Elèves créateurs

"Elèves créateurs" de nouveau référencé par le Café Pédagogique

Par Mme Otsmane - 16:32, jeudi 28 février 2013 .. Déposé dans 03wMerci! .. commentaires : 10 .. Lien
Bravo aux élèves dont la créativité a une nouvelle fois attiré l’attention du Café Pédagogique qui recense les pratiques pédagogiques sur internet dans son Guide du web 2013:
http://www.cafepedagogique.net/lesdossiers/Pages/2013/indis2013_francais.aspx

Le blog est cité dans le paragraphe consacré aux ressources didactiques: "des projets pédagogiques variés vivent aussi en ligne : les enseignants qui les animent y diffusent les productions de leurs élèves, voire utilisent le numérique pour susciter leur activité et leur créativité, pour favoriser un travail intense, fructueux et jubilatoire, de lecture-écriture-publication".





Lettre d’amour ou lettre de rupture?

Par Mme Otsmane - 16:03, mardi 26 février 2013 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 20 .. Lien
Dans le chapitre consacré à l’épistolaire, les élèves ont travaillé sur plusieurs tableaux du peintre Vermeer mettant en scène la réception d’une lettre.
A partir du tableau "La Lettre d’amour", les élèves ont produit une lettre selon l’interprétation qu’ils ont tirée de cette scène énigmatique:
-Que contient la lettre qui semble tant inquiéter la jeune femme?
-Comment déchiffrer le sourire de la servante? Sourire complice? Sourire moqueur?


La Lettre d’amour de Vermeer

Selon l’interprétation retenue, les élèves avaient plusieurs sujets d’écriture au choix:
Hypothèse 1: La servante vient de découvrir la correspondance secrète de sa maîtresse
-écrire la lettre qu’envoie la jeune femme pour demander à son correspondant de suspendre l’envoi de ses lettres d’amour
Hypothèse 2: La servante vient lui apporter une lettre de rupture
-écrire la lettre de rupture que vient de recevoir la jeune femme

-faire répondre la jeune femme à la lettre de rupture pour reconquérir le cœur de l’être aimé







SUSPENDRE L’ENVOI DES LETTRES PAR PRÉCAUTION



Élise C., 4ème Braque




Alexis F., 4ème Alberti








Laure M., 4ème Alberti



Léna F., 4ème Braque




Fabien Z., 4ème Braque



LETTRES DE RUPTURE




Assif B., 4ème Braque





Oïhan I, 4ème Alberti



Percy T., 4ème Alberti





Raphaël D., 4ème Braque





Jean Manuel M., 4ème Alberti





Yannis F., 4ème Alberti





LETTRE DE SUPPLICATION


Bérin B., 4ème Alberti



Les autres lettres seront publiées à la rentrée!







Compte-rendu du spectacle "Hold on"

Par Mme Otsmane - 14:18, lundi 25 février 2013 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 34 .. Lien

Le Jeudi 7 Février, les 4èmes Alberti et Braque se sont rendus au théâtre du Centre culturel Jean Vilar pour voir un spectacle en lien avec leurs lectures sur la critique des conditions de travail chez Zola et Hugo. Ce spectacle leur a permis également de s’interroger sur les jeux de scène: gestuelle, son et lumières.

Après avoir pris étudié quelques documents en lien avec la pièce (article du Monde sur les pratiques de France Télécom, témoignage d’une téléopératrice, les chiffres de la souffrance au travail), chaque élève s’est mis dans la peau d’un critique de théâtre pour rendre son compte-rendu de la pièce.


Présentation de la pièce par la compagnie:

HOLD ON se passe sur une plateforme téléphonique. Les employés sont observés, écoutés et notés. Ils doivent suivre le script à la lettre, se battre pour la prime et même tricher pour être bien vus. Qu’ils soient managers, téléopérateurs ou directeurs, tous sont pris en tenaille par l’absurdité des nouvelles organisations du travail. Y a-t-il une réelle différence entre le prolétariat d’antan et ce nouveau prolétariat soumis à des cadences infernales ? HOLD ON montre avec cruauté les conditions de travail qui se durcissent, un système managérial qui infantilise les salariés et interroge de manière grinçante notre terrible besoin de reconnaissance.



Lien vers le clip vidéo du spectacle: http://vimeo.com/55685867


Bonjour mes chers auditeurs. Aujourd’hui, je vous présente le spectacle « Hold on » qui se donne actuellement au théâtre Jean Vilar de Champigny-sur-Marne dans une mise en scène d’Anne Astolfe.

Sur scène : uniquement trois acteurs qui endossent plusieurs rôles dans une société qui emploie des téléopérateurs pour prendre des rendez-vous de mutuelle santé. Le décor était simple : trois bureaux et trois chaises.

Passons maintenant au vif du sujet : les conditions de travail présentées. Et bien, mesdames, messieurs, je suis outré de ce que j’y ai vu : compression des effectifs, compétition entre salariés, aucune liberté dans l’entretien téléphonique avec le client, la pression des « supercoach », les « open space » impersonnels... Je trouve cela inadmissible de faire subir un tel traitement à des êtres humains. Et ce que j’ai le moins supporté est de constater que les employeurs géraient leurs salariés comme des enfants.

Ceci étant dit, la pièce a le mérite de dénoncer ces faits avec humour.

