Elèves créateurs

Poèmes sur la ville

Par Mme Otsmane - 09:03, dimanche 7 janvier 2018 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 0 .. Lien
Merveilleuses comme monstrueuses, les métropoles fascinent par leur démesure. Les élèves de 4ème ont composé un poème pour célébrer ou au contraire blâmer la ville de leur choix.
Parmi les textes étudiés en classe, "La Ville" de Verhaeren (extrait), "A New-York" de Senghor et "Gratte-ciel" de Wang Jao ont le plus marqué leur esprit.


Kyoto toi grand vieillard qui tente de rajeunir
Avec tes boutiques remplies de faux souvenirs
Tu devrais conserver ton charme d’antan
Charme qui émerveille tous les passants
Ce que tu n’as pas changé de toi pour tes créations plus récentes
Sont tes édifices qui me font voyager dans le temps.
Tes tours aux allures traditionnelles
Sonnent le gong dans un bruit sourd
Qui résonne dans le silence de l’ancienne capitale.
Tes habitants vêtus de kimono et de sandales de bois
Paradent en ville comme ceux d’autrefois.
Comme un vieux chêne Kyoto vieillit et s’embellit

Comme une pluie fine les pétales recouvre la ville.
Créature gigantesque immortelle et magnifique
Ayant traversé plus de mille et une aventures
Tu es à toi seule un conte rempli d’Histoire
Que j’ai dévoré en te découvrant
Autant dans tes petites que dans tes grandes rues
Autant dans tes bâtiments que dans tes monuments


Luna M, 4e Cézanne


Luna M.


Brest, belle ville de l’Ouest
Toi grande dame aux yeux verts
Et au mille cheveux blancs comme neige
Brest tu es le plus beau des océans.
Tes bateaux chatouillent la mer et ses abysses
Tes senteurs sont les plus merveilleux des supplices
Ville bâtie de pierres
Ville extraordinaire pour sa faune marine
Tes bras sont comme vent et marée
Ta mer est aussi belle que le ciel.
Tu es superbe pour tes menhirs et ton patrimoine
Succulente comme tes crêpes délicieuses,
Tes affriolantes crevettes et autres fruits de mer.
Tu nous berce de tes hymnes régionaux.
Ô toi merveilleux bateau qui glisse sur la mer .


Erwan S., 4e Gauguin


Luna M.

Là,
Tes dizaines de grands bras
Qui avalent tout sur leur passage
Qui grandissent pour atteindre la Lune
Et qui s’élargissent pour gagner la mer.
Là,
Ta mer tantôt calme et plate comme une image
Tantôt, tourmentée par la tempête.
Là ,
Ta chaleur qui brûle la peau
Entourée par un désert toujours plus chaud
Et, à ton centre, la tour qui voit tout
Le gratte-ciel de fer qui domine le monde
Haut comme les plus hautes montagnes de neige.
Là,
Tes hôtels et casinos toujours plus chers.
Mais un jour je m’aperçus du désastre,
Tout ton corps moderne et récent
Qui émerge au milieu du désert
A nécessité tellement de ressources
Qu’il a détruit la Terre
Et, même en ce moment,
La pollution toujours plus présente nous asphyxie
Et le bonheur tueur me fait voir la triste réalité.


Yann R., 4e Gauguin


Inès P.

Paris, tu as d’abord essayé de m’aveugler avec ton confort
Mais cela n’a pas suffi à me faire oublier toutes les personnes qui dorment dehors
Toutes ces personnes dehors qui ont besoin de réconfort
Mais qui malgré tout restent fortes

Bien que tout le monde les ignore
Ce monde qui dépense sans compter
Ce monde qui travaille pour gagner et pouvoir dépenser
Ce monde qui ne voit pas dans quel cercle vicieux il est piégé
Mais j’ai tout de même espoir qu’il réussisse à s’échapper

Mais ce n’est pas comme si tu étais la seule Paris
Toutes ces autres villes que je rêve de fuir sont pareilles
Mais comme ce monde je suis coincé dans cette boucle infinie
Condamné à rester là jusqu’à mourir vieux et malheureux
Quand comprendras tu tout le mal que tu fais
Toi et ton monument aux quatre jambes d’acier?
Je rêve du jour où tu disparaîtras
Même si je sais que ce rêve n’arrivera pas

Dis-moi comment me sauver
Dis-moi comment aider toutes ces âmes égarées
Dis-moi comment faire pour nous échapper.


Joey B, 4e Cézanne



Maylis M.


Venise, ville de l’art et de l’amour
Toujours animée de nuit comme de jour
Tu peux être colorée comme les ailes d’un papillon et sombre

Et morose comme un gouffre sans fond
Si dans tes quartiers certains parlent en prose
L’eau qui coule dans des canaux
Me fait penser à ce sang qui coule en moi
Ces palais,  ces grandes maisons que tu possèdes
Sont plus somptueux que Versailles et Paris réunis
Venise, tes gondoles m’attirent, m’aspirent
Dans tes ruelles, tes ponts entremêlés
Labyrinthe d’où ne serait pas sorti Thésée.


Joschka E, 4e Cézanne


Gabrielle J.


Il y a toi, Kyoto,
Toi, la grande, l’immense, la belle
Oui toi, la plus petite des grandes villes
Et puis il y a moi...
Oui, moi, cette enfant qui écrit,
Et qui parle de toi.
Cette même enfant qui dit
Que lorsque arrive la nuit
Même la lune te sourit
Car dans ce poème je dis que tes grands parcs
Semblables à d’immenses plaines
Me laisseront à jamais des souvenirs et des marques
Je dis aussi que ta modernité
Restera dans mon esprit à jamais gravé
Et bien entendu je parle sans retenue
De ton hospitalité qui m’a tout de suite ému
Voilà pourquoi tu es et seras celle que j’aimais

Et que tout être aimera.


Emma I., 4e Gauguin




Là-bas à Montréal
Il y a de très beaux paysages
La ville s’illumine le soir
On se croirait au milieu des étoiles
Le jour est un monde enneigé
On ne voit que la fumée des cheminées
Les immeubles qui s’illuminent le soir
Sont tes grands yeux à la couleur d’ivoire
Les magasins sont tes pieds lumineux
Les voitures se promènent sur ton dos enneigé
Et tes grandes avenues sont des bras appréciés.


Jibran K., 4e Gauguin




Rabat, tu n’es pas comme les autres villes
Magnifique comme Marwa Loud
Aux yeux noisette et aux cheveux bouclés
Mais, bipolaire, tout caractère nerveux
S’extériorise sur la plage Mehdia.
Rabat, tu te vêts de nombreuses boutiques
Tes restaurants tes bars tes brasseries animent ton âme festive
Nul ne te surpasse
Tu contiens la lumière des ombres
Il n’y a qu’à toi que je me confie
Toi mon beau jardin secret
Lorsque je viens chez toi je me sens chez moi.


Marwa K, 4e Gauguin



Tokyo, j’ai eu un peu de mal chez toi
Avec ton grand manteau de fumée
Je suis resté quelques années
Et malgré la pollution qui règne chez toi
Je suis tombé amoureux de tes gratte-ciel
Et de ta convivialité qui envahit toute la ville
Avec tes millions et tes millions d’habitants
J’ai l’impression que tout le monde s’adore.
Parmi toutes les autres grandes villes
Je te décris comme la plus petite des grandes
Mais aussi la pire des meilleures villes.
Tokyo je te déclare ma flamme
Mais n’est-ce pas tout le monde qui te l’a déclaré?

