Elèv/ation

Théâtre notions de cours

Par Laucun - publié le 2017-oct.- 2 à 06:55 dans Suivre en cours



Rappel : traditionnellement, une pièce est découpée en actes et en scènes.


Dans le texte, cette division est indiquée par des didascalies ( Acte I scène II).

Sur scène, l’acte correspondait à l’origine à la durée des bougies éclairant la représentation. Le découpage en scènes se justifiait par l’entrée ou la sortie d’un personnage.

Avec le temps, cette organisation s’est estompée. On observe dans le théâtre moderne :


- lutilisation de tableaux (Lucrèce Borgia de Victor Hugo, XIXè).

- l’utilisation de journées (Le Soulier de satin de Paul Claudel, XXè).

- un refus des actes et des scènes (Antigone d’Anouilh, XXè).



Il reste encore aujourd’hui une structure spécifique au théâtre : une pièce commence par l’exposition, se développe au fil d’une intrigue associée à un n½ud et se termine par un dénouement.


1. L’exposition.

Au moment où se lève le rideau, le spectateur dispose d’éléments d’information avant même les 1ers échanges verbaux :

- le décor : il présente les lieux, l’époque, le milieu… parfois enrichis de connotations et de significations symboliques.

Ex : dans la mise en scène de DJ de Mesguich la mise en place du décor à vue, avec de nombreux ouvriers en bleus de travail, installant des meubles et des statues recouvertes de housses blanches rappelle, outre le déménagement de DJ, grand seigneur en fuite perpétuelle, la préparation de la scène de théâtre elle-même par un procédé de mise en abyme.

NB : les didascalies très précises de certaines pièces guident celui qui élabore le décor (voir Ionesco et Beckett, XXè).

- les costumes : ils peuvent préciser l’époque, la place du personnage dans la société…


Les 1ers échanges entre personnages ont pour objectif de faire comprendre au public qui ils sont (noms, origines, liens familiaux et sociaux)  et pourquoi ils sont là ==> sur quoi repose l’action et vers quoi elle va s’orienter.


NB : la situation d’énonciation est particulière au théâtre, parlant entre eux, les personnages ont pour destinataire réel le public (= double énonciation).



L’ambiguïté de l’exposition :

- elle informe (qui, où, qd, quoi ?) mais joue sur l’attente, sur l’information incomplète, la suggestion… (Le Bourgeois gentilhomme de Molière, XVIIè : avant même l’entrée en scène de M. Jourdain, ses différents maîtres en ont dressé un portrait peu flatteur). Dans Dom Juan la digression de Sganarelle sur le tabac semble emblématique : c’est un éloge paradoxal et faut-il entendre par l’image du tabac, "l’amour" ou le "théâtre" lui-même ?

- le début de la pièce est présenté comme un processus déjà engagé, vers lequel les personnages retournent de manière rétrospective. (Les Fourberies de Scapin de Molière, XVIIe : les valets discutent des engagements pris par leurs jeunes maîtres pendant l’absence de leurs pères, qui sont attendus). Le dialogue est comme "surpris".


NB : dans l’Antiquité grecque, l’exposition était faite par le choeur, il présentait les personnages et l’intrigue d’une histoire la plupart du temps déjà connue du public (intrigues issues de la mythologie : héros de la Guerre de Troie, Oedipe, Electre et Antigone…). Anouilh, dans Antigone , fait jouer le rôle du choeur par un personnage appelé le Prologue.



2 . Le déroulement de l’action.

- le n½ud : il s’agit d’un conflit, d’un choix, d’un dilemme dans lequel se débat un personnage.

Dom Juan de Molière, XVIIè : le châtiment qui menace le libertin.

Bérénice de Racine, XVIIè : la décision difficile que doit prendre Titus.

Le Cid de Corneille, XVIIè : le choix de Rodrigue entre l’honneur et l ’amour.


