Elèves créateurs

Visite de l’exposition "Liberté, j’écris ton nom!"

Par Mme Otsmane - 16:58, vendredi 3 juin 2016 .. Déposé dans 10wSorties, voyages .. commentaires : 8 .. Lien
Les 4e Escher et les 4e Braque étaient de sortie aux Archives départementales du Val de Marne pour découvrir l’exposition "Liberté, j’écris ton nom!". Documents administratifs, photographies, journaux, affiches, objets et films témoignent de l’oppression vécue par les Val-de-Marnais en 1944 mais aussi des progrès de la Résistance.
A la suite de leur visite, les élèves ont ensuite participé à un atelier de conception de tracts de Résistance.




Visite autour d’une enquête








Analyse puis conception de tracts de Résistance







Ajouter une scène dans une nouvelle pour en modifier la chute

Par Mme Otsmane - 16:04, mardi 31 mai 2016 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 5 .. Lien
A travers la lecture des nouvelles réalistes, les élèves de 4ème consolident leur apprentissage du dialogue argumentatif. Dans l’étude de "L’Enfant" de Maupassant, la fin de la nouvelle a été volontairement tronquée afin que les élèves imaginent une chute.
Ils ont développé la scène dans laquelle Jacques doit révéler à Berthe, le soir de leurs noces, que son ancienne maîtresse vient tout juste de mourir en accouchant d’un enfant qui se révèle être le sien. Osera-t-il lui dire la vérité? Comment réagira la jeune épousée?
L’étude en classe de la scène de l’agonie de l’ancienne maîtresse a permis aux élèves de repérer plusieurs procédés de dramatisation qu’ils ont essayé d’utiliser dans leur travail d’écriture.

Par Cézanne (1872)

Berthe était prise entre deux tourments : l’envie de rester auprès de son époux ou bien fuir la situation.

Elle murmura à voix basse, étranglée par les doutes:

-Que comptez-vous faire de cet enfant qui  n’est pas le nôtre?

Jacques, confondu par ses émotions, répondit avec difficulté  :

-Je sens un lien avec cet enfant , je ne vous abandonnerais jamais, vous êtes mon bijou le plus précieux… Enfin vous l’êtes lui et vous …

Berthe terrorisée à l’idée que cet enfant prenne sa place cria :

-Ne voyez-vous pas que nous.. enfin je ne suis point prête à avoir un enfant, nous venons de nous marier... Je suis jeune, je n’ai même pas fini ma jeunesse!

Jacques se sentit incompris, il lui répondit d’un ton stupéfait :

-N’avez-vous point de c½ur ? N’êtes-vous point touchée par le drame de ma défunte amie? Si vous l’aviez vue... Elle pâlissait, pâlissait sentant son heure arriver... Son corps était gelé comme la neige... Elle qui sentait le souffle de vie, je voudrais tant qu’elle soit là juste auprès de moi …

Berthe, étonnée par ces propos tendres dédiés à une autre femme, reprit d’une voix tremblante :

-Je ne comprends plus rien, ne m’aimez-vous déjà plus? Qu’avait-t-elle de plus que moi? Vous ne parlez jamais de moi ainsi... Pourquoi garderiez-vous cet enfant qui vous relie à elle?

Jacques débordé entre son amour paternel et son amour passionnel pour sa femme cria:

-Mais cet enfant est de moi !

Berthe alarmée se mit à pleurer. Elle pleura, pleura sans pouvoir s’arrêter puis cria de toutes ses forces, voyant son avenir barré par cette nouvelle pour elle atroce:

- Pourquoi nous, pourquoi maintenant, pourquoi lorsque que tout se passait à merveille?

Jacques, voyant celle qu’il aimait prise de chagrin, s’en voulut, affecté par les pleurs de sa femme. Il voyait en ses pleurs qui se répandaient le sang qui coulait auparavant de sa maitresse. C’était la même souffrance. Rongé par la culpabilité, il lui murmura d’une voix désemparée :

-Ma chère femme, donnez-moi une chance, laissez-moi réparer mes erreurs... Je vous chérirai jusqu’à mon dernier soupir.

Mais c’était trop tard. Le coup était trop violemment porté dans le coeur de Berthe. Toute sa nature tendre et douce avait disparu. Elle conçut l’idée effroyable d’une vengeance atroce. Elle fut prise d’un rire de démente et annonça d’un sourire moqueur:

-J’accepte de rester avec vous et d’élever cet enfant. Nous verrons bien dans quel temps ou tempête se déroulera  notre avenir."

Berthe tomba enceinte quelque temps après leur mariage. C’était aussi un petit garçon. Elle inculqua une haine atroce à son enfant envers l’enfant qu’avait eu Jacques. Elle fut une épouvantable marâtre et mena une vie de terreur à cet enfant qui n’avait rien demandé, à cet enfant qui ne connaîtrait jamais le bonheur d’avoir une mère qui aurait pu l’adorer.

Salima G., 4ème Braque



Berthe courut à lui:

"Qu’y a-t-il ? dites, qu’y a-t-il ?"
Jacques, qui tremblait malgré la présence du bébé dans ses bras, pâlit, pâlit comme un linge. Il réfléchissait à ce qu’il devait dire en regardant droit dans les yeux Berthe qui, l’air épouvantée, avait une larme au coin de l’½il.