Abderrahmane Z, 4e Cézanne






Ajouter une scène dans une nouvelle pour en modifier la chute

Par Mme Otsmane - 16:04, mardi 31 mai 2016 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 5 .. Lien
A travers la lecture des nouvelles réalistes, les élèves de 4ème consolident leur apprentissage du dialogue argumentatif. Dans l’étude de "L’Enfant" de Maupassant, la fin de la nouvelle a été volontairement tronquée afin que les élèves imaginent une chute.
Ils ont développé la scène dans laquelle Jacques doit révéler à Berthe, le soir de leurs noces, que son ancienne maîtresse vient tout juste de mourir en accouchant d’un enfant qui se révèle être le sien. Osera-t-il lui dire la vérité? Comment réagira la jeune épousée?
L’étude en classe de la scène de l’agonie de l’ancienne maîtresse a permis aux élèves de repérer plusieurs procédés de dramatisation qu’ils ont essayé d’utiliser dans leur travail d’écriture.

Par Cézanne (1872)

Berthe était prise entre deux tourments : l’envie de rester auprès de son époux ou bien fuir la situation.

Elle murmura à voix basse, étranglée par les doutes:

-Que comptez-vous faire de cet enfant qui  n’est pas le nôtre?

Jacques, confondu par ses émotions, répondit avec difficulté  :

-Je sens un lien avec cet enfant , je ne vous abandonnerais jamais, vous êtes mon bijou le plus précieux… Enfin vous l’êtes lui et vous …

Berthe terrorisée à l’idée que cet enfant prenne sa place cria :

-Ne voyez-vous pas que nous.. enfin je ne suis point prête à avoir un enfant, nous venons de nous marier... Je suis jeune, je n’ai même pas fini ma jeunesse!

Jacques se sentit incompris, il lui répondit d’un ton stupéfait :

-N’avez-vous point de c½ur ? N’êtes-vous point touchée par le drame de ma défunte amie? Si vous l’aviez vue... Elle pâlissait, pâlissait sentant son heure arriver... Son corps était gelé comme la neige... Elle qui sentait le souffle de vie, je voudrais tant qu’elle soit là juste auprès de moi …

Berthe, étonnée par ces propos tendres dédiés à une autre femme, reprit d’une voix tremblante :

-Je ne comprends plus rien, ne m’aimez-vous déjà plus? Qu’avait-t-elle de plus que moi? Vous ne parlez jamais de moi ainsi... Pourquoi garderiez-vous cet enfant qui vous relie à elle?

Jacques débordé entre son amour paternel et son amour passionnel pour sa femme cria:

-Mais cet enfant est de moi !

Berthe alarmée se mit à pleurer. Elle pleura, pleura sans pouvoir s’arrêter puis cria de toutes ses forces, voyant son avenir barré par cette nouvelle pour elle atroce:

- Pourquoi nous, pourquoi maintenant, pourquoi lorsque que tout se passait à merveille?

Jacques, voyant celle qu’il aimait prise de chagrin, s’en voulut, affecté par les pleurs de sa femme. Il voyait en ses pleurs qui se répandaient le sang qui coulait auparavant de sa maitresse. C’était la même souffrance. Rongé par la culpabilité, il lui murmura d’une voix désemparée :

-Ma chère femme, donnez-moi une chance, laissez-moi réparer mes erreurs... Je vous chérirai jusqu’à mon dernier soupir.

Mais c’était trop tard. Le coup était trop violemment porté dans le coeur de Berthe. Toute sa nature tendre et douce avait disparu. Elle conçut l’idée effroyable d’une vengeance atroce. Elle fut prise d’un rire de démente et annonça d’un sourire moqueur:

-J’accepte de rester avec vous et d’élever cet enfant. Nous verrons bien dans quel temps ou tempête se déroulera  notre avenir."

Berthe tomba enceinte quelque temps après leur mariage. C’était aussi un petit garçon. Elle inculqua une haine atroce à son enfant envers l’enfant qu’avait eu Jacques. Elle fut une épouvantable marâtre et mena une vie de terreur à cet enfant qui n’avait rien demandé, à cet enfant qui ne connaîtrait jamais le bonheur d’avoir une mère qui aurait pu l’adorer.

Salima G., 4ème Braque



Berthe courut à lui:

"Qu’y a-t-il ? dites, qu’y a-t-il ?"
Jacques, qui tremblait malgré la présence du bébé dans ses bras, pâlit, pâlit comme un linge. Il réfléchissait à ce qu’il devait dire en regardant droit dans les yeux Berthe qui, l’air épouvantée, avait une larme au coin de l’½il.

Jacques, pour tenir sa promesse et ne pas perdre Berthe, décida de mentir et balbutia:

"Ma chère femme, mon... mon meilleur ami et sa femme sont décédés, l’enfant que vous pouvez apercevoir dans mes bras est leur fils, leur dernière volonté est que je l’élève comme mon propre enfant."
Berthe faillit défaillir par ces révélations mais elle était en même temps émue par cet enfant qui avait l’air de reposer dans un nid douillet.  Elle prononça avec difficulté:
"Pensez-vous que nous soyons capables d’élever cet enfant, de le nourrir, de l’éduquer, de l’aimer?"

Jacques reprit ses esprits et, rempli d’espoir, il déclara:

"Avec notre amour et notre âme nous pouvons le nourrir, nous pouvons l’éduquer et nous pouvons l’aimer, si nous le voulons nous le pouvons. "
Tout le monde était fatigué. En espérant que la nuit porte conseil, ils partirent se coucher en déposant le bébé enveloppé de draps sur un lit. Le lendemain, le bébé se reposant, Berthe décida de parler à Jacques :
" Mon cher mari, je comprends la détresse de cet enfant mais pourquoi ne vit-il pas dans la famille de votre ami ou de sa femme?"
Jacques s’était préparé à ce genre de questions et avait senti que sa vie allait peut-être être détruite par la naissance de son fils. Il répondit :
"Eh bien! Mon ami avait perdu toute sa famille étant jeune. Quant à la famille de sa femme, elle vit loin, à l’étranger... C’est pourquoi nous sommes la seule famille."
Berthe était ahurie par cette famille inexistante. Elle était prise de pitié pour ce bébé esseulé et sentit dans son c½ur le besoin irrésistible de l’aimer. Elle demanda alors à Jacques :
" Dites-moi... quand les funérailles auront elle lieu ?"
Jacques rétorqua:

"Il n’y en aura pas, le corps de mon ami et de sa femme ont été déchiquetés par cette infâme accident."
Jacques avait peur, peur que Berthe ne découvre la vérité car il ne savait pas exactement quoi inventer pour ce prétendu accident. Berthe l’écoutait, elle murmura:
"Pourriez-vous me raconter les circonstances de cet accident ?"
Pendant quelques instants, Jacques hésita mais il ne pouvait plus reculer et reprit :

"Il n’y a aucun témoin de l’accident. Je peux juste vous relater les hypothèses des agents de l’ordre. Cela se produisit hier fort tard dans la soirée, il rentraient chez eux dans la voiture après une soirée forte en alcool. Mon ami traversa un passage à niveau mais il manoeuvra si mal qu’un des chevaux se brisa la jambe contre le rail. Il ne réussit pas à faire bouger la calèche qui fut emportée par un train. Le pauvre bébé était resté à la maison et ignorait tout ce qui allait arriver à ses parents durant cette funeste soirée".