- l’intrigue : c’est le point de convergence des difficultés et des solutions hypothétiques. Autour du n½ud, l’action se construit et son déroulement constitue l’intrigue.


- les péripéties : ce sont les événements qui viennent relancer l’action.


Le retour de Thésée dans Phèdre de Racine, XVIIè.

La rencontre de Don Juan avec les frères d’Elvire dans la forêt.


NB : dans la tragédie classique, l’Acte IV est celui de l’espoir avant le dénouement inéluctable.


- les obstacles : ce sont les événements qui viennent accentuer le n½ud, le rendre inextricable. Ils peuvent être extérieurs (proches des péripéties) ou internes et relèvent alors de la psychologie des personnages (l’amour-propre dans le théâtre de Marivaux au XXVIIIe, le sentiment du devoir dans la tragédie classique).



3. Le dénouement.

Il met fin à la pièce en « dénouant » le fil compliqué de l’intrigue.

Selon les règles classiques, il doit être :

- complet (le sort de tous les personnages est fixé)

- clair et précis

- vraisemblable

- nécessaire


Dans la tragédie, le dénouement s’inscrit dans une logique de fatalité, de mort.

Dans la comédie, il fait parfois appel à un deus ex machina qui vient dénouer une situation difficile comme par magie (reconnaissance familiale dans Les Fourberies de Scapin, le Commandeur, image du Dieu vengeur, dans Dom Juan).


Il arrive aussi que la comédie n’est pas de dénouement heureux (Musset, On ne badine pas avec l’amour, XIXè).


Dans les pièces modernes, le dénouement laisse souvent le spectateur sur une sorte d’attente vide et désespérante ou la perspective d’une répétition (retour au début dans les pièces de Ionesco : La Cantatrice chauve, La Leçon).




Autres notions : "quatrième mur" ; "texte troué".


Exemples de sujets de dissertation


Sujet 1 : A Athènes, dans l’Antiquité, les citoyens assistaient en masse aux représentations théâtrales. Le théâtre était considéré non seulement comme un divertissement, mais aussi comme un moyen d’éducation morale et civique.

Les pièces que vous avez étudiées vous paraissent-elles pouvoir remplir ce double rôle ?


Sujet 2 : "Le théâtre est un champ de forces, très petit, mais où se joue toujours toute l’histoire de la société, et qui, malgré son exiguïté, sert de modèle à la vie des gens."

A l’aide d’exemples précis, vous analyserez, commenterez et discuterez éventuellement ce jugement du metteur en scène Antoine Vitez.


Sujet 3 : "Ce qui caractérise la tragédie, si nous donnons à ce mot son sens rigoureux, c’est le fait que les conflits y sont essentiellement insolubles".

Que pensez-vous de cette définition de la tragédie donnée par Lucien Goldmann dans Structure de la tragédie racinienne ? Les tragédies que vous connaissez sont-elles de nature à l’illustrer ?


Sujet 4 : "Le théâtre, c’est être réel dans l’irréel" a dit Victor Hugo.

Qu’ en pensez-vous ?


Sujet 5 : P.-H. Simon, un critique contemporain, affirme : "Un texte dramatique est un texte littéraire conçu en vue d’être représenté ; sa nature est double : il n’existe pas sans un style, appréciable à la lecture, et, pourtant, ses valeurs propres ne peuvent jaillir pleinement que par le jeu théâtral, par la représentation."

Vous commenterez ce jugement en illustrant votre développement d’exemples variés et précis empruntés aux ½uvres théâtrales que vous avez étudiées.




SUJET 2011 (série L) :

Au théâtre, le rôle du metteur en scène peut-il être plus important que celui de l’auteur ? Vous développerez votre argumentation en vous appuyant sur les textes du corpus sur ceux que vous avez étudiés en classe, sur vos lectures personnelles et sur votre expérience de spectateur.


Sujet EAF 2004 :

Dans quelle mesure le costume de théâtre joue-t-il un rôle important dans la représentation d’une pièce et contribue-t-il à l’élaboration de son sens pour le spectateur ?

Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur le corpus (textes et annexe), sur les textes que vous avez étudiés en classe, ceux que vous avez lus ainsi que sur les spectacles que vous avez pu voir.



Le texte théâtral est-il suffisant en lui-même pour monter un spectacle ?

Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur les textes du corpus, sur ceux que vous avez étudiés en classe, vos lectures personnelles et votre expérience de spectateur (Pondichéry - juin 2002)


"Le personnage dramatique ne commence vraiment à vivre que sur scène. Les diverses interprétations qu’on peut en donner le modifient de façon sensible. […] L’interprète, au théâtre, mérite amplement son nom : il transpose, si fidèle soit-il", affirme Maurice Descotes dans Les Grands Rôles du théâtre de Racine (1957).

En vous appuyant sur les documents du corpus et sur les pièces de théâtre que vous connaissez, montrez que le personnage de théâtre n’est pas figé, mais qu’il est en constante création et mutation.


"Voilà le fond dont on eût pu faire, avec un égal succès, une tragédie, une comédie, un drame, un opéra, etc. […] Le genre d’une pièce, comme celui de toute autre action, dépend moins du fond des choses que des caractères qui les mettent en ½uvre."

En vous appuyant sur le corpus de documents et sur les pièces que vous connaissez, vous commenterez et apprécierez cette affirmation de Beaumarchais.


Faut-il, selon vous, rechercher au théâtre une reproduction fidèle de la vie ?

Justifiez votre réponse en vous appuyant sur les textes du corpus et sur vos connaissances personnelles.


Gilles Aillaud affirme qu’il est des pièces qui ne sont pas à "représenter mais à lire".

Vous réfléchirez sur ce propos en vous aidant du corpus, des ½uvres que vous avez étudiées en classe et de votre expérience de spectateur.


"Les pièces de théâtre sont faites pour être jouées. "

Discutez cette affirmation de Molière. Vous vous demanderez ce que perd une pièce à être seulement lue. Vous vous appuierez sur les textes du corpus et sur vos lectures et expériences personnelles.


P.-H. Simon, un critique contemporain, affirme : "Un texte dramatique est un texte littéraire conçu en vue d’être représenté ; sa nature est double : il n’existe pas sans un style, appréciable à la lecture, et, pourtant, ses valeurs propres ne peuvent jaillir pleinement que par le jeu théâtral, par la représentation."

Vous commenterez ce jugement en illustrant votre développement d’exemples variés et précis empruntés aux ½uvres théâtrales que vous connaissez.

Vous vous demanderez ce qui, depuis l’Antiquité, pousse les hommes à écrire des pièces de théâtre et à assister à des représentations.


Dans Notes et Contrenotes, Ionesco compare les pièces de théâtre à un match.

Que pensez-vous de cette comparaison ? Dans un développement composé, vous chercherez les points communs entre une pièce de théâtre et un match ; vous indiquerez aussi les limites de cette comparaison. Vous vous appuierez sur vos lectures personnelles et sur votre expérience de spectateur.


Une pièce de théâtre n’est jamais finie ; création collective, elle échappe à son auteur pour renaître chaque fois différente, soumise à des re-créateurs multiples (metteur en scène, acteurs, décorateur, public…).

Vous analyserez cette singularité du théâtre, vous direz en quoi elle peut-être fascinante, mais vous en indiquerez les limites. Vous vous appuierez sur le corpus, sur vos lectures et vos expériences personnelles.


Le théâtre est l’art de la provocation.

Comment peut-on prendre cette affirmation à la lumière des scènes proposées par le corpus ? Vous direz dans quelle mesure vous acceptez cette définition du théâtre.