Alexis F., 4ème Alberti


Il y a quelques jours, plus précisément le Jeudi 7 Février, je me suis rendu au théâtre Jean Vilar de Champigny-sur-Marne pour voir le spectacle « Hold on ». Ce spectacle traite des difficultés du métier de téléopérateur. Les bureaux étaient très serrés : lorsque les téléopérateurs étaient en ligne avec un client, ils devaient hausser la voix pour se faire entendre. Dans ces conditions, difficile de se concentrer. De plus, les téléopérateurs répétaient tous le même texte et s’appelaient tous Dominique : ce qui prouve que leur patron ne porte aucune attention à leur identité. La pièce montre d’ailleurs un challenge stupide instauré par leur patron: à chaque appel aboutissant à un rendez-vous, les employés avaient le droit de mettre une boule sur un sapin et l’employé qui l’avait le plus décoré avait le droit de le mettre sur son bureau.

Personnellement, j’ai bien aimé la pièce : elle m’a appris de nombreuses choses sur le travail de téléopérateur, ses difficultés et ses humiliations. Cette pièce était d’ailleurs comique et j’ai beaucoup ri : je vous conseille d’aller la voir.

Damien P., 4ème Alberti




Jeudi 7 Février, je suis allé voir une pièce de théâtre intitulée « Hold on ». Très peu de décor : trois bureaux pour les trois acteurs, le reste était plongé dans le noir, libre à l’imagination ou pour créer une atmosphère lugubre.

La pièce est jouée de façon à faire rire le public mais aussi pour lui faire prendre conscience des difficultés et des incidents provoqués par le travail. Cette pièce veut nous montrer les pressions et les humiliations que subissent les employés.

Cette pièce cherche à nous montrer l’envers du décor : les souffrances engendrées par le travail : maux de dos, dépression, alcoolisme, suicide... J’ai donc trouvé cette pièce très concluante : elle ouvre les yeux sur ce qu’est le travail de téléopérateur.

Gaspard O., 4ème Braque


La compagnie « Le Laabo » a créé le spectacle « Hold on » qui présente le travail de téléopérateur. Comme nous avons pu le voir, ce travail rend fous les employés car ils doivent répéter ces centaines de fois les mêmes phrases. Ils sont en plus tout le temps sous pression car ils sont toujours sous la surveillance d’un supérieur. Enfin, ils peuvent connaître des troubles musculo-squelettiques suite à leurs mouvements répétés.

Parlons maintenant de la mise en scène : Anne Astolfe a choisi un décor simple de trois bureaux, éclairés quand il faut les mettre en valeur. Elle fait parler et bouger les acteurs de manière synchronisée afin de montrer le caractère automatique de leurs actes, ils sont comme des robots.

L’humiliation des employés est traitée quand par exemple l’une des salariés s’est retrouvée en sous-vêtements juste pour garder le sapin qu’elle venait de remporter et qui prouvait aux yeux de sa hiérarchie qu’elle est la meilleure téléopératrice de l’équipe.

On voit que les salariés tombent dans la dépression et sombrent dans l’alcool.

J’ai aimé cette pièce car elle est originale et traite d’un sujet d’actualité. Parfois cependant certaines scènes étaient un peu trop répétitives mais je suppose que c’était pour mieux insister sur cet aspect du travail.

David C., 4ème Braque


Le spectacle « Hold on », inspiré de faits réels, critique les abominables et mauvaises conditions dans lesquelles travaillent les employés de « MCRA France ». La pièce critique la pression des supérieurs sur les employés mais aussi l’humiliation infantilisante infligée à ces derniers.

La mise en scène d’Anne Astolfe était très caractérisée : des jeux de lumière étaient mis en place et pour introduire les personnages, changer de scène ou encore mettre en valeur un objet. Pour insister sur la ressemblance avec des automates, les acteurs jouant les téléopérateurs répétaient une gestuelle synchronisée.

Cette pièce avait en plus l’avantage de comporter des passages comiques qui pouvaient faire rire le public mais aussi lui faire oublier quelques instants les mauvaises conditions de travail des employés. J’ai apprécié cette pièce qui était comique et assez réaliste.

Vincent H., 4ème Braque


Le Jeudi 7 Février 2013, la pièce de théâtre « Hold on » , créée par la compagnie LE LAABO, a été jouée au théâtre Jean Vilar de Champigny-sur-Marne.

Cette pièce présente les conditions de travail sur une plateforme téléphonique de la société « MCRA France ».

Dès les premières minutes du spectacle, on observe que les téléopérateurs répètent sans arrêt un même texte texte à la virgule près, ce qui installe très vite de la pression et de la confusion.

Un passage clef est celui de l’entretien à cause des « minutes » : ce passage nous montre l’exigence et la pression qu’instaurent les supérieurs sur les salariés, à savoir qu’il ne faut pas perdre une minute d’appel.

L’humiliation est aussi représentée dans l’épisode du « challenge du sapin » qui permet au téléopérateur qui passe le plus d’appels de pouvoir décorer un sapin puis de l’emporter. Ce challenge infantilise et donc humilie les salariés.

En conséquence, les dépressions et autres maladies du travail se manifestent, affaiblissent et démotivent les salariés.