Jacques s’émut lui-même et pleura. Berthe sanglotait tout à fait:
"Je considère cet enfant comme le mien!"
Les époux s’embrassèrent et se réconcilièrent. Tous leurs proches acceptèrent cet enfant comme le leur.
Trente années avaient passé, Berthe et Jacques menaient une vie paisible en compagnie de leurs deux enfants: ils avaient eu une fille qui avait grandi avec le fils de Jacques. Mais un soir d’hiver Jacques mourut de vieillesse et laissa un testament à Berthe. Il lui léguait notamment toute la vérité qu’il n’avait jamais osé lui avouer sur sa maîtresse. Berthe fut déçue, mais que pouvait-elle faire ? Rien !  Elle finit paisiblement sa vie avec le regret que Jacques lui eut menti mais avec le bonheur que continuaient à lui apporter ses deux enfants devenus eux-mêmes de rayonnants parents.

Gabriel T. et Geoffrey G., 4ème Braque


Jacques annonça d’un ton décidé et froid:

"Mon amie, je vous ai menti au sujet de mon meilleur ami. Il laisse paraître que c’est mon ancienne maîtresse qui a accouché et qui en est morte: elle a été tuée par cette naissance, tuée par ce nouveau-né. Elle m’a fait jurer de ne jamais abandonner le bébé quoi qu’il en coûte et à ce moment précis elle avait des mains de glace, des mains de morte...

-Comment est-ce possible? balbutia Berthe.

-Je n’ai plus revu mon ancienne maîtresse ces neuf derniers mois et j’ignorais son état... 

-Mais moi je ne veux pas garder cet enfant issu d’une autre liaison que la nôtre", répliqua Berthe en colère et survoltée de cette mauvaise surprise.

Jacques proclama d’un ton ferme:

"Je suis d’accord pour vous rendre votre liberté car j’ai juré de m’occuper de cet enfant inattendu! "

Berthe divorçait le jour de son mariage mais un mois après, elle reprit contact avec Jacques.

-J’ai bien réfléchi à propos d’élever cet enfant et je suis entièrement d’accord avec la décision que vous avez prise, lui déclara-t-elle avec beaucoup d’émotion.

Jacques se contenta de sourire et de lui ouvrir les bras. C’est ainsi que Jacques et Berthe commencèrent à élever "leur enfant".

Aymeric S., Burak K. et Idir B., 4ème Escher


Toutes les femmes l’observaient quand il prit la parole :

« Je vous présente Eugène. Il n’a que quelques heures...., commença Jacques en bégayant.

- Très bien, mais qui est cet enfant ?, demanda Berthe.

- Il s’appelle Eugène... C’est mon...mon...mon fils, poursuivit-il avec difficulté.

- Quoi ! Comment osez vous ? Le jour de mon mariage ! s’exclama Berthe, rouge de colère. Outrée, elle tourna les talons et retourna dans sa chambre.

Jacques confia le bébé à sa belle mère et alla rejoindre sa femme. Elle sanglotait quand il entra.

«Sortez ! cria-t-elle.

- Non, ne voulez vous pas une explication ? supplia-t-il.

- Je pense la connaître, affirma-t-elle, mais allez-y, contez-moi votre explication.

- Vous rappelez vous de ma maîtresse ? Et bien, vos parents m’avaient donné un délai pour vous prouver ma fidélité. Pendant ce temps, je recevais des lettres de ma maîtresse mais je les déchirais aussitôt qu’elles me parvenaient. Mais ce soir ce n’était pas une de ces lettres, je l’ai donc ouverte. Dans cette lettre, il était écrit qu’elle avait accouché et qu’elle était mourante... ».

Berthe fut prise d’une grande tristesse mais comprit la situation énoncée par son mari.

«Je comprends mais vous auriez dû m’en parler avant de fuir sans aucune explication car vous m’avez laissée seule, le jour de mon mariage, devant le fait accompli ».

Berthe fut déçue de l’attitude de son conjoint mais elle résolut de lui pardonner par amour et elle accepta ce petit garçon innocent comme une mère accepte son enfant.

Lana PV, Kélia B., May-Li L, 4ème Escher




Ecrire un dialogue narratif argumentatif

Par Mme Otsmane - 07:48, lundi 4 avril 2016 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 5 .. Lien
Les épreuves communes de cette année ont porté sur l’incipit d’un court roman de Le Clézio, paru aux éditions "Lire, c’est partir": L’Enfant de sous le pont.
Ali vit sous un pont et survit en récupérant des objets dans les poubelles pour les revendre. Un soir, en rentrant dans son abri, il découvre un bébé abandonné dans un carton. Il vient immédiatement à son secours.
Pour le sujet d’invention, les élèves devaient imaginer le dialogue qui oppose Ali à l’un de ses amis: alors qu’Ali souhaiterait élever lui-même la petite fille, son ami lui conseille plutôt de la confier à un orphelinat.
Voici des exemples de travaux réalisés par les élèves durant leur épreuve en temps limité.





Une fois le bébé habillé, nourri et endormi l’ami d’Ali, Marcel murmura à Ali :

« C’est très noble ce que tu as fait pour ce bébé mais tu devrais le confier à un orphelinat.

- Mais pourquoi donc? , s’indigna Ali.

-Il aura de meilleures conditions de vie qu’avec toi sous un pont, déclara Marcel.

-Mais il n’aura pas de père et tout enfant a besoin d’un père, rétorqua Ali.

Marcel comprenait bien l’attachement d’Ali pour ce bébé mais il lui semblait de son devoir d’insister pour qu’il grandisse en sécurité.

Il reprit :

-Comment vas-tu faire pour le nourrir, l’habiller et le scolariser ? Un enfant a besoin d’un père et d’une mère certes, mais il a aussi besoin de se nourrir et de s’instruire.

-Et bien, je lui apprendrai tout ce que je sais et il viendra avec moi ramasser des objets pour les revendre et puis je partagerai ma nourriture avec lui !

- Quel bel avenir, ironisa Marcel. Tu n’espères pas mieux pour lui ? Enfin, un enfant ne peut pas vivre sous un pont, il a besoin d’être encadré, d’avoir des repères...

-Et pourquoi pas ? Qui a dit qu’un enfant ne pouvait pas vivre sous un pont ?

- Ali, ce que tu dis est insensé, tu ne veux pas le meilleur pour lui ? insista Marcel.

-Si, mais je ne veux pas l’abandonner, s’écria Ali.

Marcel insista :

-Mais tu ne l’abandonnes pas, tu le confies à quelqu’un qui pourra subvenir à ses besoins. Tu lui promets un meilleur avenir.

-Imagine qu’il s’en occupe mal, s’inquiéta Ali.

-Mais non, ne t’inquiète pas, il s’en occuperont très bien, ce bébé sera aimé et très bien entouré... En le déposant là-bas, tu lui offres une meilleur qualité de vie, le convainc-t-il.

Ali n’avait plus d’arguments. Son ami avait raison. Il soupira :

-D’accord, et bien demain matin, j’irai le déposer à l’orphelinat. »

Lana P, 4ème Escher


Ali était arrivé chez Marcel. Il prit alors une grande respiration et dit tout bas:
« Écoute-moi, en retournant sous le pont, je m’approchai de la tente et je vis quelque chose d’absolument inattendu.

-Et puis-je savoir ce que c’est ? demanda Marcel, intrigué.

-Un bébé m’attendait.

-Un bébé ! s’exclama Marcel. 

-Et j’aurais espéré que tu puisses me venir en aide.

-Mais naturellement!, fit Marcel avec un large sourire. Je vais chercher du lait, des vêtements et je reviens ». 

Une fois le bébé habillé, nourri et endormi, Marcel demanda : 

« Que comptes-tu faire de ce bébé Ali?

-Je vais le garder. Et je l’élèverai comme si c’était le mien, déclara Ali d’un ton décidé.

-Et tu comptes l’élever ici ? s’exclama Marcel. Mais c’est impossible voyons !