Jacques, pour tenir sa promesse et ne pas perdre Berthe, décida de mentir et balbutia:

"Ma chère femme, mon... mon meilleur ami et sa femme sont décédés, l’enfant que vous pouvez apercevoir dans mes bras est leur fils, leur dernière volonté est que je l’élève comme mon propre enfant."
Berthe faillit défaillir par ces révélations mais elle était en même temps émue par cet enfant qui avait l’air de reposer dans un nid douillet.  Elle prononça avec difficulté:
"Pensez-vous que nous soyons capables d’élever cet enfant, de le nourrir, de l’éduquer, de l’aimer?"

Jacques reprit ses esprits et, rempli d’espoir, il déclara:

"Avec notre amour et notre âme nous pouvons le nourrir, nous pouvons l’éduquer et nous pouvons l’aimer, si nous le voulons nous le pouvons. "
Tout le monde était fatigué. En espérant que la nuit porte conseil, ils partirent se coucher en déposant le bébé enveloppé de draps sur un lit. Le lendemain, le bébé se reposant, Berthe décida de parler à Jacques :
" Mon cher mari, je comprends la détresse de cet enfant mais pourquoi ne vit-il pas dans la famille de votre ami ou de sa femme?"
Jacques s’était préparé à ce genre de questions et avait senti que sa vie allait peut-être être détruite par la naissance de son fils. Il répondit :
"Eh bien! Mon ami avait perdu toute sa famille étant jeune. Quant à la famille de sa femme, elle vit loin, à l’étranger... C’est pourquoi nous sommes la seule famille."
Berthe était ahurie par cette famille inexistante. Elle était prise de pitié pour ce bébé esseulé et sentit dans son c½ur le besoin irrésistible de l’aimer. Elle demanda alors à Jacques :
" Dites-moi... quand les funérailles auront elle lieu ?"
Jacques rétorqua:

"Il n’y en aura pas, le corps de mon ami et de sa femme ont été déchiquetés par cette infâme accident."
Jacques avait peur, peur que Berthe ne découvre la vérité car il ne savait pas exactement quoi inventer pour ce prétendu accident. Berthe l’écoutait, elle murmura:
"Pourriez-vous me raconter les circonstances de cet accident ?"
Pendant quelques instants, Jacques hésita mais il ne pouvait plus reculer et reprit :

"Il n’y a aucun témoin de l’accident. Je peux juste vous relater les hypothèses des agents de l’ordre. Cela se produisit hier fort tard dans la soirée, il rentraient chez eux dans la voiture après une soirée forte en alcool. Mon ami traversa un passage à niveau mais il manoeuvra si mal qu’un des chevaux se brisa la jambe contre le rail. Il ne réussit pas à faire bouger la calèche qui fut emportée par un train. Le pauvre bébé était resté à la maison et ignorait tout ce qui allait arriver à ses parents durant cette funeste soirée".

Jacques s’émut lui-même et pleura. Berthe sanglotait tout à fait:
"Je considère cet enfant comme le mien!"
Les époux s’embrassèrent et se réconcilièrent. Tous leurs proches acceptèrent cet enfant comme le leur.
Trente années avaient passé, Berthe et Jacques menaient une vie paisible en compagnie de leurs deux enfants: ils avaient eu une fille qui avait grandi avec le fils de Jacques. Mais un soir d’hiver Jacques mourut de vieillesse et laissa un testament à Berthe. Il lui léguait notamment toute la vérité qu’il n’avait jamais osé lui avouer sur sa maîtresse. Berthe fut déçue, mais que pouvait-elle faire ? Rien !  Elle finit paisiblement sa vie avec le regret que Jacques lui eut menti mais avec le bonheur que continuaient à lui apporter ses deux enfants devenus eux-mêmes de rayonnants parents.

Gabriel T. et Geoffrey G., 4ème Braque


Jacques annonça d’un ton décidé et froid:

"Mon amie, je vous ai menti au sujet de mon meilleur ami. Il laisse paraître que c’est mon ancienne maîtresse qui a accouché et qui en est morte: elle a été tuée par cette naissance, tuée par ce nouveau-né. Elle m’a fait jurer de ne jamais abandonner le bébé quoi qu’il en coûte et à ce moment précis elle avait des mains de glace, des mains de morte...

-Comment est-ce possible? balbutia Berthe.

-Je n’ai plus revu mon ancienne maîtresse ces neuf derniers mois et j’ignorais son état... 

-Mais moi je ne veux pas garder cet enfant issu d’une autre liaison que la nôtre", répliqua Berthe en colère et survoltée de cette mauvaise surprise.

Jacques proclama d’un ton ferme:

"Je suis d’accord pour vous rendre votre liberté car j’ai juré de m’occuper de cet enfant inattendu! "

Berthe divorçait le jour de son mariage mais un mois après, elle reprit contact avec Jacques.

-J’ai bien réfléchi à propos d’élever cet enfant et je suis entièrement d’accord avec la décision que vous avez prise, lui déclara-t-elle avec beaucoup d’émotion.

Jacques se contenta de sourire et de lui ouvrir les bras. C’est ainsi que Jacques et Berthe commencèrent à élever "leur enfant".

Aymeric S., Burak K. et Idir B., 4ème Escher


Toutes les femmes l’observaient quand il prit la parole :

« Je vous présente Eugène. Il n’a que quelques heures...., commença Jacques en bégayant.

- Très bien, mais qui est cet enfant ?, demanda Berthe.

- Il s’appelle Eugène... C’est mon...mon...mon fils, poursuivit-il avec difficulté.

- Quoi ! Comment osez vous ? Le jour de mon mariage ! s’exclama Berthe, rouge de colère. Outrée, elle tourna les talons et retourna dans sa chambre.

Jacques confia le bébé à sa belle mère et alla rejoindre sa femme. Elle sanglotait quand il entra.