Pour finir, quelques mots sur la mise en scène d’Anne Astolfe que j’ai trouvée judicieuse : elle nous permet de nous immerger dans les bureaux, le jeu des sons rend bien la sensation de bruit et de vacarme qu’on peut imaginer dans des « open spaces ».

J’ai donc apprécié cette pièce car elle est immersive, elle permet de nous rendre compte des difficultés de ce travail et des conséquences d’une pression importante. Des touches comiques ont réussi à rendre cette pièce drôle.

Raphaël D., 4ème Braque



Avis express


Pour la mise en scène Anne Astolfe a beaucoup joué sur les musiques et la lumière afin de souligner les émotions des personnages. Elle a aussi soigné les gestes des personnages pour montrer à quel point ils se comportent en automates.

Djibril S., 4ème Alberti


Le choix de la mise en scène avec la position des bureaux très serrés montre le manque de place. La musique forte et angoissante accentue le stress. Et quand tous les téléopérateurs parlent en même temps pour répéter la même chose cela donnait mal à la tête.

Oïhan I., 4ème Alberti


J’ai tiré comme conclusion de cette pièce que le métier de téléopérateur n’est pas seulement le fait de s’asseoir et de répondre au téléphone : ce métier est organisé de telle manière qu’il peut entraîner des maladies spéciales ou même amener au suicide.

Pacifica MB., 4ème Braque


Le travail de téléopérateur est un travail très stressant, ce n’est pas un travail libre. J’ai beaucoup aimé ce spectacle que j’ai trouvé très comique mais en même temps désespérant.

Nawel M., 4ème Alberti


Ce travail peut vous causer de très lourdes conséquences : à force de toujours répéter la même chose, les téléopérateurs perdent la mémoire. La pression est telle qu’elle peut provoquer un AVC...

Nolwenn C., 4ème Alberti


Pour finir, la souffrance morale: il y a par an 1000 tentatives de suicide sur les lieux de travail ! Dans la pièce, l’un des personnages buvait de l’alcool à son bureau ce qui démontre bien qu’elle est à bout de nerfs à cause de son travail.

Assif B., 4ème Braque




Le Chant des saisons

Par Mme Otsmane - 17:39, jeudi 21 février 2013 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 51 .. Lien
Voici enfin les poèmes sur les saisons des 5èmes!
Leur composition est l’aboutissement d’un travail de deux mois combinant lecture de poèmes, recherches mythologiques, découverte d’œuvres musicales et plastiques mettant en scène les saisons. Des ateliers d’écriture ponctuels ont permis aux élèves de s’initier graduellement au langage poétique (images poétiques, allégories, sons et sens, formes fixes).
En lecture, les poèmes qui ont particulièrement retenu leur attention sont "Méchantes nuits d’hiver" de Ronsard, "Le Temps a laissé son manteau" de Charles d’Orléans et "Printemps" de Paul Eluard.



HIVER



Oui l’hiver est arrivé

Déchaînant ses crocs rageurs

Je me sens comme Prométhée

L’aigle m’arrachant le coeur


Tout n’est que langueur

Oui l’hiver est arrivé

Déchaînant ses crocs rageurs

Paysage de verre glacé


Moi qui vis dans la froideur

Bientôt mon heure va sonner

Oui l’hiver est arrivé


Car ma vie va s’arrêter

Qui pourrrait me regretter

Oui l’hiver est arrivé


David VM, 5ème Flaubert



Je marche dans la froidure

D’un monde dur et gelé

Je veux crier et lutter

Contre la glace qui m’engourdit


Je languis tout accablé

Par la tyrannie de la pluie

Les vents sont en guerre

Je perds tous mes frères


Soudain la pluie ralentit

Et le soleil, encore pâle, ressurgit

Ses rayons se déploient lentement


J’enlève mon manteau

Et je le jette au vent rayonnant

Car revoilà le printemps


Shafir M., 5ème Eluard



C’est par une nuit comme celle-ci

Que je te vis pour la première fois

Cette nuit d’hiver il faisait froid

Mon cœur de glace palpitait à peine


Devenu cœur de feu il n’eut plus

D’yeux que pour ta majestueuse beauté

Même dans cette infinie obscurité

Il ressent la douce chaleur de ton illuminante beauté


Ce pauvre cœur qui était mien

Devint alors pour toujours le tien

Et même par delà la mort tien il demeurera


Et aujourd’hui toujours là

Braise qui enflamme mon cœur

Je penserai éternellement à toi


Sullivan D., 5ème Flaubert



Hiver, saison sinistre et lugubre

Vêtu de son manteau sombre

Tourmente le pâle soleil

Avec ses nombreux flocons


L’implacable Borée fait claquer les volets

Et s’impose, si pénible et funeste

Hiver, saison sinistre et lugubre

Quand enlèveras-tu ton manteau?


Épargne-nous ce calvaire

Qui roidit les pâles mers

Les vents sont en guerre


Quand seras-tu détrôné?

Ta domination d’une saison

Est dure à supporter.