-Et pourquoi est-ce impossible ?, répliqua Ali avec un ton de défi.

Marcel comprit l’attachement de son ami pour cet être si fragile, il reprit d’un ton plus doux :

« Mais regarde un peu où tu vis... Crois tu que ce sont des conditions idéales pour un bébé? En tant qu’ami, je te conseille de l’emmener dans un orphelinat.

-Non, je refuse ! Je... Je me suis attaché à ce bébé », bégaya Ali. Il s’arrêta de parler, une larme venait de couler sur sa joue.

Marcel reprit presqu’en murmurant :

« Écoute Ali, si tu aimes vraiment ce bébé, tu devrais l’emmener dans un orphelinat, ils s’occuperont bien de lui là-bas. »

Ali soupira :

" Tu as raison. J’emmènerai ce bébé à l’orphelinat demain matin dès la première heure."

Nelson D., 4ème Braque



Ali venait à peine de poser le bébé sur son lit que son ami Jean lui dit:

«Ali, tu devrais vraiment confier cette petite à un orphelinat.

-Pourquoi faire? Je suis capable d’élever cet enfant, rétorqua Ali.

-Alors commence déjà par lui donner un prénom!

-C’est déjà fait elle s’appelle Blanche-Neige, répondit Ali.

-Le chat Cendrillon, le bébé Blanche-Neige et moi je suis la méchante sorcière, non mais tu crois que l’on vit dans un conte de fée!? s’exclama Jean.

-Non c’est juste que pour moi ce prénom représente sa beauté, répliqua tranquillement Ali.

-D’accord, mais comment vas tu faire pour la nourrir ? Tu vas lui donner du pain rassis et du vin?

- Je trouverais du travail. Ainsi, je pourrais la nourrir sans aucun problème, décréta Ali d’un ton décidé.

- Tu as vu l’état de tes habits à moitie déchirés ? s’emporta Jean. Sans compter une énorme barbe piquante, une puanteur horrible et une haleine putride... C’est sûr qu’avec toutes ces qualités tu vas trouver du travail...

-Je vais me laver et faire attention à mon hygiène comme une personne normale, répliqua Ali sans se démonter.

-Et comment? En allant te laver dans le canal gelé ? Et tu supplieras une couturière de rapiécer tes vêtements ?

-Pourquoi pas?

Jean laissa éclater son mépris :

« Alors tu es vraiment tombé bien bas et tu as perdu toute dignité pour aller supplier une couturière pour vivre... Tu n’es plus le même qu’à la guerre »

Ali sentit une colère intense et furieuse monter en lui. Il essaya de la contrôler mais continua la conversation sur un ton enragé en s’approchant tout près de Jean :

«C’est moi et moi seul qui ait sauvé cet enfant!

-Essaye de te calmer..., répondit Jean en reculant.

-Me calmer... Pour garder mon enfant, je serais prêt à tout ! Même à me débarrasser de toi!»

Une bagarre éclata entre les deux amis. Les coups s’enchaînèrent quand soudain Blanche-Neige se mit à pleurer. Jean eut pour réflexe de vouloir aller voir le bébé alors qu’Ali continuait de le frapper. Jean rassembla toutes ses forces pour faire tomber Ali. Il s’empara alors du bébé et s’enfuit vers l’orphelinat.

Voyant son ami partir, Ali réalisa que jamais il n’aura de fille ni de famille et qu’il resterait seul jusqu’à la fin de sa vie. Il resta au sol et éclata en sanglots.

Geoffrey G., 4ème Braque



Ecrire un dialogue théâtral

Par Mme Otsmane - 14:35, mardi 1 décembre 2015 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 2 .. Lien
Dans leur chapitre consacré à la représentation du conflit au théâtre, les élèves de 4ème ont rédigé un dialogue théâtral argumentatif sur les thèmes de la richesse, du pouvoir, de la célébrité et de la beauté.
Par équipe, ils ont d’abord recherché des arguments et contre-arguments pour chaque thème puis ils ont mis en forme leur dialogue.



LA BEAUTÉ

MAMADOU: N’as tu jamais voulue être la plus belle ?

AURORE: Certes non, pourquoi faire ?

MAMADOU: Pour être admirée de tous !

AURORE: Pour attirer la jalousie des autres ? Non merci .

MAMADOU: Pour avoir tous les hommes à tes pieds .

AURORE: Être aimée seulement pour mon apparence physique, cela n’en vaut point la peine ! Mes qualités sont beaucoup plus importantes .

MAMADOU: Être désirée de tous les hommes est quelque chose de très plaisant .

AURORE: Je préfère être chérie par un seul homme qui m’aime pour mes qualités. Qu’il soit près de moi non pour mon physique mais pour mon amour sincère .

Andréa DS, Tiphaine T., Mélody B., Tugbanur A., 4ème Escher



SAMANTHA : N’as-tu jamais désiré être la plus belle?

BERNADETTE: Certes non ! Pourquoi faire ?

SAMANTHA : Pour être admirée et désirée de tous!

BERNADETTE: L’être intérieurement me suffit amplement.

SAMANTHA : Pour être sans défaut et d’une chair plus belle !

BERNADETTE: Et être regardée comme un produit sur le marché ?

SAMANTHA : Pour pouvoir user de ta séduction afin de charmer qui tu désires !

BERNADETTE: Les autres je m’en contrefiche. Je ne veux pas être dévorée du regard par tous ceux qui passent devant ma porte. La beauté finit par mourir, le mental ne s’ arrête jamais de grandir. La beauté de l’ âme est plus importante que le physique car ce n’est pas lui qui fait la personne mais l’âme. Ta beauté te laissera car un moment tu vieilliras. Pourquoi me regardes-tu d’un air songeur ?

SAMANTHA : Tu es la plus belle âme que j’ai jamais rencontrée.


Ali H., Salima G., Sarah B, 4ème Braque



LA CéLéBRITé


ALADIN: N’as-tu jamais désiré être célèbre ?

JASMINE:Certes non, pourquoi faire ?

ALADIN: Pour le plaisir d’être populaire!

JASMINE:A quoi bon ?A quoi cela sert-il ?

ALADIN: C’est gratifiant d’être une idole, de se sentir adulé par toute la population...

JASMINE: Et me faire harceler!

ALADIN:Tu intégreras les cercles V.I.P, tu rencontreras autres célébrités.

JASMINE: Mes propres voisins ne m’ont jamais intéressée

ALADIN: Tu seras invitée dans tous les pays et tu feras le tour du monde avec qui tu veux.

JASMINE: Je ne suis point une tomate starlette qui se fait promener partout. Je suis bien chez moi, au chaud. Je n’ai pas besoin des rumeurs et des calomnies suscitées par la jalousie. D’ailleurs, avec tous ces déséquilibrés, j’aurais peur des risques d’émeutes. Et enfin, je préfère rester inconnue de tous plutôt qu’être célèbre mais vivre dans la peur d’être un jour oubliée au point de songer au suicide. Mais pourquoi me regardes-tu soudain de cet air respectueux ?

ALADIN: C’est que tu es la première personne qui me dévoile l’envers du décor.

Marie-Emmanuelle S., Diakha D.,  4ème Braque




Ecrire un dialogue théâtral argumentatif

Par Mme Otsmane - 10:49, jeudi 23 octobre 2014 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 13 .. Lien
Dans leur chapitre consacré à la représentation du conflit au théâtre, les élèves de 4ème ont lu un extrait de la scène 2 de l’Acte II d’Amphitryon 38 de Giraudoux. Après une nuit d’amour, Jupiter offre à Alcmène de devenir une déesse immortelle. Contre toute attente, cette dernière décline avec humour l’offre de Jupiter et parvient à faire l’éloge de la condition de mortel.
Après avoir observé la progression du dialogue qui tourne à l’avantage d’Alcmène, les élèves ont rédigé à leur tour un dialogue argumentatif sur les thèmes de la richesse, du pouvoir, de la célébrité et de la beauté.
Par équipe, ils ont d’abord recherché des arguments et contre-arguments pour chaque thème puis ils ont mis en forme leur dialogue.