«Sortez ! cria-t-elle.

- Non, ne voulez vous pas une explication ? supplia-t-il.

- Je pense la connaître, affirma-t-elle, mais allez-y, contez-moi votre explication.

- Vous rappelez vous de ma maîtresse ? Et bien, vos parents m’avaient donné un délai pour vous prouver ma fidélité. Pendant ce temps, je recevais des lettres de ma maîtresse mais je les déchirais aussitôt qu’elles me parvenaient. Mais ce soir ce n’était pas une de ces lettres, je l’ai donc ouverte. Dans cette lettre, il était écrit qu’elle avait accouché et qu’elle était mourante... ».

Berthe fut prise d’une grande tristesse mais comprit la situation énoncée par son mari.

«Je comprends mais vous auriez dû m’en parler avant de fuir sans aucune explication car vous m’avez laissée seule, le jour de mon mariage, devant le fait accompli ».

Berthe fut déçue de l’attitude de son conjoint mais elle résolut de lui pardonner par amour et elle accepta ce petit garçon innocent comme une mère accepte son enfant.

Lana PV, Kélia B., May-Li L, 4ème Escher




Analyse de la pièce "Jeanne Barré, la Voyageuse invisible"

Par Mme Otsmane - 16:40, lundi 2 mai 2016 .. Déposé dans 10wSorties, voyages .. commentaires : 6 .. Lien

Début avril, les élèves de 4ème se sont rendus au théâtre Gérard Philipe pour assister à la représentation de "Jeanne Barré, la Voyageuse invisible":

http://college-willy-ronis.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=1296:sortie-au-theatre-gerard-philipe&catid=2:francais&Itemid=7#comments

Ci-dessous, ils nous font part de leurs analyses.



Cette pièce raconte la vie de Jeanne Barré de son enfance à sa mort.

Philippe Weissert joue principalement le rôle du narrateur et de Commerson et Claire Fretel de la narratrice et de Jeanne Barré.

Pendant la narration, les acteurs utilisaient des accessoires pour pouvoir permettre aux spectateurs d’avoir l’impression d’être dans l’histoire et quand ils jouaient leurs personnages, ils parlaient avec une variété d’intonations pour captiver les spectateurs.

Le violoncelliste avait pour rôle de suggérer la nature (les bruits du vent, de la neige, les oiseaux des Amériques) et les émotions des personnages.

La mise en scène est faite de sorte que l’on ait l’impression de faire partie des personnages. Les acteurs nous regardaient fixement et nous parlaient comme si nous étions sur le bateau avec eux. Ils étaient tellement proches qu’il n’y avait plus aucune intimité pour eux comme pour nous.

Les accessoires permettaient de représenter les saisons, les lieux différents dans lesquels se déroule l’action (bureau de Commerson, bateau, Amérique et même la maison dans le vallon) et les émotions (la colère avec le couteau)

Geoffrey: Selon mon avis, cette pièce est dynamique et la mise en scène, les accessoires et le jeu des acteurs permet une immersion totale dans l’histoire.

Ismaël:Pour moi, la pièce était assez amusante la mise en scène permet d’avoir l’impression d’être dans l’aventure, le violoncelliste m’a plu car il arrivait à suivre les mouvements des acteurs.

Geoffrey G. et Ismaël N., 4ème Braque



La scène est en bi-frontal: nous étions placés en face d’autres spectateurs. La scène, très petite, faisait penser à un navire. Les acteurs étaient proches de nous.

   Les accessoires sont recherchés et mis en évidence dès le début de l’histoire:  le chalet en bois, la fausse neige, le bateau, des livres de sciences, des colliers de fleurs... Des seaux d’eaux étaient lancés ce qui permettait d’animer la pièce.
   La pièce se déroule rapidement alors que c’est une grande et longue histoire, on ne s’ennuie pas. C’est d’ailleurs une belle histoire qui mêle amour, science et curiosité. On comprend mieux qu’à l’époque les femmes avaient très peu de droits comparées aux hommes.
 
               Lisa C.,  4ème Braque





Composer un portrait hyperbolique

Par Mme Otsmane - 12:10, mardi 12 avril 2016 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 0 .. Lien
L’étude de la littérature médiévale se poursuit avec la lecture de Lancelot ou le chevalier de la charrette de Chrétien de Troyes.
Après avoir analysé l’épisode des "Cheveux d’or" où le narrateur fait la part belle aux hyperboles pour magnifier l’admiration que voue Lancelot à la Reine Guenièvre, les élèves ont eu à composer un portrait mettant en valeur la beauté de la souveraine.


"Guenièvre se plaint à Lancelot de son départ pour la quête",
enluminure de "La Quête du Graal" (1375-1400)


La Reine avait un visage si gracieux et si pur qu’un astre semblait apparaître à chaque fois qu’elle arrivait. Sa chevelure blonde, abondante, lui faisait une auréole autour du visage. Ses yeux bleus, comme un ciel d’été dans lequel se reflète la mer, vous chaviraient l’âme au premier regard. Sa fine taille ondulait comme un tournesol caressé par la brise légère. A son passage, les regards ne pouvaient se détacher d’elle.
Nabil E., 5ème Gary


Les yeux de la Reine Guenièvre avaient la couleur de l’émeraude et sa chevelure rayonnait comme les éclats chauds du soleil au petit matin. Sa bouche d’un rouge lumineux faisait penser à l’éclosion d’une rose. Quant à sa peau, elle était blanche et douce: elle se vêtait d’une longue robe bleu nuit qui faisait ressortir son magnifique teint.
Tous les chevaliers qui la croisaient pensait qu’elle était un ange, issu tout droit du royaume de Dieu.
Marine F., 5ème Gary