Quelques éléments de la représentation théâtrale :

 

- Le lieu (plein air, place publique, salles de spectacles : théâtre grec, à l’italienne, élisabéthain),

- le décor (valeurs réaliste, abstraite ou symbolique),

- les costumes (contemporain ou non),

- le maquillage,

- les objets (une épée : le pouvoir militaire),

- le jeu des comédiens (déplacement, gestuelle, mimiques, débit);

- les éclairages et les éléments sonores (créer une ambiance).

- les réactions du public.

 



Pour revoir les notions théâtrales :

http://www.quizz.biz/quizz-70916.html






Test seconde éléments de correction

Par Laucun - publié le 2017-sept.- 3 à 05:04 dans Suivre en cours
Rentrée 2017 : test de connaissances
  corrigé
 questions pour se mettre à jour
(Re)découvrir les multiples activités du français au lycée
Entourez la seule bonne réponse

 


1)    Trouvez la seule forme correcte: C’était la question que les lycéennes avaient :  

a) posé    b) posée    c) posées    d) poser.

 

 Avant de répondre : savez-vous ce qu’est le participe passé d’un verbe ? Connaissez-vous  parfaitement la règle d’accord du participe passé avec l’auxiliaire avoir? je cherche le COD placé avant la forme verbale...

 

 De façon plus générale, pour améliorer son l’orthographe cette année il vous faudra "lister" vos erreurs les plus fréquentes afin de les surmonter. Sachez dépister la source de vos fautes : méconnaissances des règles, du lexique, de notions grammaticales, confusion avec d’autres termes, conjugaison mal maîtrisée...



2)    « Mon, ma, mes » sont grammaticalement : a) des pronoms indéfinis   b) des déterminants possessifs    c) des adjectifs quantitatifs  d) adverbes de manière.


 Vous devez connaître la nature des mots variables (en genre et en nombre) et invariables. Dans la phrase suivante retrouvez la nature de chaque mot : "Ah! nous songeons toujours à nos anciens et meilleurs souvenirs! "

Liste des natures de mots : interjection, pronom, verbe, adverbe, préposition, déterminant, adjectif, conjonction, nom.


Attention à ne pas confondre encore nature et fonction!


Quelle est la fonction des termes soulignés : COD, COI, ou COS ?

Ève mange la pomme/ Ève se méfie du fruit/ Ève donne une pêche à Adam?


 
3)    Quelle est ici la valeur du présent dans cette phrase déclarative : «L’homme n’est qu’un roseau, le plus faible de la nature, mais c’est un roseau pensant » (Pascal) :

a) d’habitude   b) d’énonciation   c) de vérité générale  d) de narration  e) de futur proche.

 

 Ici il faut distinguer la valeur des temps verbaux ; pour le passé simple il s’agit souvent d’une action brève, accomplie, de premier plan.

 

 
4)    Trouver le synonyme de l’adjectif « naïf » :  a)  timoré     b) placide      c) candide.


 L’étude du lexique et des nuances de sens doit être constante pour affiner la compréhension des textes ; un dictionnaire est indispensable pour travailler cette année. Vous pourrez vous procurer également Trouver le mot juste de Paul Rouaix (Dictionnaire des idées suggérées par les mots).



5)    « Insensé, lourdaud, bellâtre » paraissent :  a) neutres  b) dépréciatifs  c) mélioratifs.
(pensez à la manière dont on forme les mots; au sens des préfixes et des suffixes construits à partir d’un radical)


6)    Quel est le radical du verbe « embrasser » :  a) em-   b) bras   c) brasse   d) - er ?
(Le radical porte le sens du terme ; c’est à partir du radical que construit un terme par dérivation)


7)    « Périphrase » et « paraphrase » sont des :  a) synonymes  b) antonymes  c) paronymes.
(Ces deux termes sont souvent utilisés dans l’analyse des textes, mais sont trop souvent confondus).


8)    L’étymologie traite de  a) l’origine des mots  b) des principes du Beau  c) des causes.
(Éliminez les réponses aberrantes. Qu’est-ce que l’esthétique?)