Voici les dialogues rédigés par les 4è Alberti (ceux des 4è Gauguin seront publiés la semaine prochaine)


LA BEAUTÉ




NARCISSE: N’as-tu jamais désiré être belle?


MARIE: Certes non. Pourquoi faire?

NARCISSE: Pour être distinguée des autres femmes banales.

MARIE: Je le suis déjà en tant que simple épouse.

NARCISSE: Pour posséder un irrésistible pouvoir de séduction.

MARIE: Le charme véritable est intérieur et non extérieur.

NARCISSE: Pour susciter l’envie et l’admiration de tous les hommes.

MARIE: Et que toutes les femmes me haïssent? Non merci!

NARCISSE: Alors pour que ta beauté reste dans la mémoire de tous!

MARIE: Et que les gens ne retiennent rien de ma personnalité? A quoi bon?

NARCISSE: Ta beauté te sera utile pour réussir de nombreux projets.

MARIE: Je ne crains pas d’être laide. C’est ce que la vie m’a donné. Je veux vivre pour ce que je suis et non pour ce que les autres voudraient que je sois. Ne me parle pas d’être belle si tous les légumes ne le sont pas. Un légume qui n’a pas belle apparence est-il forcément mauvais? Je préfère que l’on m’aime pour mes qualités intérieures. Pourquoi me regardes-tu avec un air si admiratif?

NARCISSE: C’est que tu es la première femme que je côtoie à s’accepter réellement comme elle est.

Joëlia F., Samsha D., Léa G., 4ème Alberti



LA CÉLÉBRITÉ




LÉONARD: N’as-tu jamais voulu être célèbre?

MONA LISA: Évidemment que non. Pourquoi faire?

LÉONARD: Pour être populaire, connue, admirée de tous!

MONA
LISA : Je ne veux pas être connue de tous. Être entourée de mes véritables amis me suffit.

LÉONARD: Pour avoir la foule à tes pieds!

MONA: Et attirer tous les déséquilibrés qui composent une foule? Non merci!

LÉONARD: Pour rencontrer d’autres personnalités célèbres et côtoyer les meilleurs!

MONA: A quoi cela me servira-t-il? A boire du café préparé par les meilleurs? C’est trop amer pour moi. Je ne souhaite pas ce type de privilège. Je préfère rester dans ma toile, tranquille et ne pas me soucier de ce qui arriverait si un jour je perdais ma célébrité. Ici, je vois passer toutes sortes de personnes, âgées ou plus jeunes qui, même si elles ne viennent pas pour moi, me jettent au moins un regard, sans me sauter dessus. Comme je ne suis pas connue, je n’ai jamais peur de lire de la déception dans leurs yeux. Pourquoi ouvres-tu des yeux si étonnés?

LÉONARD: J’ai du mal à croire que c’est moi qui t’ai créée... On peut dire que tu as vraiment le sens de la persuasion!

Sarah C., Sarah A., Mélanie M., Amama S., 4ème Alberti



LA RICHESSE




CRÉSUS: N’as-tu jamais souhaité être riche?

ANNA: Non. A quoi cela sert-il?

CRÉSUS: A pouvoir tout posséder!

ANNA: J’ai déjà ce qu’il me faut, pourquoi désirer plus?

CRÉSUS: Avec ton argent tu pourrais aider les autres et tu serais aimée de tous!

ANNA: Les gens n’aimeront que mon argent et ne me verront pas comme je suis vraiment.

CRÉSUS: En étant riche, tu n’auras plus besoin de travailler!

ANNA: Ne plus travailler et m’ennuyer à l’infini? Non merci! A force de tout avoir sans faire d’efforts, je crois que je n’aurais plus envie de rien. Et puis comme je suis fragile de l’estomac, je craindrais les indigestions! D’ailleurs, ni la bonne santé ni la longévité ne sont forcément garanties par  l’argent. Enfin et surtout, le véritable amour ne s’achète pas!

CRÉSUS: Tu es bien la première personne que je rencontre à penser comme cela!

Benjamin P., Léa BH, Manon C., Vincent D., 4ème Alberti



LE POUVOIR





AUGUSTE: N’as-tu jamais désiré avoir de l’emprise sur tout un peuple?


MORGANE: Certes non. Pourquoi faire?

AUGUSTE: Pour être respectée de tous!

MORGANE: Le respect de mon entourage me suffit.

AUGUSTE: Tu posséderas le pouvoir de diriger les gens à ta guise!

MORGANE: J’ai déjà bien du mal à diriger ma propre existence. Pourquoi intervenir dans celle des autres?

AUGUSTE: Tu pourras prendre toutes les décisions en ta faveur!

MORGANE: Et avoir peur de choisir? Et ne plus pouvoir dormir tant j’aurais peur des moindres conséquences de mes décisions? Non merci! Ce n’est pas que je crains le pouvoir, mais je n’en ai pas besoin. J’ai une vie ordinaire qui me convient très bien. Je n’ai aucune envie de sombrer dans la mégalomanie.

AUGUSTE: C’est la première fois que je vois refuser un tel cadeau!

Skander C., Slimane F., Abidesh T, 4ème Alberti






Jouer une scène du "Cid"

Par Mme Otsmane - 16:40, vendredi 3 octobre 2014 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 20 .. Lien
Pour leur premier travail de récitation, les 4ème ont mis en scène le duel verbal qui oppose le Comte à Don Diègue à la scène 3 de l’Acte I du Cid de Corneille.


https://www.youtube.com/watch?v=R7zEefY1amQ&feature=youtu.be
Le duo Joelia F. et Léa BH en 4ème Alberti






Raconter la bataille de Waterloo

Par Mme Otsmane - 16:32, mardi 27 mai 2014 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 19 .. Lien
Dans le chapitre consacré à la figure de Napoléon dans les romans du XIXème siècle, nous avons confronté lors d’une séance de lecture  les extraits célèbres de Stendhal (La Chartreuse de Parme), de Chateaubriand (Mémoires d’Outre-tombe) et de Hugo (Les Misérables) qui évoquent la bataille de Waterloo.
Dans les lignes qui suivent, les élèves expliquent les choix de narratologie qu’ils ont préférés.