Les cheveux de la Reine Guenièvre brillaient de mille feux, tels une éclatante mine d’or. Rien n’était plus doux ni plus soyeux que sa chevelure qui embellissait son magnifique visage. Ce visage si lisse, si pur, frais et délicat tel une cascade des plus hautes montagnes apaisait l’âme de ceux qui la contemplaient. Aucun paysage, aucun trésor n’égalaient une telle beauté. L’éclat de ses pupilles, illuminant la nuit comme la pleine lune, ensorcelait une armée entière. Sa taille, aussi souple et magnifique qu’un pétale de rose, ne laissait personne indifférent dans tout le royaume.
Rayan M., 5ème Gary


Guenièvre avait un beau visage, le plus beau du monde. Ses yeux d’un bleu intense, presque transparent, avivaient son regard à la fois profond et perçant. Ses fines lèvres rosées formaient un sourire d’ange, éclatant à la lumière du jour. Ses cheveux dorés, lisses et soyeux, encadraient son ravissant visage. La Reine était dotée d’une taille fine et souple, accentuant sa gracieuse silhouette.
Samra Y., 5ème Gary


Le visage de Guenièvre rayonnait de mille feux mais c’était surtout ses cheveux qui la rendaient éclatante car ils étaient si blonds, si dorés et si lumineux qu’à leur côté le soleil semblait noir. Ses grands yeux bleus rivalisaient avec le ciel le plus pur. Ils scintillaient tant qu’on avait l’impression que toutes les étoiles s’y trouvaient. La nuit, rien qu’en les regardant, on avait l’impression qu’il faisait jour.
Amelle I, 5ème Artaud






Ecrire un dialogue narratif argumentatif

Par Mme Otsmane - 07:48, lundi 4 avril 2016 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 5 .. Lien
Les épreuves communes de cette année ont porté sur l’incipit d’un court roman de Le Clézio, paru aux éditions "Lire, c’est partir": L’Enfant de sous le pont.
Ali vit sous un pont et survit en récupérant des objets dans les poubelles pour les revendre. Un soir, en rentrant dans son abri, il découvre un bébé abandonné dans un carton. Il vient immédiatement à son secours.
Pour le sujet d’invention, les élèves devaient imaginer le dialogue qui oppose Ali à l’un de ses amis: alors qu’Ali souhaiterait élever lui-même la petite fille, son ami lui conseille plutôt de la confier à un orphelinat.
Voici des exemples de travaux réalisés par les élèves durant leur épreuve en temps limité.





Une fois le bébé habillé, nourri et endormi l’ami d’Ali, Marcel murmura à Ali :

« C’est très noble ce que tu as fait pour ce bébé mais tu devrais le confier à un orphelinat.

- Mais pourquoi donc? , s’indigna Ali.

-Il aura de meilleures conditions de vie qu’avec toi sous un pont, déclara Marcel.

-Mais il n’aura pas de père et tout enfant a besoin d’un père, rétorqua Ali.

Marcel comprenait bien l’attachement d’Ali pour ce bébé mais il lui semblait de son devoir d’insister pour qu’il grandisse en sécurité.

Il reprit :

-Comment vas-tu faire pour le nourrir, l’habiller et le scolariser ? Un enfant a besoin d’un père et d’une mère certes, mais il a aussi besoin de se nourrir et de s’instruire.

-Et bien, je lui apprendrai tout ce que je sais et il viendra avec moi ramasser des objets pour les revendre et puis je partagerai ma nourriture avec lui !

- Quel bel avenir, ironisa Marcel. Tu n’espères pas mieux pour lui ? Enfin, un enfant ne peut pas vivre sous un pont, il a besoin d’être encadré, d’avoir des repères...

-Et pourquoi pas ? Qui a dit qu’un enfant ne pouvait pas vivre sous un pont ?

- Ali, ce que tu dis est insensé, tu ne veux pas le meilleur pour lui ? insista Marcel.

-Si, mais je ne veux pas l’abandonner, s’écria Ali.

Marcel insista :

-Mais tu ne l’abandonnes pas, tu le confies à quelqu’un qui pourra subvenir à ses besoins. Tu lui promets un meilleur avenir.

-Imagine qu’il s’en occupe mal, s’inquiéta Ali.

-Mais non, ne t’inquiète pas, il s’en occuperont très bien, ce bébé sera aimé et très bien entouré... En le déposant là-bas, tu lui offres une meilleur qualité de vie, le convainc-t-il.

Ali n’avait plus d’arguments. Son ami avait raison. Il soupira :

-D’accord, et bien demain matin, j’irai le déposer à l’orphelinat. »

Lana P, 4ème Escher


Ali était arrivé chez Marcel. Il prit alors une grande respiration et dit tout bas:
« Écoute-moi, en retournant sous le pont, je m’approchai de la tente et je vis quelque chose d’absolument inattendu.

-Et puis-je savoir ce que c’est ? demanda Marcel, intrigué.

-Un bébé m’attendait.

-Un bébé ! s’exclama Marcel. 

-Et j’aurais espéré que tu puisses me venir en aide.

-Mais naturellement!, fit Marcel avec un large sourire. Je vais chercher du lait, des vêtements et je reviens ». 

Une fois le bébé habillé, nourri et endormi, Marcel demanda : 

« Que comptes-tu faire de ce bébé Ali?

-Je vais le garder. Et je l’élèverai comme si c’était le mien, déclara Ali d’un ton décidé.