Bintou K., 5ème Eluard



Grelottants, frissonnants, mon petit frère et moi

Nous rentrons à la maison boire un bon chocolat

Dehors, il fait froid, la neige est sur les toits

Douce et blanche, elle recouvre les toits


Les pics de glace suspendus aux fenêtres

Transparents et luisants tomberont sur nos têtes

Saturne est bien là, il tempêtera

Et laissera les grands paysages tout blancs et froids


Dans le ciel, les frêles et rares nuages

Blancs et légers sont secoués par le vent

Ils s’envoleront vers de nouveaux horizons


Mais dans quelques mois ce rude hiver s’en ira

Il cèdera sa place au tendre printemps

Qui saura nous réconcilier avec le bonheur


Quentin B., 5ème Eluard



La Reine blanche s’avance vers son trône

Et nous domine avec le froid d’une nuit de lune

Favorite de Chronos, elle contemple la vie qui s’abaisse


Son règne me plaît, mon sourire de lune

S’illumine de nouveau contre la tristesse

Tout n’est que silence transporté dans la brume


Les maîtres des familles ont peur

Dehors de petits cristaux tombent

Ravissant les regards pétillants des enfants


Lorsque Flore transportée par Zéphyr

Redonne la vie, la Reine blanche fuit

Emportant froid et pluies


Jeanne B., 5ème Eluard



Ô Printemps, soleil luisant

Lève-toi, source de lumière

Je souffre dans le froid du soir

Je t’en supplie, réveille-toi


Je ne supporte pas

Cette infinie nuit glaciale

Ô Printemps, aide-moi

Sors-moi de cette désespérance


Ta douce chaleur me manque

Ton ciel enflammé au crépuscule

Je t’en supplie, reviens-vite


Mon âme me quitte

L’hiver s’empare de mon corps

Sans défense, je m’en vais


Asiti A., 5ème Flaubert



PRINTEMPS




Que j’aime le printemps, divine saison

Tout renaît dans une irrésistible jeunesse

Les oiseaux chantent, joyeux musiciens

Le ciel est clair et beau et le soleil luisant


J’entends le chant du ruisseau

Qui murmure le long du jardin

Où trône une merveilleuse fontaine

Au milieu d’arbres qui brillent de fleurs


Le soir venu, je contemple le ciel

Infiniment étoilé, et je ne sais combien

Baignent dans ce firmament inconnu


Au réveil, ma première pensée est que

Si chaque jour est un jour nouveau

Au printemps cela semble une éternité


Aurélie C., 5ème Flaubert



Au sortir d’une rude nuit d’hiver

J’ai rencontré un astre,

Une jeune femme resplendissante

Aux yeux intenses et rayonnants


Son parfum est aussi doux que le Zéphyr

Ses cheveux semblent une rivière luisante

Recouverte de fleurs odorantes

Cette jeune femme répond au nom de Flore


Sa voix est aussi délicate que le chant des oiseaux

Mon existence est heureuse

Depuis que je l’ai rencontrée


J’aimerais qu’elle le sache

Et que du froid elle me protège à jamais

Avant que la Mort ne vienne me chercher


Enzo A., 5ème Eluard



Le revoilà, c’est le Printemps

Les oiseaux chantent, le soleil est luisant

Les fleurs poussent, le temps passe lentement

Revoilà le Printemps, le ciel est rayonnant


De petits vents folâtrent sous l’égide de Zéphyr

Guidant le monde vers la béatitude

On doit s’amuser, rire et chanter

Sortir, se promener, se détacher de ses scrupules


Le vent fait danser les fleurs

Les arbres contemplent avec bonheur

L’heure du Printemps, la joie est à l’heure


La terre brille de mille couleurs

Le rossignol trône, l’heureux chanteur

Le Printemps: belle saison pour les penseurs.


Wissam O., 5ème Eluard



Dans le jardin se dévoilait le soleil

Cet oiseau de feu si radieux

J’étais remplie de bonheur

Car l’heure du printemps revenait


Colombes et hirondelles

Toutes, chantaient en cœur

Les fleurs éclosent, les ruisseaux brillent

Oui, le printemps a réapparu


Dans le ciel clair et lumineux

S’épanouissaient les nuages

Qui folâtraient avec le doux Zéphyr


Le fleurs de mon cœur renaissent

Je n’ai plus d’angoisses ni de tristesses

Car le printemps est revenu.


Julia A, 5ème Eluard



Le printemps dépose sa douceur

Flore vient loger ses tendres odeurs

Sa messagère s’empresse de nous prévenir

La colombe murmure que le bonheur arrive


Les oiseaux comme des chanteurs

Le célèbre de tout leur cœur

Le doux Zéphyr danse de joie

Et les trois Grâces imposent leurs tendres lois


Le soleil luisant brille comme une perle

Et je me sens libre, une hirondelle je suis

Emplie de couleurs et de splendeurs


Les ruisseaux, les rivières crépitent

Mon cœur bat de mille fleurs

Quelle joie de retrouver ce bonheur !