La bataille de Waterloo selon Stendhal, Chateaubriand et Hugo

Avantage: Chateaubriand

L’extrait des Mémoires d’Outre-tombe m’a semblé le plus intéressant car ce texte est à la fois poétique et philosophique. Le narrateur n’évoque que ce qu’il a entendu pendant la bataille mais il nous fait partager ses pensées sur les conséquences historiques de ce jour de combat.
Dyna W., 4ème Fantin Latour


Avantage: Hugo

Le texte qui me semble présenter le plus d’intérêt est celui de Victor Hugo car il donne l’impression d’avoir été sur place au moment de la bataille. Le but de l’auteur est de livrer une reconstitution historique avec des effets poétiques.
Clara S., 4ème Fantin Latour

Quand on lit le texte de Hugo, on a l’impression de vivre la bataille, d’être aux côtés des soldats. De plus, ce texte nous fait partager le savoir du narrateur omniscient en nous montrant la préparation à la bataille dans chaque camp. L’abondance des détails permet à notre esprit de reproduire cette scène épique dont tous les soldats deviennent les héros.
Charlie M., 4ème Fantin Latour


Avantage: Stendhal

J’apprécie l’extrait de Stendhal car il est drôle. Le "héros" Fabrice est complétement décalé par rapport aux événements: il est scandalisé par le bruit des armes, il ne sait pas reconnaître ses ennemis et il est tellement ahuri qu’il a failli percuter le maréchal Ney...
Sullivan D., 4ème Fantin Latour

L’extrait de Stendhal est celui qui m’a le plus plu car le narrateur manifeste son ironie vis-à-vis de Fabrice de telle sorte à provoquer le rire des lecteurs. Il se moque gentiment de son "héros" en le faisant traverser cette bataille comme un touriste.
Melvin A., 4ème Fantin Latour


L’extrait de Stendhal se distingue des autres car le narrateur essaye d’instaurer une complicité avec le lecteur par l’utilisation du "nous", ce qui est original.
Maureen R., 4ème Fantin Latour




Ecrire une lettre pour raconter un fait divers

Par Mme Otsmane - 18:25, vendredi 4 avril 2014 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 37 .. Lien
Dans le chapitre consacré à l’épistolaire, les élèves ont lu plusieurs lettres de la marquise de Sévigné qui leur ont permis de découvrir les différentes facettes de cette femme éprise de littérature, observatrice critique de la vie de cour, qui trouvera dans la lettre l’unique moyen de rester proche de sa fille partie vivre en Provence.
Après avoir lu la seconde lettre consacrée au suicide du maître d’hôtel François Vatel lors de la réception donnée au roi à Chantilly, les élèves ont observé les procédés stylistiques utilisés par la marquise pour dramatiser la narration de cet événement tragique. Ils ont à leur tour choisi un fait divers qu’ils ont eu à raconter sous la forme d’une lettre.

Ce travail d’écriture s’est déroulé en deux temps:
-résumé du fait divers choisi avec l’insertion de témoignages rapportés au discours direct
-écriture sous la forme du lettre en réexploitant les outils stylistiques utilisés par la marquise
Disposer au préalable d’un support narratif (les faits rapportés) a permis aux élèves de concentrer leurs efforts pour créer des effets de style. Les faits divers varient selon les élèves et vont du cocasse au dramatique.



Privée d’un Mc Flurry, elle se venge!

Key Largo, le 14 mars 2014

Cher Matthieu,
Je t’écris pour te raconter un fait divers récent qui m’a consterné. Un couple de Floridiens, M. et Mme Smith, se disputaient sur le choix de leur menu dans un restaurant fameux. Mme Smith désirait un Mc Flurry mais son époux ne voulait pas lui acheter cette glace pour des raisons inconnues. C’est alors que, furieuse, Mme Smith se dirigea vers la voiture de son mari. Elle prit un bidon d’essence qui se trouvait dans le coffre du véhicule et hurla: "Je vais tout faire sauter!".
M. Queen, présent au Mc Donald’s témoignera: "Elle est sortie en furie, plus personne ne pouvait l’arrêter". Mme Queen ajoutera: "On aurait dit qu’elle venait de perdre quelqu’un de sa famille".
Mme Smith se mit à asperger le véhicule de son époux et y mit le feu avant de s’enfuir. Les pompiers intervinrent à temps pour stopper l’incendie et il n’y eut pas d’autre victime que cette pauvre voiture.
Je ne savais pas à quel point priver une femme de glace pouvait la rendre dangereuse!
A bientôt!
Quentin




Infraction musicale

Reims, le 4 avril 2014

Chère Chloé,
Je veux te raconter un événement extraordinaire qui arrive à un camarade de ma classe Anthony. En janvier, il avait reçu une amende d’un agent SNCF alors qu’il traversait comme tous les jours le souterrain de la gare de Reims en rentrant du collège. Le motif de l’amende? "Utilisation d’instruments sonores" alors qu’il n’avait qu’un casque audio autour du cou! Anthony ne pouvait pas régler la somme de 45 euros qu’il n’avait pas sur lui, alors l’agent lui rajouta 30 euros de frais de dossier! Sa mère, scandalisée, refusa de payer: "Anthony ne prenait même pas le train, l’agent l’a verbalisé pour rien!".
Mais l’histoire ne s’arrête pas là: Anthony m’a raconté hier que le Trésor Public réclamait désormais 300 euros pour l’amende impayée. Sa mère a décidé de faire appel à "UFC Que choisir?" pour la soutenir dans son combat. Pour le président de cette association de consommateurs,
cette contravention n’a pas lieu d’être : "Anthony ne se promenait pas avec un porte-voix ou une grosse radio sur l’épaule!" La SNCF reste imperturbable et pour se justifier, elle a rappelé un vieux décret de 1945 qui stipule qu’il est "interdit à toute personne de faire usage dans les gares d’appareils ou d’instruments sonores".
La stricte application des lois entraîne parfois des situations délirantes! A bientôt chère Chloé!

Lionnel



Mon Maire, ce héros


Wattrelos, le dimanche 14 octobre 2010

Cher frère,
Je te rapporte dans cette lettre une histoire assez surprenante qui s’est passée en bas de chez moi hier à 21h30. J’aperçus depuis ma fenêtre deux voitures noires avec des vitres teintées s’arrêter en trombe devant l’arrêt de bus pour embarquer un pauvre jeune homme qui se trouvait là. Je n’eus même pas le temps de réagir que je vis une autre voiture, grise celle-là, bloquer le passage des deux voitures noires. Un homme cravaté sortit de la voiture grise: c’était M. le Maire! Les conducteurs de la voiture noire, bloqués, prirent la fuite à pied. Aussitôt M. le Maire se précipite pour voir si le jeune homme allait bien et il appelle la police qui arrive immédiatement.
Ce matin à la télévision, le commissaire Jean-Pierre Torrano a annoncé: "C’est grâce à Dominique Baert,  maire de Wattrelos, que nous avons réussi à interpeller des suspects qui préparaient une tentative d’enlèvement". Quant au maire, il a humblement expliqué: "Je rentrais d’une soirée à Roubaix. J’ai agi d’instinct, sans vraiment réfléchir".
Je trouve que le M. Maire a fait preuve de beaucoup de présence d’esprit et du courage. Grâce à lui, une vie a été sauvée!
A bientôt, je t’embrasse,
Anthony
 




 20 ans d’internement psychiatrique par erreur!

Champigny-sur-Marne, le 21 mars 2014

Chère amie,
Je t’écris cette lettre pour te raconter une terrible histoire qui m’a révoltée. Il y a vingt ans, un homme suédois âgé de quarante-quatre ans avait été accusé d’être un atroce tueur en série. Il purgea sa lourde peine sans bruit quand, huit mois avant sa libération, il se trouve innocenté!  Son avocat a déclaré: "Ce qui s’est passé est très malheureux! On ne peut accuser quelqu’un sans vraies preuves". L’ancien prisonnier, maintenant âgé de soixante-quatre ans, a ajouté: "C’est inadmissible de se faire condamner alors que je n’avais commis aucun crime, je demande des dédommagements!". Il aurait subi un lourd traitement médicamenteux au moment des aveux... L’avocat prépare en ce moment son dépôt de plainte pour obtenir réparation.
Je me demande combien de personnes innocentes sont condamnées à tort et combien comme lui souffrent toutes ces années en silence...
Je t’embrasse ma chère amie et à bientôt,
Célia