-Et tu comptes l’élever ici ? s’exclama Marcel. Mais c’est impossible voyons !

-Et pourquoi est-ce impossible ?, répliqua Ali avec un ton de défi.

Marcel comprit l’attachement de son ami pour cet être si fragile, il reprit d’un ton plus doux :

« Mais regarde un peu où tu vis... Crois tu que ce sont des conditions idéales pour un bébé? En tant qu’ami, je te conseille de l’emmener dans un orphelinat.

-Non, je refuse ! Je... Je me suis attaché à ce bébé », bégaya Ali. Il s’arrêta de parler, une larme venait de couler sur sa joue.

Marcel reprit presqu’en murmurant :

« Écoute Ali, si tu aimes vraiment ce bébé, tu devrais l’emmener dans un orphelinat, ils s’occuperont bien de lui là-bas. »

Ali soupira :

" Tu as raison. J’emmènerai ce bébé à l’orphelinat demain matin dès la première heure."

Nelson D., 4ème Braque



Ali venait à peine de poser le bébé sur son lit que son ami Jean lui dit:

«Ali, tu devrais vraiment confier cette petite à un orphelinat.

-Pourquoi faire? Je suis capable d’élever cet enfant, rétorqua Ali.

-Alors commence déjà par lui donner un prénom!

-C’est déjà fait elle s’appelle Blanche-Neige, répondit Ali.

-Le chat Cendrillon, le bébé Blanche-Neige et moi je suis la méchante sorcière, non mais tu crois que l’on vit dans un conte de fée!? s’exclama Jean.

-Non c’est juste que pour moi ce prénom représente sa beauté, répliqua tranquillement Ali.

-D’accord, mais comment vas tu faire pour la nourrir ? Tu vas lui donner du pain rassis et du vin?

- Je trouverais du travail. Ainsi, je pourrais la nourrir sans aucun problème, décréta Ali d’un ton décidé.

- Tu as vu l’état de tes habits à moitie déchirés ? s’emporta Jean. Sans compter une énorme barbe piquante, une puanteur horrible et une haleine putride... C’est sûr qu’avec toutes ces qualités tu vas trouver du travail...

-Je vais me laver et faire attention à mon hygiène comme une personne normale, répliqua Ali sans se démonter.

-Et comment? En allant te laver dans le canal gelé ? Et tu supplieras une couturière de rapiécer tes vêtements ?

-Pourquoi pas?

Jean laissa éclater son mépris :

« Alors tu es vraiment tombé bien bas et tu as perdu toute dignité pour aller supplier une couturière pour vivre... Tu n’es plus le même qu’à la guerre »

Ali sentit une colère intense et furieuse monter en lui. Il essaya de la contrôler mais continua la conversation sur un ton enragé en s’approchant tout près de Jean :

«C’est moi et moi seul qui ait sauvé cet enfant!

-Essaye de te calmer..., répondit Jean en reculant.

-Me calmer... Pour garder mon enfant, je serais prêt à tout ! Même à me débarrasser de toi!»

Une bagarre éclata entre les deux amis. Les coups s’enchaînèrent quand soudain Blanche-Neige se mit à pleurer. Jean eut pour réflexe de vouloir aller voir le bébé alors qu’Ali continuait de le frapper. Jean rassembla toutes ses forces pour faire tomber Ali. Il s’empara alors du bébé et s’enfuit vers l’orphelinat.

Voyant son ami partir, Ali réalisa que jamais il n’aura de fille ni de famille et qu’il resterait seul jusqu’à la fin de sa vie. Il resta au sol et éclata en sanglots.

Geoffrey G., 4ème Braque



Décrire un personnage du cycle arthurien

Par Mme Otsmane - 17:59, jeudi 24 mars 2016 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 5 .. Lien

Durant le chapitre consacré aux romans de la Table Ronde, les élèves ont visionné plusieurs extraits d’Excalibur (1981) de John Boorman. Ce film refond avec talent les différentes légendes sur Arthur pour offrir un déroulement chronologique cohérent de la vie du Roi.




Au cours de l’évaluation de fin de chapitre, vingt minutes ont été consacrées à la rédaction d’un court texte descriptif. Les élèves devaient au choix décrire:

- Mordred du point de vue d’Arthur

- Lancelot lors de sa première rencontre avec Guenièvre

- Morgane revue des années plus tard par Merlin

Leurs textes devaient être cohérents avec la situation des personnages et retranscrire leurs émotions. Pour enrichir leur description, l’emploi d’expansions du nom variées était suggéré. Le maniement de figures de style (comparaison/ métaphore) conférait un bonus.


Mordred vu par Arthur


Arthur désemparé  (Nigel Terry)

Le farouche Mordred (Liam Neeson)


Le pont-levis se baissa et Arthur se retrouva nez à nez devant son fils qu’il n’avait jamais vu. Mordred était fièrement campé sur son destrier, revêtu de son armure d’or qui paraissait indestructible et paré de son heaume en forme de soleil qui le rendait majestueux. Arthur lui demanda d’enlever son heaume et il ressentit de l’appréhension à l’idée de découvrir son visage. Il lui trouvait une aura de feu. Il reconnut ses propres yeux vert-bleu mais ceux de son fils étaient perçants. Ils luisaient de haine. Sa bouche restait figée de colère. Arthur fut submergé par la tristesse.