Zohra H., 5ème Flaubert



Les oiseaux chantent

Un concerto, orchestre céleste

Une brise légère

Fait valser les fleurs nouvelles


Les perles fraîches

De la rosée aurorale

Annonce cette existence

Enjouée et radieuse


Les faons jovials

Gambadent à l’orée

Des bois, à en perdre haleine


Moi secrètement

Je regarde la vie

Qui défile lentement


Margot N., 5ème Flaubert




É




LÉté est un prédateur

Quand s’abattent ses foudroyants éclairs

Qui nous touchent en plein cœur

En nous aveuglant de son soleil vert


Il est comme un animal en cage

Qui déchaîne ses crocs dès la première attaque

Qui nous aveugle de sa majestueuse rage

Et nous étouffe de son sublime arc


Il est digne d’un roi

Même Cérès sous sa brutale apparence

Ne peut être étonnée de sa puissance

Faheem I., 5ème Flaubert




Je t’ai rencontrée

Un soir d’été

Tes cheveux volaient

Au vent follet


Blonds ils étaient

Comme les blés d’été

Ils étincelaient


Alors je t’ai emmenée

Te promener

Dans les blés de l’été


C’était une romance d’été

L’amour avait frappé

Tel un éclair violet


Christian R., 5ème Flaubert





AUTOMNE




Elle est belle la fille dans le parc

Ses cheveux bruns volent dans le vent

Le tourment se lit dans son regard

Et le dur malaise dans ses larmes


Elle est belle la fille dans le parc

Soucieuse elle guette le monde s’endormir

Malheureuse elle écoute la chaleur partir

Sa respiration est saccadée, ses joues noyées


La pluie tombe sur la fille dans le parc

Les feuilles mortes craquent sous ses pas

Et le temps s’échappe au creux de sa voix


Le désespoir se lit dans tout son être

Le monde a revêtu son manteau de froid

La fille dans le parc n’est plus là


Faustine M., 5ème Eluard








En concert avec Antonio Vivaldi

Par Mme Otsmane - 18:24, lundi 21 janvier 2013 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 14 .. Lien
Le chapitre consacré au "Chant des Saisons" a permis de faire référence à la plus célèbre des musiques représentatives: les Quatre Saisons de Vivaldi.
Les élèves ont écouté une première fois des extraits de cette œuvre pour essayer ensuite de retrouver la saison correspondant à chaque morceau écouté.
Ils ont ensuite découvert les sonnets qui ont lancé le travail de composition de Vivaldi.
Enfin, ils ont vu l’œuvre en concert, dans la version donnée par les "Solistes français"
en 2011.
Vous trouverez ci-dessous leurs impressions du concert.



Paul Rouger à la tête des Solistes français

Le spectacle représentait les Quatre Saisons de Vivaldi. Chaque saison est en fait un concerto composé de trois mouvements : le premier est l’allegro (rapide), le second est le largo (lent) et le dernier est aussi rapide. L’instrument soliste est un violon. Les musiciens ont beaucoup accéléré pour l’Eté afin de représenter l’orage.

Phil P, 5ème Eluard


Hier, j’ai assisté au meilleur concert de ma vie. Il y avait des musiciens hors pair qui interprétaient mélodieusement les Quatre Saisons. J’ai adoré l’Automne que j’ai trouvé varié : Vivaldi y représente les danses des vendanges puis le sommeil des danseurs et enfin la mort de la bête chassée.

J’ai trouvé ce spectacle très complet.

Wissam O., 5ème Eluard


Les musiciens étaient habillés de blanc. On a pu observer durant le concert le violon soliste (violino principale), le premier violon (violino primo), le second violon (violino secondo), l’alto (alto viola), le violoncelle (violoncello). Sur la partition, il est prévu l’orgue (organo) mais dans ce concert il était remplacé par un clavecin et une contrebasse.

J’ai trouvé l’Automne bien interprété. Pour imiter le sommeil, les musiciens ont baissé l’intensité de leur musique. La chasse était bien interprétée car on entendait le chasseur courir et les cors sonner. A la fin, la musique s’est interrompue car l’animal chassé a trouvé la mort.

Pascal Z., 5ème Eluard


Hier, j’ai vu un concert classique : les Quatre Saisons de Vivaldi. Les musiciens étaient habillés avec des tenues blanches qui m’ont fait penser aux robes antiques. J’ai beaucoup aimé l’Hiver , j’ai trouvé cette saison bien interprétée. Le musicien qui m’a le plus impressionnée est le violon soliste : il jouait très très vite pour imiter la tempête par exemple. Bien sûr, il n’était pas seul, les autres instruments l’accompagnaient.

Romane EH, 5ème Eluard


Le violon soliste est mis en valeur debout, sur le devant de la scène. J’ai trouvé que le Printemps était bien représenté. Les cris des oiseaux étaient imités par des notes courtes et aigues. Les ruisseaux étaient rendus par des sons liquides comme l’eau. Le Zéphyr mentionné dans le sonnet était aussi imité mais je n’ai pas réussi à le reconnaître.

Dans le concerto de l’Été, les hommes épuisés par les rayons du soleil sont imités par une musique molle et ralentie. Les éclairs des orages de l’Été sont aussi bien imités.

L’Automne est représenté comme une saison joyeuse car il y a les fêtes des vendanges et la musique devient joyeuse, dansante. Elle ralentit ensuite car les villageois sont épuisés par la fête.

Quant à l’hiver, la musique est froide et triste.

Florine M., 5ème Flaubert


Le concert des Quatre Saisons de Vivaldi m’a plu. Entre chaque concerto, on voyait les musiciens attablés. J’ai remarqué qu’au fil des saisons la table du festin se dégarnissait. A l’automne, ils étaient ivres puis ensommeillés. En hiver, les bougies étaient éteintes et l’ambiance semblait glaciale. J’ai préféré le Printemps car l’ambiance était plus joyeuse. Il y avait une bonne cadence qui donnait envie de danser.

