffler le vent

Et voler les feuilles.

La rafale du vent

Me fait frémir.

Au fil des heures, je sens

Le fougueux vent vivre en moi.

Le soir venu, il est fuyant

Et ne vente plus.

Il a disparu.

Maxance B., 5ème Flaubert


L’automne est là,

Les feuilles mortes virevoltent

Emportées par le vent fougueux

Si vivant, si bruyant.

Au coin de la cheminée

On voit le feu frémir

Tant les rafales soufflent.

Le feuillage du chêne

Est vite tombé cette année.

Le vent est présent, fuyant.

Il vente, il pleut, il grêle parfois

L’automne est là.

Aurélien R, 5ème Flaubert






Ecrire un fabliau comique reposant sur un quiproquo/ juin 2014

Par Mme Otsmane - 12:44, lundi 8 septembre 2014 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 48 .. Lien
Oyez, oyez braves gens! Approchez et découvrez les fabliaux rédigés par les élèves des 5ème Artaud et Ionesco.
Du vilain qui voulait rouler sur l’or à l’amoureux qui devait passer de la pommade à ses beaux-parents, lequel de ces personnages médiévaux vous paraîtra le plus naïf?



La servante qui tapait dans l’½il des chevaliers

Je vais vous raconter l’histoire d’un chevalier amoureux mais maladroit pour vous faire rire.

Isaac était un chevalier qui ne s’intéressait qu’aux armes et aux tournois. Un jour, en rendant visite à sa tante Isabelle, il tomba sous le charme irrésistible de sa servante sarrasine, Leila. Ne sachant plus quoi dire, il bredouilla: «Bi,bi,bonjour... ».

-Bonjour à vous aussi mon brave chevalier, lui répondit sa tante. Vous m’avez l’air bien distrait Isaac, que vous arrive t-il ?"

Après avoir pris des nouvelles de sa tante sans pouvoir détacher son regard de la servante, Isaac sortit du grand domaine encore étourdi par sa rencontre. Il n’arrivait pas à oublier ses yeux bleu émeraude, sa peau mate, ses cheveux ambrés et ses lèvres rouge cerise.
En rentrant chez lui, son frère aîné, Jean, s’exclama :
« Mais où étais-tu passé? Cela fait de longues heures que je t’attends pour jouter!"
Mais Isaac ne répondit pas, il avait l’air ailleurs. Comme Jean s’inquiétait de l’état de son frère qu’il ne reconnaissait pas,
l’amoureux lui annonça en soupirant :
«Je n’arrive pas à oublier la servante de tante Isabelle: elle m’a vraiment tapé dans l’½il! »

D’un bond, Jean s’en alla furieux régler ses comptes avec Leila. Isaac tenta tant bien que mal de rattraper son bouillonnant frère.

Arrivé à destination, Jean fit une apparition scandaleuse. Isabelle qui entendit le vacarme se précipita à la porte :

 « Mais quelles sont donc les raisons de tout ce remue ménage? ».

Jean, encore très en colère, maugréa:

"Tante, je ne tolère pas qu’une de vos servantes se permette de taper dans l’½il de mon frère!".

Il y eut un silence puis Isabelle fut prise d’un énorme fou rire:

« Je n’étais pas là quand Isaac t’a parlé de Leila mais je suis sûre qu’il entendait tout autre chose! »

 Jean, gêné, s’excusa auprès des deux femmes . Isaac arriva sur ces entrefaites et dès qu’il aperçut Leila, il se mit dans tous ses états.

La tante vit que la demoiselle n’était pas insensible au charme du chevalier et elle ½uvra si bien que le mariage se conclut en peu de temps et sans échange de coups!


Prudence M., 5ème Artaud


"Taper dans l’oeil" par Prudence M.


Le paysan qui eut le coup de foudre

Approchez braves gens! Venez écouter l’histoire d’un jeune paysan qui était tombé amoureux plus vite que l’éclair.
Ce jeune paysan rentrait des champ quand sa route croisa celle d’une charmante paysanne. Il sentit un terrible frisson lui traverser le corps:
« Ça y est je suis amoureux », pensa-t-il.

Il s’avança vers elle pour lui déclarer sa flamme mais la jeune paysanne très intimidée s’enfuit au courant.  Il voulut la rattraper mais il s’essouffla bien vite et voulut récupérer sa respiration au pied d’un arbre.
Son voisin vint à passer et fut inquiet de le trouver à terre:
-Mais que t’arrive-t-il donc?
Le jeune paysan n’arrivait pas à reprendre son souffle:
-C’est, c’est... que j’ai eu le coup de foudre..., souffla-t-il péniblement.
-Un coup de foudre, mais c’est horrible! s’alarma son voisin.
Et sans lui demander son avis, il le prit sur ses larges épaules et l’
emmena sur le champ voir un apothicaire.

Une fois là bas, le jeune homme n’eut même pas le temps de s’expliquer qu’on lui fit boire d’horribles breuvages. Quand il put enfin ouvrir la bouche, il cria exaspéré:

-Mais je n’ai rien, je ne suis pas malade!

-Mais si, mais si, tu m’as dit que tu avais reçu un coup de foudre! coupa le voisin.

Le jeune homme eut beaucoup de mal à lui faire entendre raison.