Nina F., 5ème Gary



Lancelot vu par Guenièvre


Guenièvre éprise (Cherie Lunghi)

Lancelot du Lac (Nicholas Clay)


Guenièvre descendit pour rencontrer le chevalier qui devait la mener au roi Arthur. C’est alors qu’elle vit un tout jeune homme lumineux. Ses yeux étaient d’un brun si tendre qu’elle crut que du miel y coulait. Une profonde sérénité émanait de toute sa personne. Guenièvre tomba instantanément sous son charme. Lancelot quant à lui demeurait silencieux.

Samra Y., 5ème Gary



Morgane vue par Merlin


Merlin conquis (Nicol Williamson)


L’envoûtante Morgane (Helen Mirren)


Merlin n’avait plus revu Morgane depuis de longues années. Il fut ébloui. Vêtue d’une robe rouge sang, elle était devenue une jeune femme d’une grande beauté. Sa grande cape qui flottait au sol bruissait à chacun de ses pas. Merlin éprouva beaucoup de respect et d’admiration pour la puissance qu’elle dégageait désormais. Cependant, il fut saisi par son regard : il était embrasé de la haine qu’elle ressentait pour son demi-frère Arthur.

Marine F., 5ème Gary


Merlin n’avait plus revu Morgane depuis de longues années. Il fut ébloui. Elle était devenue très élancée, avec des cheveux bouclés. Elle portait une longue robe bleu clair qui brillait de mille feux. Ses grands yeux bleus s’illuminèrent quand elle se rendit compte de l’effet qu’elle suscitait chez Merlin. Un radieux sourire illumina son visage, ses belles dents blanches brillaient d’un éclat irrésistible.

Lalya S., 5ème Gary



Merlin n’avait plus revu Morgane depuis de longues années. Il fut ébloui. Elle était resplendissante. Elle avait l’air d’un soleil flamboyant avec ses magnifiques cheveux roux qui ruisselaient sur ses épaules. Merlin ressentait l’aura magique qu’elle déployait autour d’elle. Merlin se sentait irrésistiblement attiré par elle même s’il devinait que les intentions de Morgane étaient dangereuses.

Djibril I., 5ème Artaud




Présenter un exposé avec le logiciel Padlet

Par Mme Otsmane - 16:11, lundi 29 février 2016 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 0 .. Lien
La découverte de la littérature médiévale a été inaugurée par un groupement de textes sur les légendes arthuriennes. En complément de leurs lectures, les élèves ont eu à préparer un exposé sur un personnage du cycle arthurien ou un objet de leur choix. Afin de rendre leur présentation plus interactive, ils ont été initiés à l’utilisation du logiciel en ligne "Padlet", plus intuitif qu’un diaporama.
Les oraux des exposés ont eu un réel succès. Non seulement les duos d’élèves étaient fiers de présenter leur "mur padlet" vidéoprojeté mais en plus les camarades ont été très réceptifs à ce qui leur était présenté.



Thomas et Enzo présentant le personnage de Merlin


Ema et Maïlle présentant le personnage de Gauvain

Ci-dessous les liens des différents exposés:

http://padlet.com/mmeotsmane/graal5A
http://padlet.com/mmeotsmane/galaad5G
http://padlet.com/mmeotsmane/gauvain5A
http://padlet.com/mmeotsmane/merlin5G
http://padlet.com/mmeotsmane/mordred5A
http://padlet.com/mmeotsmane/guenievre5G







Le Chant des saisons: écriture de poèmes

Par Mme Otsmane - 15:15, samedi 2 janvier 2016 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 1 .. Lien
Pour essayer de composer leur texte poétique, les élèves de 5ème ont lu des poèmes d’époques variées, effectué des recherches mythologiques et observé des peintures et sculptures mettant en scène les saisons.
Ils se sont graduellement initié au langage poétique à l’aide de différents ateliers d’écriture (enrichir un champ lexical, créer des images à l’aide de figures de style, créer une impression sonore).


L’Hiver


Mucha, L’Hiver, 1897

L’ivresse de l’hiver


Toi, qui dénudes les arbres de leurs feuilles,

Saturne, dieu qui dévore le temps

Ton froid revient illuminer mon c½ur.


J’attends que tu me noies de ta neige

Et que tu m’enténèbres de tes jours sombres,

Saturne, dieu qui dévore le temps


Mon c½ur rayonne en apprenant ta venue

Dans cette nature qui meurt abattue,

Saturne, dieu qui dévore le temps


Ema P., 5ème Gary



Le froid glacial me consumait

Saturne se réveilla

Et sa fureur déchaîna

Sur les innocents impuissants


Je me suis réveillé

D’une douleur accablante affligé

Le froid glacial me consumait

Et Saturne m’engloutissait


Je languis dans mon lit

Le froid glacial me consumait

Je me lamente de la vie


Saturne apparut, me dévisagea

Et se réjouit de ma mélancolie

Mort je suis

Le froid glacial m’a consumé


Syloé N., 5ème Artaud



L’Hiver est une saison qui me déteste

Mon grand-père crie dans son lit de mort

Semblable à un vieil oiseau blessé


L’agonie l’empêche de dormir.

Étouffée par le vent froid,

Ma grand-mère pleure, accablée de douleurs.


Perdus dans cette angoisse

Mes frères tremblent de froid,

Eux non plus ne dormiront pas.