Margot N., 5ème Flaubert





Le Vent vivant, virevoltant... Créer des allitérations

Par Mme Otsmane - 18:11, lundi 21 janvier 2013 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 9 .. Lien
A la fin du chapitre consacré à la poésie, les élèves de cinquième auront à produire un court poème sur la saison de leur choix.
Pour les initier progressivement au langage poétique, plusieurs ateliers d’expression poétique ont été mis en place.
Le premier, "les sons au service du sens", amène les élèves à manier les allitérations et les assonances.
Voici quelques essais de poèmes évoquant le souffle du vent.


Camille Corot, Coup de vent, 1870

Le vent vivant, virevoltant,

S’en va vite tel un enfant filant,

Frémissant et sifflant,

Fuyant fougueusement.

Le vent vivant virevoltant,

Lance une rafale affolant les feuilles.


Djahmal K., 5ème Eluard


C’est l’hiver, la mer s’agite

Les arbres frémissent

Dans la falaise le vent siffle,

Fougueusement.


Il hurle dans les bois

Faisant fuir les êtres vivants

C’est lui qui fait la loi,

En déferlant.


Wissam O., 5ème Eluard



Le vent fougueux fait siffler les feuilles

Et sa rafale venteuse fait frémir les hommes

Les vivants fuyants se réfugient

Sous les arbres mais sa bourrasque déferle

Le temps venteux recouvre le soleil

Le vent file et retourne les parapluies.


Faustine M., 5ème Eluard


Je suis le vent vivant qui siffle

Et je frémis en rugissant

Et je rougis, vos yeux fuyant

Comme les feuilles en rafales

Frissonnent en fougueuses flammes.


Thulaksan J., 5ème Eluard






Réaliser sa propre affiche militante

Par Mme Otsmane - 18:02, jeudi 29 novembre 2012 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 70 .. Lien
Apès avoir étudié plusieurs affiches militantes dénonçant le commerce de fourrure, les élèves de cinquième ont à leur tour réalisé les leurs:

nouveaux arrivages!!




Christian R., 5e Flaubert



Pascal Z., 5e Eluard


David VM, 5e Flaubert


Léa H. et Lila C., 5e Eluard
slogan corrigé: si vous portez de la fourrure, vous êtes sans cœur! Ne vous sentez-vous pas coupables?



Zohra H. et Mélyne A., 5e Flaubert

slogan corrigé: porter de la fourrure, c’est provoquer une mort douloureuse




Enzo A., 5e Eluard




Anissa Y. et Bintou K., 5e Eluard



Arnaud D., 5e Eluard




Florine M. et Aurélie C., 5e Flaubert




Jeanne B., 5e Eluard
slogan corrigé: Alors pourquoi ne va-t-elle pas en prison?






Ô rage! Ô désespoir!.... Parodier un monologue tragique

Par Mme Otsmane - 17:25, lundi 26 novembre 2012 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 26 .. Lien
Après avoir étudié plusieurs extraits du Cid de Corneille, les élèves se sont essayés à parodier le célèbre monologue durant lequel Don Diègue déplore sa "vieillesse ennemie" qui l’empêche de rétablir son honneur.

Le travail d’écriture s’est déroulé en classe durant trois séances:
-une première séance d’écriture au brouillon où les élèves ont cherché un sujet de lamentation comique puis se sont imprégnés de la syntaxe des vers de Corneille.
-une seconde séance de remédiation principalement axée sur l’enrichissement du vocabulaire.
-la dernière séance consistait à la réécriture du premier jet en tenant compte des améliorations proposées.


Le texte initial

Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
N’ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?
Mon bras qu’avec respect toute l’Espagne admire,
Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,
Tant de fois affermi le trône de son roi,
Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi ?
Ô cruel souvenir de ma gloire passée !
  Œuvre de tant de jours en un jour effacée !
Nouvelle dignité fatale à mon bonheur !
Précipice élevé d’où tombe mon honneur !
Faut-il de votre éclat voir triompher le comte,
Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte ?

Le Cid
, Acte I, scène 4


Parodies d’élèves


Ô puberté ! Ô crise d’adolescence ! Ô boutons d’acné !

Ne devons-nous grandir que pour voir notre visage s’altérer ?

Et ne suis-je pas déjà assez déparée par des rails sur les dents

Que pour en plus mener des travaux guerriers sur mon front ?

Mon sourire, qui rendait aveugle la moitié de la France,

Mon sourire que partout j’arborais avec confiance,

Se cache désormais victime de barbares anneaux.

Ô cruel souvenir de ma tranquillité passée !

Tant de jours glorieux en un jour effacés !

Faut-il passer ma vie à scruter les modifications de mon âge

Et minutieusement les traquer ou à jamais les conserver ?

Laurie Ch., 4ème Alberti




Ô collège ! Ô bâtiment ennemi ! Ô fatal ennui !

Ne suis-je donc en vie que pour m’ennuyer dans ce lieu maudit ?

Et ne suis-je condamnée à rendre des travaux harassants

Que pour en plus les voir évalués défavorablement ?