Elle tombe dans un puits en cueillant des fleurs

Moissy-Cramayel, le mercredi 18 juin 2001

Ma chère Sophie,
J’ai appris aujourd’hui qu’une fillette de cinq ans a été grièvement blessée en tombant dans un puits caché par des broussailles dans le jardin de la nouvelle maison de ses parents à Combs-la-Ville. La fillette cueillait des fleurs avec son frère âgé de neuf ans lorsqu’elle s’avança vers un amas de pâquerettes. C’est alors qu’elle passa à travers le monticule. Elle heurte d’abord le rebord du puits avant de faire une chute de plus de dix mètres sur un sol asséché et parsemé de cailloux. A l’hôpital, sa mère est éplorée: "Ma fille a échappé à ma vigilance. Nous étions tellement heureux de cet achat!". Son frère reste inconsolable: "Je n’ai pas vu le puits. J’aurais dû rester plus près d’elle".
Les policiers ont immédiatement condamné le puits pour éviter un nouveau drame.
Je trouve incroyable que les propriétaires précédents n’aient pas signalé l’existence de ce puits!
J’espère que cette petite fille guérira bien vite,
Corentin



Inspiration d’impressions

Par Mme Otsmane - 18:57, mercredi 15 janvier 2014 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 46 .. Lien
Invités à se documenter sur les deux artistes dont leur classe porte le nom _ Léon Battista Alberti et Henri Fantin-Latour_ les 4e ont exprimé leurs impressions sur une oeuvre de leur choix, le plus souvent sous la forme d’une lettre.

Chère Pauline,

Hier en allant au musée j’ai découvert une magnifique huile sur toile d’Henri Fantin-Latour:  « Pivoines blanches et roses, Narcisses ». Toi qui aimes tant les tableaux pas trop chargés avec des fleurs tu ne seras vraiment pas déçue. Je te conseille vraiment de faire un tour dans ce musée qui est à deux pas de chez toi. Le tableau est composé d’un pot sombre qui met en valeur les couleurs vives des pivoines roses et blanches mais aussi les quelques feuilles qui les accompagnent. Je ne t’en dis pas plus je te laisse voir les autres détails par toi-même.

Bisous et à bientôt,

Bintou




Cher Quentin,

J’ai découvert hier une lithographie d’Henri Fantin-Latour. Il faut absolument que je t’en parle! Je l’ai aperçue ce dimanche au musée et je te promets qu’il s’est passé comme un coup de foudre! Je ne pouvais plus bouger. Je l’ai scrutée attentivement et franchement les traits de graphisme sont vraiment bien réalisés. On remarque par exemple que le livre a plusieurs pages de tournées et on peut apercevoir la plume dans la main du poète. La muse semble accompagner l’écrivain. Le poète est complètement tourné vers elle: il reçoit l’inspiration de sa muse qui est vraiment importante dans son travail.  Nous apercevons que la muse est nue, peut-être pour une plus grande réceptivité d’inspiration du poète? Mais  ce n’est que mon avis... En tout cas c’est très bien détaillé et je te conseille réellement d’aller la voir.

En espérant que tu partageras mon avis et à la prochaine!

Yannick





J’apprécie beaucoup le peintre Claude Monet car c’est un artiste qui peint la vraie vie: les paysages, les gens autour de lui... en bref, tout ce qu’ il peut voir de réel! Un oiseau dans la neige ,un simple bouquet de fleurs, un coin de jardin, une femme avec une ombrelle, la mer, le ciel. Cet artiste sait associer les couleurs et les rendre vivantes,  toutes ses peintures respirent la fraicheur et l’authenticité.
"Régates à Sainte-Adresse", peinture à l’huile de 1867 est un de mes tableaux préférés. Je trouve que le paysage bien choisi: d’abord, la mer sur laquelle reposent des nénuphars flottant allègrement au bord de l’eau, sur le côté gauche on aperçoit le port. De nombreux bateaux à voile s’y dirigent et les promeneurs les admirent tout en se détendant sur le sable et en se délectant de la vue.
By Sofiane



Chère Cécile,

J’ai visité hier une église conçue par Léon Battista ALBERTI. Je te recommande vivement de visiter cette splendide église qui se trouve à Florence sur la Piazza Santa Maria. Sa façade aux motifs géométriques en marbre vert et blanc s’harmonise si bien avec ses éléments gothiques et renaissance ! Rends-toi compte : elle est longue de près de 100 mètres et large de 28 mètres ! Elle est divisée en trois nefs , ce qui te donnera l’impression d’être dans une salle unique. D’énormes piliers reliés à des voûtes d’ogives bicolores donnent un dynamisme immense à l’édifice. Tu pourras y découvrir deux chapelles que Michel Ange a ornées. J’espère que tout ceci te donnera envie de la visiter….

A bientôt et surtout fais-moi partager tes impressions si tu t’y rends !

Sofiane



Les autres travaux d’écriture sont en cours de publication...


Dire la souffrance au travail

Par Mme Otsmane - 17:35, jeudi 6 juin 2013 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 46 .. Lien
Le cycle de sensibilisation des élèves de 4ème sur la notion de pénibilité au travail s’achève!
Après avoir vu au théâtre la pièce "Hold on" (qui est maintenant programmée au Festival Off d’Avignon! http://www.lelaabo.com/Actualites.html ) et lu plusieurs extraits d’Emile Zola traitant des conditions de travail dans différents secteurs professionnels, les élèves ont à leur tour produit un texte insistant sur les risques liés à l’exercice de certains métiers.
Ce travail d’écriture s’est déroulé en deux temps:
-d’abord, un travail de recherches sur un métier choisi présenté sous la forme d’un exposé
-ensuite, sur table, la mise en scène d’un personnage exerçant le métier choisi
D’un point de vue grammatical et stylistique, ce travail d’écriture leur permettait de revoir l’imparfait de répétition pour insister sur l’usure des salariés et d’employer des hyperboles pour susciter la pitié des lecteurs.




CHAUFFEUR ROUTIER

Le cycle de sa semaine commençait le lundi matin sous une fatigue extrême. Il se rendait péniblement vers son lieu de supplice. Sous les yeux menaçants qui exerçaient une pression sur lui, il se redressait pour étudier la marchandise qu’il devait transporter quelques heures plus tard. Il puisait dans son corps faible et usé la force nécessaire pour charger la misérable mais si lourde marchandise qu’il devait acheminer. Il montait dans un camion froid et sinistre pour prendre en main le volant frais. Il démarrait avec la lassitude à ses cotés, le trajet   qui l’attendait lui paraissait  aussi long que sa vie.

Des bouffées d’espoir apparaissaient au moment des courtes pauses, pour se ressaisir et se dégourdir les jambes. Il reprenait la route les mains remplies d’ampoules et de crevasses rouges. Il démarrait sous pression , les yeux de son patron dans la conscience.

L’arrivée à son point de livraison lui paraissait  comme la lumière au bout du tunnel. Il soufflait un coup pour faire face aux critiques et avis mitigés sur sa prestation. Il rentrait éploré et meurtri en renouvelant la même journée, toujours cassé en deux  pour ramener chez lui son maigre bénéfice de ses journées.

Raphaël D., 4ème Braque




EMPLOYÉ(E) DE RESTAURATION

Comme tous les jours, Lucile se levait à 6h30 avec cette fatigue sur son visage. Ensuite elle prenait sa douche et s’habillait. Elle était toujours prête à 7h30. Elle prenait sa voiture et arrivait au travail à 9h. Elle commençait par poser des tables et des chaises si lourdes qu’elle peinait à la tâche malgré sa bonne volonté et ses collègues la surnommaient en se moquant « la Dame aux bras d’enfant ». Après avoir tout disposé, il était 12h et les enfants se précipitaient vers la cantine. Alors que Lucile était de service, un enfant passa et lui dit: « Je vous adore ». Cela lui faisait toujours énormément plaisir quand un enfant lui disait ceci. Les enfants appréciaient beaucoup Lucile et ses collègues la détestaient pour cela.