 
9)    Dans la célèbre réplique du Cid « Rodrigue as-tu du coeur ? », le nom coeur est à prendre dans son sens : a) connoté   b) étymologique de « courage »  c) abstrait.


(Au cours des âges le sens des mots a tendance à s’amoindrir ; "navré" a d’abord signifié "blessé mortellement" puis "affligé" enfin "désolé")


10)    « Concert, solfège, costume, escarpin » ces quatre mots appartiennent à la même langue d’origine ; laquelle ? a) espagnol   b) allemand   c) italien.
( Les mots français sont issus d’une origine grecque ou latine mais aussi de langues vivantes très variées ; les termes tulipe, turban, café par exemple sont empruntés au turc).


11)    A quel type de discours renvoie l’exemple suivant : Ils clamèrent : « Nous sommes tous innocents ! »     a) direct   b) indirect   c) indirect libre   d) narrativisé.
(Pensez aux multiples façons de rapporter, de retranscrire un discours. Il y a une grande différence entre : "J’en ai assez, je pars ! " / Furieux, il annonça qu’il en avait assez, qu’il partait./ Il devint soudain furieux. Il en avait assez, il partait!)


12)    « Le daltonien prétend qu’il est un vrai français ». La proposition soulignée est une :
a) principale   b)  subordonnée relative   c) subordonnée conjonctive.
Grammaticalement, on distingue de nombreuses propositions c’est-à-dire un ensemble de termes construits autour d’un verbe. Les propositions peuvent être indépendantes et juxtaposées (Il travaille ; il progresse) ; Coordonnées (Il travaille donc il progresse) ; subordonnée (Comme il travaille, il progresse).


13)    Le mot « certes » exprime :   a) la cause   b) la concession   c) le but.


 On distingue les connecteurs spatio-temporels : quand, tandis que, entre, parmi, d’abord, puis, etc. ; des connecteurs logiques : mais, ou, car, parce que, malgré, aussi, etc.

 Les connecteurs logiques structurent les textes argumentatifs, en particulier la dissertation et le commentaire.

"Certes" est le mot de liaison clef pour réussir commentaire et dissertation cette année.

 
14)    La morale d’une fable non formulée est dite :  a) implicite  b) explicite  c) neutre.


(Il s’agit une nouvelle fois de vocabulaire. Connaissez-vous le sens de "en filigrane"?)



15)    La phrase « Mon professeur précédent était très compréhensif » relève :

a) du sous-entendu  b) du préjugé  c) du paradoxe.


(La difficulté est de ne pas toujours prendre au premier degré ce qui est dit).

 
16)    Quel point de vue est utilisé par le narrateur : « Louis Lambert naquit  en 1797 à Montoire où son père exploitait une tannerie et rêvait secrètement de faire de lui son successeur ; mais les dispositions qu’il manifesta pour l’étude feront de lui un tout autre homme. » (Balzac)              

  a) interne       b) externe       c) omniscient.


(On distingue point de vue et focalisation) Narrateur > personnage.



17)    « Mais retournons dans ce lointain passé de notre enfance » (Giono). Par cette phrase le narrateur interrompt la chronologie du récit et opère :

 a) une ellipse  b) un retour en arrière  (ou analepse) c) une anticipation.


(Un récit est rarement uniquement chronologique).


18)    Trouvez le terme qui ne peut en aucun cas s’appliquer au mot portrait :  a) réaliste  b) en pied   c) panoramique   d) caricatural   e) élogieux.


19)    Quel registre se rapproche le plus de cette définition : « qui exprime des sentiments intimes de manière à faire naître une émotion » : a) lyrique    b) fantastique    c) comique    d) didactique.


(Les registres désignent les effets produits sur le lecteur à l’aide de procédés d’écriture particuliers ; on peut également parler de "tonalités" qui est un synonyme proche. Les registres peuvent également être pathétique, polémique, tragique, etc).

 
20)    Le vers «Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé » (Lamartine) est un :
a) hexasyllabe   b) octosyllabe   c) décasyllabe   d) alexandrin.