Mes jambes, qui chaque matin doivent me conduire là-bas

Mes jambes, qui tant de fois ont souhaité s’éclipser de là

Tant de fois se sont impatientées sous la table

Sont désormais soumises et ne font rien pour moi.

Ô cruel souvenir de ma couette parfumée !

Repos de belles nuits dès l’aube saccagées !

Sept heures de supplice en une seule journée !

Faut-il que je me fasse par le docteur arrêter

Pour ne plus souffrir la journée et rester au lit avec volupté ?

Laure M., 4ème Alberti


Ô collège ! Ô prison ennemie ! Ô matières pénibles !

N’ai-je donc tant étudié que pour échouer face à des contrôles imprévisibles ?

Et n’ai-je passé tant de nuits blanches à potasser l’arithmétique

Que pour voir mes notes sombrer en travaux pratiques ?

Mon bras, avec lequel je tenais mon stylo préféré

Mon bras, qui me soutenait lors des interrogations notées

Se retrouve à chaque fois ankylosé et ne fait rien pour moi !

Ô cruel souvenir d’appréciations encourageantes !

Œuvre de tant de jours d’études en un jour effacée !

Nouveau contrôle fatal à ma moyenne !

Nouveau bulletin entâché de pâles résultats !

Faut-il être un génie pour réussir

Ou accepter la médiocrité et du statut de cancre se contenter ?

Fabien Z., 4ème Braque



Ô épinards ! Ô légumes ennemis ! Ô goût abominable !

N’ai-je donc pas assez vu votre détestable couleur sur la table ?

Et ne suis-je obligée de vous ingurgiter

Que pour mieux vous régurgiter ?

Ma bouche, qui apprécie tant les mets délicieux

Ma bouche, qui tant de fois vous a trouvés nauséabonds

Tant de fois a cru expirer face à votre goût hideux

Ne peut rien entreprendre pour vous rendre bons ?

Ô dégoût inexorable !

Je vous abomine dès que je vous vois sur la table !

Comment vous effacer de mon existence

Pour me sustenter sans souffrance et éviter votre malchance ?

Gloria M., 4ème Braque




Ô gastro ! Ô maladie épouvantable ! Ô déjections abominables !

Ne suis-je né que pour souffrir cet état d’harassement?

Et ne puis-je me défaire de cette pâleur déplorable

Qui résulte de l’ingestion de remèdes abominables ?

Les miasmes, qui tant de fois ont empesté ma chambre

Les miasmes, qui tant de fois ont ébréché mes pots de chambre

Tant de fois ont suffoqué mes servantes

Trahissent à chaque fois mon état et ne me soulagent pas ?

Ô cruel souvenir de ma santé passée !

Nouvelle maladie fatale à mon bonheur !

Faut-il dorénavant me passer de toute nourriture

Et vivre famélique ou cerné d’ordures ?

Abdel H., 4ème Braque





Réagir sur une affiche militante

Par Mme Otsmane - 12:20, jeudi 22 novembre 2012 .. Déposé dans 07w5ème .. commentaires : 13 .. Lien

Le récit des Traces sous la neige de Robillard soulève la question des animaux abattus dans le but de récupérer leur fourrure. Pour sensibiliser le lecteur, l’auteur a choisi de nous mettre dans la peau de Moun, une renarde qui découvre sa petite prise au piège d’une mâchoire d’acier. Le texte insiste sur l’incompréhension et la souffrance de l’animal piégé à mort.

Qu’en est-il des affiches destinées à dénoncer le commerce de la fourrure ? De quels procédés dispose l’affiche pour sensibiliser le plus large public ?

Les élèves de 5ème livrent ici quelques analyses.



Cette première affiche provient de la "Fondation Brigitte Bardot". Elle représente une allégorie de la mort qui porte de la fourrure. Le choix du fond noir fait ressortir le slogan écrit en blanc.

Le choix de l’image et des couleurs produisent un effet choquant,  l’ affiche insiste sur le coté morbide des porteurs de fourrure. Le slogan est d’ailleurs très clair: "PORTER DE LA FOURRURE C’EST PORTER LA MORT". 

Djahmal K.



Cette deuxième affiche provient également de la "Fondation Brigitte Bardot", on retrouve d’ailleurs le même slogan: "Porter de la fourrure c’est porter la mort".

Elle représente un homme debout sur le point d’achever un loup pris au piège. Sur ce fond uniformément blanc, l’agressivité de l’homme ressort ainsi que la phrase "une capuche=un loup" écrite en lettres capitales rouge sang.

En voyant cette affiche, nous ressentons du mépris envers l’homme qui agit "pour faire comme ses potes" et de la pitié pour le loup qui sera une future capuche.

J’ai choisi cette affiche car elle dénonce les méfaits de la mode.

Jeanne B.



Cette affiche est très efficace car quand on approche de cette affiche, on voit ce bébé renardeau mignon comme tout, et sur l’affiche le renardeau dit en nous regardant que sa mère a perdu sa fourrure, car elle est morte. Il nous demande droit dans les yeux si notre mère porte un manteau de fourrure.

Cette affiche sert à faire réagir les femmes portant de la fourrure: elles pourraient se dire que si ça se trouve, elles portent la mère du renardeau qu’elles ont rendu orphelin.

Et effectivement,  les femmes ne seraient pas fières d’elles si on avait tué leur mère pour en faire un simple manteau de fourrure.