13H30: son travail de serveuse était terminé mais elle devait à présent nettoyer les tables et les chaises et les remettre à leur place. Elle finissait comme d’habitude à 16h. Puis elle se changeait et prenait sa voiture pour rentrer chez elle, totalement harassée. Et le lendemain se répétait sans cesse la même journée.


 Percy T., 4ème Alberti




DANSEUSE ÉTOILE

A sept heures du matin, elle se levait, courbaturée des exercices du soir. Sophie était danseuse et elle allait dans une grande école de danse. Mais cela devenait très dur. En effet, en vue de la fin de l’année, l’école préparait un grand gala. Les répétitions s’intensifiaient et Sophie était de plus en plus nerveuse.

A huit heures, elle était prête à se rendre à son école. Une dizaine de minutes plus tard, elle prenait le métro. Pendant ce temps-là elle se remémorait les pas de toutes les variations. Si jamais elle faisait un pas de travers ou si elle en oubliait un ! En danse, surtout dans cette école, il fallait toujours être la meilleure. La pression était très forte et d’autant plus ces jours-ci.

En arrivant à l’école, elle allait dans les vestiaires pour se changer mais n’avait pas le temps de se reposer ne serait-ce qu’une seconde car il ne restait que cinq minutes avant le début du cours.

A midi, pour aller manger, elle ne sentait plus ses pieds rouges d’usure à cause des pointes. Elle ne rêvait que d’une seule chose : que cette pénible journée emplie de fatigue cessât.

A deux heurs de l’après midi, les répétitions commençaient. Les professeurs n’étaient pas de bonne humeur et cela ne s’arrangeait pas au fil des heures. Mais la pauvre Sophie se sentait défaillir petit à petit.

Les répétitions étaient terminées et elle devait rentrer chez elle, mais hélas ses jambes ne la portaient plus et un jour, elle succomba à un malaise

En se réveillant chez elle, elle se sentit honteuse de sa faiblesse et se jura avec amertume de se battre pour sa place.

Élise C., 4ème Braque


        


FACTEUR/ FACTRICE


  Jeune factrice de vingt-deux ans, Mégane commençait son travail très tôt pour trier le courrier.

Les lettres de petits formats se rangeaient automatiquement mais elle devait trier les grandes lettres elle-même.

Pendant deux à trois heures, elle travaillait à l’intérieur mais après elle commençait sa tournée. Elle devait parcourir des kilomètres et des kilomètres en vélo et cela lui provoquait d’atroces crampes aux jambes mais elle devait péniblement continuer à pédaler. Quand la douleur devenait intolérable, elle s’arrêtait devant chaque maison ou immeuble. Pour gagner du temps elle devait se rappeler des noms sur les boîtes aux lettres. Tous les jours elle recommençait la même chose, sauf que malheureusement un jour de neige, dans une pente très raide, elle dérapa et tomba. Elle s’était cassé la cheville, elle prit un congé maladie et à la fin de son congé, elle démissionna et se dirigea vers le milieu de l’art.

Oïhan I., 4ème Alberti




LIVREUR/ LIVREUSE DE COLIS


    Louise était livreuse de colis. Elle commençait vers 5h00 du matin et terminait vers 19h30 ou plus. Ses colis étaient lourds et lui cassaient les bras. Son dos était torturé par des maux insoutenables. Elle ne faisait que décharger ou recharger ses colis toute la journée sans jamais s’arrêter, car si elle faisait des pauses elle risquait de livrer le moins de marchandises. Or, dans ce métier, il fallait en livrer le plus sinon les supérieurs étaient furieux et la blessaient en lui disant des mots horribles. Louise s’accrochait à ce travail, ne disait rien et pensait à sa famille pour pouvoir continuer . Elle souffrait le martyre, ses jambes, ses pieds et ses cuisses l’élançaient a chaque marche qu’elle montait pour livrer ses colis . Elle devait toujours avoir un sourire devant les clients pour qu’ils se sentissent privilégiés et qu’ils voulussent bien encore commander. Dans ce métier elle devait supporter les problèmes de trafic routier, les difficultés de stationnement et la pression des supérieurs pour assurer le service dans les temps et fournir un bon rendement .

Amel A., 4ème Braque





Militaire


     Mélanie se levait à 5h30 du matin. Pas le temps de se doucher, ni de déjeuner, elle partait au combat. Elle voyait ses collègues mourir dans ses bras. Fin de la première journée , vers 19h00 le chef de son régiment lui ordonna de faire quelques exercices physiques car en cas de blessés elle ne pourrait pas porter ses collègues en difficulté et les ramener au centre de soin intensif. Elle s’exécuta sans désobéir. Vers 3h00 du matin elle alla se coucher exténuée de cette journée. Le lendemain vers 5h45 elle se réveillait avec difficulté, pour elle c’était le jour de repos. Persécutée par ses collègues elle n’avait personne à qui parler de ses angoisses démesurées. En manque de ses proches, privée de téléphone, elle se sentait seule, abandonnée, mal-aimée, attristée. Elle n’avait personne à qui se confier, elle avait peur de mourir au combat, peur des collègues, peur d’être persécutée à nouveau, peur de contracter des maladies (tension, stress, alertes cardiaques, troubles musculo squelettiques, lésions méniscales). Lassée d’être mise a l’écart, elle alla parler au chef qui ne l’écoutait pas, il ne la croyait pas. Le lendemain, elle se réveilla à 5h30 pour une même journée semblable à celle de la veille. D’une seule envie elle décida de signer des formulaires de démission. Elle quitta le régiment la tête haute et décida de se mettre au métier de vendeuse mais elle ne savait pas ce qui l’attendait.

Laure M., 4ème Alberti





MAÇON

Oscar était maçon. Il m’avait parlé de sa journée habituelle une fois, une journée où il allait travailler. Il m’avait dit que tous les matins il se levait à 6h30 pour être sur le chantier là où on le mettait pour travailler. Il m’avait rapporté qu’il y avait un de ses collègues qui avait eu une maladie grave au niveau des poumons, il avait mal quand il respirait mais aussi quand il marchait. Oscar quant à lui avait un mal de dos terrible à force de porter des charges très lourdes. Il me disait souvent qu’il rêverait de devenir invertébré. Il avait subi trois arrêts maladie à cause de deux opérations au dos. A ces journées déjà difficiles s’ajoutait que son employé ne l’aimait pas beaucoup.
Dylan C., 4ème Alberti



AUXILIAIRE DE VIE


Léa était aide ménagère depuis deux ans. Elle songeait à changer de métier car celui-ci était très dur physiquement et surtout psychologiquement . Son emploi lui prenait plus de la moitié de son temps: les personnes âgées ont besoin de beaucoup d’attention et surtout d’aide .

Le plus souvent elle aidait les personnes à se lever très tôt pour les aider à s’habiller. Les personnes étaient dolentes et ne lui facilitaient pas la tâche. Léa se cassait le dos pour les manipuler avec douceur.

Donc tous les matins elle devait être prête à 6h30 pour aller voir Mme Du Pont car elle se levait très tôt le plus souvent pour ne rien faire. Léa s’était rendue chez le médecin pour soulager ses maux. Ce dernier l’avertit qu’elle risquait d’avoir dans dans peu de temps de gros problèmes au dos mais aussi des sciatiques aux jambes et aux bras. Léa commença à rechercher un autre travail.


C. Laurie, 4ème Alberti












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