Elisa M., 5ème Artaud



Triste, la chaleur s’est arrêtée

Le froid fait succomber mon c½ur

La grande tristesse de la neige

Me laisse de glace dans la tempête


Je me sens gelé et le Temps n’a pas l’air d’avoir froid

Mais cette nuit je vis une étoile filante

Qui m’a réconforté


Imhotep G., 5ème Artaud



Le Printemps



Mucha, Le Printemps, 1897

Ma saison préférée est arrivée

Le vent, le froid et la neige,

Le temps les a effacés

Et Flore renaît dans nos c½urs desséchés


Les fleurs, les arbres, les cris d’oiseaux

Tout renaît, tant que je pleure de joie

Le ruisseau brille de mille éclats

Ma saison préférée est arrivée


Les abeilles viendront récolter leur miel,

Les papillons de mille couleurs

Viennent me montrer le ciel

Et graver le printemps dans mon c½ur ouvert


Alliance M’B, 5ème Gary



Dans la rue sinistre, esseulé

Sans amis, sans parents

Je guettais mon seul réconfort

La déesse Flore


Le Printemps m’a choyé, entouré, nourri

J’ai pu survivre grâce à lui

Mon soleil rayonnant c’était cette fille seule

Aux cheveux d’or et aux yeux d’étoiles


Je n’ai pas osé la voir

Et je suis resté dans mon désespoir

C’est elle qui s’est avancée

Et dans une indicible extase m’a embrassé


Le temps passant, elle s’est enfuie

Je l’ai poursuivie mais elle a disparu

Mourrais-je donc seul ?


Si c’est cela ma destinée

Alors je m’envolerai vers les étoiles

Retrouver les yeux de ma bien-aimée


Hugo T., 5ème Artaud



J’ai vécu avec quelqu’un

Avec qui je me sentais bien

Mais il m’a laissé tomber

Comme une feuille de papier


Dans la froideur de l’hiver

J’ai perdu espoir

Un matin comme les autres

J’ai vu cet homme

Pas comme les autres


Il me fixe du regard

Et en une seconde

Il m’a envoûté

Et j’ai su que c’était le bon


Nous nous sommes revus

Dans une magnifique avenue

Nous sommes devenus inséparables


Voici maintenant trois saisons

Que je suis avec l’homme de ma vie

Je ne le quitterai pour rien au monde

Car grâce à lui, j’ai repris espoir


Maïlle Océane K., 5ème Gary




L’Été



Mucha, L’Été 1897

Je suis l’Été beau, somptueux et éblouissant

Si rayonnant que je réchauffe même les nuits.

Mon Amour, la Lune illuminera nos vies

Comme une fleur d’argent changeant de couleur.


A chaque fois que je te regarde dans les yeux

Mon c½ur change de voix.

En te regardant, mon astre doré,

Je brille de toute ma splendeur.


Mickaël M., 5ème Artaud



L’Été est joyeux, clair et beau

Heureuse enfin, je pleure, je ris

Je m’enivre du chant des oiseaux


Dans mes pensées les plus belles,

Dans mes pensées les plus intrépides,

Le soleil brille le jour comme la nuit


Les ruisseaux brillent dans des éclats de verre

Les pétales de fleurs rouges comme le sang renaissent.

Ce soir, au coucher du soleil, s’éteindra dans les ténèbres

La belle vie dont on rêvait tous.


Kimberly Q., 5ème Gary



Nuit d’été


Cette nuit-là

Nuit de rage, couleur rougeâtre

Enflammant mon c½ur débordant de haine

J’ai vu un démon aux dents jaunâtres


Cette nuit-là

J’ai vu des oiseaux dans leurs nids

Prêts à attaquer leurs proies pour leurs petits


Cette nuit-là

J’ai vu des chevaux à la crinière ardente

Sur ces chevaux, Déméter

Qui domptait le ciel ardent


Steve D, 5ème Artaud



La malédiction


La chaleur implacable du feu céleste

Brûle entièrement mon corps

Pareil à l’eau je m’évapore

Je tente de résister à la douleur


Languissant, j’implore le Temps

D’abandonner son manteau de feu

Et de faire renaître la pluie

Qui doit me redonner la vie


Accablé, j’implore le Soleil

De se voiler de nuages

Je ne suis qu’un mort

Au monde des enfers


Djibril I., 5ème Artaud



L’Été est une saison qui rend joyeux

Pourtant l’Été m’afflige

Sa chaleur me fait mourir de soif


Point d’oasis, point de réconfort

Je marche seule dans le désert

Languissante de chaleur


Cérès m’empêche de dormir

Une pénible sueur coule en moi


Notre Été est un été de malheur


Espérance D., 5ème Artaud





Ecrire un dialogue théâtral

Par Mme Otsmane - 14:35, mardi 1 décembre 2015 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 2 .. Lien
Dans leur chapitre consacré à la représentation du conflit au théâtre, les élèves de 4ème ont rédigé un dialogue théâtral argumentatif sur les thèmes de la richesse, du pouvoir, de la célébrité et de la beauté.
Par équipe, ils ont d’abord recherché des arguments et contre-arguments pour chaque thème puis ils ont mis en forme leur dialogue.



LA BEAUTÉ

MAMADOU: N’as tu jamais voulue être la plus belle ?

AURORE: Certes non, pourquoi faire ?

MAMADOU: Pour être admirée de tous !

AURORE: Pour attirer la jalousie des autres ? Non merci .

MAMADOU: Pour avoir tous les hommes à tes pieds .

AURORE: Être aimée seulement pour mon apparence physique, cela n’en vaut point la peine ! Mes qualités sont beaucoup plus importantes .

MAMADOU: Être désirée de tous les hommes est quelque chose de très plaisant .

AURORE: Je préfère être chérie par un seul homme qui m’aime pour mes qualités. Qu’il soit près de moi non pour mon physique mais pour mon amour sincère .