Arnaud D.



L’émetteur de cette affiche est l’association "Respect for animals". Elle représente un lynx vêtu d’une peau d’homme. Le lynx sourit pour montrer sa fierté: il se trouve "SEXY", ce qui est ironique.

Le slogan est implicite, mais nous dirons que c’est "Halte au ridicule de la mode". En découvrant cette affiche, nous nous demandons dans un premier temps ce qu’il porte, cela nous fait sourire puis un sentiment de malaise s’installe en identifiant la peau d’homme.

J’ai choisi cette affiche car elle échange les rôles: ce sont les animaux qui nous tuent pour porter notre peau.

Jeanne B.


Cette affiche est choquante et en même temps efficace car en la voyant de loin, on est amusé par ce lynx souriant qui porte un manteau.  Mais en approchant on découvre que c’est de la peau d’homme.

L’affiche incite le public à imaginer que les rôles s’échangeront.

Arnaud D.


Le message de cette affiche est que les personnes qui portent de la fourrure pour se trouver "sexy" sont aussi ridicules que ce lynx.

Inès M.




Ecrire un monologue comique

Par Mme Otsmane - 16:56, lundi 19 novembre 2012 .. Déposé dans 06w4ème .. commentaires : 12 .. Lien

L’évaluation de fin de chapitre des 4ème comprenait l’étude du monologue de Maître Bridaine à la scène 2 de l’Acte II de On ne badine pas avec l’amour de Musset que les élèves ont lu en œuvre intégrale.

Dans cette scène, le curé se lamente avec une emphase comique d’avoir perdu la meilleure place... à table!

Les élèves avaient également durant l’évaluation à produire un travail d’écriture d’une dizaine de lignes dont le sujet était le suivant : Bridaine se rend ensuite à la chapelle pour prier Dieu de chasser son rival Maître Blazius. Ils devaient produire un monologue comique qui reposait sur le décalage entre le ton employé (imitation du registre tragique : rythmes, exclamations variées, figures de style, vocabulaire soutenu) et le propos (pouvoir boire et manger à volonté).




Mon Dieu, je vous en supplie ! Sauvez-moi de cet enfer ! Tous les plats me parviennent désormais gelés, tous les verres me sont servis à moitié vides... O seigneur, sauvez-moi ! Rendez-moi cette place que j’ai tant chérie, tant aimée, tant vénérée ! Cet homme a ruiné ma vie, cet homme est une malédiction ! Il n’est qu’un ivrogne sans vergogne, un abject pécheur qui doit brûler ! Je vous en prie, chassez-le loin d’ici que je puisse retrouver mon vénérable fauteuil !

Kenzi A., 4ème Braque


O Dieu ! O mon seigneur ! O puissance divine ! Venez à mon secours. Punissez cette félonne personne qui a usurpé ma place à la sainte table ! Châtiez cet âne dévoyé par son acte inique !

Privez-le de son bonheur comme il m’a privé du mien. Je ne suis point un animal pour me contenter de ronger des os à table contrairement à cette personne impure ! Ruinez-le, bannissez-le et surtout rendez-moi ma place ! Je ne veux pas finir seul dans ma cure : épargnez-moi cette souffrance illégitime.

Raphaël D., 4ème Braque


O sainte église catholique ! Qu’ai-je donc fait pour endurer ces affres ? Si j’ai péché, pardonnez-moi : je suis contristé de constater que ma repentance ne trouve pas grâce à vos yeux.

Je ne mérite pas qu’un être vicié s’empare de ma place auprès du baron. Je vous en conjure : chassez le gouverneur de ce château. Je deviens hâve de ne plus pouvoir manger à ma faim.

Le gouverneur n’est qu’un scélérat qui ne mérite pas cette dignité et moi je suis votre serviteur zélé.

Laissez-moi récupérer ce qui me revient de droit !

Abdel H., 4ème Braque


O Dieu ! O puissance suprême ! Je sais combien vous avez la force de chasser cet ivrogne, cette amphore antique, cette cuve emplie de vin ! Je veux parler bien sûr du gouverneur de Perdican, de Maître Blazius. Qu’ai je fait de condamnable pour mériter un si terrible châtiment ? Je vous en supplie, chassez Maître Blazius !

David C., 4ème Braque


O Dieu ! O saint divinité ! Je suis éploré, contristé : on a commis une félonie à mon encontre !

Ma place a été cédée à un être factice et délétère. Pourtant, de tout temps, je me suis dévoué pour vous, donné à vous alors que Maître Blazius n’est qu’un buveur et un gros mangeur. Aidez-moi à reprendre ma place ! Amen.

Léna F., 4ème Braque


Seigneur, entendez ma prière ! On commet des exactions à mon encontre à table et j’ai le devoir de ne rien dire. Comment puis-je accepter que le majordome lui serve le premier verre de Malaga et à moi le dernier ? Comment puis-je me contenter de pattes de poulet alors qu’il s’est gorgé de perdreaux bien chauds, de choux et de carottes ? Accepter tout cela c’est comme être second à Rome, et comme César je me refuse à cela ! O seigneur, exaucez ma prière ! Qu’il se casse une jambe, qu’on lui coupe une main mais que surtout, surtout, il ne réapparaisse plus à table !

Alexis F., 4ème Alberti



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