 

On compte le nombre de syllabes du vers c’est-à-dire l’association d’une voyelle et d’une consonne qui produit un son (ou plutôt un phonème). A ne pas confondre avec le nombre de lettres communes. Qu’est-ce qu’un dodécasyllabe?

 
21)    « Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,/ Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit » (Hugo). L’adjectif "triste" placé en début de vers se nomme : 
a) rejet   b) enjambement  c) contre rejet.


(Ces termes indiquent une discordance entre la syntaxe et la mise en vers)

 
22)    Un sonnet est un poème :  a) narratif comprenant une morale   b) de quatorze vers   c) non rimé qui joue sur le pouvoir des mots et des sonorités.


(On nomme forme fixe des poèmes construits selon les même règles. Exemple : le pantoum. ).


23)    « C’était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d’Hamilcar » (Flaubert).

Le rythme de cette phrase est-il :  a) binaire   b) ternaire   c) décroissant ?


24)    « L’étoile du soir, ma compagne assidue » (Chateaubriand) est :
a) une personnification   b) un chiasme    c) un symbole.


(Les figures de style ou de rhétorique sont nombreuses ; retrouvez le sens de "périphrase, personnification, métonymie, oxymore, euphémisme, gradation, hyperbole).


25)     « Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes » (Racine), la répétition insistante du son « s » se nomme : a) allitération   b) assonance   c) anaphore.


(Commenter un vers, c’est aussi l’entendre, l’écouter. Jouer avec les sons des mots grâce aux effets de rimes,des liaisons, des accents d’intensité, aux consonnes liquides, fricatives...)


26)    Des didascalies apparaissent dans un texte :  a) poétique   b) théâtral    c) romanesque.
(On distingue plusieurs genres  : essai, théâtre, roman et de multitude de sous-genres : policier, fantastique, la nouvelle, la tragédie, le drame etc. )


27)    « Un cartouche, une planche, des phylactères » sont des mots qui appartiennent au vocabulaire   a) du cinéma    b) de la bande dessinée   c) de la chorégraphie.


28)    De nombreux personnages mythiques expriment de façon symbolique la condition humaine. Ainsi Don Juan apparaît comme le symbole  a) de la solitude  b) du désir et de la liberté de l’homme sans dieu   c) de l’amour exclusif de soi   d) de la révolte.


 Les mythes permettent une réflexion sur notre condition humaine : Napoléon, Narcisse, Le Graal, Tahiti peuvent apparaître comme des mythes... Le mythe est un personnage, un lieu ou un objet.


29)    Dans quel film les individus réduits à l’état de larves perçoivent un monde qui n’est que virtuel ? a) Bienvenue à Gattaca   b) Matrix   c) Le Dictateur.
(La culture cinématographique est en lien direct avec la littérature).


30)    Les sources d’une oeuvre littéraire sont :  a) les textes antérieurs   b) les différentes adaptations  c) les transformations satiriques.


30)    Cet extrait du poème de Paul Eluard « L’Amoureuse », Mourir ne pas mourir (1924) s’inscrit dans le mouvement  a) classique  b) parnassien  c) surréaliste  d) romantique.



Elle est debout sur mes paupières
Et ses cheveux sont dans les miens,
Elle a la forme de mes mains,
Elle a la couleur de mes yeux,
Elle s’engloutit dans mon ombre
Comme une pierre sur le ciel.

Elle a toujours les yeux ouverts
Et ne me laisse pas dormir.
Ses rêves en pleine lumière
Font s’évaporer les soleils,
Me font rire, pleurer et rire,
Parler sans avoir rien à dire.




Mon score :       30.      

 



 

 
   Au lycée votre travail doit être régulier, au premier trimestre vous pourrez revenir sur des savoirs non acquis, mais ne tardez pas pour ne pas être débordé!
 

 

 


 

 

 


 


 

Un autre test ?


 





 

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