Andréa DS, Tiphaine T., Mélody B., Tugbanur A., 4ème Escher



SAMANTHA : N’as-tu jamais désiré être la plus belle?

BERNADETTE: Certes non ! Pourquoi faire ?

SAMANTHA : Pour être admirée et désirée de tous!

BERNADETTE: L’être intérieurement me suffit amplement.

SAMANTHA : Pour être sans défaut et d’une chair plus belle !

BERNADETTE: Et être regardée comme un produit sur le marché ?

SAMANTHA : Pour pouvoir user de ta séduction afin de charmer qui tu désires !

BERNADETTE: Les autres je m’en contrefiche. Je ne veux pas être dévorée du regard par tous ceux qui passent devant ma porte. La beauté finit par mourir, le mental ne s’ arrête jamais de grandir. La beauté de l’ âme est plus importante que le physique car ce n’est pas lui qui fait la personne mais l’âme. Ta beauté te laissera car un moment tu vieilliras. Pourquoi me regardes-tu d’un air songeur ?

SAMANTHA : Tu es la plus belle âme que j’ai jamais rencontrée.


Ali H., Salima G., Sarah B, 4ème Braque



LA CéLéBRITé


ALADIN: N’as-tu jamais désiré être célèbre ?

JASMINE:Certes non, pourquoi faire ?

ALADIN: Pour le plaisir d’être populaire!

JASMINE:A quoi bon ?A quoi cela sert-il ?

ALADIN: C’est gratifiant d’être une idole, de se sentir adulé par toute la population...

JASMINE: Et me faire harceler!

ALADIN:Tu intégreras les cercles V.I.P, tu rencontreras autres célébrités.

JASMINE: Mes propres voisins ne m’ont jamais intéressée

ALADIN: Tu seras invitée dans tous les pays et tu feras le tour du monde avec qui tu veux.

JASMINE: Je ne suis point une tomate starlette qui se fait promener partout. Je suis bien chez moi, au chaud. Je n’ai pas besoin des rumeurs et des calomnies suscitées par la jalousie. D’ailleurs, avec tous ces déséquilibrés, j’aurais peur des risques d’émeutes. Et enfin, je préfère rester inconnue de tous plutôt qu’être célèbre mais vivre dans la peur d’être un jour oubliée au point de songer au suicide. Mais pourquoi me regardes-tu soudain de cet air respectueux ?

ALADIN: C’est que tu es la première personne qui me dévoile l’envers du décor.

Marie-Emmanuelle S., Diakha D.,  4ème Braque




Rencontre avec un metteur en scène

Par Mme Otsmane - 16:44, mardi 24 novembre 2015 .. Déposé dans 10wSorties, voyages .. commentaires : 11 .. Lien
En amont de leur sortie au théâtre Gérard Philipe pour voir la pièce "Jeanne Barré, la Voyageuse invisible", les élèves des 4ème Braque et Escher ont eu la chance de rencontrer le metteur en scène Jérôme Imard.
Nous le remercions encore de son intervention extrêmement enrichissante!






Grâce à l’intervention de Jérôme Imard, j’ai pu apprendre de nombreuses choses sur les expéditions en mer. Pour résoudre le problème de la nourriture lors de ces longues traversées, l’équipage prenait du poisson salé (à la saumure), du boeuf séché en tranche et des fruits séchés pour combattre notamment le scorbut.

J’ai appris également que les marins étaient superstitieux : il y a trois mots qu’ils ne devaient pas prononcer : ’’lapin’’car il détruisait les cordages, ’’corde’’en référence à la pendaison et ’’femme’’car elles étaient interdites à bord.

Nous avons appris des éléments supplémentaires sur la vie de Jeanne Barré. Elle se serait embarquée pour suivre l’homme qu’elle aimait, le botaniste Commerson à qui Bougainville a fait appel pour son expédition scientifique. Elle s’est travestie en homme et s’est fait passer pour son valet, Jean Barré.

Jérôme Imard nous a expliqué ensuite ses choix de mise en scène. La scène est petite et en bi-frontal : les spectateurs jouent le rôle des marins et recréent la promiscuité qu’a vécue Jeanne Barré durant le voyage. Impossible pour elle de s’échapper. En bi-frontal, les acteurs sont aussi bien vus de de dos que de face: tout leur corps parle. Autre anecdote sur le lien entre le théâtre et la marine : les décors étaient hissés par des cordes pour être changés au cours de la représentation et ce sont les marins qui étaient recrutés pour cette tâche. Enfin, le théâtre a l’équivalent des termes « bâbord » et « tribord » pour indiquer la gauche et la droite : ce sont les mots « cour » et « jardin ».

Geoffrey G., 4ème Braque



Le dispositif scénique imaginé par J. Imard suggère la coque d’un bateau


Lundi 16 novembre, le metteur en scène Jérôme Imard est venu à notre rencontre pour nous présenter la pièce de théâtre « Jeanne Barré, la voyageuse invisible »

Il nous a appris pourquoi le voyage de Bougainville a eu lieu et nous a expliqué son trajet autur du monde. Nous avons étudié les conditions de vie à bord des navires (nourriture, hygiène,…).

Nous avons beaucoup parlé de Jeanne Barré et surtout de la manière dont elle s’est fait passer pour un homme (vêtements, apparence, attitude…). Ils nous a révélé que Jeanne Barré était la femme de Commerson et que les Tahitiens avaient immédiatement remarqué que c’était une femme.

Jérôme Imard nous a expliqué ses choix de mise en scène,  nous avons aussi étudié l’affiche de la pièce.

C’était une rencontre très intéressante.


Lana PV, 4ème Escher




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