Quand le voisin eut enfin compris de quoi il retournait, il fit son possible pour l’aider à retrouver la jeune femme. Le couple put enfin faire tranquillement connaissance sans que la foudre intervienne!


Robin B., 5ème Artaud


"Avoir un coup de foudre" par Robin B.


Le futur marié qui s’était pris un râteau

Oyez, oyez! Je vais vous raconter l’histoire d’une jeune damoiselle nommée Sofia pour vous amuser.

Sofia était une jeune noble très belle et elle s’éprit un jour d’un beau chevalier. Les jours, les mois passèrent et un beau jour Hector demanda Sofia en mariage. Les noces furent très vite fixées.

Le jour du mariage, Hector devait retrouver Sofia à l’église mais il ne s’était pas réveillé à temps. Il se mit à courir pour rattraper son retard. Malheureusement, il percuta un râteau qui l’assomma à moitié. Il arriva à l’église très en retard et très sonné.

Sofia, pâle d’inquiétude, lui demanda ce qu’il s’était passé.

-Sur le chemin, j’ai été très maladroit et j’ai pris un râteau, confia-t-il penaud.

-Comment? hurla Sofia. Nous sommes sur le point de nous marier et  tu as osé essayer de séduire une autre fille!"

Elle se sauva en courant, furieuse. Hector eut beaucoup de peine à réussir à la revoir car elle était dans une colère noire.

Il reprit l’histoire dans les détails et lui expliqua qu’il s’était fait assommer par un véritable râteau. Bien que l’histoire était assez incroyable, Sofia prit le parti de croire son futur époux. Le mariage reprit là où il s’était arrêté.

Levez-vous de bonne heure pour éviter de prendre des râteaux!


Samsha.D 5ème Artaud



"Prendre un râteau" par Samsha D.



Le paysan qui voulait rouler sur l’or


Oyez ! Oyez ! Approchez ! Approchez ! Je vais vous raconter l’histoire d’un jeune paysan nommé Romain qui voulait devenir riche. 

« Je souhaiterais tellement rouler sur l’or», confia Romain à son ami, un jour où il travaillait dans le champ du seigneur.

Le fils du noble qui surveillait les travaux lui annonça :

«Si vous souhaitez rouler sur l’or,  je peux vous aider, mais, pour cela il faudra me rendre quelques services!

- OUI ! Je suis prêt à vous rendre tous les services, s’exclama Romain, qu’ils soient humiliants ou pas, je les ferais !

- Ne vous inquiétez point, ces services ne seront pas bien longs ni très affligeants, répondit le noble.

Romain rentra chez lui et se précipita vers ses parents:

- Je vais rouler sur l’or ! s’époumona t-il, j’ai rencontré le fils du seigneur qui veut bien m’aider à rouler sur l’or, en échange de quelques services !

Le père furieux d’entendre cette nouvel vociféra :

-Es-tu devenu fou? Faire confiance à un noble! Il ne va sûrement pas tenir parole!"

Dès le lendemain, Romain se rendit chez le jeune noble et durant un mois, il se plia à ses moindres volontés.

Un jour, le noble lui annonça:

"Suis-moi, pour venir récupérer ta récompense!"

Romain le suivit dans une salle, le c½ur battant. Le noble ouvrit une porte: il aperçut une charrette et un tapis doré.

Le jeune noble se rengorgea: "J’ai préparé cette salle pour toi: tu pourras venir autant de fois que tu le souhaites pour rouler sur l’or!"

Pour réaliser ses rêves, mieux vaut compter sur soi-même!

Cindy T, 5e Artaud


Par Cindy T.


Le jeune noble qui passait de la pommade à ses beaux-parents

Oyez, oyez braves gens! Approchez pour écouter l’histoire d’un jeune noble prénommé Julien, épris d’une paysanne dénommée Claudette.

Le jeune noble était si amoureux qu’il convainquit sa bien-aimée de le laisser rencontrer ses parents. Hélas, quand il se rendit chez les parents de Claudette, ces derniers ne lui firent pas un bon accueil.

-Mais, insista Julien, pourquoi refusez-vous de m’accordez la main de votre fille ?

Le père intraitable déclara à Julien :

-Vous, les nobles, ne vous préoccupez pas des paysans qui composent pourtant le peuple ! Alors comment voulez-vous que nous vous fassions confiance? Je refuse cette union!"

Julien retourna dans son domaine et confia désespérément à son ami :

-J’aime sincèrement Claudette ! Dis-moi, toi, ami de toujours, comment puis-je faire en sorte pour qu’ils m’accordent la main de leur fille? J’ai déjà eu du mal à faire accepter cette relation par ma famille!

-Tu devrais, lui répondit son ami, retourner chez eux et passer de la pommade au père. Il va finir par t’apprécier!"

Julien fut heureux de ce conseil et le mit à exécution. Pendant la nuit, il pénétra dans la maison du paysan avec de la pommade et lui en étala sur les mains. Le père se réveille et aperçoit Julien qui s’en va. Puis il remarque ses mains toutes poisseuses! Il réveilla sa femme et lui annonça :

-Je pense que j’ai jugé trop sévèrement le petit noble qui était venu la dernière fois. Il m’a passé un soin sur les mains qui coûte très cher alors que je ne suis rien pour lui! De plus, son statut pourrait nous être favorable".

La mère acquiesça et le mariage entre Julien et Claudette fut très vite conclu!

Sarah Ch., 5ème Ionesco








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